La rénovation du grand orgue entame sa première étape

Pour l’heure, les oiseaux ne gazouilleront pas en même temps que le grand orgue de la cathédrale de Paris.

La restauration de ses 19 sommiers et 8 000 tuyaux a débuté en mars dernier.

À savoir que durant l’incendie, le grand orgue « n’a pas été inquiété par les flammes et a reçu très peu d’eau au cours de l’intervention des pompiers. Néanmoins, il a été recouvert de poussières de plomb qui se sont répandues sur l’ensemble de l’instrument et certaines parties ont souffert des variations thermiques subies par la cathédrale depuis l’incendie, notamment lors de la canicule de juillet 2019.

Il nécessite donc un nettoyage approfondi et une restauration, qui ne peuvent être effectués sur place », précise l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Suite à leur dépose progressive entre le 3 août au 9 décembre 2020, les différents éléments de l’instrument ont été répartis à différents endroits en France.

Ainsi les 19 sommiers – un assemblage de pièces de bois où sont posés les tuyaux –, ont été envoyés cet hiver à l’atelier Quoirin, dans le Vaucluse, pour qu’ils soient un à un décontaminés, avant le début de leur restauration.

Une étape qui se poursuivra jusqu’en août, au sein de la Manufacture languedocienne de Grandes Orgues, dans l’Hérault.

Les sommiers seront de nouveau confiés cet été à l’atelier Quoirin, qui se chargera de le pose 850 électro-aimants et de 180 vérins pneumatiques, nécessaires à la résonance de l’instrument.

Manufacture Languedocienne de Grandes Orgues, préalablement décontaminé par l’atelier Quoirin Crédit photo : Charles Sarélot / Manufacture Languedocienne de Grandes Orgues
Manufacture Languedocienne de Grandes Orgues, préalablement décontaminé par l’atelier Quoirin – Crédit photo : Charles Sarélot / Manufacture Languedocienne de Grandes Orgues

 

Même refrain pour les 8 000 tuyaux du grand orgue, qui ont rejoint en mars l’atelier Cattiaux-Chevron en Corrèze pour leur décontamination et révision. Dès octobre prochain, ces éléments entameront leur restauration.

Avant cette échéance, le buffet devrait être parallèlement restauré.

Pareil pour les quatre grands soufflets, dont les travaux consistent à renouveler tous les joints d’étanchéité, confectionnés en peau de mouton et difficiles à décontaminer. Ils devront s’effectuer en été, période de forte chaleur, idéale pour l’adhésion de la colle au bois, possible à une température de plus de 20°C.

Point d'étapes de la restauration du grand orgue de Notre Dame de Paris

Une fois tous ces éléments prêts, ils seront assemblés courant 2023 au sein de Notre-Dame de Paris. Le nouvel orgue installé sera accordé et harmonisé avant son ouverture au culte et à la visite en 2024.

(tiré d’un article du site Bati Web)

 

Les matériaux livrent leur secret