L’Assomption de la très sainte Vierge Marie; qu’apporte-t-elle à notre vie ?

L’ ASSOMPTION 

Cette fête chrétienne, commune aux catholiques et orthodoxes, ayant lieu chaque 15 août, a suscité ce cri émerveillé de Benoît XV I: ” dans l’Assomption nous voyons qu’en Dieu, il y a de la place pour l’homme !

Deux choses sont sûres, d’une part, l’Evangile ne dit mot sur la fin de la vie terrestre de Marie, d’autre part, pour le peuple chrétien il est apparu impossible qu’en ce moment ultime la mère de Dieu, sans tache, ne rejoigne pas son fils, alors que le brigand repenti, crucifié, agonisant aux côtés de Jésus, s’est entendu dire: “aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis” Luc 23, 43.

L’Assomption n’est pas à confondre avec l’Ascension de Jésus; en effet, le Christ ressuscité, vrai homme et vrai Dieu, monte de lui-même au ciel, alors que Marie,  est une femme immaculée, aspirée en quelque sorte par Dieu.  C’est la fête de la montée et du couronnement dans le Ciel de Marie, mère du Christ, épouse de l’Esprit, reine du Ciel et de la terre, reine des hommes et des anges.

On a célébré cette fête dès le IV ème siècle, à Antioche, puis au V ème siècle en Palestine. Il semble que la date du 15 août ait été choisie en Orient par l’empereur Maurice (582 – 603) pour commémorer l’inauguration d’une église dédiée à la Vierge montée au ciel.
De nombreux textes apocryphes ( c’est à dire non intégrés au canon des textes bibliques) remontant au V ème siècle, évoquent la mort de Marie.  Mais ils utilisent le mot de  “Dormition”, car, pour l’Orient chrétien, Marie n’a pas pu mourir comme meurent les femmes et les hommes pécheurs.  Elle y est décrite sombrant dans le sommeil, entourée par les Apôtres en prière, puis immédiatement emmenée au paradis par le Christ.

A partir du « Vœu de Louis XIII » (1638) et jusqu’à la Révolution française, le 15 août fut considéré comme la fête « nationale » de la France ; en effet, le 10 février 1638, le roi,  consacrait solennellement son royaume à « Notre-Dame la Vierge » et demandait à tous les évêques d’organiser des processions le 15 août en l’honneur de la « Très glorieuse Vierge », « pour la défense de ce royaume contre tous ses ennemis […] et pour que, soit qu’il souffre du fléau de la guerre, soit qu’il jouisse de la douceur de la paix, il ne sorte point des voies de la grâce ».

Le 1 er novembre 1950 le pape Pie XII  proclamait que l’Assomption de la Vierge Marie était un dogme, une vérité de foi  de l’Eglise catholique : « … Nous affirmons, nous déclarons et nous définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et âme à la gloire céleste. »    Pour célébrer cette fête, en plus des messes, des processions sont organisées dans de nombreuses villes et lieux de cultes  en France.

> A lire l’Homélie de St Jean Paul II le 15 août 2001

>> A lire l’Homélie du pape Benoît XVI le 15 août 2012