Tous les mercredis de l’Avent : messe de la Rorate à 7h00

Durant l’Avent il est possible de vivre les messes dites « Rorate ».  Ce terme latin, qui veut dire “répandez,” vient du début d’un chant grégorien traditionnel : “ Rorate coeli desuper – Cieux répandez la rosée...” Selon l’usage, ces messes sont célébrées tôt le matin à la seule lueur des bougies afin de mieux se préparer à la naissance de Jésus.

A Rochefort,  cette célébration se tiendra chaque mercredi à 7h00 et sera suivie d’un petit déjeuner au Catholic’s Pub.

Nous venons, en effet,  d’entrer dans le temps de l’Avent. Dans l’ évangile du premier dimanche, Matthieu place dans la bouche de Jésus cette exhortation : « Veillez ! Car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient ». En fait, quelle que soit l’année liturgique qu’il inaugure, le premier dimanche de l’Avent appelle les croyants à ne pas baisser la garde,  à rester vigilants, éveillés, prêts !

MOYEN-ÂGE GERMANIQUE

Le décor est planté;  nous devons « tenir notre lampe allumée », c’est à dire quitter les ténèbres où nous évoluons, pour trouver, en Eglise, la lumière. Cette tradition  remonte au Moyen-Âge germanique.

LA SEULE LUMIÈRE DES BOUGIEs

Les messes Rorate, associées aux Laudes, la prière du matin, sont des liturgies célébrées avant la fin de la nuit, éclairées à la seule lumière des bougies. Le terme Rorate est emprunté à l’introït- ou début – du chant grégorien du 4e dimanche de l’Avent : « Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum. » Cieux, répandez votre rosée, et que des nuages pleuve la justice (Is 45, 8)

UN PEUPLE DE VEILLEURS

Dans les messes Rorate les fidèles prennent au mot saint Paul qui leur propose dans la  2e lecture du 1er dimanche de l’Avent : « Frères, c’est le moment, l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil […] La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. »  (Rm 13,11a.12a)

Nous sommes ce peuple dont Isaïe raconte ainsi la venue au jour dans la nuit de Noël : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. » (Is 9,1)

Nous sommes ce peuple qui reprendra, la célèbre interpellation du  vieillard Syméon, dite “Nunc dimittis – laisse moi aller “ :  « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta Parole car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » (Lc 2,29-32)

AUBE NOUVELLE

Participer à une messe ou à des Laudes Rorate, c’est se reconnaître en déficit de lumière. C’est se faire veilleur, guetteur d’une aube nouvelle pour l’humanité. C’est tout simplement la merveilleuse nuit de Bethléem.

Soyons assez fous pour croire que cette Lumière que nous attendons renaîtra, en nous, à Noël, et chaque fois que nous nous tournons vers la petite flamme qui luit en nous depuis notre baptême ! Viens, Seigneur, éclairer mes chemins !»

Il y eut un soir, il y eut un matin… Il y eut un Avent…Alléluia !

 

Son  nom vient du premier mot de l’hymne grégorienne Rorate caeli desuper chantée au tout début de la messe et qui signifie « Cieux, distillez d’en haut votre rosée » (Es 45, 8).