L’ébranlement des bases de la famille française.

La loi de bioéthique vient d’être adoptée en seconde lecture à l’Assemblée nationale.

Elle pourra faire l’objet d’un recours au Conseil constitutionnel, mais la jurisprudence des saisines précédentes incite à la prudence, les Sages s’abritant toujours derrière l’autorité du législateur sur les questions de société.

Pendant le chassé-croisé des vacanciers de juillet et d’août, au cœur de l’épidémie  du Covid 19 qui provoque une crise économique et sociale, le gouvernement a fait voter à l’Assemblée nationale en deuxième lecture le projet de loi « Bioéthique ». Il confirme les errements du premier vote: l’Assemblée nationale a adopté des mesures fortement transgressives : procréation médicalement assistée pour les femmes seules ou en « couple » remboursée par la Sécurité sociale, création d’embryons transgéniques, création de chimères mi-homme mi-animal, manipulation des embryons, interruption médicale de grossesse sans limite raisonnable, destruction des principes de la filiation en permettant qu’un enfant né par PMA au sein d’un couple lesbien ait deux mères, reconnues comme telles par l’état civil, ce qui est contraire à la vérité et au bon sens. Et maintenant, quelles nouvelles transgressions nous attendent-elles ? La GPA ?

Le processus législatif n’est pas terminé

En fait,  le processus législatif n’est pas terminé. Le Sénat doit encore se prononcer, au début de l’année 2021 dit-on, puis devrait se réunir une commission mixte paritaire (CMP), destinée à trouver un accord entre les deux assemblées sur les parties du texte encore en discussion. Une dernière lecture, par le Sénat puis l’Assemblée nationale, fixera la version définitive.

Le choix  fait de légiférer sur les fondements de la famille, au cœur de l’été, se passe de commentaires.

Le gouvernement Castex paraissait animé par une certaine sagesse et une volonté d’apaisement. Mais l’adoption du projet de loi démontre que le gouvernement a décidé de promouvoir l’idéologie des courants « humanistes progressistes » résolus à changer les fondements de la société. La procréation devient un marché et  le modèle  familial millénaire, basé sur l’union stable d’un homme et d’une femme est voué à la marginalisation. C’est un signal dramatique qui est donné aux Français.