24 heures pour la Divine Miséricorde dans le diocèse

Dans notre diocèse, la fête de la divine miséricorde sera particulièrement soulignée à Saintes, le samedi 23 et le dimanche 24 avril prochain

Découvrez la Miséricorde Divine et faites l’expérience concrète de l’Amour de Dieu !
Le dimanche de la Miséricorde est célébré par l’Église le dimanche après Pâques.
Nous vivons un temps de grandes misères. La réponse de Dieu à ces misères
s’appelle la Miséricorde.
L’Église nous conduit aux sources de la Miséricorde : sacrements, prières, œuvres de miséricorde et aussi prières de guérison, de délivrance et de libération.
« Les 24 heures pour la Miséricorde » veulent conduire,  prêtres et fidèles à ces moyens que l’Église propose pour expérimenter concrètement l’amour de Dieu.

PROGRAMME

Samedi 23 avril :

A l’abbaye aux Dames* & église Saint-Pallais** à Saintes :

  • 15h-17h30 ** : pour les prêtres et les diacres, enseignement/ conférences
    des pères : enseignement/conférence des pères Bernard Faure et Timothée Longhi exorcistes du diocèse de Bayonne sur les questions relatives à
    l’occultisme, aux prières de guérison, de délivrance et de libération, suivi d’un
    temps de partage.
  • 15h-17h * : chapelet de la Miséricorde animé par les sœurs mineures et
    conférence sur le thème de la Miséricorde animée par les serviteurs de la
    Miséricorde.
  • 18h * : messe du samedi avec célébration du sacrement des malades.
  • 20h30 * : veillée Miséricorde en ouverture de la nuit d’adoration animée
    par les Serviteurs de la Miséricorde et Hélène Goussebayle, auteur, compositeur et interprète.

* à l’abbaye aux Dames

** à l’église Saint Pallais à Saintes

Dimanche 24 avril 

Cathédrale saint Pierre à Saintes :

  • 9h30 : laudes animées par les sœurs mineures
  • 10h : messe de la Divine Miséricorde présidée par Mgr Colomb.
  • 14h : conférence sur l’oraison suivie d’un temps d’oraison guidé par le
    frère Jean-Emmanuel, carme au Broussey.

►  Le sacrement de réconciliation est proposé tout au long du Week-End

INFOS PRATIQUES

  •  Pour les repas : chacun prévoit ce qui lui est nécessaire.
  • Participation financière souhaitée : 5 euros par personne.
  • Nous suivrons les normes sanitaires en vigueur.
  • Toilettes sur place.

 Flyer du programme de ces 2 jours

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi saint : Chemin de croix

Depuis vingt siècles, la mémoire des dernières heures de la vie de Jésus a retenu l’attention de l’Eglise et la piété des fidèles a trouvé dans le chemin de croix un moyen d’exprimer sa dévotion en dehors de la liturgie proprement dite. Le Vendredi Saint, l’Eglise nous fait suivre le Christ pas à pas dans le combat qu’il a accepté de vivre pour nous racheter de nos péchés.

Le chemin de croix qui accompagne Jésus vers sa mort est une contemplation active qui veut aider chacun à entrer dans le mystère de l’amour de Dieu, manifesté en son Fils. D’autre part, dans l’intercession pour le monde tel que Jésus l’a vécu en s’offrant sur la croix, une telle démarche ne peut se faire que dans la perspective de sa Résurrection à Pâques. Le chemin de croix apparaît donc comme un pèlerinage « en esprit », c’est pourquoi il touche celui qui l’entreprend sous trois aspects, tant physiques que spirituels : la marche, la méditation et l’intercession.

La marche

Pour épouser les sentiments du Christ, il est nécessaire d’avancer pas à pas. Pour entrer dans les profondeurs de l’amour du Père, il faut qu’un chemin se creuse, de station en station. Le déplacement physique invite à un déplacement intérieur. Il s’agit de se laisser façonner par la marche, de suivre le Christ pas à pas, de nous laisser conduire sur le chemin qu’il emprunte, et non de le précéder. Il s’agit d’entrer plus profondément dans notre condition de disciple.

La méditation

Le pas à pas s’accompagne du mouvement progressif de la méditation qui nous invite à faire mémoire du chemin accompli par Jésus lui-même. L’Evangile est le fondement de cette méditation qui appelle le pèlerin à une découverte progressive de la miséricorde du Père, en même temps qu’il est invité en contemplant Jésus anéanti sous les coups de la Passion, à reconnaître en lui le Christ, Serviteur de l’amour du Père pour notre humanité.

L’intercession

Tout pèlerinage s’accompagne de prière. Dans le cadre du chemin de croix, la prière voudrait prendre en charge toutes les situations de souffrance, d’épreuve, de détresse, de mort que nous rencontrons autour de nous dans la vie quotidienne ; toutes les vies des hommes de ce monde que le Christ, dans son mystère pascal, a offertes au Père.

La pratique du Chemin de croix peut se faire de manière solennelle, communautaire et processionnelle ou de manière privée, au sein d’une église ou même en pleine ville.

Quelles sont les stations du Chemin de croix ?

Le Chemin de la croix n’est pas un acte de sadomasochisme, il est l’unique qui vainc le péché, le mal et la mort, parce qu’il débouche sur la lumière radieuse de la résurrection du Christ, en ouvrant les horizons de la vie nouvelle et pleine. C’est le Chemin de l’espérance et de l’avenir. Celui qui le parcourt avec générosité et avec foi, donne espérance et avenir à l’humanité. Il sème l’espoir.

Les 14 stations du Chemin de croix

    • 1e station : Jésus est condamné à mort
    • 2e station : Jésus est chargé de sa croix
    • 3e station : Jésus tombe sous le bois de la croix
    • 4e station : Jésus rencontre sa Mère
    • 5e station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix
    • 6e station : Véronique essuie la face de Jésus
    • 7e station : Jésus tombe pour la seconde fois
    • 8e station : Jésus console les filles de Jérusalem
    • 9e station : Jésus tombe pour la 3e fois
    • 10e station : Jésus est dépouillé de ses vêtements
    • 11e station : Jésus est attaché à la croix
    • 12e station : Jésus meurt sur la croix
    • 13e station : Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère
    • 14e station : Jésus est mis dans le sépulcre
    • (15e station : avec Marie, dans l’espérance de la résurrection)
Traditionnellement les Chemins de croix comptent 14 stations, aujourd’hui, on ajoute parfois une 15ème station, celle du tombeau vide qui relie ainsi, en finale, toutes les stations à la résurrection.

Pâques, écoute active de la fragilité

Jeudi Saint signifie communion – amour de l’autre – don de soi, pourquoi ne pas se tourner  vers ceux que l’on évite d’ordinaire, car on est pressé,  car on n’y pense pas, ou parce qu’on a d’autres soucis…. ?

Rencontrer nos frères et sœurs en marge est nécessaire, tourner nos regards vers eux est indispensable, c’est pourquoi  l’ Assemblée Plénière des évêques réunie à Lourdes en novembre 2021 – avec le CERAS  Centre de Recherche et d’Actions Sociales – « l’Action populaire » créée en 1903, par Jésuites et  laïcs – nous propose des interviews filmées.  Les personnes en précarité  ont besoin de parler d’elles, prenons au sérieux leur message, celui de l’Évangile et les appels du pape François.

Ces témoignages évoquent des chemins de vie pierreux,  inégaux,  parfois des impasses, loin, ou à côté de l’Église, notre maison commune.
Convaincus que l’écoute des personnes en précarité peut évangéliser chacun et chacune d’entre nous, les évêques de France, et le Ceras, proposent quatre vidéos;  une par jour, du jeudi Saint au dimanche de Pâques.

Ces  quatre vidéos nous aiderons à actualiser la Bonne Nouvelle; elle est inscrite sur du papier,  parfait, mais il faut maintenant l’inscrire dans nos cœurs …et dans nos mains de travailleurs à la vigne du Seigneur.
Le mystère pascal approche,  luttons contre notre pauvreté spirituelle, notre avarice cachée, et enrichissons les pauvres de notre présence, de notre écoute afin d’apporter le soutien affectif, matériel ou financier qui convient.

  • Jeudi Saint – Faire Église : la Communion parfois fragile et brisée

  • Vendredi Saint – Entendre les cris

  • Samedi Saint – Un moment de jachère

  • Dimanche de Pâques : Rêver la fraternité universelle

Rite du lavement des pieds

Un geste chargé de sens

Un tel rite frappe toujours l’assemblée, car, ce jour-là il met immédiatement en œuvre la liturgie ce qui est exceptionnel.

Quels que soient les acteurs, la vérité du geste est là.; donc le Christ est présent parmi eux.

Le prêtre, après avoir déposé sa chasuble, le cas échéant, se met au travail et verse de l’eau sur les pieds des invités puis il les essuie.

Comme pour tout acte liturgique, bien sûr, il faut veiller à la profondeur du symbole , en veillant à la mise en scène.

Un tel geste est orienté vers la Passion

Le Missel propose six antiennes qui peuvent être chantées à cette occasion. Les cinq premières sont des citations de l’évangile de Jean au chapitre 13 d’où est tiré justement le lavement des pieds. Le lien entre ce geste et le dernier discours est évidemment orienté vers la Passion, acte sublime de charité :

En lavant les pieds de ses disciples, Jésus anticipe l’humiliation de sa mort sur la Croix, pour tout homme. Il montre que son triomphe et sa gloire passent par le sacrifice et par le service : tel est le seul chemin pour tout chrétien. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (cf. Jn 15, 13); seul l’amour est capable de sauver le monde, non pas la force, à laquelle, hélas, beaucoup de dirigeants de peuples ont été, et sont toujours, tentés de recourir.

La manifestation du sacerdoce du Christ

Dans ce geste, pratiqué une fois par an est illustré le rapport à l’eucharistie et au sacerdoce :

De manière significative, là où les évangiles synoptiques racontent l’institution de l’eucharistie, l’évangile de Jean propose, illustration profonde, le récit du ‘lavement des pieds’, par lequel Jésus donne l’exemple de la communion et du service  (cf. Jn 13, 1-20)

Ce geste n’est pas un service banal il manifeste l’accomplissement du sacerdoce du Christ auquel les apôtres doivent « prendre part ».

 

Chant pour la semaine sainte

 

 

Clôture de l’Assemblée pleinière des évêques à Lourdes

La Conférence des évêques de France est constituée de l’ensemble des évêques et cardinaux de France.
Elle se réunit deux fois par an en Assemblée plénière.
Au printemps 2022, elle a  eu lieu du 5 au 8 avril.

Prière à l’ Esprit Saint,

Tu convoques les évêques de l’Eglise de France à Lourdes,

Eclaire leur démarche.

Donne-leur à chacun et ensemble la capacité  De t’écouter ensemble en Église,

De partager leurs réflexions, leurs joies, leurs souffrances, leurs espoirs,

De discerner la volonté de Dieu pour aujourd’hui,

De te rencontrer dans leurs frères,

De se laisser conduire par toi,

De mettre en œuvre leurs décisions.

Nous « Peuple de Dieu », nous comptons sur toi.

Amen.

Nous vous proposons la vidéo du discours de clôture de Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France.

 

Les Rameaux : l’entrée de Jésus à Jérusalem

La fête des Rameaux à Rochefort

Dimanche 10 avril 

  • 9h30 : messe à l’église St Pierre du Breuil Magné
  • 11h00 : messe à l’église St Louis
  • 18h00 messe du soir à l’église St Louis

Scène de liesse d’une portée théologique immense

L’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, relatée de façon pittoresque, mais en même temps avec  une grande profondeur théologique nous prépare au drame qui va se dérouler, à Pâques.

Jésus entre à Jérusalem sur le dos d’un âne symbolique

Pour le lecteur contemporain, qu’un roi fasse une entrée triomphale sur un âne est un peu étonnant…

Pourtant, si Jésus choisit cet animal, c’est qu’il tient à accomplir la prophétie de Zacharie (Za 9,9) dans l’Ancien Testament où le prophète annonce l’arrivée du roi à Jérusalem :

« Tressaille d’une grande joie, fille de Sion ! Pousse des cris d’allégresse, fille de Jérusalem ! Voici que ton Roi vient à toi. Il est juste, lui, et protégé de Dieu, il est humble, monté sur un âne et sur un poulain, petit d’une ânesse. » (Za 9,9)

Et c’est peu dire qu’une telle entrée ne peut passer inaperçue des juifs. Ces derniers, lecteurs des prophètes, connaissent bien l’importance symbolique de cet animal comme en témoigne le midrash :

« L’âne qu’Abraham a sanglé [Gn 22,3] avec tant de dévouement, c’est ce même âne qui a transporté Moïse le libérateur en Égypte, et c’est lui encore qui apportera le rédempteur à ses descendants. » Pirqe de Rabbi Eliezer, ch. 31, VIIIᵉ-IXᵉ s. après Jésus-Christ.

Jésus âne Jérusalem foule rameaux Pietro Lorenzetti
Pietro Lorenzetti (1280-1348)

La foule acclame Jésus comme le Messie

« Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les hauteurs ! » (Mt 21,9)

En criant « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur », le peuple de Jérusalem reprend les paroles du psaume 118, ce qui nous indique deux choses :

  • Le peuple de Jérusalem connaît par cœur le livre des psaumes. Ce qui, pour un connaisseur de la liturgie juive n’est pas très surprenant : le psaume 118 est utilisé lors de plusieurs grandes fêtes (à la Pâque, à Pentecôte, et à la Fête des tentes). C’est donc avec une prière archi-connue que Jésus est accueilli.
  • L’autre info majeure, c’est qu’en reconnaissant Jésus comme le fils de David, venant au nom du Seigneur, le peuple de Jérusalem reconnaît sa messianité. Ce Jésus qui entre sur un âne accomplit la promesse divine, récompensant l’attente de ce peuple.
Entrée à Jérusalem âne Jésus rameaux foule auréoles Giotto di Bondone
Giotto di Bondone (1266-1337), L’entrée à Jérusalem (fresque), Église de l’Arena, Padoue, Italie.

Que signifie le mot « Hosanna » crié par la foule ?

L’évangéliste Matthieu, comme tous les auteurs du Nouveau Testament, écrit son Évangile en grec. Pourtant, il ne prend pas la peine de traduire le terme Hosanna et se contente de transcrire ce terme hébreu.

Et que ce soit le latin, ou toutes les langues postérieures, toutes préserveront ce terme sans lui trouver d’équivalent. Il n’est donc pas inutile de se pencher sur sa signification. Deux possibilités s’offrent à nous :

  • L’étymologie d’abord. Hosanna signifie littéralement « sauve ! ». L’appel à un salut de la part du Fils de David est d’une grande portée dans le cadre d’une entrée messianique à Jérusalem.
  • Déjà à l’époque, ce chant est une acclamation liturgique, un chant de gloire et de joie. Dans notre texte le fait que l’on colle « au fils de David » au datif (on passe sur ce mode de déclinaison grec…) nous incite à voir le terme « Hosanna » comme une acclamation faite à Jésus et à Dieu.

En conclusion

Jésus arrive à Jérusalem monté sur un animal royal et messianique (l’âne), acclamé par une foule qui, en proclamant un psaume, l’identifie au fils de David venu au nom du Seigneur.

Déjà reconnu par certains comme le Messie, Jésus finira cette semaine conspué et cloué sur une croix…

La messe Chrismale dans notre diocèse

La messe chrismale sera célébrée,  lundi 11 avril à 18h, à la cathédrale St Pierre de Saintes.

Chaque année, dans tous les diocèses du monde, les prêtres, les diacres et les fidèles se réunissent autour de leur évêque pour célébrer la messe chrismale (du grec « khrisma » qui veut dire « huile » ou « onction »).

Au cours de celle-ci, l’évêque consacre le Saint Chrême. Cette huile mélangée avec du baume, est utilisée pour les sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Ordre (diacre, prêtre et évêque), mais aussi pour la consécration des églises, des autels et des cloches. Signe de bénédiction de Dieu, elle est une marque indélébile. Son parfum signifie la plénitude des dons que l’Esprit Saint procure.

En plus du Saint Chrême, l’évêque bénit l’huile des catéchumènes – les futurs baptisés – et l’huile pour le sacrement des malades, symbole de vie.

La messe chrismale doit son nom au ” Saint Chrême “. Il s’agit d’une huile parfumée. On voit bien, dans cet extrait, ci-dessus, Mgr Aubertin en train de la préparer. Cette huile est utilisée lors des Baptêmes, Confirmations et Ordinations des prêtres.

Des nouvelles du Liban

Comme vous le savez, nous envisageons de créer un jumelage avec une paroisse du Liban.

Une première rencontre a eu lieu le 30 mars en visioconférence  entre le père Gabriel Tabet curé de la paroisse saint Jean Baptiste à Beyrouth et le père Mickaël Le Nezet curé de la paroisse de Rochefort. Un bel échange qui traduit déjà les liens fraternels à construire entre les deux paroisses.

Dans un contexte économique catastrophique, la paroisse vient en aide aux familles, leur apportant un soutien matériel et alimentaire, mais aussi un soutien spirituel grâce aux nombreux groupes de prière qui se relaient tous les soirs  sur la paroisse.

Elle est un paroisse pilote désireuse d’encourager les paroissiens à s’investir dans une pastorale plus missionnaire.

Je vous invite déjà à prier pour cette paroisse et leurs pasteurs, le père Gabriel, le curé et le père Elias Daou son vicaire.