Annulation du pèlerinage de Lourdes 2020

prévu du 8 au 12 août 2020.

Lettre de François Leroy, président de l’hospitalité diocésaine.

Chers amis hospitaliers, handicapés, pèlerins malades et scouts blancs,

Si notre mission au sein de notre Hospitalité est d’organiser et d’accompagner les pèlerins malades et handicapés à LOURDES, j’ai le regret de vous annoncer que nous ne pourrons mener à bien notre mission, et que le pèlerinage diocésain prévu du 08 au 12 aout 2020, est annulé en concertation avec Monseigneur Georges COLOMB, et les médecins du pèlerinage.

L’épidémie de Coronavirus frappant le monde entier, dont notre pays, c’est en pleine conscience que nous ne pouvons poursuivre l’organisation du pèlerinage diocésain de l’année 2020.

Suite aux annonces du Président de la République et du Gouvernement, et après consultation des Présidents des pèlerinages des mois de juillet et août 2020, cette décision regrettable s’impose à nous tous d’autant que le Directeur de Saint Frai m’a confirmé qu’aucun pèlerinage n’aurait lieu à LOURDES cette année, les assurances (mutuelle Sainte Christophe …) déniant toute garantie.

C’est le cœur lourd que nous devons nous résigner face aux risques importants que nous ferions courir à nous tous.

Afin de conserver des liens durant ces moments si difficiles :

  • les jeunes hospitaliers ont décidé d’écrire à tous les pèlerins malades ou handicapés
  • prochainement un CARITAS va être édité, et transmis au plus grand nombre de nos amis pèlerins malades ou handicapés

Toutes mes pensées vont vers ceux d’entre vous, confinés dans les EHPAD, les maisons de retraite, ou les centres de rééducation, ainsi qu’au sanctuaire de LOURDES et à l’accueil Marie Saint Frai qui sont confrontés de plein fouet à une crise économique sans précédent.

Je tiens à remercier Monseigneur Georges COLOMB et le Directeur du pèlerinage Sébastien BEAU, pour leur écoute.

Avec toute mon amitié, et dans l’attente de nous retrouver tous, je vous donne rendez-vous pour notre pèlerinage 2021, prévu du 02 au 06 août.

François LEROY

Le 11 mai 2020

Cliquez ICI  pour lire ce courrier du diocèse

Lettre pastorale pour une croissance sobre et joyeuse de Mgr G. Colomb

Voici la deuxième lettre pastorale que Mgr G. Colomb a envoyée ce 1er mai 2020 (fête de St Joseph travailleur) aux fidèles, aux animateurs pastoraux, aux équipes pastorales, aux religieuses et religieux, aux diacres permanents et aux prêtres du diocèse de la Rochelle.

Mgr Georges Colomb  souhaite dans sa lettre pastorale, développer le thème “sobriété heureuse” alors que nous approchons de la période de déconfinement.

Cette lettre se fonde sur la conviction que le changement de notre rapport à la création ne se réalisera que grâce à une conversion de notre rapport au réel : il faut passer d’une société de l’avoir à une société de l’être, d’une société de consommation effrénée à une société respectant la planète, d’une société d’égoïsme et de chacun pour soi à une société de proximité à l’autre, surtout s’il est fragile, bref, baser notre société sur l’Évangile.

Cliquer ICI  pour télécharger, lire ou imprimer cette lettre Pastorale 

Déconfinement, Monseigneur Georges Colomb s’exprime

En ce début de déconfinement voici un message de Mgr Georges Colomb évêque de La Rochelle et Saintes.

Il nous informe sur le retour aux activités chrétiennes

Télécharger cette lettre pour la lire et l’imprimer, en cliquant ICI 

La Rochelle, le 8 mai 2020

Message aux catholiques du diocèse

Chers diocésains,

Depuis un peu plus de six semaines nous vivons en état de confinement suite à la pandémie qui frappe notre pays et le monde entier. Il ne fait aucun doute que cette crise sanitaire dont nous ne mesurons pas encore parfaitement la gravité au plan économique et social aura des conséquences sur notre façon de vivre en Eglise et dans notre société une fois venu le temps du déconfinement qui approche et se fera par étapes.

Les théoriciens du libéralisme, du socialisme, du souverainisme, de l’écologie s’en donnent à cœur joie pour refaire le monde dans les tribunes de différents journaux et nous ne savons pas ce que le peuple choisira. Du passé fera-t-il table rase ? Rien n’est moins certain. Laissons aux économistes le temps de l’analyse, aux politiques celui de la proposition, aux citoyens celui du choix. Une chose est certaine, nous avons découvert notre fragilité. Nous pensions que l’Europe était préservée, que les cataclysmes étaient réservés aux pays du tiers-monde, il n’en est rien. Nous étions encore imprégnés de scientisme et de positivisme. Nous aurions dû nous rappeler que la science sans conscience n’est qui ruine de l’âme ! Nous sommes solidaires, à des degrés divers, dans la maladie et le deuil. Il nous appartiendra de garder en mémoire les beaux gestes de solidarité et de les actualiser. Il faudra que ces belles initiatives spontanées de nos compatriotes soient mises en valeur dans la vie de nos communautés et dans la vie sociale des jours qui approchent.

Aujourd’hui, par ce message, je souhaite faire le point sur la situation qui est la nôtre depuis maintenant un mois et demi que nous sommes confinés pour des raisons sanitaires, et que notre vie en Eglise en subit les conséquences. L’absence d’assemblées liturgiques dans nos églises, l’absence de réunions et de rencontres pour les diverses activités pastorales, caritatives, l’impossibilité des visites à domicile, dans les Maisons de retraite, dans les hôpitaux, les prisons, la célébration des funérailles avec vingt personnes au maximum, etc. ont bouleversé notre vie quotidienne de disciple du Christ.

Du fait du déconfinement progressif prévu dans notre pays, à partir de ce lundi 11 mai, l’administration avait demandé à la Conférence des Évêques de faire des suggestions pour prévoir le rétablissement des célébrations, de manière progressive et sous certaines conditions. Les évêques ont fait des propositions tenant compte des exigences sanitaires. Nous avions prévu de reprendre les célébrations liturgiques à partir de la mi-mai. Le gouvernement en a décidé autrement et, à partir de fin mai, nous pourrons reprendre les célébrations, avec toujours certaines limitations concernant la taille des rassemblements. Même si nous sommes déçus par cette décision et ne comprenons pas la logique de certaines mesures administratives, il convient de rappeler que le gouvernement n’est pas en guerre contre l’Eglise, mais contre la pandémie qui a déjà fait plus 25 000 morts dans notre pays !

Nous pouvons méditer cette invitation du Saint-Père « En ce moment, où l’on commence à avoir des dispositions pour sortir de la quarantaine, prions le Seigneur pour qu’il donne à son peuple, à nous tous, la grâce de la prudence et de l’obéissance aux dispositions, pour que la pandémie ne revienne pas.” Pape François, 28.04.2020 ».

Depuis le début du confinement jusqu’à aujourd’hui, je sais, grâce aux divers échanges que j’ai avec les membres du conseil épiscopal chaque semaine, et par d’autres témoignages, que les prêtres font preuve d’intuitions pour rester en contact avec vous (téléphone, emails, etc..) et qu’ils vous font diverses propositions. Les responsables des services pastoraux diocésains, les aumôniers, les catéchistes continuent aussi leur mission par ces mêmes moyens de communication, notamment auprès des enfants du catéchisme et des jeunes, des familles, des malades, des prisonniers. Les équipes des associations caritatives font tout pour venir en aide aux plus démunis, même si leur action est rendue plus difficile. Les chefs d’établissement et les enseignants de nos Ecoles catholiques ont poursuivi leur mission en faisant preuve d’ingéniosité et de disponibilité pour l’enseignement à distance et le suivi des enfants, des collégiens et des lycéens. Le service de l’économat diocésain continue aussi son travail. Il est à l’œuvre et se préoccupe des ressources du diocèse qui sont mises à mal… Diverses initiatives ont été prises (quête dominicale en ligne…). J’exprime ma profonde reconnaissance aux prêtres, aux diacres, aux laïcs qui œuvrent dans les services que je viens d’évoquer et dans bien d’autres.

Le confinement que nous vivons depuis six semaines est éprouvant parce qu’il nous enferme sur nous-même, nous incite à nous méfier des autres, à nous protéger, à nous masquer, à marquer la distance… Ceci n’est pas chrétien, nous ne sommes pas faits pour nous méfier des uns et des autres, mais pour nous aimer les uns et les autres. Aristote nous l’a appris, l’homme est un animal social et notre Eglise (Ekklesia) est une communauté rassemblée, convoquée et non dispersée dans des appartements.

Cette situation qui nous est imposée, à juste titre, pour notre protection nous a mis face à nos faiblesses, nos peurs, nos angoisses peut-être. Elle nous a aussi posé des défis, celui de la vie sociale sans contact physique, celui de l’amitié et de l’affection exprimées d’une autre manière que par les embrassades, repas partagés et autres réunions… Elle nous a sans doute invité à une rencontre plus fréquente avec notre Seigneur dans la prière, la méditation de l’écriture. La privation de la communion au corps du Christ a été ressentie durement. Certains se sont imaginés que la messe n’était plus célébrée, que les églises étaient fermées. Il n’en est rien. La messe est célébrée, chaque jour, par les prêtres et cette eucharistie quotidienne nous invite à la réflexion sur la nature de l’eucharistie qui n’est pas seulement un banquet nous permettant des rassemblements au cours desquels nous sommes heureux de nous retrouver, mais la célébration de la mort et de la résurrection du Seigneur. Combien de prêtres, aujourd’hui, dans certaines parties du monde, célèbrent la messe, clandestinement, seuls ou avec une petite communauté de fidèles, parce que les régimes théocratiques ou totalitaires dans lesquels ils vivent n’assurent pas la liberté du culte ! Ces eucharisties ont autant de valeur que les messes solennelles célébrées dans nos cathédrales.

Vous trouverez, ci-dessous, quelques informations sur la vie de notre Eglise dans les semaines qui approchent. Il ne faut pas les graver dans le marbre parce que, selon l’évolution de la pandémie, les choses peuvent changer :

  • Les églises n’ont jamais été fermées. Elles restent donc ouvertes, et je remercie les personnes qui se chargent de les ouvrir chaque jour. J’invite ceux qui le peuvent à faire des visites au Saint-Sacrement dans l’église la plus proche.
  • Il est possible de se confesser, à l’église.
  • A partir de ce lundi 11 mai, si des personnes leur en font la demande, les prêtres, à condition que leur santé le permette, pourront se rendre à domicile, en observant les règles de barrière sanitaire, pour donner le sacrement des malades, et aussi pour porter la sainte communion.
  • Les obsèques continueront à être célébrées dans les églises, en conformité avec la loi sanitaire, moyennant l’observation de la règle stricte de ne pas dépasser le nombre de 20 personnes présentes.
  • Les catéchumènes qui devaient recevoir les sacrements de l’Initiation chrétienne à Pâques sont toujours en attente… Cette célébration est reportée à l’automne. La date sera indiquée ultérieurement. Nous les accompagnons de notre prière et de notre soutien fraternel.
  • Le sacrement de la confirmation pour les adultes initialement prévu à Saintes le samedi 30 mai est reporté à l’automne et les célébrations de confirmations des jeunes sont, elles aussi, toutes reportées à l’automne dans différents lieux du diocèse.
  • Les célébrations de première communion et de profession de foi sont reportées à l’automne.
  • La célébration des baptêmes d’enfants sera possible à partir de fin mai, mais avec un nombre de personnes présentes limité.
  • La célébration des mariages sera aussi possible à partir de fin mai, avec les mêmes règles relatives au nombre de participants.
  • la messe chrismale sera célébrée à la cathédrale Saint-Louis lundi 25 mai à 10 H. j’invite les prêtres du diocèse à célébrer la messe à la même heure avec d’autres confrères dans la limite de dix personnes. Chacun pourra ainsi renouveler ses promesses d’ordination au même moment. Nous serons en communion. La messe sera diffusée sur le site du diocèse le 25 mai à 16 H.
  • j’ai la joie d’appeler quatre jeunes diacres afin qu’ils soient ordonnés prêtres. Certains d’entre vous les connaissent puisqu’ils sont en stage pastoral dans les paroisses de Rochefort et Saintes, je les recommande à votre prière. La célébration des ordinations sacerdotales initialement prévue le 20 juin à 10 H à la cathédrale Saint-Louis se fera de la façon suivante :

Le 20 juin à 10 H, à La Rochelle (Cathédrale Saint-Louis), seront ordonnés prêtres Joseph Marie Vo Ta Sam et Eric Ndikubwayo

Le 27 juin à 10 H, à Saintes (Cathédrale Saint-Pierre), seront ordonnés prêtres Brice Degbey et Jean-Eudes Blandin de Chalain

Si pour des raisons diverses ces célébrations ne peuvent avoir lieu en juin, la date du 12 septembre est retenue.

La fête de Pentecôte approche, restons unis dans la prière comme l’étaient les apôtres et la Vierge Marie.

De tout cœur, je demande la bénédiction du Seigneur sur chacun d’entre vous et vous redis ma fraternelle communion.

+ Georges COLOMB Évêque de La Rochelle et Saintes

Communiqué n°9 du père Mickaël, curé de Rochefort.

Vendredi 8 mai 2020.

Chers paroissiens,
Chers frères et sœurs,

Lundi prochain commencera le début d’une nouvelle étape dite de déconfinement, après deux mois où nous avons respecté les consignes de distanciation physique garantissant la sécurité sanitaire de tous. A l’échelle d’une vie, si deux mois ce n’est pas grand-chose, reconnaissons cependant que ce temps a été long, à certains moments, éprouvant et sans doute aussi différent selon les conditions de ce confinement. Je pense plus particulièrement aux prisonniers, aux personnes âgées en Ehpad ou hospitalisées, aux plus fragiles et aux plus pauvres d’entre nous.

  1. Au point de vue ecclésial, je voudrais rendre grâce à Dieu pour tout ce qui a été vécu, pour l’inventivité et la créativité, pour la générosité des chrétiens, pour votre investissement en ce temps particulier.
  • Beaucoup ont redécouvert ou approfondi la lecture et la méditation de la Parole de Dieu vraie source de vie, vraie nourriture pour la route. J’espère que les commentaires reçus chaque jour nous auront aidés à mieux comprendre que la Parole est toujours actuelle et éclaire chaque instant de nos vies. Quelques-un ont partagé cette Parole en visio-conférence, créant une petite fraternité de prière. D’autres se sont retrouvés, toujours en visio-conférence, pour un temps de louange et de partage.
  • Ne pouvant nous retrouver en assemblée paroissiale, nous avons sans doute mieux perçu le sens de la communion, de ces liens qui nous unissent, frères et sœurs en Jésus Christ et de l’importance de «faire» communauté. C’est une force pour chacun de nous et en avoir été privés nous en fait mieux prendre conscience.
  • Nous avons aussi pris plus de temps pour communiquer par téléphone, par internet ou même en faisant quelques visites respectant les consignes sanitaires. C’est bien le cœur de notre foi chrétienne qui se joue ici. Dieu s’est fait relation, Dieu s’est fait parole, Dieu s’est fait conversation en Jésus Christ et c’est ainsi que nous sommes nous aussi appelés à vivre avec nos frères et sœurs en humanité.
  • Durant cette période, beaucoup se sont rendus solidaires de bien des manières, en assistant les plus fragiles, en prenant des initiatives comme la fabrication de masques, la distribution des homélies ou des communiqués de la paroisse en format papier, en soutenant le Secours Catholique, le CCFD Terre Solidaire ou d’autres associations mais aussi en soutenant la paroisse d’une manière extraordinaire et je voudrais vous remercier vivement pour tous vos gestes de générosité.

Vraiment un GRAND MERCI.

Vous pouvez toujours envoyer votre participation à la quête du dimanche, faire un don ou demander une célébration de messe à vos intentions, soit directement au secrétariat paroissial rue Pierre Loti, soit sur le site «quête.catholique.fr» ou par un virement sur le compte de la paroisse.

  • Nous avons continué à accompagner les familles en deuil, à célébrer au cimetière un temps de prière et aussi à apporter la communion aux personnes fragiles et malades de la paroisse ou encore à célébrer le sacrement des malades à domicile ou en maison de retraite. A Pâques beaucoup ont eu la joie de communier au Corps du Christ dans le respect des consignes sanitaires.
  • L’équipe pastorale s’est retrouvée régulièrement en visio-conférence pour analyser la situation et prendre des initiatives. Le Conseil économique aussi.

Il ne s’est pas rien passé durant ces deux mois ! L’Église a poursuivi sa mission le mieux possible dans des circonstances exceptionnelles et je voudrais aussi remercier l’équipe pastorale et l’équipe des prêtres, diacres et séminaristes qui se sont investies durant cette période. Tous, nous avons su montrer que l’Espérance est toujours plus forte que nos épreuves et que c’est elle qui nous rend audacieux, créatifs et généreux.

Il nous faudra sans doute reprendre tout cela dans les prochains mois. Je ne sais pas si nous reprendrons la vie paroissiale comme avant. Mais en tout cas, ce qui s’est vécu en Église confinée ces deux derniers mois, nous invite à réfléchir et à discerner des chemins nouveaux que le Seigneur a voulu nous montrer durant cette période pour notre Église.

Saint Augustin disait que Dieu «ne permettrait jamais à un mal quelconque d’exister dans ses œuvres, s’il n’était assez puissant et assez bon pour faire sortir le bien du mal lui-même».  Le livre des Actes des Apôtres comme nous avons pu le lire ces derniers jours en porte témoignage.

  2.0  – Et après le 10 mai ?

Il est difficile de vraiment savoir ce qui va se passer dans les semaines, les mois à venir mais je vous propose un détour par la Parole de Dieu pour commencer à nous préparer à cet après et surtout pour discerner ce qui pourrait se mettre en place. Relisons ce qui nous est dit dans le livre des Actes des Apôtres, au commencement de l’Église après la Pentecôte.

«Chaque jour, d’un même cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ; ils louaient Dieu. » Ac 2, 46-47

2.1 – Habiter la maison du Seigneur

  • Les premiers chrétiens fréquentent assidûment le temple. C’est une première indication importante. Elle est pour chacun de nous une invitation à «visiter», c’est-à-dire rendre visite à notre Seigneur dans l’église Notre-Dame qui reste ouverte tous les jours.

Je souhaiterais aussi que celle de Saint Paul comme celle de Breuil Magné restent ouvertes de 9h à 18h. Certes, nous ne pouvons pas pour le moment nous rassembler en communauté mais nous pouvons individuellement y passer, nous arrêter devant le saint Sacrement, et demeurer tout près du Seigneur dans le silence.
Alors que beaucoup vont reprendre petit à petit un rythme différent, peut-être même se laisser rattraper par les travers d’une société allant toujours de plus en plus vite, pourquoi ne pas être signe au milieu de cette agitation de Celui qui nous permet de nous recentrer, de revenir à l’Essentiel, dans le silence et la paix. Offrir une oasis de paix, de silence et de tranquillité à tous ceux qui voudront y passer de temps en temps. Une église belle, fleurie, accueillante. «J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.» (Ps 26, 4)

Cette église est votre maison, habitez-la.

  • Dans l’église Notre-Dame et l’église Saint Paul,  jusqu’au 30 mai, des permanences de confession et aussi de dialogue vous seront proposées tout en préservant les distances sanitaires recommandées. Vous pourrez aussi simplement rencontrer un membre de l’équipe sacerdotale pour un temps d’échange. Des masques seront mis à disposition des pénitents par la paroisse.

A Notre-Dame et Saint Paul,
les mardis de 16h30 à 18h30
 les samedis de 10h à 12h00

Pendant ces créneaux horaires,
le Saint Sacrement sera exposé dans les deux églises
.

Pour les personnes ne pouvant se déplacer, n’hésitez pas à demander à l’un des membres de l’équipe de venir vous rencontrer à domicile. Nous serons aussi disponibles pour vous visiter en prenant les mesures sanitaires obligatoires pour ces rencontres.

 2.2  – Accueillir la Parole de Dieu en petites fraternités

Dans le commentaire biblique du mardi 5 mai, méditant sur ceux qui encerclaient Jésus pour l’écouter, je percevais comme un appel pour nous aussi à prendre ces trois semaines avant la fête de la Pentecôte comme un temps de préparation, d’approfondissement de la Parole de Dieu pour mieux vivre et prendre conscience de cette fête de la naissance de l’Église.

Je sais que beaucoup n’ont pas l’habitude de ce partage de la Parole de Dieu avec d’autres. Certains ne se sentent pas capables, d’autres ont peur de dire des bêtises. Pourtant cette expérience est au cœur de la vie chrétienne. D’ailleurs ceux qui ont déjà eu la joie de goûter cette expérience, généralement, veulent poursuivre ces rencontres.

Alors je vous lance un appel pressant qui peut changer aussi notre communauté. Je vous invite à constituer des petites fraternités de 5/6 personnes maximum et à vous retrouver une fois par semaine pendant trois semaines les uns chez les autres, ou simplement en famille pour, à partir de fiches préparées, vivre ensemble un temps d’écoute de la Parole de Dieu, de partage autour de cette parole et de prière.

Un document vous guidera pas à pas dans cette démarche. Si nous essayons, alors nous aurons partagé une même Parole, grandi dans une plus grande communion entre nous et nous vivrons alors la fête de la Pentecôte tout autrement. Les 3 fiches* nous proposeront une lecture des Actes des Apôtres et aborderont la question de l’Ascension, de la Pentecôte et des premières communautés chrétiennes.

Il y a une magnifique expérience communautaire à vivre, je le crois. Comme je le notais dans le commentaire de mercredi matin, cette Parole que nous allons recevoir est une semence de vie qui va faire son œuvre en chacun de nous. Et lorsqu’on accueille cette parole de vie, Dieu sait ce qu’elle peut faire en nous et dans la communauté paroissiale !

2.3 –  La question de l’Eucharistie

L’absence de rassemblement pour la messe du dimanche a été pour beaucoup une grande souffrance. Ce qui a manqué pour certains, c’est justement cette capacité de nous retrouver en communauté. Nous avons compris sans doute plus fortement que l’Église est le Corps du Christ qui se manifeste à travers l’assemblée des fidèles. Et quand un membre est absent, c’est le corps qui est amputé. Nous le vivons douloureusement. Et nous ne savons pas encore le jour où nous pourrons nous rassembler en un seul corps.

Pour d’autres, le fait de ne pouvoir recevoir le Corps du Christ leur a fait mieux prendre conscience de cette nourriture essentielle qui fait vivre. Le jeûne est difficile à vivre surtout lorsqu’il dure aussi longtemps. Comme j’ai eu l’occasion de le dire nous comprenons mieux ce que peuvent vivre toutes les personnes qui sont condamnées à assister à la messe télévisée toute l’année, sans communier, ou celles qui en sont privées pour d’autres raisons personnelles. Nous ne pourrons revenir communier le dimanche sans penser à ces personnes et peut-être même à imaginer un service à mettre en place pour que le corps tout entier de notre communauté soit nourri.

Nous avons beaucoup réfléchi ces dernier jours pour voir ce qu’il convient de faire et je propose que nous poursuivions déjà ce que nous faisons depuis le début du confinement à savoir apporter la communion aux personnes malades ou fragiles qui en exprimeraient le désir ou à tout autre membre de la paroisse qui sent qu’il devient difficile d’attendre plus longtemps. A ce moment-là, en se signalant à la paroisse, nous apporterons la communion aux mêmes conditions que celles que j’ai décrites pour la fête de Pâques.

Voilà donc trois propositions que nous voulons vous offrir
pour cette deuxième étape à partir du 11 mai.
Pour toute information ou inscription, n’hésitez pas à renvoyer un mail :
paroissederochefort@gmail.com ou à téléphoner au 05.46.99.03.11

 Enfin, d’autres dispositions sont prises
pour la vie paroissiale

  • Un conseil restreint des responsables (10 personnes) s’est réuni dès cette semaine pour préparer ce déconfinement sur notre paroisse et discerner les priorités pour les semaines et mois à venir et les moyens possibles à mettre en œuvre dans le respect des consignes qui nous sont données par le gouvernement.

Comment notre paroisse va-t-elle poursuivre sa mission avec espérance et joie ? (Catéchèse, jeunes, hôpital et maisons de retraites, prison, liturgie, baptême, solidarité).

 Nous avons déjà noté que sans doute nous ne rejoignons pas assez des personnes isolées parce que nous n’avons pas connaissance de ces personnes ou nous ne disposons pas de leurs coordonnées.

A partir du 11 mai, il  faut se mobiliser pour faire fonctionner nos réseaux et faire connaître toutes ces personnes qui auraient besoin d’être visitées, écoutées, soutenues. Voilà une mission essentielle comme je le disais dans mon commentaire jeudi matin. Cela ne peut se réaliser que par l’investissement de tous.

Il y a un enjeu très important. N’hésitez-pas à nous signaler toutes ces personnes.

  • Un conseil de la solidarité va se retrouver prochainement regroupant différents lieux paroissiaux et extra-paroissiaux pour nous permettre d’évaluer la situation humaine, sociale sur notre secteur et voir ainsi comment la paroisse pourra se mobiliser et répondre aux appels.

Nous sommes attendus aussi là et peut-être même plus encore par nos contemporains en soif de vérité, de sens, de cohérence et de bienveillance.

Sans-doute aurons-nous à prendre des engagements communautaires concrets.

  • Enfin, dans quelque temps, un questionnaire sera envoyé à tous les paroissiens pour une relecture de ces deux mois de confinement et évaluer à partir de celle-ci les besoins nouveaux à mettre en œuvre, les corrections à apporter dans notre organisation, les initiatives nouvelles à mettre en place.
    Depuis trois ans, nous avons pris l’habitude de nous retrouver tous les trimestres pour des assemblées paroissiales. Il s’agit de permettre au plus grand nombre de paroissiens, de prendre leur part à la réflexion pour mieux avancer ensemble, en communauté et répondre à la mission.
    Ce questionnaire sera une belle manière de vous associer ainsi au projet pastoral de notre paroisse. Je compte sur vous.

Lors de sa méditation, place St Pierre, le pape François s’est écrié : «La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. […] Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants ; seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur. […] Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes.»

Le pape nous invite à un sursaut de foi, d’espérance et de charité. Nous vivons un moment unique mais qui n’est pas une parenthèse dans notre histoire. Il est, ce moment, Notre histoire que Dieu a choisi de rejoindre en son Fils Jésus Christ pour la conduire à son accomplissement. Alors, comme les premiers chrétiens, avançons dans la confiance et l’espérance mais en prenant toute notre part, sans crainte et avec joie. Il nous l’a promis : «Et moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps». (Mt 28, 20)

Père Mickaël Le Nezet, curé doyen de Rochefort

*Fiches pour préparer la fête de la Pentecôte : cliquez sur chacune des 3 fiches pour les télécharger et les imprimer :
Fiche n°1 – l’Ascension
Fiche n°2 – La Pentecôte
Fiche n°3 – La première communauté

Télécharger le communiqué n°9

Mai, mois de Marie : redécouvrons le Rosaire

Le mot « rosaire » signifie « couronne de roses ». Il vient de l’usage au Moyen Age de couronner de roses les statues de la vierge, chaque rose symbolisant une prière.

L’origine du Rosaire remonte au XIe – XIIe siècle. Dans les monastères les religieux, qui ne comprenaient pas le latin, les frères convers,  récitaient 150 « Ave Maria » à la place des 150 psaumes de l’office liturgique. On appelait cette prière le psautier de la vierge Marie.

Un dominicain, Alain de la Roche, fonde en 1470 la Confrérie du psautier de la Vierge Marie et il attribue à St Dominique l’origine de la dévotion du rosaire. Les dominicains répandent le rosaire. On conjugue la récitation des dizaines d’Ave Maria avec la contemplation des mystères joyeux, douloureux et glorieux de la vie du Christ. Le rosaire est devenu une pratique commune après le concile de Trente (1545 – 1563). C’est à la prière des confréries que le pape saint Pie V attribua la victoire de Lépante sur les Turcs en 1571.

Après un déclin, il y eut un renouveau de la prière du rosaire au XIXe siècle. En 1828, Pauline Jaricot fonde l’Association du rosaire vivant. En 1858 à Lourdes, la vierge se montre à Bernadette avec un chapelet. Le pape Léon XIII consacre de nombreuses encycliques au rosaire, spécialement en 1883-1891. En 1917 à Fatima, Marie se montre en disant « Je suis Notre Dame du Rosaire »

Le pape Jean Paul II, en 2002, a ajouté aux mystères joyeux, douloureux et glorieux (qui avaient été fixés par le pape St Pie V en 1569) les mystères lumineux : baptême du Christ, don de l’Évangile, noces de Cana, Transfiguration, dernière Cène, instauration de l’Eucharistie.

L’initiative du pape recentre la prière du rosaire sur le Christ, car certains mystères n’ont pas été vécus directement par Marie, et il nous  invite à contempler Jésus-Christ : Lumière du monde.

Comment prier le Rosaire

Le Rosaire est une forme de prière répétitive qui existe depuis le XIIe siècle. C’est à un chartreux, Dominique de Prusse (dès 1409 à Trèves) qu’il faut attribuer l’institution du Rosaire tel qu’on le connaît avec ses quinze mystères et ses cent cinquante « Je vous salue Marie ». Jean-Paul II a rajouté en 2002 les cinq nouveaux mystères lumineux.

Cliquer ici pour passer aux travaux pratiques, comment réciter le Rosaire

Les vingt mystères

  • les mystères joyeux (enfance du Christ),
  • les mystères lumineux (vie publique du Christ),
  • les mystères douloureux (la Passion du Christ),
  • les mystères glorieux (résurrection du Christ).

Chaque mystère  annoncé ou médité  est suivi d’une dizaine de « Je vous salue Marie », qu’on fait défiler de grain à grain.

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Les mystères joyeux

  • L’Annonciation : l’Ange Gabriel annonce à Marie qu’elle aura un fils (Luc 1, 26-38)
  • La Visitation : visite de Marie à sa cousine Élisabeth (Luc 1, 39-56)
  • La naissance de Jésus à Bethléem (Luc 2, 1-20)
  • La Présentation de Jésus au Temple (Luc 2, 22-35)
  • Les retrouvailles au Temple : Marie et Joseph ont cherché Jésus pendant trois jours, il était resté au Temple avec les docteurs de la loi (Luc 2, 41-52)
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Les mystères lumineux (depuis octobre 2002, voir « Rosarium Virginis Mariae » )

  • Le Baptême du Christ dans le Jourdain (saint Paul aux Corinthiens 2 Co 5, 21, Matthieu 3, 17)
  • Les noces de Cana (Jean 2, 1-12)
  • L’Annonce du Royaume de Dieu (Marc 1,15 ; Marc 2, 3-13 ; Luc 7, 47-48 ; Jean 20, 22-23)
  • La Transfiguration du Christ (Luc 9,35)
  • L’institution de l’Eucharistie (Jean 13,1)
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Les mystères douloureux

  • Gethsémani : transpiration sanglante du Christ en prière au mont des Oliviers, la veille de son arrestation (Matthieu 26, 36-46 ; Marc 14,32-42 ; Luc 22,40-46)
  • Atroce flagellation de Jésus après son arrestation (Matthieu 26,67-68 ; Marc 14, 65 ; Luc 22, 63-66)
  • Le couronnement d’épines (Matthieu 27, 27-31 ; Marc 15, 16-20 ; Jean 19, 2-3)
  • Jésus porte sa Croix (Matthieu 27,32-33, Marc, 15, 16-20 ; Luc 23,26 ; Jean 19,17)
  • La Crucifixion au Golgotha (Matthieu 27, 32-43 ; Marc 15, 21-27 ; Luc 23, 33-34 ; Jean 19, 17-24)
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Les mystères glorieux

  • La Résurrection (Matthieu 28, 1-8, Marc 16,1-8 ; Luc 24, 1-10 ; Jean 20,11-18)
  • L’Ascension (Marc 16, 19 ; Luc 24, 50-52 ; Actes 1,3-14)
  • La Pentecôte (Actes 2, 1-13)
  • L’Assomption de Marie (Apocalypse 12, 1)
  • Le couronnement de Marie, prélude de l’accueil des chrétiens au ciel (Apocalypse 12, 1)

Quelle est l’importance de cette prière?

Des communautés chrétiennes ont gardé la foi grâce à elle, pendant de longues périodes de persécutions (Japon, Madagascar par exemple).
Au XIXe siècle, Pauline Jaricot eut l’idée d’évangéliser les jeunes ouvriers de Lyon par l’institution du Rosaire Vivant en  leur demandant de réciter un mystère chaque jour, avec ses 10 grains. Le rosaire trouvait ainsi un esprit nouveau grâce à la modestie de l’exigence, on peut dire le Rosaire en travaillant ou en se déplaçant.
Les Équipes du Rosaire, fondées en 1955 ont repris cet héritage en insistant sur le double aspect marial et missionnaire de la prière du Rosaire.

 

Annulation et remboursement du concert Grégory Turpin

Suite à l’annulation du concert de Grégory Turpin  prévu le 3 juillet 2020 à Rochefort, Guillaume Léonardi a procédé à tous les remboursements de billets via la plate-forme billetweb. Vous devriez être crédité sur vos comptes bancaires ce début de mois.

Si vous n’aviez pas reçu votre remboursement, contactez Guillaume Léonardi par téléphone au  06.58.52.33.92 ou par courriel à : catholicspub17@gmail.com.

Dommage, l’épidémie de coronavirus nous a imposé cette déception, mais la vie continue.

Le pèlerinage diocésain 2020 à l’île Madame

Le pèlerinage diocésain à l’île Madame aura lieu le mardi 25 août 2020.

Il sera présidé par notre évêque Mgr Colomb et prêché par Mgr Riocreux, évêque de Basse-Terre, Guadeloupe.

Les horaires sont modifiés cette année de façon à permettre le spectacle nocturne « Le Chemin du Ciel », spectacle écrit et réalisé par Louis Chasseriau, prêtre du diocèse.

Certains pourront s’interroger sur les obligations sanitaires qui nous seront imposées compte tenu de la pandémie Covid-19.

Nous sommes conscients que des règles de protection (gestes barrière, port éventuel d’un masque….) seront sans doute nécessaires…

Nous vous tiendrons informés au fur et à mesure de l’évolution de la crise sanitaire

Que cela n’empêche pas le diocèse de se retrouver autour de la croix des galets pour ce temps de ressourcement et de mémoire !

Recommandations pratiques d’hygiène pour les locaux paroissiaux

Mesures de prévention générales :

Les gestes barrières et la distanciation sociale ont pour objectif de réduire la transmission du virus et ainsi de se protéger contre la maladie. Chacun est invité, en cas de doute, de sensation de fièvre, à prendre sa température avant de sortir et rester confiné si certains symptômes apparaissent.

  • Les gestes barrières :

– Les salariés et les bénévoles fréquentant les locaux paroissiaux et diocésains, doivent être dûment informés des gestes barrières à effectuer de manière obligatoire. (Annexe 1 : Gestes barrières). Il est nécessaire de procéder à un affichage de ces documents dans des espaces appropriés.

  • Règles de distanciation :

Les salariés et les bénévoles doivent respecter, dans les locaux, une distance minimale d’un mètre entre les différentes personnes. Toutes les personnes arrivant sur un site doivent pouvoir se laver les mains (Annexe 2 : Lavage des mains).

  • Equipements individuels de protection (EPI) :

Les équipements individuels de protection sont à adapter en fonction des situations d’exposition identifiées lors de l’évaluation du risque. Il est nécessaire de mettre à disposition les équipements nécessaires sur place si besoin.

L’usage des masques est obligatoire si la distanciation physique entre les uns et les autres ne peut pas être maintenue. Les réunions en présentiel ne doivent être maintenues que si elles sont indispensables, ne dépassent pas 10 personnes et permettent de respecter les distances réglementaires entre chaque participant (1 m minimum entre chaque personne).

Les déchets susceptibles d’être contaminés peuvent être mis avec les ordures ménagères sous réserve de prendre deux précautions :

  1. Mettre les déchets dans une double poche pour éviter toute contamination
  2. Conserver cette double poche dans un lieu de stockage isolé pendant 24 à 48h avant de les jeter avec les ordures ménagères
  • Information et formation :

La communication est essentielle afin de permettre à tous de pouvoir poursuivre une activité. Dans chaque lieu, il faut prévoir une communication adaptée à la situation. Il est indispensable que les personnes qui fréquentent les locaux puissent s’approprier et respecter les gestes barrières.

Des affiches sont à disposition pour rappeler à tous le respect des gestes barrières dont le lavage des mains (Annexe 3 : Port et retrait du masque)

Il faut aussi s’assurer de la bonne appropriation des gestes et des modes opératoires par les personnes s’occupant de l’entretien des locaux.

  • Comportement à adopter face au covid 19 :

(Annexe 4 : Quel comportement adopter face au coronavirus)

Un numéro vert est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions :                    0800 130 000

Vous pourrez retrouver toutes les informations indispensables au déconfinement sur :  https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus

PJ : documents pour affichage :

 Annexe 1 : Gestes Gestes barrières

Annexe 2 : Lavage des mains

Annexe 3 : Port et retrait du masque

Annexe 4 : Quel comportement adopter face au coronavirus

 

 

1er mai, jour du muguet, mois de Marie.

Le 1er mai, c’est la fête du travail, le jour où l’on offre du muguet, et puis mai c’est le mois de Marie. Le connaît-on vraiment ?

 Le Mois de Marie.

Appelé mois de Marie, le mois de mai est le plus ancien et le plus connu des mois, à elle consacré.

Au 14ème siècle, le bienheureux  dominicain Henri Suso répandit l’habitude de tresser des couronnes pour les offrir à la Vierge, le 1er  mai.

Au 16ème siècle, saint Philippe Néri exhortait les familles à manifester leur affection pour Marie, en mai, au moyen des fleurs, si abondantes en ce mois.

En 1724, cette dévotion se généralisa, grâce au collège des Jésuites de Rome et à la publication par le père Jacolet s.j. du livret « Mensis Marianus – le mois de Marie ».

Le véritable essor de cette dévotion date de 1815 et de l’indulgence plénière que le pape Pie VII accordera aux fidèles honorant la Vierge en mai, se confessant, communiant et priant pour l’Eglise.

Cette jolie coutume se poursuit aujourd’hui avec le fleurissement des lieux de cultes mariaux, souvent très modestes, avec de petits bouquets, déposés par les enfants. Et, bien sûr, les pèlerinages mariaux.

Chantons Marie avec Youtube

 Et le muguet ?

Au Moyen-Age, le 1er mai était le jour où l’on fêtait le printemps.

La tradition d’offrir un brin de muguet le premier mai remonte à l’année 1561, quand le roi Charles IX décida d’en offrir à toutes les dames de la cour pour leur porter bonheur. Le summum étant d’offrir un brin portant treize clochettes !

La fibre sociale du 1er mai.

Cette date fut choisie, au 18ème siècle, pour être la date du renouvellement des baux ou des contrats de travail.

Au 19ème siècle, cette date fut symboliquement retenue pour être celle des grèves, notamment de celles revendiquant la journée de huit heures de travail, de ce fait elle devint la journée internationale des travailleurs.

Quel est le lien entre Marie, saint Joseph, la fête du travail et la traditionnelle vente de muguet ?

Dans le calendrier liturgique, le 1er mai a longtemps été la fête des saints Jacques et Philippe.

Soucieuse de défendre les travailleurs malmenés par la révolution industrielle et rendus vulnérables par la suppression des corporations ouvrières par la loi Le Chapelier de 1791, l’Eglise prit  la parole avec les encycliques Rerum Novarum du pape Léon XIII (1891) pour reconnaître le rôle des syndicats et la nécessaire collaboration entre les classes sociales, puis Quadragesimo Anno  du pape Pie XI, en 1931.

C’est le pape Pie XII qui instituera, en 1955, le 1er mai comme fête de saint Joseph artisan, afin de donner son exemple et sa protection aux travailleurs.

En effet, Marie et  Joseph, son époux charpentier, élèveront Jésus dans la prière, certes, mais aussi dans le travail, leur famille avait donc pour devise, « ora et labora ».

La sanctification de la vie quotidienne.

Le pape Jean-Paul II confirmera cette voie dans son encyclique Laborem exercens  de 1981.

Dans son exhortation Redemptoris Custos de 1989, il rendra hommage à saint Joseph :

Dans son atelier, avec Jésus, Joseph rendit le travail humain proche du mystère de la Rédemption. Le travail est « un bien de l’homme » qui « transforme la nature » et rend l’homme « en un certain sens, plus homme ». Le travail aide «tous les hommes à s’avancer grâce à lui vers Dieu, Créateur et Rédempteur, à participer à son plan de salut sur l’homme et le monde, et à approfondir dans leur vie l’amitié avec le Christ, en participant par la foi de manière vivante à sa triple mission de prêtre, de prophète et de roi ». La sanctification de la vie quotidienne est accessible à tous, à la suite de « Saint Joseph [est le] modèle des humbles, que le christianisme élève vers de grands destins ; il est la preuve que, pour être de bons et authentiques disciples du Christ, il n’y a pas besoin de « grandes choses » : il faut seulement des vertus communes, humaines, simples, mais vraies et authentiques ». (n. 22)

Application de la doctrine sociale de l’Église

La fête du 1er mai, « fête du travail », sublimée par le patronage de saint Joseph artisan, est également l’invitation faite aux chrétiens d’améliorer les conditions sociales et économiques, selon leurs possibilités, et à réfléchir à la répartition des richesses et du capital, dans le respect de l’environnement, selon les principes de la doctrine sociale de l’Église.