Messes, les évêques ont tranché…

♦ Aux curés et équipes pastorales des paroisses du diocèse de La Rochelle et Saintes.

Pères, Madame, Monsieur,

Comme vous l’avez appris par la presse aujourd’hui, le décret permettant la reprise des célébrations religieuses a été publié ce matin au journal officiel. Nous allons donc avoir la joie de nous rassembler à nouveau au nom du Seigneur pour la célébration des sacrements de la foi. Nous pouvons dès ce week-end célébrer les messes dominicales mais cette liberté entraîne pour nous une réelle responsabilité dans le respect des prescriptions sanitaires.

Pour avoir le temps de préparer la mise en œuvre des consignes demandées (matériels nécessaires, bénévoles) nous vous suggérons de reprendre ces célébrations dominicales à l’occasion de la fête de la Pentecôte (30-31 mai). C’est aussi la semaine prochaine que les éventuels premiers effets du déconfinement en terme de contagion pourront être constatés.

J’attire votre attention sur quelques points :

  • La nécessaire distanciation entre les personnes (au moins 1 m entre deux personnes). Pour cela, il est bien évidemment nécessaire de mettre en place une signalétique claire qui entraîne une limitation du nombre des places,
  • Le port du masque est obligatoire pour chacun à partir de 11 ans,
  • Le lavage des mains (au gel hydroalcoolique) est exigé à l’entrée et à la sortie de la célébration,
  • Les portes sont ouvertes pour éviter d’être touchées.

Pour le respect de ces mesures, il est nécessaire de faire appel à des bénévoles et de les former

La semaine prochaine, nous enverrons une affiche présentant l’ensemble de ces mesures (à afficher aux portes des églises).

Pour les prêtres, nous vous rappelons l’importance de mettre à part la grande hostie à consommer entièrement. Les espèces eucharistiques sont recouvertes et protégées pour empêcher la projection de postillons (la maladie se transmet par le toucher et les postillons). Les ministres de la communion sont invités à se laver ostensiblement les mains au gel hydroalcoolique pendant le chant de l’Agneau de Dieu

Il est important que vous puissiez informer le maire de votre commune de la date de reprise des célébrations dans l’église qui s’y trouve.

Restant à votre disposition pour d’autres précisions, je vous prie d’accepter mes fraternelles salutations

Père Bertand Monnard  – Vicaire général du diocèse de La Rochelle et Saintes

♦  Communiqué  de la Conférence des évêques de France

Reprise des messes et lignes directrices

“La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

La CEF note :

– que la liberté est laissée à chaque responsable (évêques et prêtres) de déterminer la date de la reprise des messes avec assemblée et que cette liberté entraîne leur responsabilité. La CEF note que recommandation du Gouvernement reste de ne commencer les assemblées liturgiques qu’à partir du 2 juin. Ce n’est que la semaine prochaine, en effet, que les éventuels premiers effets du déconfinement en terme de contagion pourront être constatés ;

– que le port du masque est obligatoire en plus des 4 mètres carrés ainsi que le lavage des mains à l’entrée et à la sortie des églises et autres « établissements de culte ».

Dans la perspective de la reprise des célébrations communautaires dès la semaine prochaine et notamment pour la Pentecôte, la CEF fait connaître aux prêtres et aux équipes d’animation pastorale les règles sanitaires ainsi fixées. Il s’agira pour eux de sélectionner avec soin les églises qui pourront accueillir des assemblées dans les semaines qui viennent, de déterminer le nombre de personnes qui pourront y être accueillies, de soigner la communication vers les fidèles notamment, et de s’assurer de disposer des équipes et des matériels nécessaires.”

♦ Communiqué de presse du ministère de l’intérieur du 22 mai 2020

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, annonce avoir convenu avec les représentants des cultes des modalités de reprise des cérémonies religieuses.

Depuis le début de la crise sanitaire, les responsables des cultes en France ont fait preuve de réactivité et de responsabilité face à l’épidémie. Si les lieux de culte n’ont jamais été fermés, des restrictions ont dû être imposées pour les cérémonies religieuses alors même que le confinement se déroulait lors de fêtes religieuses particulièrement importantes, notamment pour nos concitoyens chrétiens, juifs et musulmans.

Conscients de cette situation, le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur ont entretenu un dialogue constant avec les responsables des cultes et dès le 4 mai au Sénat, le Premier ministre annonçait l’intention du Gouvernement de permettre la reprise des cérémonies religieuses, dans le respect des règles sanitaires pour la fin de mois de mai.

Par une décision du 18 mai, le Conseil d’État a jugé que la reprise des cérémonies religieuses pouvait être envisagée sous réserve du respect de règles sanitaires strictes. Ce matin, lors d’une nouvelle réunion de concertation, le ministre de l’Intérieur et les responsables des cultes ont pu s’accorder sur les mesures à prendre pour assurer la sécurité sanitaire de tous.

Ainsi, un décret qui paraîtra dans les prochaines heures et entrera immédiatement en vigueur, prévoit que :

  • les lieux de culte seront tenus, comme tous les autres établissements recevant du public, de respecter les gestes barrières ainsi que les mesures de distanciation physique. Le gestionnaire du lieu de culte sera en charge du respect de ces prescriptions ;
  • les organisateurs s’assureront du respect de la règle la distanciation physique d’au moins un mètre entre deux personnes, en déterminant ce faisant le seuil maximal de fréquentation. Les organisateurs demeurent évidemment libres de fixer un seuil inférieur ;
  • le port d’un masque de protection sera obligatoire lors des cérémonies religieuses ;
  • une attention particulière sera portée sur les entrées et les sorties des édifices. Pour chaque lieu de culte, une personne identifiée sera ainsi désignée par l’organisation pour réguler le flux, veiller au nombre de personnes présentes à l’intérieur des bâtiments et éviter les attroupements aux abords de ceux-ci ;
  • la désinfection des mains sera obligatoire à l’entrée des lieux de culte.

Les préfets de département pourront interdire l’ouverture ou ordonner la fermeture d’un lieu de culte si ces règles ne sont pas respectées.

Par ailleurs, à ce dispositif nécessaire pour la sécurité sanitaire des fidèles comme des célébrants, viendra s’ajouter l’application de recommandations élaborées par chaque culte et adaptées à leur pratique rituelle.

Si l’objectif d’une reprise généralisée des cérémonies religieuses reste le 3 juin, il sera ainsi possible, dès la publication de ce décret, sous la responsabilité du gestionnaire du site et dans le respect des règles et obligations convenues avec les représentants des cultes, de célébrer à nouveau, progressivement, des offices.

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, déclare : « Cette décision est le fruit du dialogue riche et permanent que nous avons entretenus avec les cultes depuis le début de cette crise sanitaire. Nous avons travaillé et trouvé une solution pour permettre la reprise des cérémonies religieuses tout en assurant la protection sanitaire de chacun. Notre volonté de protéger les Français et de limiter la circulation du virus n’a pas changé. Nous avons confiance dans la prudence et la vigilance exemplaires des responsables des cultes. »

Vivons l’Ascension et la Pentecôte !

Depuis une quinzaine de jours dans notre paroisse de Rochefort,  nous nous réunissons en petites fraternités de 5 ou 6 personnes, comme nous l’a recommandé le père Mickaël notre curé, afin d’échanger entre nous, autour de petites fiches. Elles nous questionnent  sur ce qui s’est passé après Pâques, à l’Ascension,  à la Pentecôte et ainsi, d’une certaine façon nous revivons  l’actualité de  la première communauté.

Grâce  au parcours offert par ces 3 feuilles, nos yeux s’ouvrent comme ceux des apôtre à la Pentecôte après la venue de l’Esprit Saint envoyé par Dieu.

Petite vidéo amusante sur  l’Ascension et  la Pentecôte

 

Mais que nous disent ces événements  ?

Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, pendant les quarante jours qui ont suivi Pâques, le Christ ressuscité s’est plusieurs fois montré aux disciples L’ Ascension marque la fin des apparitions du Ressuscité : Jésus « est monté au ciel », et,  désormais ses disciples devront faire le deuil  de sa  présence physique  en échange d’une présence invisible.

Grâce à l’Esprit donné à la Pentecôte, ils vont expérimenter un nouveau Jésus ressuscité,  présent intérieurement à chacun.  Désormais, les disciples devront « croire sans voir ». A dire vrai ils croient  « parce qu’ils ont vu » (Jn 20, 30-31). C’est sur leur témoignage crédible que nous fondons notre foi.

La liberté des chrétiens passe par le retrait du Christ. « Il est bon pour vous que je m’en aille », dit Jésus (Jean 16,7). Lui qui ne se laisse ni posséder ni étreindre ne s’impose pas non plus : il laisse ses disciples libres de croire.

Il fait de nous des témoins

Cette absence est en même temps une pressante  invitation à la mission : « vous allez recevoir une puissance, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».

Il ne s’agit pas de rester les yeux rivés sur le ciel. L’ Ascension est un appel à l’ action. C’est aux chrétiens désormais d’être témoins du Christ ! Le mystère de l’Ascension signifie que commence le temps des témoins : celui de l’Eglise. Sans Ascension, pas d’Eglise. Jésus va rendre ses disciples et apôtres  capables de porter témoignage. Désormais Pierre et Paul vont parler et enseigner avec autorité comme Jésus.

De la tristesse à la joie

Comme dans la chanson,  l’ Ascension est plus qu’un départ c’est la promesse d’un “Au revoir“. Les disciples étaient tristes avant, quand ils ne comprenaient pas le sens des événements de Jérusalem, quand ils ne comprenaient pas que le Messie devait souffrir pour entrer dans la gloire. Avec l’Ascension ils comprennent que Jésus doit monter vers le Père pour envoyer son Esprit.

 

Louis-Marie Fardet : Visio-concert

Louis Marie Fardet, violoncelliste,  nous interprète, d’Houston au Texas “Erbarme dich, mein Gott”,  extrait de la Passion selon Saint Matthieu, avec une de ses collègues, un ami violoniste Jean-Emmanuel Grebet, qui joue depuis Hambourg et la nièce d’Estelle Hartenberger, âgée de 16 ans, Amandine Portelli, qui chante cet air magnifique depuis Bordeaux.

L’enregistrement a été réalisé pendant la semaine Sainte. La musique, grâce à la technique, passe par dessus les murs de nos confinements…

Sur votre écran, vous remarquerez qu’en haut, Louis Marie joue du  violoncelle, et qu’en bas à droite il joue sur  une viole de gambe qui, elle,  a 7 cordes.

vidéo en visioconférence  ” Erbarme Dich, mein Gott ” en français (Aie pitié mon Dieu)

Historique

Louis Marie Fardet est né à Rochefort. Après avoir été enfant de chœur à  l’église Saint – Louis jusqu’à ses 15 ans,  est  parti poursuivre ses études de violoncelle à Paris. Premier prix de violoncelle au conservatoire de Paris. il est admis ensuite dans l’orchestre de l’Opéra de Paris.

Puis c’est  le départ vers l’Amérique avec sa petite famille, pour rejoindre l’orchestre du Houston Grand Opéra. Remarqué pour son talent,  il intègre l’orchestre Symphonique de  Houston,  où il se produit  actuellement.

Régulièrement, il vient retrouver à Rochefort,  ses parents musiciens : Marie-Claude et Marc qui animent la chorale saint Vincent, et ses nombreux amis.

 

 

 

 

 

 

 

Le Conseil d’Etat a tranché : Les messes vont être autorisées dans huit jours…

Dans une décision publiée ce mardi 18 mai, le Conseil d’État ordonne au Gouvernement de « lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte » et d’édicter à sa place des « mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires ».

Le gouvernement a huit jours pour revoir sa copie. « La mesure n’est pas suspensive, note Claire Le Bret, avocat au Conseil d’Etat pour plusieurs requérants dont l’association cultuelle Fraternité sacerdotale Saint-Pierre. Tant que le gouvernement n’a pas publié un nouveau décret, l’ancien s’applique. Et donc pour l’instant l’interdiction des messes demeure ».

Cette ordonnance fait suite à un référé-liberté déposé devant le Conseil d’Etat par plusieurs requérants – des particuliers, des associations cultuelles et des mouvements politiques, notamment le Parti chrétien démocrate (PCD), la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) ou la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X -, contre le décret de déconfinement du 11 mai 2020 qui prolongeait l’interdiction des messes. « La liberté de culte est gravement menacée par le Gouvernement, déclarait Jean-Frédéric Poisson, président du PCD.

C’est inédit en France. Dans l’histoire, la dernière interdiction des célébrations cultuelles remonte à 1793, sous le régime de la Terreur de la révolution. Pour rappel, l’État est le garant de la liberté de culte des Français, liberté fondamentale à valeur constitutionnelle.

De très nombreux Français, croyants ou non, se sont élevés contre cette décision arbitraire du Gouvernement dont le PCD conteste le fondement juridique. »

Un dialogue de sourds à l’audience

Présidée par Frédéric Aladjidi, l’audience du vendredi 15 mai, au Conseil d’Etat, avait rapidement tourné au dialogue de sourds.

D’un côté, les avocats qui insistaient sur la spécificité du culte catholique. « Le catholicisme est la religion de l’incarnation et de la médiation », rappelait maître Jérôme Triomphe. « La messe pour nous n’est pas un simple rassemblement, c’est beaucoup plus que cela », renchérissait un de ses confrères.

De l’autre, la représentante du ministère de l’Intérieur, Pascale Léglise, qui s’appliquait à tout mettre sur le même plan, cultes chrétiens et non chrétiens, messes et réunions de prière, réunions cultuelles et rassemblement en tous genres. Mais pouvait-elle dire autre chose ?

Les avocats avaient repéré une faille : l’interdiction de la messe dans les églises et son autorisation dans les lieux privés. Pas très cohérent, juridiquement parlant. Me Triomphe : « Dans un lieu public le ministre du culte peut vérifier que des consignes sanitaires sont respectées, la délocalisation du culte dans des lieux privés est plus dangereuse ». Son confrère Me Perrier enfonçait le clou : « Vous encouragez, de fait, les messes privées, réservées à un petit nombre, sur invitation. Or les messes, par nature, sont ouvertes à tous les fidèles ». Réponse de Mme Léglise : « L’Etat ne peut intervenir dans un lieu privé pour le contrôler ».

« En effet, le mieux est que les messes se déroulent dans une église », répliquait Me Triomphe.

« On permet aux gens de s’entasser dans le métro, de faire ses courses dans des supermarchés, aux élèves de rentrer en classe, et on interdit aux catholiques de pratiquer leur religion ! »

Me David Gaschignard

Me David Gaschignard, un des avocats les plus pugnaces, insistait sur le deux poids deux mesures : « On permet aux gens de s’entasser dans le métro, de faire ses courses dans des supermarchés, aux élèves de rentrer en classe, et on interdit aux catholiques de pratiquer leur religion ! » Mme Léglise : « On n’interdit pas le culte en tant que culte, on interdit ce qui dans le culte peut être dangereux sur le plan sanitaire. Cette interdiction est provisoire, et elle est partielle ». Me Gaschignard : « La question est de savoir si la réponse du gouvernement est proportionnée. A l’évidence, non. Le gouvernement interdit au lieu de voir à quelle condition il pourrait autoriser. Il devrait chercher des accommodements raisonnables. Il ne le fait pas ».

Une décision semblable à celle rendue en Allemagne.

C’est finalement cet argument de la proportionnalité qui a été retenu par le juge des référés, Frédéric Aladjidi. Ce dernier a estimé que des « mesures d’encadrement moins strictes que l’interdiction de tout rassemblement dans les lieux de culte prévue par le décret du 11 mai 2020 » étaient possibles, notamment « compte tenu de la tolérance des rassemblements de moins de 10 personnes dans d’autres lieux ouverts au public dans le même décret ». Il a donc jugé que l’interdiction générale et absolue présentait un « caractère disproportionné au regard de l’objectif de préservation de la santé publique et constitue [ait] ainsi, eu égard au caractère essentiel de cette composante de la liberté de culte, une atteinte grave et manifestement illégale à cette dernière ».

Me Claire Le Bret-Desache-

Selon Me Claire Le Bret, cette décision ressemble fort à celle prise fin avril par les juges de Karlsruhe, en Allemagne, devant un recours similaire. Et les messes ont repris Outre Rhin.

Que peut faire le gouvernement ? « Sans doute autoriser les messes avec des mesures sanitaires, estime Me Le Bret, comme c’est déjà le cas à Monaco, et comme les évêques l’avaient proposé début mai : 4 mètres carrés par personne, pas d’eau bénite, pas de « paix du Christ », pas de communion dans la bouche, pas de chant ». En bref, du bon sens. Que de temps perdu…

Réaction de la Conférence des évêques de France

Dans un communiqué publié le 18 mai dans la soirée, la Conférence des évêques de France dit « prendre acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de déconfinement ».

Mgr Eric de Moulins-Beaufort Président de la Conférence des évêques de France

Cette ordonnance, poursuit le texte, va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai.

 La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer. A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.”

 FC (Famille Chrétienne) article du 18/05/2020  Par Charles-Henri d’Andigné

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint Jean Paul II aurait 100 ans

La foi inébranlable dans le Seigneur, la dévotion à Marie, le sens du sacrifice, l’engagement envers le prochain  au risque de sa propre vie. Karol Wojtyla les a éprouvés au sein de sa famille, puis  développés dans sa vie, et de façon extraordinaire, dans son pontificat.

Alessandro Gisotti – Cité du Vatican écrit :

“Dans son service au peuple de Dieu, saint Jean-Paul II était le pape de la famille.” Les paroles du pape François lors de la canonisation de Karol Wojtyla et d’Angelo Roncalli (Jean XXIII) le 27 avril 2014, prennent tout leur sens lors du centenaire de la naissance du saint pape polonais.

Célébrer sa naissance nous amène à  rencontrer sa famille et à essayer de découvrir quel était le «secret» de ses parents, dont la cause de béatification est en cours.

Il suffit de regarder la vie de sa mère Emilia et de son père Karol, (dont il a hérité le prénom), pour comprendre combien leur témoignage a marqué la personnalité du futur pape. Les piliers du ministère sacerdotal, puis pastoral de l’archevêque de Cracovie, et ensuite de l’évêque de Rome, ont été posés dès son enfance à Wadowice, ville proche de Cracovie, où il est né le 18 mai 1920.

«Sur ta blanche tombe s’épanouissent les fleurs blanches de la vie. Oh combien d’années ont déjà disparu sans toi, combien d’années?» Ces mots poignants, dédiés à sa mère dans un poème écrit à Cracovie au printemps 1939, soulignent le drame que représente pour le jeune Karol Wojtyla la mort de sa mère, survenue alors qu’il n’avait que 9 ans. Emilia, en très mauvaise santé, avait mené à son terme une  grossesse très difficile, que les médecins lui avaient déconseillé de poursuivre. Les neuf années qui ont suivi la naissance du petit Karol ont été ponctuées pour sa mère d’hospitalisations continues et d’un affaiblissement régulier jusqu’à la mort.

La défense passionnée de la vie humaine, surtout en condition de fragilité -un des traits distinctifs du ministère de Wojtyla a  trouvé une sève inépuisable dans son amour pour sa mère. Il est naturel de penser que la figure, qui lui est particulièrement chère, de Gianna Berretta Molla, que Karol Wojtyla a béatifiée en 1995 puis canonisée en 2004, lui a rappelé l’exemple de la mère qui, pour défendre la vie de son fils, a sacrifié la sienne. De manière significative, les habitants de Wadowice ont dédié à Emilia Kaczorowska Wojtyla une œuvre en faveur des femmes qui, malgré les difficultés, gardent le fruit de leur maternité: la Maison de Mère Sola. «Je suis reconnaissant, de ce grand don que sont votre amour pour l’homme et votre souci de la vie», déclarait Jean-Paul II, lors de sa visite sur sa terre natale en juin 1999. «Ma gratitude, relevait-il, est d’autant plus grande que cette maison porte le nom de ma mère Emilia».

Trois ans après la mort prématurée de sa mère, en 1929,  un autre deuil secoue la famille Wojtyla, en 1932 : la mort tragique, à seulement 26 ans, d’Edmund, contaminé alors qu’il soignait un malade atteint de scarlatine, une maladie qu’il était difficile de traiter à l’époque.

Sa figure exceptionnelle, mérite d’être évoquée aujourd’hui en cette période marquée par le dévouement de tant de médecins et d’infirmières qui risquent  leur vie pour soigner des patients atteints du Covid-19.

La mort d’Edmund, comme il l’a raconté de nombreuses années plus tard, a été un choc pour le futur pape.  L’exemple de ce «martyr du devoir» qu’était son frère est resté gravé à jamais dans la mémoire de Karol Wojtyla. C’est Edmund qui l’avait encouragé dans ses études, lui avait appris  à jouer au football et surtout s’en était occupé, avec son père, après la mort d’Emilia.

À seulement 12 ans, Karol se retrouve donc seul avec son père, soldat de carrière dans l’armée polonaise. Un homme bon et rigoureux, avec une foi inébranlable malgré les nombreuses tragédies personnelles qu’il a vécues. Il a «accompagné» son seul fils restant vers l’âge adulte. Il a consolidé sa personnalité en lui enseignant,  l’honnêteté, le patriotisme, et l’amour de la Vierge Marie qui deviendra une deuxième mère pour Karol Wojtyla.

«Mon père était admirable et presque tous mes souvenirs d’enfance et d’adolescence se réfèrent à lui», confiait Jean-Paul II lors d’une conversation à Rome avec son ami journaliste André Frossard.

Le Pape souligne ensuite que les nombreuses souffrances qu’il a vécues, au lieu de l’enfermer en lui-même, ont ouvert en lui «d’immenses profondeurs spirituelles». Dans le livre autobiographique Dono e Mistero, publié à l’occasion du 50ème anniversaire de son sacerdoce, il rappelle qu’avec son père «il n’était pas question de vocation au sacerdoce, mais son exemple pour moi était en quelque sorte le premier séminaire, une sorte de séminaire domestique».

Dans le livre-entretien ,” Traverser le seuil de l’espoir.” il se souvient que son père lui a donné un livre dans lequel il y avait une prière au Saint-Esprit. «Il me disait de la réciter quotidiennement», racontait-il à Vittorio Messori, «alors depuis ce jour, j’ai essayé de le faire. J’ai compris pour la première fois ce que les paroles du Christ à la Samaritaine signifiaient à propos des vrais adorateurs de Dieu, c’est-à-dire de ceux qui l’adorent en esprit et en vérité».

Les années de son adolescence à Cracovie ont été décisives, il y vivait avec son père, et il  étudiait à l’université lorsque l’occupation nazie survint.

Les souffrances de sa famille se sont mêlées à celles de la Pologne. En 1941,  à l’âge de 21 ans, il voit mourir son père, par une froide nuit d’hiver le 18 février. En ce jour très douloureux, Karol Wojtyla a perdu tous ses proches. Grâce à l’amour, à l’exemple, à l’enseignement des «saints» qu’ étaient ses parents et son frère, il sait qu’il y a une Espérance qu’aucune maladie et même la mort ne peuvent submerger.

Dans le long voyage de son existence, dans son pèlerinage  à travers le monde pour proclamer  l’Évangile, Karol Wojtyla a toujours eu sa famille avec lui. Comme sa mère, il a défendu la vie avec courage. Comme son frère, il s’est dépensé pour les autres jusqu’à la fin. Comme son père, il n’a pas eu peur, d’ouvrir, pour les autres, les portes du Christ.  

Petite vidéo de St Jean-Paul II

 

Centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc

Le 16 mai 2020 survenait le centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc, sainte patronne secondaire de la France (Marie étant la patronne principale).

Elle a été canonisée par le pape Benoit XV le 16 mai 1920.

À cette occasion 14 diocèses johanniques (vénérant spécialement  Jeanne) de France devaient se mobiliser pour donner de l’éclat à ce centenaire. Le Covid 19 a hélas entravé ce projet.

  • EXHORTATION APOSTOLIQUE « CHRISTUS VIVIT, 49.53» du PAPE FRANÇOIS,

«  Beaucoup de jeunes saints ont fait resplendir les traits de l’âge juvénile dans toute leur beauté et ont été, à leur époque, de véritables prophètes du changement ; leurs exemples nous montrent de quoi sont capables les jeunes quand ils s’ouvrent à la rencontre avec le Christ. […]

Sainte Jeanne d’Arc est née en 1412.  C’était une jeune paysanne qui, malgré son jeune âge, a lutté pour défendre la France contre les envahisseurs. Incomprise à cause de sa manière d’être et de vivre la foi, elle est morte sur le bûcher. »

L’itinéraire de Jeanne d’Arc a commencé en 1429 à Domrémy (où elle est née le 6 janvier 1412), il l’a conduite à Chinon vers le futur Charles VII, puis à Blois, où elle a séjourné trois ou quatre jours avant de partir délivrer Orléans.

C’est à Blois que Jeanne a obtenu le ralliement des chefs de guerre de l’armée royale.

C’est à Blois surtout, dans la collégiale Saint-Sauveur, qu’elle a fait bénir l’étendard blanc orné de fleurs de lys, du Christ-Roi, porteur de l’inscription « Jésus Maria » qu’elle avait fait confectionner à Tours – cet étendard qu’on lui reprochera, au cours du procès, d’avoir placé trop près du roi au cours du sacre à Reims, et dont elle dira : « Il avait été à la peine, c’était bien raison qu’il fût à l’honneur ».

La cérémonie de bénédiction eut lieu de bon matin près du château dans la collégiale Saint-Sauveur.

Jeanne était revêtue pour la première fois d’une armure, fabriquée à sa mesure à Tours.

Elle partit le jour suivant, en empruntant la rive droite, après avoir enjoint aux soldats de se confesser et de communier et fait expulser les « fillettes » (prostituées) qui accompagnaient les régiments.

En quittant Blois pour Orléans, Jeanne avait envoyé au duc de Bedford la lettre suivante :

« Jésus Maria. Roi d’Angleterre et vous duc de Bedford qui vous dites régent du royaume de France, vous Guillaume de la Poule, comte de Suffolk, Jean, sire de Talbot, et vous Thomas sire de Scales, qui vous dites lieutenant dudit duc de Bedford, faites raison au Roi du Ciel, rendez à la Pucelle qui est ici envoyée de par Dieu, le Roi du Ciel, les clefs de toutes les bonnes villes que vous avez prises et violées en France… Elle est toute prête à faire la paix, si vous lui voulez faire raison… Et entre nous, archers, compagnons de guerre, nobles et autres qui êtes devant la ville d’Orléans, allez-vous en en votre pays de par Dieu… Roi d’Angleterre, si ainsi ne le faites, je suis chef de guerre et en quelque lieu que j’atteindrai vos gens en France, je les ferai aller, qu’ils le veuillent ou non. Et s’ils ne veulent obéir, je les ferai tous occire. Je suis envoyée de par Dieu, le Roi du Ciel, corps pour corps pour vous bouter hors de toute France. »

Aujourd’hui, à la place de l’église Saint-Sauveur détruite sous la Révolution, c’est une statue équestre qui fait mémoire de Jeanne à Blois : cette œuvre de l’Américaine Anna Hyatt Huntington, offerte par le mécène John Sanford Saltus fut inaugurée en 1921.

L’engagement de Jeanne d’Arc, morte à 19 ans, est très émouvant, sa réponse à l’appel de Dieu dans la vie de la cité est un exemple pour les jeunes d’aujourd’hui.

Même s’ils ne sont pas tous appelés au combat militaire, ils sont appelés à s’interroger sur leur manière de combattre pour la foi et de réussir leur vie.

Charles Péguy dans les « Châteaux de Loire », célébrait ainsi la fidélité de Jeanne:

  • Et moi j’en connais un dans les châteaux de Loire
  • Qui s’élève plus haut que le château de Blois,
  • Plus haut que la terrasse où les derniers Valois
  • Regardaient le soleil se coucher dans sa gloire.

 

  • Et c’est le souvenir qu’a laissé sur ces bords
  • Une enfant qui menait son cheval vers le fleuve.
  • Son âme était récente et sa cotte était neuve.
  • Innocente elle allait vers le plus grand des sorts.

 

  • Car celle qui venait du pays tourangeau,
  • C’était la même enfant qui quelques jours plus tard,
  • Gouvernant d’un seul mot le rustre et le soudard,
  • Descendait devers Meung ou montait vers Jargeau.

† Jean-Pierre Batut, évêque de Blois

Petite vidéo de Mgr Dominique Lebrun évêque de Rouen

 

 

 

 

Confession, dialogue et Adoration du St Sacrement à Notre-Dame

Des permanences de confessions et de dialogue vous sont proposées. Vous pouvez  rencontrer un membre de l’équipe sacerdotale pour un temps d’échange.

A Notre Dame,
les mardis de 16h30 à 18h30
et les samedis de 10h à 12h

Pendant ces créneaux horaires, le Saint Sacrement sera exposé dans l’ église.

Vous serez accueillis,  par un membre de l’équipe qui vous fournira, si vous n’en avez pas,  un masque de protection et vous donnera des indications.

En dehors de ces horaires, l’église Notre-Dame
reste ouverte tous les jours de 9h à 17h

Pour les personnes ne pouvant se déplacer, n’hésitez pas à téléphoner au 05.46.99.03.11  pour une rencontre à domicile. Les prêtres ou diacres sont disponibles pour vous visiter en prenant les mesures sanitaires obligatoires.

Vous désirez communier le dimanche ?

Il est possible d’en faire la demande. Un prêtre viendra vous l’apporter. “C’est notre mission et vous ne nous dérangerez jamais pour cela. C’est notre joie” (Père Mickaël). Pour cela, appelez au 05.46.99.03.11 et laissez un message en précisant bien : votre nom, votre adresse (n°, rue, et le cas échéant n° de bâtiment, étage, n° porte, etc.) et votre numéro de téléphone.

 

Se nourrir de la Parole de Dieu chaque jour.

Samedi 23 mai 2020

 1ère Lecture : Ac 18, 23-28

 Évangile : Jn 16, 23b-28

« Demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite » nous dit Jésus. J’ai pensé à cet autre passage dans l’évangile de Matthieu : «Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.» (Mt 7, 7)

Mais que faut-il chercher et demander à Dieu ? Finalement Dieu lui-même et sa bénédiction.

C’est ce que nous comprenons dans un récit bien connu : le combat de Jacob. (Gn 32, 25-32).

Au cours d’une lutte, en pleine nuit, et n’est-ce pas souvent ainsi que nous vivons la prière ? Jacob comprend que Dieu était là et il reçut de lui la bénédiction et un nouveau nom, une nouvelle identité.

Le catéchisme de l’Eglise catholique nous dit ainsi que « la tradition spirituelle de l’Eglise a retenu de ce récit le symbole de la prière comme combat de la foi et victoire de la persévérance ». (CE n°2573)

La prière est ainsi un cœur à cœur, et même un corps à corps symbolique avec Dieu, un élan de confiance, de proximité avec Dieu pour recevoir de lui, sa propre bénédiction.

Lorsqu’un enfant reçoit de ses parents la bénédiction et qu’il comprend leur amour et leur confiance, cela lui donne des ailes pour entreprendre et pour construire. Cela lui donne du courage et de la force.

Aussi frères et sœurs, n’hésitons pas à demander en toute circonstance cette bénédiction de Dieu pour nous, nos enfants, nos amis, nos proches. Cela nous donnera des forces pour avancer pleins de courage au cœur des vicissitudes de la vie. « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. »

Bonne journée

Père Mickaël

Nous apprenons à l’instant, par la radio, que les messes seraient autorisées selon des consignes sanitaires strictes que nous n’avons pas encore reçues à cette heure. Une réunion entre les autorités religieuses et le premier ministre est prévue le lundi 26 mai. Je propose que nous n’engagions rien pour ce week-end mais que nous reprenions les messes de semaine à l’Eglise Notre Dame mardi prochain. D’ici là nous vous communiquerons les conditions sanitaires pour cette reprise.

Chant  du chemin neuf :

Pour retrouver, télécharger et relire un des derniers commentaires du Père Mickaël, cliquez ci-dessous, sur la date de votre choix  :

Plus de quêtes ! De grâce, donnez en ligne !

Il est maintenant possible de participer à la quête en ligne chaque dimanche.

Pur cela, cliquez  sur le lien : quete.catholique.fr ,
puis  complétez les  3 rubriques  :

① – Mon offrande à la quête
Mon diocèse : dans le menu déroulant, sélectionner “La Rochelle et Saintes (17)”
Ma paroisse : inscrire “Rochefort”

② – Mes coordonnées
Inscrire votre adresse e-mail. Celle-ci est indispensable uniquement pour accuser réception de votre offrande à la quête, mais rassurez-vous la quête reste anonyme.

③ – Mon règlement
– Suivre les indications. Il vous est possible de régler par Mastercard, carte Visa ou carte bleue.
– Pas d’inquiétude, ce site internet est 100% sécurisé. Vous le voyez en haut dans la barre d’adresse : un petit cadenas précède la mention https:// suivie de l’adresse.
– Toutes les informations bancaires pour traiter le paiement sont cryptées grâce au protocole SSL. Elles ne sont en aucun cas conservées sur les systèmes informatiques.

Merci pour ce geste de solidarité qui permettra à la paroisse de continuer à recevoir les ressources nécessaires à sa mission.

 Vous pouvez continuer aussi à demander des intentions de messes ou vous inscrire dans cette belle chaine de solidarité des bougies de Pentecôte (cf. bon de soutien).
Un grande merci à vous tous !

Accueillir la Parole de Dieu et préparer la Pentecôte en petites fraternités.

Le père Mickaël,  dans son communiqué n°9,  nous incite à nous mettre en petites fraternités de 5 ou 6 personnes (entre amis ou en famille) pour accueillir la parole de Dieu et préparer la Pentecôte en 3 semaines,  dès maintenant  (3 fiches sont prévues pour cela).

Le rythme idéal serait d’une réunion par semaine, chez vous afin de  vivre ensemble, un temps d’écoute de la Parole de Dieu et de partage.

Ce sera une expérience communautaire intéressante.

Télécharger ces fiches en cliquant sur chacune d’elles :

Extrait du communiqué du père Mickaël

Accueillir la Parole de Dieu en petites fraternités

Dans le commentaire biblique du mardi 5 mai, méditant sur ceux qui encerclaient Jésus pour l’écouter, je percevais comme un appel pour nous aussi à prendre ces trois semaines avant la fête de la Pentecôte comme un temps de préparation, d’approfondissement de la Parole de Dieu pour mieux vivre et prendre conscience de cette fête de la naissance de l’Église.

Je sais que beaucoup n’ont pas l’habitude de ce partage de la Parole de Dieu avec d’autres. Certains ne se sentent pas capables, d’autres ont peur de dire des bêtises. Pourtant cette expérience est au cœur de la vie chrétienne. D’ailleurs ceux qui ont déjà eu la joie de goûter cette expérience, généralement, veulent poursuivre ces rencontres.

Alors je vous lance un appel pressant qui peut changer aussi notre communauté. Je vous invite à constituer des petites fraternités de 5/6 personnes maximum et à vous retrouver une fois par semaine pendant trois semaines les uns chez les autres, ou simplement en famille pour, à partir de fiches préparées, vivre ensemble un temps d’écoute de la Parole de Dieu, de partage autour de cette parole et de prière.

Un document vous guidera pas à pas dans cette démarche. Si nous essayons, alors nous aurons partagé une même Parole, grandi dans une plus grande communion entre nous et nous vivrons alors la fête de la Pentecôte tout autrement. Les 3 fiches nous proposeront une lecture des Actes des Apôtres et aborderont la question de l’Ascension, de la Pentecôte et des premières communautés chrétiennes.

Il y a une magnifique expérience communautaire à vivre, je le crois. Comme je le notais dans le commentaire de mercredi matin, cette Parole que nous allons recevoir est une semence de vie qui va faire son œuvre en chacun de nous. Et lorsqu’on accueille cette parole de vie, Dieu sait ce qu’elle peut faire en nous et dans la communauté paroissiale !

Le pape appel au jeûne et à la prière

Alors que les musulmans participent au ramadan depuis le 24 avril, les croyants du monde entier pourront prier tous ensemble avec le même objectif ce jeudi 14 mai : la lutte contre la pandémie de Covid-19. Le Pape François et de nombreux chefs religieux de toutes confessions ont également appelé à une journée de jeûne mondial.

Alors que les musulmans du monde entier entameront vendredi leur troisième semaine de jeûne du Ramadan, le pape François a appelé, mardi, les « croyants de toutes confessions » à s’unir ce jeudi, pour une journée de prière et de jeûne. Le chef de l’Église catholique entend ainsi demander à « Dieu d’aider l’humanité à vaincre la pandémie de coronavirus ».

Cet appel à la prière mondiale est l’une des initiatives du “Haut-Comité pour la fraternité humaine” qui souhaite inviter les hommes du monde entier à mettre leurs différences de côté et à se rassembler pour lutter contre ce virus qui entraîne des conséquences inédites dans le monde. Ce Haut-Comité pour la fraternité humaine est un organisme indépendant qui regroupe des leaders religieux, des chercheurs en éducation ainsi que des personnalités culturelles du monde entier.

Un témoignage de la solidarité humaine
L’appel lancé mardi par le Pape François semble avoir été entendu à travers le monde. Pour le juge Mohamed Abdel Salam, secrétaire de ce comité inter-religieux de haut-niveau, « la réponse enthousiaste et massive à cet appel de prière de la part des leaders et des peuples du monde entier reflète un véritable témoignage de la solidarité humaine ». Elle donne, selon lui, « l’espoir de pouvoir réaliser l’unité mondiale fondée sur les valeurs de fraternité humaine en faveur de la sûreté, la sécurité et la santé de l’humanité toute entière. »

France soir : publié le 13 mai 2020

Dialogue contemplatif

Le jeudi 14 mai de 20h15 à 21h15 en salle paroissiale codée, 65 ter rue Voltaire, venez goûter à un temps d’écoute et de contemplation de la Bible en petit groupe.

Dialogue” car c’est ensemble que nous allons dialoguer avec la Parole de Dieu. Il s’agit plus de se mettre à l’écoute les uns des autres pour ensemble entrer en dialogue avec le Seigneur que de se parler les uns aux autres.

Contemplatif” car, au cours de ce temps de prière, je vais me laisser toucher  par la Parole du Seigneur, avec l’aide de mes frères et sœurs. Je vais aussi contempler la manière dont le Seigneur parle au cœur de celles et ceux qui prient avec moi.

> Rens. Dominique GUIOT, ☏ 06.08.89.41.46 – d.guiot17@gmail.com