Une église comble à Rochefort pour ouvrir le Carême 2026

Une église comble à Rochefort pour ouvrir le Carême 2026

À Rochefort, le Carême 2026 s’est ouvert dans une atmosphère de recueillement et d’espérance. Ce mercredi des Cendres, l’Église Saint-Louis de Rochefort était comble pour la célébration marquant l’entrée dans ce temps fort de l’année liturgique.

La participation nombreuse des fidèles a été particulièrement marquante, avec une présence significative de jeunes. Ce signe encourageant témoigne du dynamisme de la communauté paroissiale et d’un réel désir spirituel.

Moment fort de la célébration : sept adultes ou grands jeunes ont exprimé leur demande de recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne. Baptême, confirmation et eucharistie jalonneront pour eux un chemin de foi qui s’ouvre officiellement en ce début de Carême. Ces demandes ont suscité émotion et action de grâce au sein de l’assemblée.

Le sens du Mercredi des Cendres

Le Mercredi des Cendres marque le commencement du Carême, ces quarante jours qui préparent les chrétiens à la fête de Pâques. Le geste de l’imposition des cendres rappelle à chacun la fragilité de la condition humaine, mais aussi l’appel à la conversion et au renouvellement intérieur.

Le Carême n’est pas seulement un temps de privation. Il est une invitation à revenir à l’essentiel, à réorienter sa vie et à approfondir sa relation à Dieu et aux autres. La tradition chrétienne propose trois axes pour vivre ce chemin : la prière, le jeûne et le partage.

Des pistes concrètes pour vivre le Carême

Le Carême peut se vivre à travers des engagements simples et accessibles :

  • Consacrer chaque jour quelques minutes à la prière, en lisant un passage d’Évangile ou en prenant un temps de silence.
  • Choisir un effort réaliste, comme limiter certains excès (écrans, dépenses, consommation) pour retrouver plus de liberté intérieure.
  • Poser un geste de solidarité envers une personne isolée ou participer à une action caritative locale.
  • Prendre le temps de la réconciliation, en renouant un dialogue ou en recevant le sacrement du pardon.
  • Participer davantage à la vie paroissiale : chemin de croix, temps d’adoration, rencontres de partage.

Un signe d’espérance pour la communauté

La forte affluence à la messe des Cendres et les sept demandes de sacrements d’initiation sont des signes encourageants pour la communauté chrétienne de Rochefort. Dans un contexte où la foi semble parfois s’effacer de l’espace public, ces démarches rappellent qu’elle continue de susciter des engagements personnels profonds.

Le Carême 2026 s’ouvre ainsi sous le signe de l’espérance. Que ces quarante jours soient pour chacun un temps de conversion, de croissance spirituelle et de préparation à la joie de Pâques.

Débat sur la fin de vie à l’Assemblée nationale : les évêques de France appellent à une journée de jeûne et de prière le premier vendredi de Carême

Débat sur la fin de vie à l’Assemblée nationale : les évêques de France appellent à une journée de jeûne et de prière le premier vendredi de Carême

Paris, le 13 février 2026

La proposition de loi sur l’« aide active à mourir », après avoir été rejetée par le Sénat, revient à l’Assemblée nationale ce lundi 16 février, avec un vote solennel prévu le mardi 24 février. Ce texte, qui introduit dans la législation française des mesures d’euthanasie et de suicide assisté, suscite de nombreuses inquiétudes. Parmi les dispositions les plus controversées figurent l’absence de clause d’établissement et la création d’un délit d’entrave. Même la loi sur les soins palliatifs, qui avait bénéficié d’un large consensus, se trouve aujourd’hui fragilisée, notamment avec la suppression de la mesure visant à créer des maisons de soins palliatifs.

Loin de l’unanimité espérée par certains, le débat sur la fin de vie polarise la société et suscite de vives oppositions, en particulier parmi les soignants, les patients, les personnes âgées ou en situation de handicap. Les évêques de France se sont largement exprimés sur le sujet, rappelant avec force la dignité inaliénable de toute vie humaine et l’importance d’accompagner la vie jusqu’au bout. Comme ils le soulignent : « On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort. »

Un appel spirituel en pleine période de Carême

Pour répondre à ces enjeux, les évêques de Franceen communion avec le pape Léon XIV, qui appelle à « défendre la dignité intrinsèque de toute personne humaine alors même que notre monde peine à trouver une valeur à la vie humaine, même en sa dernière heure », invitent les catholiques qui le souhaitent à une journée de prière et de jeûne le vendredi 20 févrierpremier vendredi de Carême.

L’objectif de cette initiative n’est pas simplement politique : il s’agit d’un temps de réflexion et de conversion, où chaque fidèle est invité à demander au Seigneur d’éclairer les consciences et de renforcer l’engagement de la société envers la vie humaine et le développement des soins palliatifs.

Cette démarche spirituelle prend tout son sens dans le contexte du Carême, période de prière et de jeûne qui prépare à la fête de Pâques. Les évêques insistent sur le fait que la protection de la vie humaine ne peut pas se réduire à un débat législatif, mais doit être vécue dans la société par des gestes concrets de respect, d’accompagnement et de solidarité avec les plus fragiles.

Relais dans les diocèses et paroisses

Les évêques demandent que cet appel soit largement relayé dans tous les diocèses et lu dans les paroisses, notamment à l’occasion des messes dominicales du week-end précédant le 20 février ou de la Messe du Mercredi des Cendres. L’initiative vise à rassembler les fidèles dans un temps de prière, de jeûne et de réflexion, afin que chacun puisse prendre conscience de l’importance des enjeux éthiques et humains liés à la fin de vie.

Un débat sociétal majeur

Ce débat sur la fin de vie est l’un des plus sensibles de ces dernières années. Il polarise les opinions au sein de la société et met en lumière des questions fondamentales : le respect de la dignité humaine, le rôle de l’État, la place des soins palliatifs, et la manière d’accompagner les personnes en souffrance. Les évêques rappellent que la loi ne doit pas ouvrir la porte à la mort provoquée, mais favoriser un accompagnement humain et digne jusqu’au terme naturel de la vie.

Retraite des catéchumènes à l’abbaye de Maumont : un week-end fort sur le chemin vers le baptême

Retraite des catéchumènes à l’abbaye de Maumont : un week-end fort sur le chemin vers le baptême

Le dernier week-end de janvier, les sept catéchumènes de notre paroisse de Rochefort, qui recevront le baptême lors de la Vigile pascale dans quelques semaines, ont vécu un temps fort de leur parcours. Avec leurs accompagnateurs, ils ont rejoint les autres catéchumènes du diocèse pour une retraite à l’abbaye de Maumont, en Charente.

Dans le calme de ce lieu monastique, loin du rythme habituel et des préoccupations quotidiennes, chacun a pu faire une expérience plus profonde de la prière, de l’écoute de la Parole, et de la fraternité.

Une immersion dans la vie monastique

L’un des aspects les plus marquants de ce week-end fut la participation aux offices. Dès 5h30 du matin, les cloches de l’abbaye ont invité à la prière. La présence à ces offices était facultative… mais presque tous les catéchumènes étaient là !

Ce choix dit beaucoup : leur désir de Dieu est réel, concret, et déjà bien vivant. Entrer dans le rythme des moniales, c’était découvrir une autre manière de vivre : une vie structurée par la prière, le silence, le chant, et une fidélité quotidienne. Une expérience parfois exigeante, mais profondément nourrissante.

La Bible au cœur de la retraite

Au fil des journées, les catéchumènes ont vécu plusieurs temps de partage autour des Écritures. Ces moments ont permis de mieux comprendre que la Bible n’est pas seulement un livre ancien, mais une histoire vivante : celle de l’Alliance entre Dieu et l’humanité.

La retraite a été l’occasion de redécouvrir le fil conducteur de l’histoire biblique :

  • Dans l’Ancien Testament, Dieu appelle un peuple, le guide, le relève, et ne cesse de lui redire : « Je suis avec toi. »
  • Les récits de la création, de l’appel d’Abraham, de l’Exode ou des prophètes montrent un Dieu qui n’abandonne jamais, même lorsque l’homme se détourne.
  • Puis, au cœur du Nouveau Testament, cette promesse atteint son accomplissement : Dieu se fait proche, pleinement, en Jésus-Christ.

Cette histoire, qui traverse les siècles, rejoint aussi l’histoire de chacun : car Dieu continue aujourd’hui d’appeler, de relever, de conduire… et d’aimer.

Des enseignements et des témoignages qui touchent le cœur

Les temps d’enseignement ont permis d’éclairer le sens des étapes du catéchuménat : pourquoi le baptême ? que signifie la foi ? que veut dire être chrétien dans la vie de tous les jours ?

Mais ce sont aussi les témoignages des moniales qui ont profondément marqué les participants. Entendre des sœurs parler avec simplicité de leur vocation, de leur joie, de leurs combats intérieurs parfois, a donné un visage très concret à la foi.

Leur parole n’était pas théorique : elle venait d’une vie habitée.

Une retraite pleine de joie… et d’émotion

Ce week-end fut une véritable retraite, c’est-à-dire un temps pour « se retirer » afin de mieux écouter Dieu. Beaucoup en garderont un souvenir fort : celui d’une expérience spirituelle intense, faite de silence, de fraternité, de découvertes… mais aussi d’émotion.

Dans une Église où l’on parle souvent de fragilité, ces catéchumènes sont un signe lumineux : ils rappellent que Dieu continue d’appeler, et que la foi n’est pas un héritage du passé, mais une rencontre possible aujourd’hui.

Merci aux sœurs de Maumont

Un grand merci aux sœurs de l’abbaye de Maumont pour leur accueil : toujours aussi bienveillantes, attentionnées, et profondément humaines. Par leur présence, leur prière, leur simplicité, elles ont offert aux catéchumènes un cadre précieux pour grandir.

Que cette retraite porte du fruit dans les semaines qui viennent, alors que les catéchumènes s’approchent de la grande joie de Pâques :
celle de devenir, par le baptême, membres du Christ et enfants de Dieu.

Dimanche de la Santé : prier, servir, chanter… et espérer

Dimanche de la Santé : prier, servir, chanter… et espérer

Le Dimanche de la Santé, célébré cette année le 8 février, ainsi que la Journée mondiale des malades, le 11 février, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, sont deux rendez-vous précieux pour l’Église. Ils nous rappellent combien il est essentiel de porter dans la prière les personnes malades, âgées ou isolées, mais aussi tous ceux qui les accompagnent : familles, soignants, aidants et bénévoles.

Une Église attentive aux plus fragiles

Ce dimanche, à l’église Saint-Louis, la messe dominicale a été marquée par un temps fort : les Pères Martin, Salin et Bigot ont béni et envoyé en mission les bénévoles et membres du Service Évangélique des Malades (SEM).

Tout au long de l’année, ces hommes et ces femmes se rendent auprès de nos frères et sœurs les plus fragiles. Ils visitent, écoutent, soutiennent… et, chaque dimanche, ils portent la communion à ceux qui ne peuvent plus se déplacer. Un geste simple en apparence, mais profondément évangélique : apporter la présence du Christ là où la maladie, la solitude ou la fatigue pourraient enfermer.

Ce temps d’envoi a rappelé que cette mission n’est pas seulement un service : c’est une véritable vocation au cœur de la communauté chrétienne, une manière concrète de vivre la charité.

Un concert qui a fait vibrer l’église Saint-Louis

En fin d’après-midi, ce même dimanche 8 février, l’église Saint-Louis a accueilli un moment tout aussi fort, mais d’une autre manière : un très beau concert donné par la chorale Cant’Aunis.

Près d’une centaine de personnes se sont réunies pour écouter et se laisser porter par les chants de la Missa Gallica de Bernard Lallemant. Les voix ont rempli l’espace, faisant vibrer les voûtes de l’église et touchant les cœurs.

Ce concert, à sa manière, prolongeait l’esprit du Dimanche de la Santé : offrir un temps de beauté, de paix et d’élévation intérieure, comme un baume déposé sur nos fragilités humaines.

Prier, soutenir, espérer

En ces jours où l’Église se tourne particulièrement vers les malades et ceux qui les accompagnent, nous retenons cette double lumière :
celle du service discret du SEM, fidèle et fraternel,
et celle de la musique, qui ouvre l’âme à l’espérance.

Que Notre-Dame de Lourdes intercède pour tous les malades, pour les soignants, et pour tous ceux qui, dans l’ombre, portent chaque jour un peu de consolation.

Les Ursulines de Chavagnes : une présence fraternelle de la Vendée à Madagascar

Les Ursulines de Chavagnes : une présence fraternelle de la Vendée à Madagascar

Vendredi 6 février, nous avons eu la joie d’accueillir les sœurs de la congrégation des Ursulines de Chavagnes, venues nous présenter leur histoire, leur charisme et leur mission. Une rencontre simple, profonde, et surtout très incarnée, à l’image de ce que ces religieuses vivent au quotidien.

Fondée en 1822 en Vendée, la congrégation est née du désir missionnaire du Père Louis-Marie Baudouin et de Charlotte Gabrielle Ranfray, cofondatrice. Dès l’origine, leur projet s’est enraciné dans une conviction forte : l’Évangile se transmet d’abord par une vie donnée, au plus près des personnes, dans la réalité concrète du monde.

Un charisme et une spiritualité : vivre la relation

Les sœurs ont expliqué que leur charisme — ce don reçu pour l’Église — et leur spiritualité — la manière de vivre ce charisme — les portent à incarner une double relation filiale et fraternelle.
Filiale, car leur vie est tournée vers Dieu comme un Père.
Fraternelle, car cette relation à Dieu les conduit naturellement vers leurs frères et sœurs, en particulier les plus vulnérables.

Cette spiritualité, vécue depuis Rochefort jusqu’à Madagascar, donne une unité à leur présence missionnaire : être des femmes enracinées dans la prière, et pleinement disponibles aux besoins des autres.

Des vœux pour une vie donnée

Les Ursulines de Chavagnes s’engagent, comme religieuses, par les vœux de chastetéd’obéissance et de pauvreté. Ces vœux ne sont pas une mise à distance du monde, mais au contraire une manière de s’y tenir autrement : avec une liberté intérieure qui permet de se donner pleinement.

Leur vocation se vit dans l’ordinaire des jours, au plus près des personnes, dans une présence humble et fidèle. Elles se mettent au service des plus fragiles, notamment à travers des écoles et des établissements de santé, lieux concrets où la dignité humaine peut être reconnue, relevée, accompagnée.

Être missionnaire : plus qu’un « faire »

L’un des points forts de leur témoignage a été cette idée essentielle :
être missionnaire, oui… mais pas seulement dans le « faire ».

La mission ne se réduit pas à des actions, aussi belles soient-elles. Elle se joue d’abord dans une manière d’être : une présence, une écoute, une fraternité vécue, une vie traversée par le mystère du Christ.

Car il s’agit, pour elles, d’aller jusqu’au bout du mystère de l’Incarnation : Dieu qui vient habiter nos vies humaines, dans ce qu’elles ont de plus concret, de plus fragile, de plus quotidien.

Une phrase qui demeure

Enfin, les sœurs nous ont laissé une parole forte du Père Baudouin, qui résonne encore aujourd’hui comme un appel pour chacun :

« Depuis que Dieu a pris chair en son Fils, chaque visage est le lieu de Sa rencontre. »

Une phrase simple, mais immense. Elle peut nourrir nos vies quotidiennes, en nous rappelant que la rencontre de Dieu ne se cherche pas seulement ailleurs, mais qu’elle se tient, mystérieusement, dans chaque personne croisée, dans chaque visage, dans chaque relation.

Vendredi 6 février, les Ursulines de Chavagnes nous ont rappelé que la mission commence là : dans une vie donnée, fraternelle, et profondément incarnée.

Rencontre avec les sœurs Ursulines de Jésus à Rochefort

Rencontre avec les sœurs Ursulines de Jésus à Rochefort

Le 2 février, l’Église célèbre la Présentation de Jésus au Temple, mais aussi la Journée de la Vie Consacrée, un temps privilégié pour rendre grâce pour celles et ceux qui donnent leur vie au service de Dieu et des autres.

À cette occasion, les sœurs Ursulines de Jésus de la paroisse de Rochefort vous invitent à un temps de partage et d’échanges autour de leur Congrégation, de sa mission, et de l’esprit qui les anime.

Fondée dans la spiritualité de sainte Angèle Merici, la Congrégation des Ursulines de Jésus est profondément engagée dans la vie de l’Église et du monde. Par la prière, l’éducation, l’écoute et la proximité avec chacun, les sœurs témoignent d’un amour vivant du Christ et d’un profond souci de l’être humain, en particulier des plus jeunes et des plus fragiles.

Cette rencontre aura lieu le vendredi 6 février 2026, de 20h00 à 21h30, dans la salle Mgr David, au 65 ter rue Voltaire.

Les sœurs seront heureuses de vous accueillir pour ce moment fraternel, ouvert à tous, dans un esprit de simplicité, de dialogue et de partage.