Témoignage du père Eric Ndikubwayo, vicaire.

La fête de Pâques célèbre le mystère de l’amour de Dieu pour l’humanité : Dieu se donne à l’homme et  lui offre une possibilité de vie nouvelle par sa souffrance, sa mort et sa résurrection.

Conversation avec le Père Eric Ndikubwayo, vicaire à la paroisse de Rochefort :

>  Originaire du Rwanda, la souffrance du Christ en croix résonne sans doute de façon particulière pour vous ?

La souffrance, la passion du Christ m’a beaucoup inspiré. J’ai connu, enfant, le génocide rwandais et j’ai compris que, de cette souffrance, est née à présent une vie chargée d’histoire particulière pour la nouvelle génération.

Lorsque l’on expérimente soi-même la souffrance, cela nous invite à poser un autre regard sur celle du Christ. En 2008, au petit séminaire Saint  Aloys (au Rwanda), la contemplation de la croix m’a énormément interrogé.  Pourquoi le Christ a-t-il accepté une telle souffrance ?  J’ai fini par comprendre que c’était là un acte d’amour infini : Il aime chacun d’entre nous, et je me suis senti aimé ! Je peux dire que, de la souffrance de Jésus, est née ma vocation : j’ai été saisi,

 

>  Comment cette souffrance peut-elle nous ouvrir à quelque chose de plus grand ?

J’aime évoquer le personnage de Simon-Pierre : engagé à la suite du Christ, il renie son propre maître, au cœur de la peur et de la souffrance… Mais il sait « rebondir », par la suite, en lui demandant pardon. Il y a dans cet homme une forme de résilience qui nous invite à l’espérance.

Nous connaissons tous des hauts et des bas dans nos vies, il faut apprendre à accepter la souffrance et la joie d’une vie nouvelle, c’est cette perspective qui peut nous aider à tenir.

Au pied de la croix, des femmes dont Marie, mère de Jésus, et Jean étaient présents. Même au plus fort de cette souffrance, le Christ confie sa mère à son disciple, comme s’il s’agissait d’une forme de consolation : « Jésus voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : “Femme, voici ton Fils.” Puis il dit au disciple : “Voici ta mère.” Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui. »  (Jn 19, 26-27)

Le matin de Pâques, nous fêtons la victoire de Jésus sur la mort : de la souffrance surgit la vie !

>  La résurrection du Christ est l’événement central de la foi des chrétiens ; comment dynamiser notre vie de foi à la lumière de cette renaissance ?

La résurrection de Jésus est un socle, et elle devient notre boussole qui doit guider nos vies.

Quand on fait le choix d’orienter sa vie vers la résurrection, cela nous amène à la lumière : le Christ, lumière du monde. Nous retrouvons cette symbolique de la lumière pendant la veillée pascale, lorsque chacun allume son cierge pendant le chant de l’Exultet. Le Christ éclaire le chemin sur lequel j’avance et sur lequel tant d’autres cheminent : je ne suis pas seul ! Après sa résurrection, le Christ s’est montré à beaucoup d’autres, et il continue d’être avec nous. La résurrection est pour moi une boussole, une lumière qui éclaire mon chemin ; l’Esprit Saint est avec moi sur ce chemin de Foi.

> Vous êtes co-responsable d’équipe au Secours Catholique de Rochefort. Pourquoi cet engagement ?

Pendant le génocide, j’ai vécu dans une grande pauvreté, c’est une expérience profondément ancrée en moi qui m’invite à rester attentif à la vie des personnes qui côtoient la souffrance ou qui vivent dans la précarité sous toutes ses formes : matérielle, morale… Pendant mes années de formation au séminaire, je me suis retrouvé un jour sur une route où un très grave accident venait de se produire. L’une des victimes était déjà décédée à mon arrivée, la seconde se trouvait dans un état très grave. J’ai pris en charge son évacuation vers l’hôpital le plus proche, en arrêtant un taxi et faisant descendre les passagers pour y installer Robert. Je n’avais que peu d’argent pour payer le conducteur du taxi mais il a accepté ce service que je lui demandais. Le lendemain, je suis allé rendre visite à Robert, lui apportant quelques victuailles ; le personnel de l’hôpital était particulièrement interloqué que je puisse m’occuper d’une personne qui n’était pas de ma famille, ni du même pays (je me trouvais alors au Cameroun).

Je suis intervenu, par ce qu’il y a en moi, en Robert, et en chacun d’entre nous, une partie de l’identité de Dieu ; ces identités, ces images s’attirent, et je ne peux pas les arrêter. (Gn 1, 26)

Apporter un soulagement à quelqu’un qui souffre, c’est l’aurore de la vie pascale. C’est être comme Jésus,  sur la haute montagne, lorsqu’il permet  à ses apôtres de voir sa nature divine.(Mc 9, 2-4)

Au cœur de l’humanité, la divinité apparaît : c’est la joie pascale expérimentée !

>  En paroisse, quelles expériences vous ont montré des signes effectifs de cette vie nouvelle ?

J’ai été particulièrement touché, et même bouleversé, par le chemin des jeunes catéchumènes que j’accompagne depuis plusieurs mois. Ce n’est pas rien que d’entendre un adolescent me dire : « Je voudrais approfondir ma foi, j’ai été touché par le personnage de Jésus », alors que ce même jeune avait grandi dans une famille non croyante !

J’ai la certitude que l’Esprit Saint nous précède, et touche les cœurs. Ce n’est pas le prêtre que je suis qui déclenche ce mouvement intérieur, mais c’est l’Esprit Saint qui est à l’œuvre, qui prépare le terrain.

« Je vous ai dit cela pendant que je suis encore avec vous, mais le défenseur, l’Esprit saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (Jn 14, 25-26)

Le jour où j’ai rencontré le Christ, ma vie a changé. De la même façon, par le baptême, une nouvelle vie commence pour le catéchumène !

Des eaux baptismales jaillit la vie nouvelle : en plongeant dans l’eau, on accepte de couper sa respiration, on accepte la mort, pour ressurgir ensuite à une nouvelle vie. C’est comme mourir avec le Christ pour ressusciter avec Lui et donc vivre pleinement dans la joie pascale !

>  Quel message d’espérance aimeriez-vous nous donner ?

A toute personne qui lit cet article, je suis ravi de dire que Jésus a connu la joie et la souffrance humaine, n’hésitez pas à lui confier votre vie, Il vous connaît, il vous comprend et il veut être votre compagnon de route vers la vie nouvelle !

Joyeuse Pâques !

 

Qu’est-ce que le Triduum Pascal ?

Mot latin signifiant « un espace de trois jours », le Triduum pascal, qui va de la messe du soir le Jeudi Saint au dimanche de Pâques inclus, est le centre de gravité de l’année liturgique.

De la Cène à la Résurrection s’écoulent ces trois jours auxquels le Seigneur a souvent fait allusion dans l’Évangile et qui, ensemble, constituent le Mystère pascal.

Lors de la dernière Cène, Jésus a offert son Corps et son Sang en nourriture à ses Apôtres. La célébration du Jeudi Saint fait mémoire du Lavement des pieds, qui a la même signification que l’Eucharistie : Jésus est venu pour se faire serviteur et offrir sa vie.

Dans la liturgie du Vendredi Saint, nous méditons le mystère de la mort du Christ et nous adorons la Croix, sur laquelle l’œuvre du salut est accomplie.

Suite à ce combat victorieux, l’Église contemple le Christ au tombeau, dans le « repos » du Samedi Saint. Elle est comme Marie, parfaite croyante qui conserva la foi et qui espéra contre toute espérance en la résurrection de Jésus.

Après la longue veille dans l’obscurité de la Vigile pascale, l’Alléluia de la résurrection retentit de nouveau. Le feu de l’amour de Dieu illumine la nuit : le Christ a vaincu la mort, et nous avec lui.

L’abbé Robert Gendreau de Montréal nous explique le Triduum pascal par cette vidéo ci-dessous.

 

 

Retransmission de l’homélie pendant la messe chrismale à Saintes

Homélie de Mgr Georges Colomb lors de la messe chrismale en la cathédrale de Saintes Lundi 29 mars. 

Au-delà de la consécration et de la bénédiction des huiles, au-delà du renouvellement des engagements des prêtres, la messe chrismale est le signe donné aux hommes de l’unité de l’Eglise et de l’action permanente et décisive de l’Esprit Saint. Tous, nous avons été marqués par l’huile sainte, l’huile de la joie qui nous a constitués en un peuple saint et c’est ce peuple rassemblé qui reçoit l’annonce de son salut, de sa délivrance du péché et de la mort. Consacrés par l’onction.

A celui qui a été consacré par l’onction revient la mission “d’annoncer la bonne nouvelle aux humbles, de guérir le cœur brisé, de proclamer aux captifs la délivrance, aux prisonniers leur libération”, à l’imitation de ce que fit le Seigneur lui-même, envoyé sur cette terre pour porter la Bonne nouvelle aux hommes, en commençant par les plus pauvres, les plus humbles, les plus meurtris. Comment, en ce jour, ne pas tourner notre regard vers ceux qui aspirent à recevoir cette onction, les malades, les soignants, leurs familles, les catéchumènes qui demandent à l’Eglise, avec la grâce du baptême, l’espérance de la vie éternelle et la joie du salut, la foule des pécheurs que nous sommes, appelés au pardon ?

Ces huiles sont pour eux. Elles viendront leur offrir dans la foi et l’espérance toute la force que Dieu veut répandre sur son peuple pour le conduire jusqu’à l’accomplissement définitif des promesses. Oui, Dieu se donne aujourd’hui comme il s’est donné jadis par les prophètes, comme il s’est livré dans le Christ, comme il se donne pleinement dans les sacrements. Il se donne en vérité, en plénitude et parfaitement pour ceux qui se préparent à le recevoir et qui déjà se remettent en route, tournés vers leurs frères.

Annoncer le Royaume

Recevoir le don de Dieu, c’est recevoir avec la vie éternelle, le souci et l’amour du frère. Chers frères dans le sacerdoce, Dieu vous a choisis pour être “servants de Dieu”, comme le rappelle le prophète Isaïe. Votre mission, malgré les difficultés et parfois les souffrances, donne à votre vie de chaque jour la saveur de l’Evangile, la saveur de cette bonne nouvelle que vous êtes chargés de porter au monde, de partager aux hommes avec le Pain et le vin de la joie. Pour ceux qui sont les agents de la culture de la mort dans notre pays, la culture du déchet, comme le dit le pape François ; pour tous les tyrans de Birmanie et d’ailleurs, cette bonne nouvelle est signe de contradiction.

Les hommes et les femmes de ce temps ne se tromperont pas. Ils sauront détecter en vous l’authenticité de la foi qui vous fait vivre. A vous, les diacres, que l’Esprit Saint vous guide pour trouver des voies nouvelles pour le service des hommes. Ce monde a faim et soif de Dieu, il a faim et soif de justice, de partage et de fraternité, mais en cherchant tout cela, il peut s’égarer dans des chemins sans issues.

A vous, il appartient d’accompagner vos frères et sœurs et de les servir. A vous, religieux et religieuses, de témoigner de la beauté de la chasteté, de la pauvreté voulue dans la vie matérielle, de la fraternité, de l’ouverture à l’international ; à vous, laïcs en mission, et vous peuple des baptisés, sachez que Dieu compte sur vous pour que rayonnent son amour et la gratuité de ses dons. Pour cela il vous donne sans compter sa joie, son amour, son pardon et surtout il se donne lui-même afin que nous grandissions tous unis en humanité et en sainteté.

En étant à l’écoute de la terre et des pauvresLe saint Père, dans l’encyclique Laudato Si (Loué sois-tu, Seigneur), nous invite à louer le Seigneur pour la nature qui est un don et qu’il ne s’agit pas de sauvegarder pour la transformer en parc naturel avec des allées bien taillées, mais dont il faut prendre soin, ce qui est plus exigeant. Le Pape nous invite à écouter le cri de la terre et la clameur des pauvres !

Prendre soin de la nature et de nos frères et sœurs afin que chacun trouve sa place, afin que chacun soit sauvé et pour cela, chers amis consacrés, Dieu a besoin de vous, pour que vous indiquiez le chemin qu’il trace. L’histoire nous apprend que dans le champ de la création, l’être humain produit, agit, mais que ses initiatives sont aussi source de dégradation de la nature et d’humiliation des autres. Toute l’aventure humaine pose la question du salut de l’homme et du soin ou du manque de soin de la création qui lui est confiée, comme elle l’est à un serviteur.

La crise écologique, la pandémie que nous subissons rendent plus urgentes ces questions. Les échanges que nous avons dans la cité et entre chrétiens, y compris dans notre diocèse, et la semaine dernière, entre évêques, sur le sujet de la création et de la production, nous montrent que seule une abondance de vie spirituelle peut nous permettre de vivre une sobriété matérielle et en cela la vie fraternelle sous toutes ses formes, notamment la vie religieuse nous indique un chemin à suivre. Seigneur, avec le psalmiste, nous te disons : «Tu es notre Dieu, notre père, notre roc, notre salut », nous savons que tu nous gardes ton amour et que ton alliance est fidèle !

Pour télécharger ou imprimer l’homélie de Mgr G. Colomb cliquer ICI

 

Le Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ) revient à Rochefort

Une nouvelle proposition pour les enfants et jeunes de 6 à 18 ans va être lancée sur la paroisse de Rochefort à partir de Septembre 2021.

> Le MEJ, c’est quoi ?

Le Mouvement Eucharistique des Jeunes est un mouvement d’éducation humaine et spirituelle qui s’adresse aux enfants et aux jeunes de 7 à 18 ans qui désirent vivre à la manière de Jésus.

Le MEJ les aide à construire une relation d’amitié avec Jésus, en puisant ses fondements dans une spiritualité ignatienne.

Le MEJ aide chaque jeune à faire le lien entre sa vie et sa foi, à découvrir les trésors spirituels pour les faire fructifier et en témoigner.

A vocation apostolique, le mouvement ouvre les jeunes au monde afin d’être au service de leurs frères. Chaque enfant développe une sensibilité différente : protection de la planète, des plus pauvres et démunis, des plus fragiles… On s’engage seul ou en équipe pour faire l’expérience de la rencontre de l’autre, dans le Christ.

> Comment ça fonctionne ?

Le Mouvement Eucharistique des Jeunes se vit au sein de petites équipes de 6 à 10 jeunes.

Un thème d’année constitue le fil rouge de ces rencontres. Encadrés par des responsables d’équipe, les MEJistes peuvent s’exprimer en toute liberté sur les sujets qui leur tiennent à cœur ou tout simplement des sujets dans l’actualité du monde ou de l’Eglise.

Les réunions d’équipe auront lieu le samedi matin de 10h à 12h tous les 15 jours pour les plus jeunes. Pour les lycéens, possibilité d’adapter des réunions en fonction de l’agenda des jeunes.

Ils vont apprendre à mettre du sens dans tout ce qu’ils font : les jeux, la prière, les rencontres… La notion d’équipe est très importante : grâce à elle, les MEJistes apprennent à faire confiance et à s’ouvrir aux autres. Cela leur servira toute leur vie !

Qui dit MEJ dit créativité ! Sessions musique, mises en scènes déjantées, ateliers de peinture ou encore olympiades de sport… Le responsable d’équipe s’adapte aux talents (parfois cachés !) des jeunes de son équipe. Sans se prendre au sérieux, les jeunes découvrent leurs capacités au fur et à mesure de l’année et peuvent grandir à travers des activités variées.

Le MEJ  propose également des camps l’été qui permettent aux enfants de faire de belles rencontres, de créer, de partager…

> Vous voulez en savoir plus ?

Contacter Adélaïde OSTERMANN au 06.60.51.11.59 ou ao2ostermann@gmail.com

Le site du Mej : https://www.mej.fr/

A Pâques, la beauté des fleurs élève vers Dieu

La beauté :  Parole de Dieu,  créateur  du cosmos.
Que de merveilles sur notre terre ! La fleur est la beauté même,  fragile, elle est l’humble reflet d’un Dieu créateur,  délicat.
Qui ne s’est émerveillé devant la couleur et le velouté d’un pétale de fleur ?
Le plus grand peintre n’arrivera jamais à reproduire cela.
Aussi a-t-elle sa place dans la liturgie, dans l’espace sacré de l’église puisqu’elle est elle-même Parole.
La fleur nous dit la beauté de Dieu, sa bonté pour une humanité qu’il a  entourée de splendeur, et à laquelle il offrira bientôt son propre Fils, le Christ Jésus. Touché par la splendeur de la création,  chacun reconnaît spontanément la bonté du Seigneur  et ressent l’envie de le louer en retour, comme un enfant qui offre à sa maman  ce qu’il a de plus beau . C’est pourquoi  fleurir son temple, son église, lieu de rencontre et de communion, nous offre l’opportunité de lui rendre grâce  dans un langage que tout le monde aime et comprend. 

Ainsi , notre âme fleurie, émerveillée, engage avec Dieu un dialogue d’amour. même si elle ne s’en rend pas compte.

Fleurir en liturgie c’est transfigurer l’autel, l’église et nos âmes.

MERCI aux créateurs pour la présentation florale, dans  l’église Notre Dame de Rochefort 

Brasero au fond de l’église, pour la flambée lors de la Vigile Pascale
Tombeau à la résurrection
bassine avec l’eau du baptême
Jeudi Saint : La Cène
Dimanche des Rameaux
Aux Rameaux : l’ambon décoré
Au pied de l’autel jour des Rameaux

 

 

 

 

Dispositif de lutte contre la pédophilie.

« Seigneur, délivre-nous de la tentation de vouloir nous
sauver nous-mêmes et sauver notre réputation ; aide-nous à
porter solidairement la faute et à rechercher des réponses
humbles et concrètes en communion avec tout le Peuple de
Dieu »
Pape François, février 2019

Cliquer ICI pour télécharger ou imprimer les 12  pages de la  lettre des évêques de France aux catholiques sur la lutte contre la pédophilie (publiée le 25 mars 2021)

Le sacrement de réconciliation à l’approche de Pâques

A Rochefort les confessions sont Le samedi de 10h 45 à 11h 45 à l’église St Louis

Les chrétiens portent la vie nouvelle du Christ dans « des vases d’argile ». Soumise à la tentation, cette vie d’enfant de Dieu peut être affaiblie voire étouffée par le péché. C’est pourquoi le Christ, médecin des âmes confie à l’Église de perpétuer son œuvre de guérison et de salut auprès de ses membres. C’est le but du sacrement de pénitence qui est un sacrement de guérison.

Qu’est ce que le sacrement de réconciliation ou confession ?

Le sacrement de la pénitence ou de la réconciliation est par excellence le sacrement de l’amour et de la consolation de Dieu. En tout premier lieu, se confesser, c’est confesser l’amour de Dieu et sa miséricorde. Et se rappeler la grâce du baptême qui nous a arraché au pouvoir du mal. Dans la suite de notre existence, le sacrement de pénitence est un peu un nouveau baptême. Après « l’eau du baptême », « les larmes de la pénitence »…

Origine du sacrement de réconciliation

l’enfant prodigue

Le sacrement de la pénitence et de la réconciliation prend sa source dans le mystère pascal. En effet, le soir même de Pâques, l’évangile de Jean rapporte que le Seigneur apparaît aux disciples, enfermés au cénacle, et, après leur avoir adressé son salut « Paix à vous ! », souffle sur eux et dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis » (Jn 20, 21-23).

Jésus avait déjà averti qu’ « il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » Et toute sa vie, il n’a eu de cesse d’offrir son pardon se montrant accueillant envers les pécheurs. En parabole, il se présentait comme le bon berger sorti à la recherche de son unique brebis perdue. C’est pour continuer cette œuvre de miséricorde que le Christ confie aux apôtres le pouvoir de remettre les péchés dans un geste qui le rend présent et lui permet de relever les pécheurs.

Sens et signification

Pour la foi catholique, il existe un péché originel. Par son incarnation rédemptrice, (du latin redimere, « racheter c’est-à-dire payer la rançon d’un captif pour lui rendre la liberté »), le Christ en délivre l’humanité.

Mais un principe du mal reste à l’œuvre dans le monde. Le cœur de l’homme est parfois lourd et endurci, opaque à lui-même. La vie nouvelle reçue au baptême ne supprime pas la fragilité et la faiblesse de la nature humaine. L’inclination au péché demeure dans les baptisés. C’est l’occasion pour eux de faire leurs preuves dans le combat de la vie chrétienne avec le soutien de la grâce du Christ. En effet la confession régulière des péchés aide à former la conscience, à lutter contre les penchants mauvais, à se laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie avec l’Esprit-Saint. En recevant fréquemment, par ce sacrement, le don de la miséricorde du Père, nous sommes poussés à être miséricordieux comme lui.

Comment se confesser ?

On peut recevoir le sacrement de la réconciliation dans toutes les paroisses, dans les monastères et auprès de n’importe quel prêtre. Dans la plupart des églises, le sacrement de pénitence est administré dans des confessionnaux, ces guérites en bois qui jalonnent les bas-côtés ou ont été transformées en petites pièces confidentielles. On s’y présente après avoir préparé un examen de conscience à la lumière de la parole de Dieu. D’entrée de jeu, on peut demander au prêtre sa bénédiction. « Mon père, bénissez-moi car j’ai péché. » Dans les églises orientales, la coutume veut que le prêtre accueille le pénitent en lui posant l’étole sur la tête et un bras autour des épaules, par solidarité. Avant d’être pardonné de ses fautes, le pécheur fait acte de contrition, c’est-à-dire qu’il exprime son regret de les avoir commises. Il précise ensuite la nature de ses fautes en les confessant au prêtre qui lui donne l’absolution et une pénitence, c’est-à-dire une réparation ou satisfaction, le plus souvent quelques prières ou une parole de la Bible à méditer. Contrition, confession et réparation sont les actes nécessaires pour obtenir l’absolution. « Quand quelqu’un fait la queue pour se confesser, raconte le pape François, il ressent la honte, mais ensuite quand la confession se termine, il sort libre, grand, beau, pardonné, blanc, heureux. C’est ce qui est beau dans la confession ! » L’Église invite ses fidèles à recevoir ce sacrement une fois par an au moins. C’est l’origine de l’expression « faire ses Pâques » qui consiste à se confesser et à communier à la faveur de la fête de Pâque. Dans la vie spirituelle comme dans la vie quotidienne, on mange, on boit et on se lave. La communion eucharistique alimente l’âme, la confession la nettoie. L’une et l’autre doivent être fréquentes.

Pourquoi demander le sacrement de réconciliation ?

Parce que c’est une rencontre vivante avec la miséricorde, même si l’aveu est une démarche exigeante. « On peut ressentir de la honte. C’est une bonne chose, assure encore le pape François. Il est bon d’avoir un peu honte, car avoir honte est salutaire. La honte rend plus humbles, et le prêtre reçoit avec amour et avec tendresse cette confession et, au nom de Dieu, il pardonne. » Alors on peut être résolu à reconstruire avec Dieu ce qu’on détruisait par le péché. C’est la pénitence envers soi-même, les personnes que l’on lésait, l’Église ou le monde. Dieu lui même prend alors en charge ce qui parait humainement irréparable. Le pardon est un cadeau.

Bonus

« Chers amis, célébrer le sacrement de la réconciliation signifie être enveloppés par une étreinte chaleureuse : c’est l’étreinte de la miséricorde infinie du Père. Rappelons cette belle parabole du fils qui est parti de chez lui avec l’argent de son héritage ; il a gaspillé tout son argent et ensuite, quand il n’avait plus rien, il a décidé de revenir chez lui, non comme un fils, mais comme un serviteur. Il ressentait profondément sa faute dans son cœur et tant de honte. La surprise a été que quand il commença à parler, à demander pardon, son père ne le laissa pas parler, il l’embrassa et fit la fête. Quant à moi je vous dis: chaque fois que nous nous confessons, Dieu nous embrasse, Dieu fait la fête ! Allons de l’avant sur cette route. »

Pape François, audience générale, mercredi 19 février 2014

Magali Michel

Bientôt les Rameaux

Horaires des messes sur la paroisse de Rochefort

  • Samedi 27 mars : – à 17h 30 messe anticipée à l’église St Paul
  • Dimanche 28 mars : – à 9h30 à l’église du Breuil Magné – à 10h00 à l’église St Paul – à 11h00 à l’église Notre Dame

 18h00 Exceptionnellement pas de messe

Six jours avant la fête de la Pâque juive, Jésus vient à Jérusalem.

La foule l’acclame lors de son entrée dans la ville. Elle a tapissé le sol de manteaux et de rameaux verts, formant comme un chemin royal en son honneur.

C’est en mémoire de ce jour que les catholiques portent des rameaux (de buis, d’olivier, de laurier ou de palmier), selon les régions. Ces rameaux, une fois bénis, sont tenus en main par les fidèles qui se mettent en marche, en procession : marche vers Pâques du peuple de Dieu à la suite du Christ.

La foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

Ces paroles sont chantées comme antienne d’ouverture au lieu où les fidèles se sont réunis : après une brève allocution, le célébrant bénit les rameaux et on lit le récit évangélique de l’entrée messianique de Jésus avant de se rendre en procession jusqu’à l’église.

La tradition chrétienne veut que l’on emporte, après la messe, les rameaux bénits, pour en orner les croix dans les maisons : geste de vénération et de confiance envers le Crucifié.

 

Nouvelles mesures gouvernementales concernant le Coronavirus

Depuis vendredi 19 mars 2021 à minuit, ces 16 départements sont soumis à des mesures renforcées pour quatre semaines :  Aisne, Alpes-Maritimes, Essonne, Eure, Hauts-de-Seine, Nord, Oise, Paris, Pas-de-Calais, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Seine-Maritime, Somme, Val-de-Marne, Val-d’Oise et Yvelines.

Les commerces

Dans les 16 départements soumis à des mesures renforcées, les commerces autorisés sont ceux qui étaient ouverts lors des deux premiers confinements (commerces de première nécessité), auxquels s’ajoutent notamment les librairies, les disquaires, les salons de coiffure, les magasins de bricolage, les magasins de plantes et de fleurs, les chocolatiers, les cordonniers, les concessions automobiles (sur prise de rendez-vous) et les visites de biens immobiliers. Voir la liste complète des commerces autorisés à ouvrir dans les départements soumis au confinement

Les déplacements et sorties  

Les règles relatives aux déplacements et sorties sont, à compter de ce samedi 20 mars 2021 :

  • une attestation applicable le soir et la nuit (entre 19h le soir et 6h du matin) sur tout le territoire national, au titre du couvre-feu ;
  • une attestation applicable en journée (entre 6h du matin et 19h le soir) dans les seuls départements soumis à des mesures renforcées.

Dans les 16 départements soumis à des mesures renforcées :

  • pour tout déplacement dans un rayon  de 10 km autour de son domicile entre 9h et 19h, il n’est pas obligatoire de produire une attestation, ni de justifier du motif de son déplacement. En cas de contrôle, il faut produire un simple justificatif de domicile (comme une pièce d’identité) ;
  • pour tout déplacement de plus de 10 km, soit au sein du département, soit pour des déplacements inter-régionaux, une attestation et la justification du motif du déplacement sont obligatoires.

Les deux modèles d’attestation seront mis en ligne prochainement sur le site du ministère de l’Intérieur.

Pour rappel, les déplacement inter-régionaux sont interdits, hors motifs impérieux ou professionnels.

Par ailleurs, les préfets ont la possibilité d’interdire certains rassemblements dans l’espace public.

Le couvre-feu

Le couvre-feu est maintenu selon les mêmes règles, mais repoussé à 19h pour l’ensemble du territoire à partir de samedi 20 mars 2021.

Les écoles et les universités

  • les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges continuent de respecter les modalités déjà en place ;
  • passage en demies-jauges pour l’ensemble des lycées ;
  • les universités continuent de fonctionner selon le rythme en vigueur ;
  • activité sportive : reprise normale sur le temps scolaire, maintien des activités en plein-air sur les temps extra-scolaires.

Les lieux de culte

Les lieux de culte restent ouverts selon les protocoles actuellement en vigueur.

Le travail

  • le télétravail doit être la norme pour l’ensemble des entreprises et administrations qui peuvent l’appliquer, en appliquant la règle des 4 jours sur 5 en télétravail ;
  • un protocole renforcé est envisagé dans la restauration collective en entreprises.

Quelques éléments de méditation sur la personne de St Joseph

à partir de “Patris Corde” du pape François

1. Un homme qui assume la réalité.
Le moins que l’on puisse dire, en effet, c’est que Joseph a dû assumer une réalité qu’il n’avait jamais imaginée. Il avait sans doute commencé à penser bien des choses auprès de celle qu’il chérissait déjà. Il avait sans doute formé dans sa tête et dans son cœur bien des projets, bien des rêves avec celle qui deviendrait son épouse et la mère de ses enfants. Et les choses, dès le
début, avant même qu’ils ne vivent ensemble, ne se sont pas passées ainsi.

La réalité, tout autre, a rattrapé Joseph.
Dès la naissance, Joseph est confronté à l’hostilité de ceux qui ne voulaient pas accueillir Marie prête à mettre au monde son enfant. Plus tard, face à la menace qui pèse sur l’enfant, Joseph doit fuir en Egypte sans trop savoir ce qui va se passer par la suite. Lorsque Jésus aura douze ans, ses parents connaîtront aussi l’angoisse de la disparition de l’enfant qu’ils ne retrouveront que trois jours plus tard, assis dans le Temple.

L’histoire de Joseph qui est aussi celle de Marie n’a rien d’un conte de fée. La réalité est marquée par des peurs, des incompréhensions, des doutes, des souffrances, des angoisses, des tempêtes.

Le Pape François écrit que Joseph est un père qui accueille. Il accueille cette réalité. Il se soumet aux imprévus. « Il laisse de côté ses raisonnements pour faire place à ce qui arrive et, aussi mystérieusement que cela puisse paraître à ses yeux, il l’accueille, en assume la responsabilité et se réconcilie avec sa propre histoire.»  Joseph n’est pas un homme passivement résigné. Il est fortement et courageusement engagé. » Joseph adhère au réel et à l’aujourd’hui ! Cela nous rejoint sans doute dans ce que nous vivons. La maladie ou le décès brutal d’un être aimé ; le projet professionnel que nous avions travaillé, désiré et qui ne se réalise pas ; le divorce qui arrive après des années de mariage ; les contrariétés diverses qui nous arrivent…Bien des choses qui pourraient nous faire baisser les bras et nous faire renoncer à poursuivre le chemin.

Le pape François écrit : « Il faut laisser de côté la colère et la déception, et faire place, sans aucune résignation mondaine mais avec une force pleine d’espérance, à ce que nous n’avons pas choisis et qui pourtant existe […} Dieu fait germer des fleurs dans les rochers. » C’est le réalisme chrétien écrit encore le pape.

2. Un homme qui s’ouvre à la volonté de Dieu dans l’obéissance
Joseph accueille cette réalité, non pas en la subissant mais en s’en remettant à la volonté du Seigneur. Le pape écrit : « Joseph nous enseigne ainsi qu’avoir foi en Dieu comprend également le fait de croire qu’il peut agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse. » Celles-là ne sont pas un obstacle au projet de Dieu pourvu que nous sachions les remettre au Seigneur.

Saint Joseph nous enseigne que, « dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau. Parfois nous voudrions tout contrôler, mais lui regarde toujours plus loin. »
Toujours dans son texte le pape François repart des 4 songes par lesquels Dieu parle à Joseph.

  • Le premier songe l’invite à accueillir Marie chez lui alors qu’elle est déjà enceinte et qu’il avait décidé de la répudier en secret. « Grâce à l’obéissance, il surmonte son drame et il sauve Marie. »
  • Le deuxième songe l’invite à fuir en Egypte avec Marie et l’enfant. Et Joseph
    n’hésite pas un instant. Sans trop savoir ce qui adviendra, il se lève et fait ce que l’ange lui dit. Et c’est ainsi qu’il sauvera l’enfant
  • Dans le troisième songe il fera le chemin inverse, à l’invitation de l’ange.
  • Enfin, alors qu’il est sur le chemin de retour, un quatrième songe l’oblige à changer de destination pour se retirer non dans son village d’origine mais à Nazareth.

Ainsi Dieu parle par des portes qui s’ouvrent, mais souvent aussi par des portes qui se ferment déjouant nos attentes et nos pronostics. C’est ainsi que Joseph va suivre, non sa volonté, mais la volonté de Dieu. Jésus a été à bonne école ! Joseph est à l’écoute de la volonté de Dieu.

Il se laisse conduire par l’Esprit de Dieu. Il a choisi de donner les rênes de sa vie à Dieu et à Dieu seul. Et c’est ainsi qu’il est pour nous un exemple. Dans une homélie Mgr Rey écrit cette parole pour moi lumineuse : « Joseph est pour nous le témoin d’un exode : celui d’un cœur qui affronte les tempêtes intérieures jusqu’au calme rivage de l’abandon filial. Il est l’icône d’un être réconcilié et disponible qui s’est remis entièrement entre les mains de Dieu.
Un être qui ne s’est jamais révolté contre les chemins mystérieux par où Dieu le fait passer. »
Il y a sans doute dans nos vies bien des choses que nous ne comprenons pas, ou même que nous n’acceptons pas. Et souvent ceci est le lieu d’une colère, d’une amertume,  d’un combat, qui, à force d’être ressassés, nous enferment, nous durcissent, nous isolent.

Le pape François écrit : « la vie spirituelle que Joseph nous montre n’est pas un chemin qui explique mais un chemin qui accueille ». C’est un chemin qui accueille ce qui n’est pas compréhensible dans le moment présent mais porte la certitude que Dieu n’en n’est pas absent. Mystérieusement son projet pour nous se poursuit car rien ne lui est étranger. Le pape écrit : « Une lecture superficielle de ces récits donne toujours l’impression que le monde est à la merci des forts et des puissants. Mais la bonne nouvelle de l’Evangile est de montrer comment, malgré l’arrogance et les dominateurs terrestres, Dieu trouve toujours un moyen pour réaliser son plan de salut. » C’est vraiment une attitude pleine de confiance à laquelle nous invite saint Joseph.

Résonne encore en moi la belle parole d’Isaïe : « Par la conversion et le calme, vous serez sauvés ; dans la tranquillité, dans la confiance sera votre force. » (Is 30, 15)

3. Un homme créatif et courageux mais aussi humble et silencieux
Accueillir la réalité qui nous arrive et nous abandonner au projet de Dieu dans la confiance ne signifie pas rester inerte, inactif en attendant “que ça passe” ou bien des jours meilleurs.
Nous voyons Joseph pleinement investi dans sa tâche et sa mission de père adoptif et d’époux aimant. Le pape écrit : « Devant une difficulté on peut s’arrêter et abandonner la partie, ou bien on peut se donner de la peine. Ce sont parfois les difficultés qui tirent de nous des ressources que nous ne pensions même pas avoir. »
Dans un ouvrage récent, le pape François invite, dans des circonstances qui pourraient nous conduire à baisser les bras, à fuir une réalité trop difficile ou encore  à tomber dans la désespérance, à nous concentrer sur les petites actions concrètes et positives que nous pouvons entreprendre, en semant de l’espoir ou en travaillant pour la justice. (in Un temps pour changer p. 31)

C’est bien ce que réalise Joseph en accueillant cette réalité qu’il n’a pas choisie et en s’y investissant pleinement.
A plusieurs reprises, il fait preuve de courage. Dans sa recherche d’un lieu pour que Marie puisse mettre son enfant au monde, on imagine Joseph si habile de ses mains réaliser le nécessaire pour le nouveau-né et son épouse. Courage aussi lorsqu’il se lève en pleine nuit pour fuir en Egypte et protéger l’enfant. Il a fallu qu’il élabore un plan, qu’il reste sur ses gardes tout au long du voyage, qu’il envisage les étapes, qu’il prévoie le nécessaire…Un tel voyage suppose une réelle organisation. Joseph y déploie son intelligence, ses compétences,
son savoir-faire et il surmonte sa peur. Même courage, même audace lorsqu’il choisira de se rendre à Nazareth à son retour pour éviter encore la menace qui pèse sur l’enfant.

Tout au long de ces années jusque dans l’éducation de Jésus, Joseph s’investit, se donne avec audace, avec courage, avec justesse. Le pape écrit : « Loin de nous de penser que croire signifie trouver des solutions consolatrices faciles. La foi que nous a enseignée le Christ est au contraire, celle que nous
voyons en saint Joseph qui ne cherche pas de raccourcis mais qui affronte “les yeux ouverts” ce qui lui arrive en en assumant personnellement la responsabilité. »
Il y a chez Joseph à la fois ce mélange de force qui lui permet d’être un homme d’action qui prend des décisions difficiles comme nous venons de le dire et d’autre part cette attitude faite d’humilité, de réserve, de retrait. Saint Joseph ne se met jamais en avant mais reste comme caché.

Il y a chez lui la force d’un homme d’action et une grande douceur et une grande délicatesse de cœur. Le pape François écrit : « Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insufflent l’espérance. (…) Nous pouvons trouver en saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés. Saint Joseph nous rappelle que tous ceux
qui, apparemment, sont cachés ou en deuxième ligne,  jouent un rôle inégalé dans l’histoire du salut. »

Mais n’est-ce pas cette attitude intérieure qui donne à saint Joseph cette fécondité, cette capacité et cette force ! Il y en a en effet certains qui font beaucoup de bruit, qui s’agitent mais qui ne produisent pas grand-chose de solide et de durable. Il y en a qui savent cultiver un silence intérieur propice à une action juste et constructive. Saint Joseph est de ceux-là.

Ce silence qu’il observe n’est pas une absence de paroles mais une plénitude de présence.

4. Conclusion

Joseph est tout donné à Jésus et pour Jésus jusqu’à s’oublier lui-même. Il renoncera même à retourner dans sa ville natale,  Bethléem pour vivre à Nazareth par souci de Jésus et de sa croissance.

Ce qui compte pour lui, c’est la vie de Jésus et de Marie, les protéger, les entourer, veiller sur eux, les aimer. Le bonheur de Joseph est dans le don de soi par amour. C’est là qu’il reçoit la joie véritable qui ne fait pas de bruit mais qui comble une vie.
Le pape écrit que « nous devons toujours nous demander si nous défendons de toutes nos forces Jésus et Marie qui sont mystérieusement confiés à notre responsabilité, à notre soin, à notre garde ». Saint Jean Paul II attribuait le titre de « défenseur de la vie et de son mystère » à saint Joseph.

Car le témoignage de saint Joseph est un encouragement en effet à prendre
nous aussi notre part de responsabilité pour la défense de la vie humaine. Et c’est ainsi qu’aujourd’hui, dans cette réalité qui est la nôtre, avec courage et audace, nous devons prendre soin de celles et ceux dont Jésus est le visage, les plus petits, les plus fragiles, les plus pauvres, les laissés pour compte, les isolés, les exilés…
Comment ne pas rendre grâce à Dieu pour cette proposition que le pape François nous fait en nous encourageant à approfondir cette belle figure de saint Joseph durant tout une année. Sa discrétion nous aurait presque fait oublier sa grandeur d’âme, son courage et sa foi.

Vraiment n’hésitons pas à le choisir comme compagnon de route, et par son intercession que nous puissions avancer nous aussi sur ce beau chemin de sainteté qu’il nous propose, non pas immédiatement un chemin de perfection, mais un chemin d’abandon confiant dans les mains de Dieu.

19 mars 2021
Père Mickaël Le Nezet

Cliquez ICI pour télécharger ou imprimer ces éléments de méditation