Lettre de Mgr G. Colomb.

Lettre adressée aux prêtres, aux diacres permanents, aux équipes pastorales et aux animateurs pastoraux pour les inviter à appliquer “avec bons sens” les règles gouvernementales relatives au confinement. “La façon avec laquelle nous appliquerons les normes qui nous sont données rendra ce confinement plus humain”, a expliqué l’évêque de La Rochelle et Saintes.

La Rochelle, le 4 novembre 2020,
fête de saint Charles Borromée

Chers amis,

Je vous envoie, ci-dessous, quelques précisions supplémentaires concernant cette période de confinement que nous vivons. Jusqu’à nouvel ordre – qui pourrait arriver rapidement si le gouvernement change sa décision d’interdire les célébrations publiques – les mesures gouvernementales déjà annoncées s’appliquent.

Comme vous le savez déjà, depuis le 3 novembre, toute célébration publique est interdite à l’exception des funérailles, baptêmes et mariages en respectant les règles relatives au nombre de personnes présentes (30 pour les funérailles, 6 pour les mariages et les baptêmes).

Pour les enfants inscrits au catéchisme, en aumônerie et pour les étudiants, comme il n’est plus possible d’organiser des rencontres de catéchèse, d’aumôneries de collèges, lycées et universités, les responsables diocésains de la catéchèse et de la pastorale des jeunes feront des propositions afin de permettre d’être en lien avec les jeunes. Sachez que les activités avec des jeunes peuvent être qualifiées de “périscolaires” lorsqu’elles sont exercées dans le cadre du cursus des élèves d’établissements privés à caractère religieux. S’agissant de l’enseignement public, elles constituent des activités “extrascolaires”.

Nous constatons sans doute des contradictions dans l’application des directives transmises par l’Administration pour vivre ce temps de confinement à durée indéterminée malgré le délai mensuel qui nous a été indiqué (grandes surfaces accueillantes au public, diverses sorties autorisées dans la journée… petits commerces fermés et messes interdites en présence de fidèles !), il convient toutefois de ne pas verser dans la critique systématique, la pandémie qui frappe de nouveau gravement n’est pas maîtrisée ! La critique est facile, l’art de gouverner est plus difficile.

La liberté religieuse et l’exercice du culte sont garantis par nos lois et par la Constitution comme étant des droits fondamentaux. Nous avons l’expérience d’un premier confinement que nous avons vécu dans l’obéissance, nous ferons de même pour cette nouvelle période de confinement en appliquant les règles qui nous sont imposées, mais faisons-le avec bon sens. Tout n’est pas écrit dans un arrêté, dans une directive administrative. La façon avec laquelle nous appliquerons les normes qui nous sont données rendra ce confinement plus humain. N’oublions pas que nous avons été créés et baptisés pour aimer, pour accueillir, pour rencontrer l’inconnu et non pour avoir peur des autres en nous repliant sur nous.

Pour vivre ce temps d’épreuve sanitaire et face aux événements sanglants qui frappent notre pays, notre Église, nous avons besoin de solidarité, d’unité, de compassion et d’espérance.

Dans la prière, demandons l’aide de notre Seigneur pour traverser ces épreuves. Invitons nos frères et sœurs à nouer des liens fraternels dans nos paroisses et aumôneries en prenant soin les uns des autres. Que chacun porte son regard sur son voisin, que les actes prennent la place des commentaires et des commérages. Ce sont les démarches les plus simples (coups de téléphone, messages, e-mails, courses effectuées au profit des personnes à risque, etc.) qui tissent le réseau de la fraternité, surtout lorsque la prière est au rendez-vous des échanges. Nous remettrons l’humanité de Dieu là où elle n’est pas officiellement invitée, nous placerons la visitation sous de nouvelles formes au cœur des journées.

Enfin, n’oublions pas que la grâce ne supplée pas la nature, notre corps de chair est soumis aux aléas de ce monde et, en aucun cas, nous ne devons mettre en péril la vie de nos frères et sœurs. C’est un grand signe d’humilité que d’accepter et de supporter les contraintes qui nous sont imposées, pensons à ceux dont les conditions de vie sont bien plus difficiles que les nôtres. Acceptons ce confinement, sinon dans la joie, du moins dans l’espérance et dans la foi afin qu’il suscite en nous un regain de charité et de joie offertes. Comme le rappelle le Saint-Père dans l’encyclique Laudato Si’ (244) “que nos luttes et nos préoccupations pour la planète ne nous enlèvent pas l’espérance”.

Unis dans la prière,

+ Georges COLOMB
Evêque de La Rochelle et Saintes

Pour télécharger ce courrier cliquer ICI

 

Propositions du père Mickaël pour les paroissiens.

La vie de prière

Chaque matin je continuerai à vous envoyer le petit commentaire biblique.

N’hésitez pas avant d’ouvrir ce commentaire à lire la Parole de Dieu du jour et à prendre un petit temps personnel pour laisser résonner cette Parole dans votre cœur. « Que me dit cette parole aujourd’hui ? Qu’est-ce qui me touche, m’interroge, me surprend ? A quoi cela m’invite-t-il ? »

L’église Notre Dame est ouverte tous les jours, n’hésitez pas à vous y arrêter pour un temps de prière. (Silence, chapelet…)
Trois temps d’adoration vous seront aussi proposés :
– le mercredi de 16h à 17h .
– le dimanche de 10h30 à 11h30 et de 15h à 16h.

Ne pouvant plus célébrer l’Eucharistie avec l’assemblée, nous vous invitons à venir adorer Jésus Eucharistie, à vous tenir en présence de Celui qui est présent, à vivre cette communion de désir ou communion spirituelle en vous unissant plus fortement au Christ qui est le Pain de vie.

Deux corbeilles vous permettront de recevoir et de goûter une Parole de Dieu et/ou une prière ou un passage d’un texte du magistère pour nourrir ce temps d’adoration.

Vous pourrez aussi le dimanche au cours de ces temps d’adoration recevoir le sacrement de la réconciliation, un prêtre étant disponible pour cela.

Communiqué du 3 novembre 2020

Chers frères et sœurs,

Comme je le rappelais dans l’homélie de la Toussaint, ce 2ème temps de confinement ne doit pas être une parenthèse. Il est ce temps que nous n’avons pas choisi mais qui est là et que nous devons habiter pleinement. Nous pourrions attendre que les choses se passent jusqu’au prochain déconfinement mais nous percevons bien que cette situation nouvelle risque de se reproduire encore. On nous parle même de plusieurs vagues successives.

C’est ainsi dans ce contexte particulier que nous devons vivre. La foi n’est pas étrangère à tout cela.

Elle est appelée à s’exercer dans cette situation nouvelle. Ce n’est pas le moment de mettre notre foi entre parenthèse en attendant des jours meilleurs. Il faut donc nous adapter, nous organiser autrement, inventer une autre manière de faire Église, être audacieux et courageux tout en respectant les consignes qui nous sont imposées pour le bien des plus fragiles qui sont nos frères.

L’Équipe Pastorale s’est réunie en visioconférence lundi soir pour voir comment vous aider et vous encourager.

La vie de prière

Chaque matin je continuerai à vous envoyer le petit commentaire biblique.

N’hésitez pas avant d’ouvrir ce commentaire à lire la Parole de Dieu du jour et à prendre un petit temps personnel pour laisser résonner cette Parole dans votre cœur. « Que me dit cette parole aujourd’hui ? Qu’est-ce qui me touche, m’interroge, me surprend ? A quoi cela m’invite-t-il ? »

L’église Notre Dame étant ouverte tous les jours, n’hésitez pas à vous y arrêter pour un temps de prière. (Silence, chapelet…) Trois temps d’adoration vous seront aussi proposés :

Chaque mercredi de 16h00 à 17h00 à partir de la semaine prochaine.
Chaque dimanche de 10h30 à 11h30 et de 15h00 à 16h00, dès dimanche prochain.

Ne pouvant plus célébrer l’Eucharistie avec l’assemblée, nous vous invitons à venir adorer Jésus Eucharistie, à vous tenir en présence de Celui qui est présent, à vivre cette communion de désir ou communion spirituelle en vous unissant plus fortement au Christ qui est le Pain de vie.

Deux corbeilles vous permettront de recevoir et de goûter une Parole de Dieu et/ou une prière ou un passage d’un texte du magistère pour nourrir ce temps d’adoration.

Vous pourrez aussi le dimanche au cours de ces temps d’adoration recevoir le sacrement de la réconciliation, un prêtre étant disponible pour cela.

La vie de foi

Déjà lors du premier confinement, nous avions perçu l’importance de proposer une réflexion et un échange autour de la messe : pourquoi aller à la messe ? Qu’est-ce qui se passe à la consécration ? Quelle est la signification des gestes, des rites ? Qu’est-ce que la présence réelle ? Il nous semble que ce deuxième temps où nous sommes « privés de messe » est un bon moment pour prendre du temps et revisiter les choses, réfléchir avec d’autres, approfondir ce qui nous manque tant en ce moment.

Un enseignement en ligne appelé « MOOC » a été créé à partir de vidéos autour de ce thème.

Nous vous proposons de prendre ce temps mais d’essayer de le vivre en paroisse.

Concrètement, vous trouverez sur le site de la paroisse chaque semaine trois vidéos que vous pourrez visionner dans un premier temps.

Un petit travail simple vous sera proposé ensuite sur le site avec quelques questions.

Si vous le souhaitez ensuite nous pourrions organiser en visioconférence des temps d’échange en petit groupe et/ou transmettre par mail le fruit de votre réflexion et vos questions.

Nous allons essayer de lancer cette proposition dès la semaine prochaine. Si cela vous intéresse n’hésitez pas à vous signaler en retour de mail pour que nous organisions les choses. Merci

 La vie de charité

J’ai eu l’occasion de le redire ces derniers jours, ce temps de confinement nous invite aussi à une attention plus grande pour les plus isolés, les plus fragiles. C’est à chacun d’être attentif, inventif et généreux là où il vit, dans son quartier, son village. Le pape François nous y encourage dans son encyclique Fratelli Tutti,

« En ces moments où tout semble se diluer et perdre consistance, il convient de recourir à la solidité tirant sa source de la conscience que nous avons d’être responsables de la fragilité des autres dans notre quête d’un destin commun. La solidarité se manifeste concrètement dans le service qui peut prendre des formes très différentes de s’occuper des autres. Servir, c’est « en grande partie, prendre soin de la fragilité. Servir signifie prendre soin des membres fragiles de nos familles, de notre société, de notre peuple ». Dans cette tâche, chacun est capable de « laisser de côté, ses aspirations, ses envies, ses désirs de toute puissance, en voyant concrètement les plus fragiles. […] Le service vise toujours le visage du frère, il touche sa chair, il sent sa proximité et même dans certains cas la ‘‘souffre’’ et cherche la promotion du frère. Voilà pourquoi, le service n’est jamais idéologique, puisqu’il ne sert pas des idées, mais des personnes ». (FT 115)

Nous pourrons aussi être attentifs aux appels du Secours Catholique. Comme il l’écrit dans son message mail reçu aujourd’hui : « le Secours Catholique poursuit sa mobilisation pour les plus démunis d’entre nous tout en adaptant ses actions dans le respect des mesures sanitaires. Forte de son expérience développée au printemps dernier, l’association va continuer d’ajuster ses réponses pour lutter contre la grande exclusion et l’isolement, permettre aux personnes d’accéder à leurs droits, et faire vivre le lien social ».

Comme je le notais dans mon commentaire ce matin, que nous puissions transformer nos tristesses en joie, nos colères en générosité, nos découragements en actes de bonté. C’est la conversion à vivre en ce moment. Heureux serons-nous alors si nous nous y engageons. Restons bien unis dans la prière et l’affection fraternelle. Le Seigneur est avec nous, il ne nous lâchera pas.

Je vous redis ma grande proximité dans la prière.

Père Mickaël, curé

Vous pouvez  télécharger les communiqués du père Mickaël Le Nezet, Cliquez ci-dessous sur le communiqué de votre choix :

 

 

 

 

 

 

 

Mgr Georges Colomb : sa lettre aux diocésains

En ce début de confinement, Mgr Colomb invite les catholiques du diocèse à prendre le temps de lire la lettre encyclique Fratelli Tutti que le pape François a signée à Assise (Italie) le 3 octobre dernier. Dans son texte, l’évêque de La Rochelle et Saintes livre sa propre réflexion et formule quelques interrogations que l’encyclique sociale du premier pape américain peut susciter.

Chers frères et sœurs,

Tous des frères, cela signifie que nous allons tous devenir des saints. C’est le magnifique défi que nous invite à relever le Saint-Père dans sa récente encyclique Fratelli Tutti. En cette fête de Toussaint, soyons attentifs à son appel.

Commençons par méditer cette lettre encyclique sur la fraternité et l’amitié sociale. Le Saint-Père dénonce les ombres d’un monde fermé. Dans notre pays, ce monde obscurantiste prend aussi la forme du fanatisme religieux qui s’exprime dans le terrorisme islamique. Prions pour que le cœur des criminels en herbe soit converti par le Dieu d’amour. Bonne fête de Toussaint !

La troisième encyclique du pape François a donc été signée le 3 octobre à Assise (Italie) et rendue publique le lendemain. Il s’agit d’un texte riche, foisonnant. Dans ce document structuré, présenté comme une « encyclique sociale », le pape reprend nombre d’idées qui lui sont chères, déjà développées au cours des sept années de son pontificat et qui trouvent là une forme de cohérence.

Un texte qu’il faut prendre le temps de lire. Mon propos n’est pas d’en faire une présentation exhaustive. Il existe dans la presse des articles fort bien faits qui remplissent déjà cette fonction. Il me semble plus important, ici, de mettre ce texte en perspective et de formuler quelques-uns des questionnements qu’il peut susciter.

Vivre en cohérence avec les valeurs évangéliques

L’encyclique Fratelli Tutti est un résumé dense de la pensée du pape François sur notre monde contemporain. Il y développe des thèmes largement abordés depuis le début de son pontificat : le souci de la paix, du dialogue, de la justice pour tous, du respect de la vie… S’adressant à tous les hommes de bonne volonté, le pape invite particulièrement les catholiques à vivre en cohérence avec les valeurs évangéliques.

Dans son message de Pentecôte, le pape François, revenant sur les défis que traverse notre monde confronté à la pandémie de la Covid, exhortait l’humanité à sortir meilleure de cette épreuve. « Nous avons devant nous le devoir de construire une nouvelle réalité », affirmait-il dans un message daté du 30 mai 2020. Voici que, en ce début du mois d’octobre, des pistes nous sont ouvertes pour construire cette nouvelle réalité grâce à l’encyclique Fratelli Tutti sur la fraternité et l’amitié sociale.

Notre monde post moderne est marqué par les « manières diverses et actuelles d’éliminer ou d’ignorer les autres » (FT §6). Face à cette tendance massive, le pape François suit le parcours du pauvre d’Assise, tout entier habité par l’amour de Dieu et de ses frères, faisant résonner au tournant du XIIIe siècle l’appel de Jean, le disciple que Jésus aimait : « Dieu est amour celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu » (1Jn 4, 16).

« Personne ne se sauve tout seul »

C’est à un « rêve de fraternité et d’amitié sociale » que le Saint-Père nous convie, un rêve qui ne se cantonne pas aux paroles mais ouvre des pistes d’actions pour bâtir, grâce à l’engagement de tous, un monde de paix, de justice et de fraternité.

Le pape François en appelle aux bonnes volontés individuelles mais aussi au monde politique et aux grandes institutions. La rédaction de l’encyclique a été marquée par la crise de la Covid-19, une crise qui « a mis à nu nos fausses certitudes » et a démontré que « personne ne se sauve tout seul » (FT § 7 et 8).

Les huit premiers chapitres de cette longue encyclique dénoncent « les ombres d’un monde fermé » que serait devenue notre époque. Dans ces temps qui sont les nôtres, des concepts aussi communs que la démocratie, la justice, le bien commun, le travail, le respect de la vie ont subi des distorsions mortifères.

La vie de nombreuses nations mais aussi celle de beaucoup d’individus s’organisent désormais autour de la recherche égoïste des plaisirs, de la richesse matérielle, du profit. Cette quête insatiable nous encourage à fermer les yeux sur les sacrifiés de notre époque : les pauvres, les femmes dont le corps connaît de nouvelles formes d’exploitation, les plus jeunes comme les plus âgés… tous victimes de nouvelles mafias prêtes à tout.

Devenir des « Bons Samaritains »

Le constat est sombre et serait désespérant si le Saint-Père n’évoquait la lumineuse et éternelle figure du Bon Samaritain, cet étranger qui s’est rendu proche de l’homme tombé à terre sous les coups des brigands. Construire une nouvelle société fondée sur la fraternité et l’amitié sociale exige de chacun d’entre nous de se faire Bon Samaritain du frère que Dieu met sur notre chemin.

La société inclusive et pacifiée que le pape appelle de ses vœux nous oblige à transcender nos répulsions, nos préjugés, à dépasser aussi, quand cela est nécessaire, nos intérêts particuliers pour faire prévaloir le bien commun. Car c’est le Christ lui-même qui se livre dans tout exclu (§85). Là où la modernité auto centrée construit des murs, l’amour pour lequel nous sommes faits, construit des ponts.

Si nous consentons à sortir de nous-mêmes pour entrer dans une dynamique de charité (et telle est la vocation ultime du chrétien) nous trouverons dans l’autre aux multiples visages « un accroissement d’être » (§88).

Mettre l’homme au centre des préoccupations

Le pape rappelle le rôle éminent de la famille dans cette éducation à la charité et à la fraternité (§114). Il réaffirme aussi le droit inaliénable de tout être humain à vivre dans la dignité, appelant de ses vœux une nouvelle « éthique des relations internationales » (§126).

Le thème des migrations est largement abordé. Les migrants doivent être accueillis, protégés et intégrés, les nations accueillantes devant arriver à une « gouvernance globale » pour les migrations, qui puisse ouvrir des projets à long terme, en allant au-delà de la seule gestion des urgences, au nom d’un développement solidaire de tous les peuples (§129 et 132).

La seule politique dont nous avons besoin est une politique qui met l’humain, tous les humains, et tout l’humain au centre de ses préoccupations pour que naisse une société basée sur le service des autres, la réconciliation (le pape parle beaucoup du pardon) et le développement.

Parlant du danger permanent de la guerre, le pape appelle à l’élimination totale des armes nucléaires et l’utilisation de l’argent ainsi récupéré pour la fondation d’un fonds mondial pour l’élimination de la faim (§255 et 262).

Conclusion

Pour conclure le pape qui a fait appel à toutes les bonnes volontés, se tourne vers les religions qui doivent servir la fraternité. Il rappelle que le terrorisme n’est qu’une interprétation erronée des textes et qu’un chemin de paix entre les religions est possible.

L’Eglise ne peut pas et ne doit pas laisser sa mission être reléguée dans la sphère privée car la recherche du bien commun, comme celle du développement intégral de l’homme, sont des principes évangéliques qui ont vocation à être annoncés et vécus.

Prenons garde à ne pas nous laisser séduire par les sirènes d’un monde contemporain trop facilement oublieux des hommes et de leur inaliénable valeur aux yeux de Dieu ! Cette encyclique surprendra et interrogera à juste titre le monde des décideurs car elle est aux antipodes du réalisme politique.

+ Georges COLOMB
Evêque de La Rochelle et Saintes

 

Les catholiques prient pour les victimes de l’attentat de Nice

Les meurtres perpétrés jeudi 29 octobre 2020  vers  9heures, à Nice dans la Basilique Notre-Dame de l’Assomption, plongent la Conférence des évêques de France dans une immense tristesse. Nos pensées et nos prières vont aux personnes victimes, aux personnes blessées, à leur famille et à leurs proches. C’est parce qu’elles se trouvaient dans la Basilique que ces personnes ont été attaquées, assassinées. Elles représentaient un symbole à abattre.

Ces assassinats nous rappellent le martyre du Père Jacques Hamel. À travers ces actes horribles, c’est tout notre pays qui est touché. Ce terrorisme vise à installer l’angoisse dans toute notre société. Il est urgent que cette gangrène soit stoppée comme il est urgent que nous retrouvions l’indispensable fraternité qui nous tiendra tous debout face à ces menaces.

Malgré la douleur qui les étreint, les catholiques refusent de céder à la peur et, avec toute la nation, veulent faire face à cette menace traître et aveugle.

En ces heures douloureuses, les catholiques sont invités à prier avec ces mots :

Seigneur,

Nous te confions notre pays alors qu’il vient de connaitre un nouvel événement dramatique à travers l’assassinat de plusieurs personnes dans la basilique Notre Dame de l’Assomption de Nice.

Ton Fils, sur la Croix, a crié le désespoir de notre humanité. Entends notre cri. Il nous entraine aussi dans sa résurrection. Qu’il nous enracine dans une authentique espérance.

Nous te prions pour les défunts et leur famille. Nous te confions leur douleur.

Nous te prions pour la communauté chrétienne et tous les habitants de la ville de Nice. Donne tout particulièrement aux catholiques d’être confortés et renouvelés dans leur témoignage évangélique.

En cette fête de la Toussaint, que l’Esprit Saint fasse plus que jamais de nous des artisans de paix, dans la justice et la vérité.

Par l’intercession de Notre Dame, nous te prions.

Rite de réparation dans la basilique de l’Assomption de  Nice

 

 

2 novembre : prière pour les défunts

“Prière  à tous les Saints”  de St Augustin

Reine de tous les saints, glorieux Apôtres et Evangélistes, Martyrs invincibles, généreux Confesseurs, savants Docteurs, illustres Anachorètes, dévoués Moines et Prêtres, Vierges pures et pieuses femmes, je me réjouis de la gloire ineffable à laquelle vous êtes élevés dans le Royaume de Jésus-Christ, notre divin Maître.

Saint Augustin

Je bénis le Très-Haut des dons et des faveurs extraordinaires dont il vous a comblés et du rang sublime où il vous élève. O amis de Dieu !

O vous qui buvez à longs traits au torrent des délices éternelles, et qui habitez cette patrie immortelle, cette heureuse cité, où abondent les solides richesses ! Puissants Protecteurs, abaissez vos regards sur nous qui combattons, qui gémissons encore dans l’exil, et obtenez-nous la force et les secours que sollicite notre faiblesse pour atteindre vos vertus, perpétuer vos triomphes et partager vos couronnes.

O Vous tous, bienheureux habitants du ciel, saints amis de Dieu qui avez traversé la mer orageuse de cette vie périssable, et qui avez mérité d’entrer dans le port tranquille de la paix souveraine et de l’éternel repos !

O saintes âmes du paradis, vous qui, maintenant à l’abri des écueils et des tempêtes, jouissez d’un bonheur qui ne doit pas finir, je vous en conjure, au nom de la charité qui remplit votre coeur, au nom de Celui qui vous a choisis et qui vous a faits tels que vous êtes, écoutez ma prière.

Prenez part à nos travaux et à nos combats, vous qui portez sur vos vos fronts vainqueurs une couronne incorruptible de gloire ; ayez pitié de nos innombrables misères, vous qui êtes à jamais délivrés de ce triste exil ; souvenez-vous de nos tentations, vous qui êtes affermis dans la justice ; intéressez-vous à notre salut, vous qui n’avez plus rien à redouter pour le vôtre ; tranquillement assis sur la montagne de Sion, n’oubliez pas ceux qui gisent encore couchés dans la vallée des larmes.

Puissante armée des saints, troupe bienheureuse des apôtres et évangélistes, des martyrs, des confesseurs, des docteurs, des anachorètes et des moines, des prêtres, des saintes femmes et des vierges pures, priez sans cesse pour nous misérables pécheurs. Tendez-nous une main secourable, détournez de nos têtes coupables la justice irritée de Dieu ; faites entrer par vos prières notre frêle navire dans le port de la bienheureuse éternité.

Saint Augustin

 

 

 

 

Vous pouvez faire dire une messe pendant le confinement

Pendant le confinement du 3 au 30 novembre 2020 les prêtres continuent à célébrer la messe ensemble. Vous pouvez donc leur faire connaître,  vos intentions de prière, avec  le nom des personnes concernées.

Une des belles traditions de l’Église consiste à faire célébrer une messe pour une personne aimée.

Il peut s’agir d’intercéder en faveur d’un défunt, auprès du Christ.

La Messe peut être célébrée pour une personne vivante, pour la soutenir dans sa lutte contre une maladie ou une épreuve, pour sa conversion ou sa sanctification.

L’intention peut être plus large : « action de grâce », « pour les âmes du Purgatoire »… Ou secrète, elle est alors notée « intention particulière », que Dieu connaît, et que le prêtre porte en son cœur.

❖ Comment offrir une messe

Complétez  le formulaire. Le télécharger pour l’imprimer ici : formulaire d’offrande de messe.

Précisez succinctement l’intention de messe (merci de préciser s’il s’agit d’une personne défunte, ou vivante). Indiquez le nombre de messes souhaitées, la (les) date(s) souhaitée(s), ainsi que vos coordonnées où vous joindre en cas de besoin, sans oublier de joindre votre offrande

Adresse : Presbytère Saint – Louis,  102 rue Pierre Loti – 17300 Rochefort

  • L’OFFRANDE DE MESSE

Une intention particulière fait l’objet d’une offrande.

Une messe n’a pas de prix, mais cette offrande participe à la vie matérielle du prêtre. Les personnes démunies donnent ce qu’elles peuvent.

Le montant de l’offrande, proposé par l’assemblée des Évêques, est de :

  • 18€ pour une messe
  • 180€ pour une Neuvaine  (célébration de 9 messes consécutives pendant 9 jours)
  • 535€ pour un Trentain glorieux (célébration de 30 messes consécutives pendant 30 jours)

Vous pouvez verser votre offrande soit en espèces, soit par chèque à l’ordre de “Paroisse de Rochefort”

CONTACT PAROISSE : 

SECRÉTARIAT PAROISSIAL
Presbytère Saint-Louis
102 rue Pierre Loti
17300 Rochefort
 05 46 99 03 11 – @ : paroissederochefort@gmail.com