Le baptême de Jésus Christ

Dimanche 10 janvier,  nous fêterons le baptême du Seigneur.

Le baptême de Jésus par Jean est un des événements de la vie de Jésus les plus assurés historiquement. Les quatre évangélistes le mentionnent.

13 mai 2018 : Fonts baptismaux datant du XVIIe siècle, basilique Sant'Andrea delle Fratte à Rome, Italie. May 13, 2018: Baptismal font of the seventeenth century, in the Basilica of Sant 'Andrea delle Fratte in Rome, Italy.

C’est la première manifestation publique du Christ. Lors de sa naissance à Bethléem, il n’avait été révélé qu’à quelques privilégiés. Aujourd’hui, tous ceux qui entourent le Baptiste, c’est-à-dire ses disciples et la foule venue aux bords du Jourdain, sont témoins d’une manifestation plus solennelle, que Jean soulignera d’ailleurs lui-même.

Elle comporte deux aspects : l’aspect d’humilité représenté par le baptême auquel le Seigneur se soumet. L’aspect de gloire représenté par le témoignage humain que lui rend Jean le Baptiste et le témoignage divin que le Père et l’Esprit rendent au Fils, la garantie que cet homme appartient bien à la Trinité divine.

Ces deux aspects sont à retenir dans l’histoire des hommes comme dans la vie intérieure et spirituelle de chaque homme. Les séparer, c’est commettre une erreur. Nous ne pouvons pas nous approcher du Christ glorifié sans nous approcher en même temps du Christ humilié, ni nous approcher du Christ humilié sans nous approcher du Christ glorifié.

Nous ne pouvons approcher et accueillir les hommes nos frères qu’en acceptant leur humble condition, leurs misères, leurs limites et, dans le même temps, de voir en eux des fils de Dieu, bien-aimés par le Père, appelés à partager la gloire du Royaume.

La grâce du baptême

Étant la plénitude de notre humanité, Jésus, en recevant le baptême johannique a fait plus qu’approuver et confirmer un rite. Il l’a transformé en consumant en Lui l’imparfait par le parfait. Lui qui était sans péché, il s’est fait porteur de nos péchés et c’est au nom de nous tous qu’il a fait ce geste public de repentance, nous enseignant dans le même temps la nécessité de la conversion et de la pénitence.

En évoquant cet événement de la vie du Christ, nous devons dépasser l’horizon du baptême johannique pour nous rappeler que nous avons été baptisés en Christ. Cette grâce baptismale que nous avons reçue, inconscients, dans notre enfance, nous avons à la confirmer chaque jour par un libre choix. L’Épiphanie est non seulement la fête du Baptême du Christ, elle est celle de notre baptême dont nous avons à raviver la grâce qu’il nous a conférée.

Saint Matthieu rappelle la mission de Jésus, le Messie, telle que le prophète Isaïe l’avait annoncée : « Pour ceux qui se trouvaient dans le sombre pays de la mort, une lumière s’est levée. » (Matthieu 12. 16) L’ancienne tradition grecque appelait d’ailleurs l’Epiphanie « la fête des lumières. » Elle nous apporte en effet non seulement une grâce de purification pas la repentance à laquelle nous sommes appelés par Jean-Baptiste et à laquelle Jésus nous invite par son exemple. Elle nous apporte une grâce d’illumination. La liturgie nous le signifie. C’est dans la lumière pascale qu’est donné le baptême, après l’éclipse du Vendredi Saint et la nuit du tombeau.

A nous de vivre cette lumière intérieure dans une absolue fidélité, sans laquelle la vie spirituelle ne serait qu’illusion ou mensonge, sans laquelle tout témoignage auprès de nos frères serait vain. Comme le Christ, nous sommes « lumière du monde » (Matthieu 5. 14) « Devenons fils de lumière » (Jean 12. 36) « Vivons en fils de lumière » (Ephésiens 5. 8)

Jésus le serviteur

Par ce baptême qui inaugure son ministère, Jésus manifeste le but de sa mission. Il est le « serviteur-sauveur » dont parle Isaïe au chapitre 53. Il est l’Agneau de Dieu (Jean 1. 29) qui délivre l’homme du péché en le prenant sur lui. La parole qui vient du ciel le désigne comme le fils bien-aimé. Le mot grec qui traduit l’hébreu « serviteur » peut avoir aussi la signification de « fils ».

En Isaïe, Dieu avait présenté son serviteur : «Voici mon serviteur, mon élu, que préfère mon âme. » (Isaïe 42. 1) Jean Baptiste a entendu : « C’est toi mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour. » (Marc 1. 11).

Pas à pas, jour après jour, toute la vie de Jésus fera découvrir aux disciples la vérité de cette double réalité : il est le serviteur, il est le Fils, jusqu’à sa mort en croix, quand le soldat païen dira : « Vraiment celui-ci était fils de Dieu. » (Marc 15. 39) signant ainsi son adhésion au mystère révélé sur les rives du Jourdain.

La résurrection manifestera aux disciples que la mort de Jésus n’était pas celle d’un maudit, d’un exclu, mais le libre don de soi, un sacrifice agréable à Dieu parce qu’il est le fruit non pas d’une soumission mais de l’amour filial et fraternel. Et là encore nous retrouvons les deux aspects de l’être de Jésus : l’humilité et la gloire. Dans le quatrième évangile, à l’heure de la Passion, le nom propre du témoignage rendu par le Père à son Fils est la « glorification »: « Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils. » (Jean 17. 1)

Une Théophane trinitaire

 

La connaissance que nous avons du Christ ne s’achève pas dans le seul face-à-face du Père et du Fils. L’Esprit est le troisième qui témoigne de la vie divine de Jésus. Celui-ci le rappelle à Nicodème et c’est l’Esprit qu’il enverra à ceux qui croient en lui. Le Père et le Fils enverront l’Esprit au long des âges. (Jean 14. 16 à 20 – 15. 26 à 16.15)

L’Esprit peut nous être donné à partir du Fils parce qu’il habite souverainement en lui. Il n’est donc pas étonnant que la mission de Jésus débute, temporellement, par une manifestation de l’Esprit liée à son Baptême et qu’elle se termine, visiblement, par le commandement donné aux Apôtres d’aller baptiser au nom du Père et du Fils et de l’Esprit. (Matthieu 28. 19) Par le baptême, l’Esprit est communiqué à ceux qui s’ouvrent à la foi.

Le Père, le Fils et l’Esprit, révélés au monde lors du baptême de Jésus, sont inséparables parce qu’ils sont relation d’amour. Nous touchons là à ce qu’il y a de plus profond et de plus intime dans le mystère de Jésus.

Le ministère rédempteur du Christ en faveur des hommes rejoint la vie d’intimité du Fils avec le Père et l’Esprit.

C’est ainsi qu’il sera désormais avec nous. C’est cela qu’il exprime dans sa prière au soir du Jeudi-Saint, alors qu’il vient de partager son Corps et son Sang durant le repas qu’il prit avec ses apôtres. A nous de le réaliser en chaque Eucharistie où, nous aussi, nous partageons son Corps et son Sang « pour la Gloire de Dieu et le salut du monde. »

***

« Afin que notre vie ne soit plus à nous-mêmes, mais à Lui qui est mort et ressuscité pour nous, il a envoyé d’auprès de toi, comme premier don fait aux croyants, l’Esprit qui poursuit son œuvre dans le monde et achève toute sanctification. Que ce même Esprit-Saint, nous t’en prions, Seigneur, sanctifie ces offrandes. » (Prière eucharistique 4)

« Dieu éternel et tout-puissant accorde à tes fils adoptifs, nés de l’eau et de l’Esprit, de se garder toujours dans ta sainte volonté. » (Prière d’ouverture de la messe).

(Article de l’Eglise catholique)

Saint frère André Bessette de Montréal

Alfred Bessette est né le 9 août 1845, d’une famille de 13 enfants, à saint Grégoire d’Iberville, sur la rive sud de Montréal. Il devient orphelin à 12 ans. Alfred est pauvre et sans instruction, comme bien d’autres à l’époque.
Sa fête est  célébrée le 6 Janvier 

Il attire cependant l’attention par ses longues séances de prière et ses privations. Sa mère lui avait inculqué une dévotion à Saint-Joseph en qui il a une confiance sans borne. Il pratique très tôt divers métiers manuels.

Mais sa petite taille, sa santé fragile et son manque de force physique nuisent à son rendement.

Vers 1868, Alfred cherche intérieurement sa voie. Il se confie au curé André Provençal de Saint-Césaire, dans le diocèse de Saint-Hyacinthe, qui tente de le faire entrer dans la Congrégation de Sainte-Croix. En 1870, il devient portier au collège Notre-Dame, à Montréal.

À cause de son état de santé et de son peu d’éducation, les autorités religieuses hésitent à l’accepter dans la congrégation. Mais le nouveau maître des novices interviendra en disant : « Si ce jeune homme devient incapable de travailler, il saura au moins bien prier ».

Alfred Bessette fera sa profession perpétuelle à 28 ans, le 2 février 1874. Il prend le nom de frère André, en hommage au curé Provençal. On lui confie la fonction de portier qu’il assumera jusqu’en 1909. Mais il accomplira bien d’autres tâches telles le balayage, l’entretien des lampes, la visite aux malades, les commissions, comme « un homme à tout faire », dira-t-il modestement.

Il arrive que des visiteurs confient leur maladie aux prières de frère André. D’autres l’invitent à leur maison. Il prie avec eux, leur remet une médaille de saint Joseph, leur suggère de se frictionner avec quelques gouttes de l’huile d’olive qui brûle devant la statue du saint, dans la chapelle du collège. Durant de longues heures, chaque jour, il écoute brièvement les malheurs de chacun qui le quitte avec foi et confiance. Curieusement, de nombreuses personnes se déclarent ensuite guéries ou soulagées.

Le nombre de visiteurs malades va croissant et l’on craint la contagion. La direction demande au Frère André de traverser la rue et de se placer à l’arrêt du tramway (transport en commun) dans l’abri en face du collège. Il amène prier les visiteurs devant une statue de saint Joseph située dans une niche sur le mont Royal.

Puis il projette de construire un oratoire en l’honneur de saint Joseph. Il en obtient l’autorisation, à condition de trouver les fonds. Le premier sanctuaire dédié à saint Joseph est inauguré le 16 octobre 1904. Il sera agrandi à quatre reprises à cause des milliers de pèlerins qui affluent d’année en année.

La réputation de sainteté de frère André se répand à travers le monde. Il s’en défend avec humilité, s’en remettant à Dieu qui guérit, par l’intermédiaire de saint Joseph. Il meurt le 6 janvier 1937 à l’âge de 91 ans. Durant une semaine, près d’un million de gens braveront le mauvais temps pour défiler devant sa dépouille.

Dès 1941, on multiplie les démarches pour qu’il soit reconnu comme un saint. Il sera finalement canonisé le 17 octobre 2010.

 

Vœux 2021

L’Equipe  des prêtres et des diacres, les animatrices pastorales de la paroisse de Rochefort, vous souhaitent une belle et sainte année 2021.

Que nous puissions toujours plus grandir dans notre attachement au Christ et dans une plus grande proximité avec nos frères et sœurs en humanité.

Et que grandisse la fraternité au sein de notre communauté paroissiale rochefortaise

Le denier du culte ça sert à quoi ?

Le Denier n’est pas un don comme un autre. Son sens est lié à la dîme d’Abraham et à l’offrande au temple.

Nous pourrions l’appeler la « dîme de gratitude » ou « la dîme au temple ». Jésus a lui-même versé l’offrande au temple et il a signifié toute l’importance de ce que faisait la veuve qui mettait des pièces dans le tronc du temple.

Parce que tout nous est donné, nous pouvons à notre tour donner en retour à l’Église, qui est le temple de Dieu. C’est aussi un signe de communion avec tous ceux qui forment l’Église, un signe d’appartenance.

Le Denier, qui est la première des ressources de l’Église en France, représente  46 % de l’ensemble des dons courant que nous collectons.

 

 

 

 

Pour faire un DON cliquer sur l’image

Pour l’Église catholique en France, ce sont les Associations Diocésaines (associations cultuelles régies par la loi de 1905) qui sont habilitées à gérer l’ensemble des activités des paroisses et du diocèse. Il en existe une au sein de chaque évêché.

Les biens d’Église sont destinés à l’accomplissement de sa mission, ils ont été constitués par les dons des générations successives, ils sont entretenus et renouvelés en vue de l’action pastorale de l’Église. Ces biens d’Eglise sont notamment des biens immobiliers qui servent à la mission (en particulier toutes les églises et locaux paroissiaux construits après 1905 dans les villes).

La gestion doit être prudente, elle est responsable, encadrée et contrôlée : la responsabilité de l’évêque et celle des curés sont réelles et personnelles, mais ils ne peuvent agir sans des conseils constitués et reconnus (conseils paroissiaux et diocésain pour les affaires économiques).

Cette gestion ecclésiale est grevée de l’obligation de solidarité et de partage avec les autres Églises au premier chef, et avec les pauvres en général par l’intermédiaire d’organismes adaptés. Elle doit assurer la lourde charge de l’entretien des églises et des locaux construits après 1905.

Les ressources des diocèses proviennent donc essentiellement de la générosité des fidèles.

En France métropolitaine, les cinq principales ressources de l’Église sont : 
  • Le Denier de l’Église est la principale ressource (46% du total) : c’est la contribution volontaire de chaque catholique, pratiquant régulier ou non, pour permettre aux prêtres et aux salariés des diocèses et paroisses de vivre et d’agir ;
  • Les quêtes versées lors des messes (23%) servent à couvrir les frais des paroisses : frais de fonctionnement (chauffage, électricité…) et tous les frais liés aux activités paroissiales. Certaines quêtes sont affectées à des causes particulières (Église universelle, Secours catholique…);
  • Le casuel est versé par les familles qui demandent un sacrement (baptême, mariage) et par les familles du défunt pour les funérailles ;
  • Les offrandes de messe sont versées par les fidèles qui demandent à ce qu’une messe soit célébrée à une intention particulière ; elles aident les prêtres dans leur vie matérielle ;
  • Les legs sont des ressources exceptionnelles qui permettent d’envisager les grands projets pour l’Église de demain.

Combien donner?

Vous pouvez par exemple donner l’équivalent de 1% de vos revenus annuels, ou encore 10% de votre impôt, ou bien la valeur de 2 ou 3 journées de travail. De plus, si vous êtes imposables, vous pouvez déduire 66% de votre don du montant de votre impôt.

Ainsi, en donnant 200€, vous bénéficiez, si vous êtes imposables, d’une remise d’impôt de 132€, et votre don vous revient en fait à 68€.

Comment donner?

Les campagnes de collecte sont lancées courant janvier dans une majorité des diocèses français. Vous pouvez bien sûr donner toute l’année.

  • Vous pouvez adresser un chèque directement à votre paroisse (de Rochefort au 102 rue P. Loti – 17300 Rochefort)