Première messe d’Eric à Notre Dame

Ordonné  prêtre le samedi 20 juin 2020 en la cathédrale St Louis de La Rochelle, par Mgr Georges Colomb, Eric Ndikubwayo a célébré sa première messe,  le dimanche 21 juin 2020 à 18h, dans l’église Notre Dame de Rochefort, devant ses amis, sa famille et les paroissiens de Rochefort. Il était entouré par 12 prêtres dont le père Mickaël Le Nezet curé de Rochefort, l’abbé Pierre Bigot prêtre coopérateur, les abbés Arockiya, Jean, Joseph The Tao et Vo Ta Sam, vicaires, parmi les prêtres amis,  invités, se trouvait le père Alexis , bien connu des Rochefortais.

L’ambiance était chaleureuse et entraînante, grâce au groupe musical et aux chanteurs menés par Marie-Noëlle Lastère et Estelle Hartenberger. Nous souhaitons une belle et riche vie de prêtre à Eric à la suite et au service du Christ et de son Eglise.

Voici la première homélie du père Eric :

Il est temps ! Le moment est venu pour les disciples de commencer la mission et… (Silence)

Dieu seul sait combien sont nombreux les obstacles qui les attendent !

Jusque-là ils étaient bercés dans l’admiration des miracles que Jésus accomplissait.

Et ils pouvaient croire que le paradis était déjà pleinement là.  Hélas ! Désormais, ils doivent quitter ce confort. Mais avant de partir Jésus leur parle ainsi: « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,  moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux » Mt 10, 32. Voilà une parole forte.

Les disciples peuvent maintenant se mettre en route car ils savent que leur mission consiste à annoncer leur attachement à Jésus et son enseignement. Et pour nous, rassemblés dans cette église, comment cette mission résonne-t-elle en nous ? Que faisons-nous pour rester témoin de notre Foi devant les hommes et les femmes d’aujourd’hui ?  Voilà des questions à laisser résonner dans notre cœur même après cette messe.

Cependant, en y regardant de plus près, le témoignage de notre foi, peut être comparé à un rosier…

Cette plante qui au printemps fleurit et provoque notre admiration. Pour immortaliser cette beauté naturelle,  ceux qui ont des caméras prennent des photos, qui sont ensuite soigneusement gardées.

Au printemps seules les fleurs attirent notre attention et pourtant, un rosier n’est-il pas aussi fait d’épines ?

Il en est de même pour le témoignage de Foi. Quand nous arrivons à transmettre nos valeurs chrétiennes, là nous sommes satisfaits et fiers. A ce niveau les familles sont heureuses de voir les enfants ou les petits enfants  suivre  le caté et participer régulièrement à la messe. Ceux qui sont issus de familles non pratiquantes ou plus du tout catholiques sont du moins heureux quand leurs familles sont bien réceptives à ce que révèle leur attitude chrétienne. Par ces exemples, nous sommes au printemps du témoignage de notre Foi, de notre attachement au Christ et à son enseignement, à tel point que nous pouvons parfois oublier que les épreuves font aussi partie la vie de Foi comme  nous l’avons suivi dans la première lecture où le prophète Jérémie dit :  « J’entends les calomnie de la foule qui dit : « dénoncez-le ! Allons le dénoncer (…). Nous réussirons et nous prendrons sur lui notre revanche » (Jr 20, 10).

Quand les épreuves se présentent contre notre témoignage, là, nous devenons comme ce rosier, non plus au printemps mais plutôt en hiver.  Il est en hibernation et les fleurs qui attiraient notre attention ne sont plus là et nous ne voyons que les épines.   Ce qui faisait notre fierté devient sujet de discorde familiale ou amicale. Les enfants ont grandi et ne s’intéressent plus à la religion. Le gendre ou la belle-fille ne veut pas entendre parler du baptême des enfants, et là la grand-mère et le grand-père sont déstabilisés car l’aiguille de la boussole familiale, la Foi en Dieu,  semble perdre le nord. Et pour l’autre exemple, la famille non pratiquante, ou non catholique, n’est plus tolérante à tout ce qui a trait à la religion.  Et là on est au cœur des épreuves contre le témoignage de notre Foi. Dans ces situations le danger de la désolation spirituelle n’est pas loin.

On peut facilement tomber dans le risque de considérer que Dieu nous a abandonnés. Face à cette situation, y-a-t-il une solution miracle ? Hélas !  Je n’en ai pas ! J’ai juste une proposition. Je m’inspire de ce que Jésus dit dans l’évangile, écoutons-le : «  Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme. » Mt 10, 28.

Il est bien vrai que les relations humaines ne permettent pas de transmettre la foi ou ses valeurs dans de telles circonstances, comme notre plante n’en demeure pas moins rosier malgré ses épines, les épreuves ne nous enlèvent pas notre identité chrétienne. Il est alors important de revenir au Christ et de lui confier notre souffrance. Comme Monique qui pria pour la conversion de son fils Augustin qui était très éloigné de la Foi, ayant été exhaussé, Son fils est devenu saint Augustin, un modèle d’attachement au Christ.

Là où les conditions s’y prêtent, dans votre maison, n’hésitez pas à créer un espace dédié à la prière avec des éléments simples : une table sur laquelle on peut déposer une bougie, un cierge qui nous rappelle que le Christ est la lumière qui nous précède et qui illumine notre témoignage. Une Bible/ la Parole de Dieu, nourriture spirituelle de notre témoignage. Un pot de fleur, symbole de l’harmonie et de la beauté que l’on veut rétablir dans nos familles. Dans cet engament la prière est très importante et ce n’est pas pour rien que sainte Thérèse de Lisieux est patronne universelle de la mission alors qu’elle n’est jamais sortie des murs de son Carmel.

Père Eric

Pour télécharger et relire l’homélie du père Eric cliquez ICI

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