Baptême et cierge pascal

L’Evangile de ce jour nous rappelle que nous sommes baptisés dans le Christ Ressuscité qui nous fait passer de la mort à la vie.
Le cierge pascal en est le symbole
Les trois branches jaillissant d’un chandelier pascal (1) signifient que nous sommes baptisés au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, un seul Dieu trinitaire.
Les hortensias blancs sont le signe de la nouveauté offerte par le Christ qui nous purifie de tous péchés.
Ils peuvent aussi faire mémoire de cette colombe, symbole de l’Esprit Saint, qui descend sur le Christ, comme sur nous au jour de notre baptême.
(1) Le Trikirion pascal (grec ancien : Τρικήριον) est un chandelier à trois branches utilisé durant le Temps pascal dans les Églises d’Orient – Églises orthodoxes et Églises catholiques de rite byzantin.

 

Les feutiers de Lourdes

Lourdes, connue pour être un haut lieu de pèlerinage catholique, a une profession unique en France qui n’existe qu’à Lourdes, le métier de feutier.

Les feutiers sont chargés de nettoyer les brûle-cierges tous les soirs. Ils évacuent ainsi les déchets des 600 tonnes de cierges brûlés chaque année.

Pour accueillir au mieux les 6 millions de visiteurs chaque année, les feutiers assurent aussi le remplissage des présentoirs, gèrent le stock des cierges et veillent à ce que l’espace de la Grotte soit propre avant la première messe du matin.

La première exposition de la maison diocésaine aura lieu en 2021

Lieu fraternel et centre névralgique des services diocésains, la Maison diocésaine Robert Jacquinot est un lieu incontournable dans notre diocèse.

En 2021, cet ancien carmel ouvert sur la société lancera un « signal fort » avec sa première exposition sur l’encyclique Laudato Si’.

Ses murs ont autrefois abrité des carmélites, mais aussi des blessés pendant la Première Guerre mondiale puis des séminaristes pendant une large partie du 20e siècle.

La Maison diocésaine de Saintes est aujourd’hui le lieu où sont implantés l’ensemble des services diocésains. Restauré avec beaucoup de goût en 2019, ce complexe est également un lieu de vie et de fraternité.

Les vingt-deux jeunes qui louent une chambre dans le nouveau foyer d’étudiants côtoient les prêtres aînés qui y vivent en autonomie. Logeant dans une annexe, une communauté de sœurs originaires du Vietnam veille sur la vie spirituelle de la Maison en récitant tous les jours les offices dans la petite chapelle du premier étage.

La Maison diocésaine est donc un lieu qui se veut à la fois accueillant et ouvert sur le monde. Lieu de passage obligé pour les amoureux des livres, la librairie Siloë occupe ainsi toute une aile du cloître et ses libraires accueillent et conseillent chaque jour les personnes désireuses de se procurer ouvrages et autres objets religieux.

Un programme déjà riche

Dans cette optique d’ouverture sur la société civile et aux périphéries, selon l’expression chère au pape François, Sandrine Guillaume, la dynamique directrice de la Maison diocésaine, a souhaité que soient organisées des expositions dans les mois à venir. Et le programme est déjà riche !

La première exposition mettra en lumière l’encyclique du pape François Laudato Si’, l’illustrant avec des photographies de Yann Arthus-Bertrand. Toute une équipe de bénévoles est mobilisée autour de Sandrine Guillaume dans cette exposition ouverte au public au printemps 2021. Cet événement sera complété par des stands mais aussi des conférences ayant pour objet l’écologie.

« La Maison diocésaine étant engagée depuis plus d’un an dans la démarche ‘Eglise verte’ (un label pour les communautés chrétiennes qui s’engagent dans le soin de la Création, NDLR), il était important de commencer cette série d’expositions par un message fort et une mise en lumière de l’encyclique du pape François », explique Sandrine Guillaume.

Au cours de cette même année, d’autres expositions prendront place : une exposition avec les bannières des paroisses du diocèse, une autre sur Madagascar et une autre encore sur l’Arménie. En fonction des sujets de ces manifestations, Sandrine Guillaume compte s’entourer de différentes personnes ou mouvements, selon leurs charismes, pour l’aider à préparer les expositions et conférences associées.

Si la crise sanitaire du coronavirus complique son organisation, la directrice de la Maison diocésaine garde confiance en l’avenir. Rendez-vous donc au printemps 2021 pour le grand lancement des expositions de la Maison diocésaine Robert Jacquinot.

Marie Devallet

PÈRE ROBERT JACQUINOT DE BESANGES : UN PARRAIN MISSIONNAIRE

P. Robert Jacquinot de Besanges

Né à Saintes en 1878, mort en 1946, le père Robert Jacquinot de Besanges est l’un des rares noms propres cités dans la Convention de Genève. Il fut l’un des inspirateurs de la protection des populations civiles en temps de guerre. Ce Jésuite, professeur d’anglais, de littérature, polyglotte, fin diplomate, s’est signalé en Chine par d’importantes œuvres humanitaires.

Le système d’approvisionnement des vaccins (ARS)

Deux circuits d’approvisionnement sont prévus

Le premier via 14 établissements hospitaliers de la région disposant de  congélateurs capables de conserver à – 80°C le vaccin.

Ces congélateurs ont été  tous livrés en Nouvelle-Aquitaine.

Ils sont progressivement qualifiés, par un organisme agréé, puis seront en capacité de pouvoir recevoir les doses du vaccin Comirnaty® de Pzifer-BioNTech. Ce circuit permettra de livrer les EHPAD et Unités de soins longue durée (USLD) relevant de la fonction publique hospitalière.

Le second circuit  concernera les autres établissements (privés, associatifs, territoriaux, résidences séniors…).

La livraison s’effectuera via les pharmacies d’officine ou directement dans les établissements (pour ceux disposant d’une pharmacie interne).La livraison des vaccins dans les établissements est ensuite programmée, une fois le nombre exact de résidents et de personnels souhaitant se faire vacciner connu.
En effet, une fois décongelé, ce vaccin doit obligatoirement être administré dans les 5 jours.
Visuel COVID-19 - Parcours logistique

Vaccination : une phase pilote qui concerne 31 établissements volontaires

Les premières vaccinations débuteront dès le 4  janvier  dans les Pyrénées-Atlantiques et en Charente-Maritime et le 6 janvier en Gironde..

Pour les autres départements,  les dates seront fournies progressivement au fur et à mesure de la validation d’une date de livraison (un dispositif presse sera proposé dans a minima un établissement de chaque département– voir  modalités en fin de communiqué).

La campagne de vaccination se déploiera dans l’ensemble des EHPAD et USLD de la région (au total  920 EHPAD et 63 USLD) qui comptent environ 71 000 résidents ainsi que les personnes âgées accueillies dans d’autres établissements (ex : résidences senior, …). Cette première phase concernera également les professionnels de santé dans ces établissements ainsi que dans les “établissements  de santé support”, quand ils ont plus de 50 ans ou avec comorbidité à risque de forme grave de Covid-19 et qui se signalent comme volontaires.

L’étape 2 de la stratégie nationale débutera à compter du 20 janvier et permettra également de vacciner les personnes âgées de 65 ans et plus, ainsi que les autres professionnels de santé.

La stratégie vaccinale : 3 grands principes

Visuel COVID-19 - Stratégie vaccinale

Cette vaccination repose sur les principes suivants :  le libre choix du patient, la gratuité et la sécurité.   Avant de recevoir le vaccin, les résidents et professionnels à risque concernés, bénéficient d’une consultation qui vise à vérifier l’état de santé du patient, s’il ne présente pas des contre-indications (ex : antécédents d’allergies graves, …), à l’informer et à échanger sur les bénéfices-risques du vaccin. Elle permet de recueillir le consentement du patient.

Les familles des patients et des résidents d’EHPAD et d’ULSD sont informés par l’établissement des modalités d’organisation de la campagne de vaccination pour leur permettre de préparer la consultation en identifiant les questions à poser. Le résident peut être accompagné par un tiers lors de cette consultation pré-vaccinale.

Le vaccin est ensuite effectué par un médecin ou un infirmier supervisé par un médecin. Une seconde dose doit être administrée 21 jours après la première injection. Un système de pharmacovigilance renforcé est mis en place.

L’ARS Nouvelle-Aquitaine mobilisée pour accompagner cette campagne de vaccination

Dans chaque département, les cellules opérationnelles de vaccination pilotées par l’ARS et les préfectures de département, en lien avec des représentants des collectivités territoriales, en particulier, les conseils départementaux, l’ensemble des représentants des professionnels de santé et l’Assurance Maladie, se sont d’ores et déjà réunies, à une ou deux reprises.

  • >> Leurs objectifs : partager les éléments sur le déploiement de la vaccination ; mobiliser, recenser et coordonner les contributions et les renforts nécessaires en personnels et sur le plan logistique ; suivre les indicateurs détaillés de déploiement de la vaccination ; identifier les points de blocages ou de vigilance.

Des  comités stratégiques sont également mis en place (présidés par le préfet de département et co-présidé par l’Agence régionale de santé). Ils réunissent les parlementaires, des représentants des collectivités (municipalités et conseil départemental), des syndicats et de la société civile.

  • >> Leurs objectifs : partager les messages de santé publique à relayer auprès du public, partager les indicateurs de suivi de la campagne de vaccination, recueillir les propositions de contributions (moyens humains, et matériels…) nécessaires à l’organisation de la vaccination, partager  les retours d’expérience relatifs à la mise en œuvre de la vaccination et les suggestions formulées par les différentes parties prenantes.

Dispositifs presse « Vaccination »

Un accueil presse sera assuré dans a minima un Ehpad/USLD dans chaque département, dans le respect le plus strict des consignes sanitaires en vigueur. Le respect des mesures barrières, dont le port du masque, sera obligatoire.

L’accès aux séances de vaccination se fera avec un nombre de médias restreint (une demande d’accréditation devra être effectuée auprès du Département Communication de l’ARS Nouvelle-Aquitaine) pour permettre à ces séances de se dérouler dans des conditions normales et pour assurer une parfaite sécurité des résidents et des personnels.

Si les modalités pratiques dans les établissements le permettent, un accès plus large aux medias sera proposé pour le point presse.

Déroulé prévisionnel des dispositifs presse « Vaccination » :

  • Accès à un pool restreint de journalistes aux séances de vaccination
  • Point presse/ Micro-tendu

Dates prévisionnelles connues à ce jour

  • Unité de soins longue durée (USLD) du Centre hospitalier de Pau (64) : le 4 janvier,
  • EHPAD de Lormont rattaché au CHU de Bordeaux  (33) : le 6 janvier,
  • EHPAD  Le Roch de Montlieu-la-Garde (17) : le 7 janvier.

Les modalités pratiques de ces dispositifs presse (lieux, horaires, …) seront précisées ultérieurement.

Les dates pour les dispositifs presse des autres départements seront fournies progressivement dès que des dates de séances de vaccination auront pu être programmées par les établissements (consentements des résidents/personnels souhaitant se faire vacciner obtenus, date de livraison des vaccins connue).

COVID-19 : Les Avis de l’ARS sur la situation épidémiologique de Charente Maritime

 

 

 

 

Le baptême de Jésus Christ

Dimanche 10 janvier,  nous fêterons le baptême du Seigneur.

Le baptême de Jésus par Jean est un des événements de la vie de Jésus les plus assurés historiquement. Les quatre évangélistes le mentionnent.

13 mai 2018 : Fonts baptismaux datant du XVIIe siècle, basilique Sant'Andrea delle Fratte à Rome, Italie. May 13, 2018: Baptismal font of the seventeenth century, in the Basilica of Sant 'Andrea delle Fratte in Rome, Italy.

C’est la première manifestation publique du Christ. Lors de sa naissance à Bethléem, il n’avait été révélé qu’à quelques privilégiés. Aujourd’hui, tous ceux qui entourent le Baptiste, c’est-à-dire ses disciples et la foule venue aux bords du Jourdain, sont témoins d’une manifestation plus solennelle, que Jean soulignera d’ailleurs lui-même.

Elle comporte deux aspects : l’aspect d’humilité représenté par le baptême auquel le Seigneur se soumet. L’aspect de gloire représenté par le témoignage humain que lui rend Jean le Baptiste et le témoignage divin que le Père et l’Esprit rendent au Fils, la garantie que cet homme appartient bien à la Trinité divine.

Ces deux aspects sont à retenir dans l’histoire des hommes comme dans la vie intérieure et spirituelle de chaque homme. Les séparer, c’est commettre une erreur. Nous ne pouvons pas nous approcher du Christ glorifié sans nous approcher en même temps du Christ humilié, ni nous approcher du Christ humilié sans nous approcher du Christ glorifié.

Nous ne pouvons approcher et accueillir les hommes nos frères qu’en acceptant leur humble condition, leurs misères, leurs limites et, dans le même temps, de voir en eux des fils de Dieu, bien-aimés par le Père, appelés à partager la gloire du Royaume.

La grâce du baptême

Étant la plénitude de notre humanité, Jésus, en recevant le baptême johannique a fait plus qu’approuver et confirmer un rite. Il l’a transformé en consumant en Lui l’imparfait par le parfait. Lui qui était sans péché, il s’est fait porteur de nos péchés et c’est au nom de nous tous qu’il a fait ce geste public de repentance, nous enseignant dans le même temps la nécessité de la conversion et de la pénitence.

En évoquant cet événement de la vie du Christ, nous devons dépasser l’horizon du baptême johannique pour nous rappeler que nous avons été baptisés en Christ. Cette grâce baptismale que nous avons reçue, inconscients, dans notre enfance, nous avons à la confirmer chaque jour par un libre choix. L’Épiphanie est non seulement la fête du Baptême du Christ, elle est celle de notre baptême dont nous avons à raviver la grâce qu’il nous a conférée.

Saint Matthieu rappelle la mission de Jésus, le Messie, telle que le prophète Isaïe l’avait annoncée : « Pour ceux qui se trouvaient dans le sombre pays de la mort, une lumière s’est levée. » (Matthieu 12. 16) L’ancienne tradition grecque appelait d’ailleurs l’Epiphanie « la fête des lumières. » Elle nous apporte en effet non seulement une grâce de purification pas la repentance à laquelle nous sommes appelés par Jean-Baptiste et à laquelle Jésus nous invite par son exemple. Elle nous apporte une grâce d’illumination. La liturgie nous le signifie. C’est dans la lumière pascale qu’est donné le baptême, après l’éclipse du Vendredi Saint et la nuit du tombeau.

A nous de vivre cette lumière intérieure dans une absolue fidélité, sans laquelle la vie spirituelle ne serait qu’illusion ou mensonge, sans laquelle tout témoignage auprès de nos frères serait vain. Comme le Christ, nous sommes « lumière du monde » (Matthieu 5. 14) « Devenons fils de lumière » (Jean 12. 36) « Vivons en fils de lumière » (Ephésiens 5. 8)

Jésus le serviteur

Par ce baptême qui inaugure son ministère, Jésus manifeste le but de sa mission. Il est le « serviteur-sauveur » dont parle Isaïe au chapitre 53. Il est l’Agneau de Dieu (Jean 1. 29) qui délivre l’homme du péché en le prenant sur lui. La parole qui vient du ciel le désigne comme le fils bien-aimé. Le mot grec qui traduit l’hébreu « serviteur » peut avoir aussi la signification de « fils ».

En Isaïe, Dieu avait présenté son serviteur : «Voici mon serviteur, mon élu, que préfère mon âme. » (Isaïe 42. 1) Jean Baptiste a entendu : « C’est toi mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour. » (Marc 1. 11).

Pas à pas, jour après jour, toute la vie de Jésus fera découvrir aux disciples la vérité de cette double réalité : il est le serviteur, il est le Fils, jusqu’à sa mort en croix, quand le soldat païen dira : « Vraiment celui-ci était fils de Dieu. » (Marc 15. 39) signant ainsi son adhésion au mystère révélé sur les rives du Jourdain.

La résurrection manifestera aux disciples que la mort de Jésus n’était pas celle d’un maudit, d’un exclu, mais le libre don de soi, un sacrifice agréable à Dieu parce qu’il est le fruit non pas d’une soumission mais de l’amour filial et fraternel. Et là encore nous retrouvons les deux aspects de l’être de Jésus : l’humilité et la gloire. Dans le quatrième évangile, à l’heure de la Passion, le nom propre du témoignage rendu par le Père à son Fils est la « glorification »: « Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils. » (Jean 17. 1)

Une Théophane trinitaire

 

La connaissance que nous avons du Christ ne s’achève pas dans le seul face-à-face du Père et du Fils. L’Esprit est le troisième qui témoigne de la vie divine de Jésus. Celui-ci le rappelle à Nicodème et c’est l’Esprit qu’il enverra à ceux qui croient en lui. Le Père et le Fils enverront l’Esprit au long des âges. (Jean 14. 16 à 20 – 15. 26 à 16.15)

L’Esprit peut nous être donné à partir du Fils parce qu’il habite souverainement en lui. Il n’est donc pas étonnant que la mission de Jésus débute, temporellement, par une manifestation de l’Esprit liée à son Baptême et qu’elle se termine, visiblement, par le commandement donné aux Apôtres d’aller baptiser au nom du Père et du Fils et de l’Esprit. (Matthieu 28. 19) Par le baptême, l’Esprit est communiqué à ceux qui s’ouvrent à la foi.

Le Père, le Fils et l’Esprit, révélés au monde lors du baptême de Jésus, sont inséparables parce qu’ils sont relation d’amour. Nous touchons là à ce qu’il y a de plus profond et de plus intime dans le mystère de Jésus.

Le ministère rédempteur du Christ en faveur des hommes rejoint la vie d’intimité du Fils avec le Père et l’Esprit.

C’est ainsi qu’il sera désormais avec nous. C’est cela qu’il exprime dans sa prière au soir du Jeudi-Saint, alors qu’il vient de partager son Corps et son Sang durant le repas qu’il prit avec ses apôtres. A nous de le réaliser en chaque Eucharistie où, nous aussi, nous partageons son Corps et son Sang « pour la Gloire de Dieu et le salut du monde. »

***

« Afin que notre vie ne soit plus à nous-mêmes, mais à Lui qui est mort et ressuscité pour nous, il a envoyé d’auprès de toi, comme premier don fait aux croyants, l’Esprit qui poursuit son œuvre dans le monde et achève toute sanctification. Que ce même Esprit-Saint, nous t’en prions, Seigneur, sanctifie ces offrandes. » (Prière eucharistique 4)

« Dieu éternel et tout-puissant accorde à tes fils adoptifs, nés de l’eau et de l’Esprit, de se garder toujours dans ta sainte volonté. » (Prière d’ouverture de la messe).

(Article de l’Eglise catholique)

Saint frère André Bessette de Montréal

Alfred Bessette est né le 9 août 1845, d’une famille de 13 enfants, à saint Grégoire d’Iberville, sur la rive sud de Montréal. Il devient orphelin à 12 ans. Alfred est pauvre et sans instruction, comme bien d’autres à l’époque.
Sa fête est  célébrée le 6 Janvier 

Il attire cependant l’attention par ses longues séances de prière et ses privations. Sa mère lui avait inculqué une dévotion à Saint-Joseph en qui il a une confiance sans borne. Il pratique très tôt divers métiers manuels.

Mais sa petite taille, sa santé fragile et son manque de force physique nuisent à son rendement.

Vers 1868, Alfred cherche intérieurement sa voie. Il se confie au curé André Provençal de Saint-Césaire, dans le diocèse de Saint-Hyacinthe, qui tente de le faire entrer dans la Congrégation de Sainte-Croix. En 1870, il devient portier au collège Notre-Dame, à Montréal.

À cause de son état de santé et de son peu d’éducation, les autorités religieuses hésitent à l’accepter dans la congrégation. Mais le nouveau maître des novices interviendra en disant : « Si ce jeune homme devient incapable de travailler, il saura au moins bien prier ».

Alfred Bessette fera sa profession perpétuelle à 28 ans, le 2 février 1874. Il prend le nom de frère André, en hommage au curé Provençal. On lui confie la fonction de portier qu’il assumera jusqu’en 1909. Mais il accomplira bien d’autres tâches telles le balayage, l’entretien des lampes, la visite aux malades, les commissions, comme « un homme à tout faire », dira-t-il modestement.

Il arrive que des visiteurs confient leur maladie aux prières de frère André. D’autres l’invitent à leur maison. Il prie avec eux, leur remet une médaille de saint Joseph, leur suggère de se frictionner avec quelques gouttes de l’huile d’olive qui brûle devant la statue du saint, dans la chapelle du collège. Durant de longues heures, chaque jour, il écoute brièvement les malheurs de chacun qui le quitte avec foi et confiance. Curieusement, de nombreuses personnes se déclarent ensuite guéries ou soulagées.

Le nombre de visiteurs malades va croissant et l’on craint la contagion. La direction demande au Frère André de traverser la rue et de se placer à l’arrêt du tramway (transport en commun) dans l’abri en face du collège. Il amène prier les visiteurs devant une statue de saint Joseph située dans une niche sur le mont Royal.

Puis il projette de construire un oratoire en l’honneur de saint Joseph. Il en obtient l’autorisation, à condition de trouver les fonds. Le premier sanctuaire dédié à saint Joseph est inauguré le 16 octobre 1904. Il sera agrandi à quatre reprises à cause des milliers de pèlerins qui affluent d’année en année.

La réputation de sainteté de frère André se répand à travers le monde. Il s’en défend avec humilité, s’en remettant à Dieu qui guérit, par l’intermédiaire de saint Joseph. Il meurt le 6 janvier 1937 à l’âge de 91 ans. Durant une semaine, près d’un million de gens braveront le mauvais temps pour défiler devant sa dépouille.

Dès 1941, on multiplie les démarches pour qu’il soit reconnu comme un saint. Il sera finalement canonisé le 17 octobre 2010.

 

Vœux 2021

L’Equipe  des prêtres et des diacres, les animatrices pastorales de la paroisse de Rochefort, vous souhaitent une belle et sainte année 2021.

Que nous puissions toujours plus grandir dans notre attachement au Christ et dans une plus grande proximité avec nos frères et sœurs en humanité.

Et que grandisse la fraternité au sein de notre communauté paroissiale rochefortaise

Le denier du culte ça sert à quoi ?

Le Denier n’est pas un don comme un autre. Son sens est lié à la dîme d’Abraham et à l’offrande au temple.

Nous pourrions l’appeler la « dîme de gratitude » ou « la dîme au temple ». Jésus a lui-même versé l’offrande au temple et il a signifié toute l’importance de ce que faisait la veuve qui mettait des pièces dans le tronc du temple.

Parce que tout nous est donné, nous pouvons à notre tour donner en retour à l’Église, qui est le temple de Dieu. C’est aussi un signe de communion avec tous ceux qui forment l’Église, un signe d’appartenance.

Le Denier, qui est la première des ressources de l’Église en France, représente  46 % de l’ensemble des dons courant que nous collectons.

 

 

 

 

Pour faire un DON cliquer sur l’image

Pour l’Église catholique en France, ce sont les Associations Diocésaines (associations cultuelles régies par la loi de 1905) qui sont habilitées à gérer l’ensemble des activités des paroisses et du diocèse. Il en existe une au sein de chaque évêché.

Les biens d’Église sont destinés à l’accomplissement de sa mission, ils ont été constitués par les dons des générations successives, ils sont entretenus et renouvelés en vue de l’action pastorale de l’Église. Ces biens d’Eglise sont notamment des biens immobiliers qui servent à la mission (en particulier toutes les églises et locaux paroissiaux construits après 1905 dans les villes).

La gestion doit être prudente, elle est responsable, encadrée et contrôlée : la responsabilité de l’évêque et celle des curés sont réelles et personnelles, mais ils ne peuvent agir sans des conseils constitués et reconnus (conseils paroissiaux et diocésain pour les affaires économiques).

Cette gestion ecclésiale est grevée de l’obligation de solidarité et de partage avec les autres Églises au premier chef, et avec les pauvres en général par l’intermédiaire d’organismes adaptés. Elle doit assurer la lourde charge de l’entretien des églises et des locaux construits après 1905.

Les ressources des diocèses proviennent donc essentiellement de la générosité des fidèles.

En France métropolitaine, les cinq principales ressources de l’Église sont : 
  • Le Denier de l’Église est la principale ressource (46% du total) : c’est la contribution volontaire de chaque catholique, pratiquant régulier ou non, pour permettre aux prêtres et aux salariés des diocèses et paroisses de vivre et d’agir ;
  • Les quêtes versées lors des messes (23%) servent à couvrir les frais des paroisses : frais de fonctionnement (chauffage, électricité…) et tous les frais liés aux activités paroissiales. Certaines quêtes sont affectées à des causes particulières (Église universelle, Secours catholique…);
  • Le casuel est versé par les familles qui demandent un sacrement (baptême, mariage) et par les familles du défunt pour les funérailles ;
  • Les offrandes de messe sont versées par les fidèles qui demandent à ce qu’une messe soit célébrée à une intention particulière ; elles aident les prêtres dans leur vie matérielle ;
  • Les legs sont des ressources exceptionnelles qui permettent d’envisager les grands projets pour l’Église de demain.

Combien donner?

Vous pouvez par exemple donner l’équivalent de 1% de vos revenus annuels, ou encore 10% de votre impôt, ou bien la valeur de 2 ou 3 journées de travail. De plus, si vous êtes imposables, vous pouvez déduire 66% de votre don du montant de votre impôt.

Ainsi, en donnant 200€, vous bénéficiez, si vous êtes imposables, d’une remise d’impôt de 132€, et votre don vous revient en fait à 68€.

Comment donner?

Les campagnes de collecte sont lancées courant janvier dans une majorité des diocèses français. Vous pouvez bien sûr donner toute l’année.

  • Vous pouvez adresser un chèque directement à votre paroisse (de Rochefort au 102 rue P. Loti – 17300 Rochefort)