Fête de sainte Jeanne d’Arc : 12 mai

Fille d’humbles paysans de Lorraine Jeanne d’Arc entendit des voix mystérieuses alors qu’elle n’avait que 13 ans.

Saint Michel, sainte Catherine et sainte Marguerite pendant trois ans lui demandèrent de libérer la France des Anglais et de faire sacrer le roi Charles VII à Reims.

A Chinon, premier prodige, le roi confie une armée à cette bergère de 16 ans, ignorante des lois de la guerre. De rudes hommes de guerre, dont Jean comte de Dunois, sont séduits par la Pucelle et se mettent à son service. En huit jours, au début du mois de mai, elle délivre Orléans assiégée depuis sept mois.

En juillet 1429 , Charles VII est sacré roi à Reims.
Après les réussites faciles, vint le temps des épreuves. Le roi abandonne Jeanne ; un an après la victoire d’Orléans en mai 1429. Faite prisonnière le 23 mai 1430 à Compiègne, elle est livrée, par les Bourguignons, aux Anglais.

Elle passe un an en prison, dans le donjon de Rouen. Courageuse, elle défend, d’une part,  sa pureté devant les tentatives des soldats, d’autre part, elle argumente avec succès lors de son procès ( dont les actes ont été conservés). Elle ridiculise ses accusateurs désignés par l’évêque Cauchon par la clarté et la simplicité de ses réponses alors qu’elle n’a que 19 ans et qu’elle n’a pas d’avocat. Accusée d’avoir entendu des voix diaboliques, sa réplique à la question : ” Savez-vous être en la grâce de Dieu ?” : “Si je n’y suis, Dieu m’y mette et si j’y suis Dieu m’y tienne !” est passé à l’histoire.

De même lorsque l’évêque demande à Jeanne de réciter le Pater Noster en latin, elle répond : ” Entendez – moi en confession et je vous le dirai volontiers.” Cette réponse extraordinaire désigne l’évêque comme un accusateur, alors qu’il devrait se comporter en prêtre miséricordieux

En désespoir de cause, on lui tendit un piège : on lui demanda de quitter ses habits de soldat, habits d’homme, pour revêtir un habit de femme, ce qu’elle fit. Contrainte de reprendre ses habits d’homme en raison de la promiscuité avec les soldats, elle fut accusée d’avoir renié l’engagement de s’habiller en femme. Ce reniement en faisait une ” relapse”, c’est à dire une hérétique passible du bûcher. Par cruauté on lui refusa la Communion, il ne lui resta que la foi pour affronter la mort.

Condamnée à être brûlée vive à Rouen le 30 mai 1431.

Elle dira alors : “Mes voix me disent”, “Prends tout en gré, ne te chaille de ton martyre, tu t’en viendras enfin au Royaume de Paradis.”   Cela, mes voix me le disent simplement et absolument. C’est à savoir sans faillir. J’appelle cela martyre pour la peine et adversité que je souffre en prison et ne sais si j’en souffrirai de plus grande. Mais je m’en rapporte du tout à Notre Seigneur.Actes du procès de Jeanne d’Arc