Week-end ” Cana fiancés” à Sablonceaux

Le week-end ‘Cana Fiancés’ prépare les couples au mariage avec un beau cheminement personnel et spirituel et des paroles claires sur ce qu’est le mariage chrétien.

Ce week-end est coorganisé par notre diocèse et la communauté du Chemin Neuf et est ouvert à tous les couples se préparant au mariage.

Les inscriptions au week-end se font auprès de Catherine et Dominique Vigié, responsables diocésain de la Préparation au mariage, (vigie.d@wanadoo.fr  06 77 10 06 46)

Le prochain week-end aura lieu les 10 et 11 avril à l’abbaye de Sablonceaux, de 9h30 le samedi à 16h30 le dimanche.

 

La Vigile Pascale à 6h30 du matin; drôle d’idée !

Merci au père Mickaël et à l’équipe pastorale d’avoir eu l’audace et la créativité de proposer la Vigile Pascale à 6h30 du matin, en ce temps de couvre-feu à 19h00.

Voir le jour naître progressivement au travers des vitraux de l’église Notre Dame, quoi de plus émouvant, après la nuit de Pâques ? Chacun de nous se croyait au matin de Pâques, avec les femmes ,près du tombeau du Christ ressuscité. Notre communauté tout entière était venue célébrer cette Vigile Pascale un peu particulière avec cette pandémie liée au Covid. Il nous fallait combattre la  morosité que nous traînons depuis 1 an 1/2. Mais maintenant, nous le savons, ou plutôt, nous le revivons,  au contact des autres, bougie allumée en main, Christ est vraiment ressuscité !

Ainsi nous sommes repartis, chacun  dans son foyer, pleins d’espérance, certains de voir le bout du tunnel. Et ceux qui vivent seuls ont renoué des contacts……et suscité chez leurs amis insouciants, ou un peu égoïstes, le désir de leur rendre plus souvent visite.

Nous remercions dans cet article le Père Bigot, le père Eric vicaire,, les diacres, tous entourant le père Mickaël Le Nezet qui présidait cette belle cérémonie.

Nous voulons remercier également Estelle pour avoir élevé nos prières par ces chants mélodieux, merci aux  musiciens avec leur instrument menés par Jean Chasseriau à l’orgue. Et puis on avait la chance de suivre les chants en karaoké ou bien en suivant un diaporama illustrant les lectures bibliques.

Merci également aux personnes ayant manifesté tant de talent pour décorer l’autel,  dont Jean-Paul Davy pour son magnifique tombeau…vide et lumineux ! Le courage, l’audace et la fidélité des femmes accompagnant le Christ a été souligné, elles étaient nombreuses, dans l’église Notre Dame à l’accueil et aux lectures.

Vraiment c’est le coeur plein d’entrain que l’assemblée a chanté à l’unisson avec en arrière plan le père Eric et son Ingoma (Tam Tam au Rwanda)

Ce dimanche, les cloches de nos églises, comme à Rome où le pape François bénissait le monde, ont sonné à la volée pour annoncer la joie de Pâques. Elles chantent la joyeuse nouvelle proclamée par cette fête : le Christ est ressuscité d’entre les morts et il se tient vivant au milieu de nous…et en nous si nous l’acceptons !

Nous pouvons ainsi accueillir la résurrection du Christ comme un appel. Elle introduit une lumière nouvelle  dans notre réalité quotidienne. Nous en voyons déjà les signes autour de nous, souvent discrètement, mais  parfois de façon plus manifeste. Que serait notre monde si la joie de Pâques n’était pas annoncée aujourd’hui ?

Bonne fête de Pâques à chacun !

Pèlerinage paroissial à l’île Madame – Samedi saint (3 avril)

La paroisse de Rochefort est allée en pèlerinage à l’île Madame, ce samedi 3 avril, à 15heures, sur les traces des prêtres déportés, le père Mickaël présidait cette sortie.

Historique

Au printemps 1794, plus de 800 prêtres sont embarqués dans
l’arsenal de Rochefort. On les entasse sur deux navires
négriers qui attendent au mouillage dans l’estuaire.

Au large de l’île d’Aix, les navires attendent les ordres de départ. Mais les
épidémies font des ravages et les autorisations de départ
tardent. Les capitaines des navires vont alors se transformer en
véritables bourreaux, faisant de leurs navires des camps de concentration flottants. Ils iront jusqu’à gazer les détenus dans la cale, chaque matin.

Avec la chute de la Terreur, cette première déportation n’aura
finalement pas lieu. Mais la détention et les persécutions
causeront la mort de plus de 500 prêtres et religieux de toute la
France. Leurs corps reposent désormais sur l’île d’Aix, l’île
Madame, et dans l’estuaire de la Charente, devenus le plus
grand cimetière de prêtres du monde.

Voici quelques photos de cet après midi

Chemin de croix tous les vendredis de carême

La paroisse de Rochefort vous propose 

  • Vendredi 2 avril : – Vendredi Saint  : – la Passion du Seigneur à 12h15 église St Paul : –  Chemin de Croix à 15h00 église Notre Dame

Le chemin de croix est la méditation de la passion du Christ

Suivre le chemin de croix est une dévotion catholique qui permet de revivre la passion de Jésus et  de méditer la signification de cet évènement.

En considérant les souffrances du Christ on découvre son amour pour nous. Cette méditation éveille en nous un sentiment de compassion et de gratitude envers le Seigneur qui nous a aimés jusqu’au bout.

Lors de ce cheminement nous pouvons réfléchir à nos propres croix. “Celui qui veut marcher derrière moi, qu’il  renonce à lui même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive”, nous a dit Jésus.

Certains mystiques, comme saint François d’Assise qui a reçu les stigmates, Angèle de Foligno, ou encore Catherine Emmerich, ont vécu d’une manière très intense la passion de Jésus.

Le chemin de croix ne fait pas partie de la liturgie de l’Église, mais c’est une dévotion recommandée par les papes.

En parcourant les 14  stations du chemin de croix,  le corps est associé à la méditation. Celle ci est aidée  par les représentations (peintures ou monuments) des différentes stations.

La  récitation de prières fait partie du chemin de croix.

Les 14 stations traditionnelles du Chemin de croix, ( plus, éventuellement, la 15ème)

    • 1ère station : Jésus est condamné à mort
    • 2ème station : Jésus est chargé de sa croi
    • 3ème station : Jésus tombe sous le bois de la croix
    • 4ème station : Jésus rencontre sa Mère
    • 5ème station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix
    • 6ème station : Véronique essuie la face de Jésus
    • 7ème station : Jésus tombe pour la seconde fois
    • 8ème station : Jésus console les filles de Jérusalem
    • 9ème station : Jésus tombe pour la 3e fois
    • 10ème station : Jésus est dépouillé de ses vêtements
    • 11ème station : Jésus est attaché à la croix
    • 12ème station : Jésus meurt sur la croix
    • 13ème station : Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère
    • 14ème station : Jésus est mis dans le sépulcre
    • 15ème station : avec Marie, foi en la résurrection

Certains pays ont  ajouté la résurrection en  quinzième station  et, en 2000, Jean-Paul II a donné son accord.

Réflexion sur le sacrement de miséricorde

Pour la fête de saint Joseph,  vendredi 19 mars, des temps forts ont été proposés par le père Mickaël Le Nezet, pour permettre aux paroissiens d’être en communion les uns avec les autres,  chez eux.

Ont été proposés:

À 20h30, un film  en E-cinéma  de François Lespes : “Je rentrerai au ciel en dansant”, retraçant l’histoire d’un couple martyr du Rwanda. 

Puis le samedi 20 mars vers 9h 30, Il y a eu un enseignement sur le sacrement de miséricorde par le Père Eric NDIKUBWAYO.

LE SACREMENT DE LA MISÉRICORDE

Introduction

A force d’usage régulier des mots sacrement et miséricorde on peut facilement se dire qu’on en sait tout. Ce qui n’est peut-être pas faux ! Mais la répétition rafraîchit la mémoire ; c’est la raison pour laquelle je vous propose de commencer par le sens que révèlent ces deux mots-clés de cet enseignement. En effet, le sacrement veut dire signe visible et efficace¹.

Quant à la miséricorde, il est l’amour viscéral, dit le pape François. Il vient du cœur comme un sentiment profond, naturel, fait de tendresse et de compassion, d’indulgence et de pardon². Cet enseignement est structuré sur deux parties :

La Miséricorde divine et la miséricorde humaine !

  • La Miséricorde divine

L’amour viscéral de la Sainte Trinité se manifeste de deux manières, tout d’abord par le don de la vie de Jésus et par la confession (le pardon) 

  • Jésus, sacrement suprême de la miséricorde divine.

         Dans l’évangile selon Saint Jean, Jésus nous en dit beaucoup sur cette miséricorde divine : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » (Jn 3, 13). Ainsi Jésus, en tant que Fils unique de Dieu est désormais l’amour rendu visible et tangible dans toute sa vie.

Sa personne n’est rien d’autre qu’amour, un amour qui se donne gratuitement. Il est l’expression de l’amour viscéral de Dieu pour chacun de nous. Qui dit viscéral dit entrailles, dit également la partie la plus intime et vitale d’un être vivant. Il est comme le deuxième cerveau ! Voir Dieu accepter de se séparer d’une partie importante de lui-même ou de sa famille trinitaire, cela confirme ce que dit la prophétie d’Isaïe qui s’adresse à chacun de nous :

« Tu as du prix à mes yeux et je t’aime » Is 43, 4 ; la vie de tout être humain compte beaucoup pour Dieu.  Cette miséricorde divine se manifeste également, pour Jésus, par l’acceptation de la mission qui lui a été confiée. Jésus a accepté d’assumer la mission de représenter l’amour Trinitaire. Dieu Le Père est l’initiateur du projet du salut des hommes. Jésus en est réalisateur et l’Esprit Saint joue le rôle d’accompagnateur sur la périlleuse route du don de soi pour la vie des Hommes. Jésus est l’ultime et parfaite révélation de l’Amour de Dieu pour nous !

  • La confession, sacrement de la miséricorde divine.

Dieu nous a confié Jésus, son trésor, mais de par la fragilité de notre humanité ce trésor, nous le portons comme dans des vases d’argile, dit saint Paul, (2 Co 4, 7). Le péché porte atteinte à la relation établie entre Dieu et l’Homme.

Mais comme Dieu ne se lasse pas de pardonner (Is 55, 7) il nous tend toujours sa main dans le sacrement de la réconciliation et du pardon : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » (Mt.1, 28). Non seulement le péché nous sépare de Dieu mais aussi pour notre conscience, il est une charge lourde à porter, car il est aussi capable de nous éloigner de notre entourage.

Par le biais de l’Eglise la miséricorde divine nous est proposée comme une main tendue pour nous aider à nous relever et à réparer ce qui est interrompu.

Au sujet du rôle de l’Eglise, dans le livre intitulé « Le nom de Dieu est miséricorde », le journaliste Tornielli pose la question au pape François : Pourquoi est-il important de se confesser ? «Devant un prêtre » et voici la réponse du pape :

C’est Jésus qui dit à ses Apôtres : « Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés seront pardonnés »  (Jn 20, 19-23). Ainsi les apôtres et leurs successeurs- les évêques et les prêtres, leurs collaborateurs deviennent des instruments de la miséricorde divine³.

 Par le sacrement de la réconciliation et du pardon, « Dieu nous pardonne », dit le cardinal Ricard, Il ne nous enferme pas dans notre passé, dans notre péché. Il nous redit son amour et nous ouvre à nouveau un avenir » (4). Malheureusement, comme on peut le constater, malgré tout l’amour et le pardon que Dieu propose à l’homme, le sacrement de réconciliation et du pardon n’attirent pas les foules, il est même le sacrement le plus délaissé !! Est-ce pour dire que les chrétiens de notre génération sont parfaits et n’ont pas besoin du pardon de Dieu ? Je ne pense pas, il me semble qu’il y a ceux qui peuvent parfois se dire qu’il n’est pas nécessaire de se confesser devant un prêtre car on peut bien présenter à Dieu ses péchés sans l’aide d’un intermédiaire. Et d’ailleurs, à ce sujet, le même journaliste a bien voulu savoir ce qu’en pense le pape François et il lui répondit en ces termes :

Même s’il est vrai que le Seigneur pardonne à ceux qui implorent individuellement son pardon ! Pour chacun en tant qu’être social, il est important de se confesser devant un prêtre car (5) :

Les prêtres agissent in persona christi, en la personne de Jésus, c’est très beau ! Et cela prend une signification profonde, parce que nous sommes des êtres sociaux. Si tu n’es pas capable de parler de tes erreurs avec ton frère, tu peux être sûr que tu seras incapable d’en parler, même avec Dieu, et tu finis par te confesser devant ton miroir, devant toi-même. Se confesser devant un prêtre, est une façon d’être concret et authentique : C’est se mettre face à la réalité en regardant une autre personne, et non soi-même reflété dans un miroir….L’église est appelée à dispenser la miséricorde (6).

 Et alors, pourquoi décidons-nous de nous refuser ce cadeau du ciel ? Je vous invite, comme le Fils prodigue qui rentre chez son père (Lc 15, 11-32), quand la nécessité et l’opportunité se présente, de ne pas hésiter à profiter du don de la miséricorde de Dieu dans le sacrement de la confession. Déjà l’opportunité se présentera dans quelles minutes, profitons-en !

  • La miséricorde humaine

Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux (Lc 6, 36). Voici la recommandation de Jésus pour chacun de nous qui avons choisi de le suivre. Par le don de sa vie, il nous a témoigné son amour et il nous a ouvert les portes du salut. A notre tour, il nous invite à imiter l’amour viscéral du Père qui a accepté de nous donner son fils unique. Cela est possible soit par les œuvres de miséricorde corporelle soit par les œuvres de miséricorde spirituelle.

  • Œuvre de miséricorde corporelle

 Dans la bulle d’indiction du jubilé extraordinaire de la miséricorde, le pape François nous en donne 7 : donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts (7).

En regardant de près, je me suis dit que notre communauté paroissiale est sur le bon chemin. Car à travers le lien qui est entretenu avec le Secours catholique, les affamés ne sont pas délaissés. Ils peuvent avoir un petit déjeuner complet trois fois par semaine, c’est déjà quelque chose ! Ils peuvent avoir une aide pour s’acheter des vêtements. Les étrangers y trouvent également un bon espace d’accueil. Une équipe du SEM est toujours disponible pour que les personnes âgées ou malades ne se sentent pas seules.

L’aumônerie de la prison de Rochefort ne cesse également d’entourer les détenus de l’amour fraternel, sans oublier un service des obsèques pour l’accompagnement des familles endeuillées Bref, communautairement, nous pouvons nous féliciter.

Cependant, il est aussi important que chacun, à son niveau, cherche à apporter sa contribution ; car ceux qui ont besoin d’aide sont toujours nombreux. Déjà hier, un paroissien m’a téléphoné pour me parler d’un sortant de prison qui dort dehors dans le froid ; qui a besoin d’aide.

  • Œuvre de miséricorde spirituelle.

Dans la même bulle d’indiction du jubilé extraordinaire de la miséricorde, le pape François nous donne également 7 œuvres de miséricorde spirituelle : conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts8. Contrairement aux œuvres de miséricorde corporelle, les œuvres de miséricorde spirituelle constituent un don de soi sans l’intermédiaire de moyens matériels de quelque sorte que ce soit. Comme Jésus s’est donné, nous sommes appelés à nous donner pour nos frères sœurs en humanité. C’est un chantier important à mener communautairement et individuellement.

Par le don de sa vie, Jésus nous a lavé des souillures du péché et par la confession il nous couvre de sa miséricorde. Nous sommes appelés à aimer comme lui ; en cas d’offense, à pardonner non pas sept fois mais soixante-dix fois sept fois (Mt 18, 22). Ainsi la réitération du pardon fera naître en nous l’amour viscéral semblable à celui de la Sainte Trinité qui ne cesse de nous aimer malgré notre fragilité pécheresse !

Père Eric NDIKUBWAYO, Vicaire de la paroisse de Rochefort.

 

(1) Cf. L’encyclopédie catholique pour tous, Théo, Fayard, p 582, Paris, 1992

(2)http://www.vatican.va/content/francesco/fr/bulls/documents/papafrancesco_bolla_20150411_misericordiae-vultus.html

(3) Cf. Andrea TORNIELLI, dans Pape François, le nom de Dieu est miséricorde, libreria, Editrice Vaticana, p 43, Citta del Vaticano, 2016

(4) https://bordeaux.catholique.fr/diocese/mgr-ricard/catecheses/misericordieux-comme-le-pere

(5) Cf. Andrea TORNIELLI, Idem, P 45

(6) Idem, P 44

Pour télécharger ou imprimer le texte du père Eric cliquer ICI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Témoignage du père Eric Ndikubwayo, vicaire.

La fête de Pâques célèbre le mystère de l’amour de Dieu pour l’humanité : Dieu se donne à l’homme et  lui offre une possibilité de vie nouvelle par sa souffrance, sa mort et sa résurrection.

Conversation avec le Père Eric Ndikubwayo, vicaire à la paroisse de Rochefort :

>  Originaire du Rwanda, la souffrance du Christ en croix résonne sans doute de façon particulière pour vous ?

La souffrance, la passion du Christ m’a beaucoup inspiré. J’ai connu, enfant, le génocide rwandais et j’ai compris que, de cette souffrance, est née à présent une vie chargée d’histoire particulière pour la nouvelle génération.

Lorsque l’on expérimente soi-même la souffrance, cela nous invite à poser un autre regard sur celle du Christ. En 2008, au petit séminaire Saint  Aloys (au Rwanda), la contemplation de la croix m’a énormément interrogé.  Pourquoi le Christ a-t-il accepté une telle souffrance ?  J’ai fini par comprendre que c’était là un acte d’amour infini : Il aime chacun d’entre nous, et je me suis senti aimé ! Je peux dire que, de la souffrance de Jésus, est née ma vocation : j’ai été saisi,

 

>  Comment cette souffrance peut-elle nous ouvrir à quelque chose de plus grand ?

J’aime évoquer le personnage de Simon-Pierre : engagé à la suite du Christ, il renie son propre maître, au cœur de la peur et de la souffrance… Mais il sait « rebondir », par la suite, en lui demandant pardon. Il y a dans cet homme une forme de résilience qui nous invite à l’espérance.

Nous connaissons tous des hauts et des bas dans nos vies, il faut apprendre à accepter la souffrance et la joie d’une vie nouvelle, c’est cette perspective qui peut nous aider à tenir.

Au pied de la croix, des femmes dont Marie, mère de Jésus, et Jean étaient présents. Même au plus fort de cette souffrance, le Christ confie sa mère à son disciple, comme s’il s’agissait d’une forme de consolation : « Jésus voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : “Femme, voici ton Fils.” Puis il dit au disciple : “Voici ta mère.” Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui. »  (Jn 19, 26-27)

Le matin de Pâques, nous fêtons la victoire de Jésus sur la mort : de la souffrance surgit la vie !

>  La résurrection du Christ est l’événement central de la foi des chrétiens ; comment dynamiser notre vie de foi à la lumière de cette renaissance ?

La résurrection de Jésus est un socle, et elle devient notre boussole qui doit guider nos vies.

Quand on fait le choix d’orienter sa vie vers la résurrection, cela nous amène à la lumière : le Christ, lumière du monde. Nous retrouvons cette symbolique de la lumière pendant la veillée pascale, lorsque chacun allume son cierge pendant le chant de l’Exultet. Le Christ éclaire le chemin sur lequel j’avance et sur lequel tant d’autres cheminent : je ne suis pas seul ! Après sa résurrection, le Christ s’est montré à beaucoup d’autres, et il continue d’être avec nous. La résurrection est pour moi une boussole, une lumière qui éclaire mon chemin ; l’Esprit Saint est avec moi sur ce chemin de Foi.

> Vous êtes co-responsable d’équipe au Secours Catholique de Rochefort. Pourquoi cet engagement ?

Pendant le génocide, j’ai vécu dans une grande pauvreté, c’est une expérience profondément ancrée en moi qui m’invite à rester attentif à la vie des personnes qui côtoient la souffrance ou qui vivent dans la précarité sous toutes ses formes : matérielle, morale… Pendant mes années de formation au séminaire, je me suis retrouvé un jour sur une route où un très grave accident venait de se produire. L’une des victimes était déjà décédée à mon arrivée, la seconde se trouvait dans un état très grave. J’ai pris en charge son évacuation vers l’hôpital le plus proche, en arrêtant un taxi et faisant descendre les passagers pour y installer Robert. Je n’avais que peu d’argent pour payer le conducteur du taxi mais il a accepté ce service que je lui demandais. Le lendemain, je suis allé rendre visite à Robert, lui apportant quelques victuailles ; le personnel de l’hôpital était particulièrement interloqué que je puisse m’occuper d’une personne qui n’était pas de ma famille, ni du même pays (je me trouvais alors au Cameroun).

Je suis intervenu, par ce qu’il y a en moi, en Robert, et en chacun d’entre nous, une partie de l’identité de Dieu ; ces identités, ces images s’attirent, et je ne peux pas les arrêter. (Gn 1, 26)

Apporter un soulagement à quelqu’un qui souffre, c’est l’aurore de la vie pascale. C’est être comme Jésus,  sur la haute montagne, lorsqu’il permet  à ses apôtres de voir sa nature divine.(Mc 9, 2-4)

Au cœur de l’humanité, la divinité apparaît : c’est la joie pascale expérimentée !

>  En paroisse, quelles expériences vous ont montré des signes effectifs de cette vie nouvelle ?

J’ai été particulièrement touché, et même bouleversé, par le chemin des jeunes catéchumènes que j’accompagne depuis plusieurs mois. Ce n’est pas rien que d’entendre un adolescent me dire : « Je voudrais approfondir ma foi, j’ai été touché par le personnage de Jésus », alors que ce même jeune avait grandi dans une famille non croyante !

J’ai la certitude que l’Esprit Saint nous précède, et touche les cœurs. Ce n’est pas le prêtre que je suis qui déclenche ce mouvement intérieur, mais c’est l’Esprit Saint qui est à l’œuvre, qui prépare le terrain.

« Je vous ai dit cela pendant que je suis encore avec vous, mais le défenseur, l’Esprit saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (Jn 14, 25-26)

Le jour où j’ai rencontré le Christ, ma vie a changé. De la même façon, par le baptême, une nouvelle vie commence pour le catéchumène !

Des eaux baptismales jaillit la vie nouvelle : en plongeant dans l’eau, on accepte de couper sa respiration, on accepte la mort, pour ressurgir ensuite à une nouvelle vie. C’est comme mourir avec le Christ pour ressusciter avec Lui et donc vivre pleinement dans la joie pascale !

>  Quel message d’espérance aimeriez-vous nous donner ?

A toute personne qui lit cet article, je suis ravi de dire que Jésus a connu la joie et la souffrance humaine, n’hésitez pas à lui confier votre vie, Il vous connaît, il vous comprend et il veut être votre compagnon de route vers la vie nouvelle !

Joyeuse Pâques !

 

Qu’est-ce que le Triduum Pascal ?

Mot latin signifiant « un espace de trois jours », le Triduum pascal, qui va de la messe du soir le Jeudi Saint au dimanche de Pâques inclus, est le centre de gravité de l’année liturgique.

De la Cène à la Résurrection s’écoulent ces trois jours auxquels le Seigneur a souvent fait allusion dans l’Évangile et qui, ensemble, constituent le Mystère pascal.

Lors de la dernière Cène, Jésus a offert son Corps et son Sang en nourriture à ses Apôtres. La célébration du Jeudi Saint fait mémoire du Lavement des pieds, qui a la même signification que l’Eucharistie : Jésus est venu pour se faire serviteur et offrir sa vie.

Dans la liturgie du Vendredi Saint, nous méditons le mystère de la mort du Christ et nous adorons la Croix, sur laquelle l’œuvre du salut est accomplie.

Suite à ce combat victorieux, l’Église contemple le Christ au tombeau, dans le « repos » du Samedi Saint. Elle est comme Marie, parfaite croyante qui conserva la foi et qui espéra contre toute espérance en la résurrection de Jésus.

Après la longue veille dans l’obscurité de la Vigile pascale, l’Alléluia de la résurrection retentit de nouveau. Le feu de l’amour de Dieu illumine la nuit : le Christ a vaincu la mort, et nous avec lui.

L’abbé Robert Gendreau de Montréal nous explique le Triduum pascal par cette vidéo ci-dessous.

 

 

Retransmission de l’homélie pendant la messe chrismale à Saintes

Homélie de Mgr Georges Colomb lors de la messe chrismale en la cathédrale de Saintes Lundi 29 mars. 

Au-delà de la consécration et de la bénédiction des huiles, au-delà du renouvellement des engagements des prêtres, la messe chrismale est le signe donné aux hommes de l’unité de l’Eglise et de l’action permanente et décisive de l’Esprit Saint. Tous, nous avons été marqués par l’huile sainte, l’huile de la joie qui nous a constitués en un peuple saint et c’est ce peuple rassemblé qui reçoit l’annonce de son salut, de sa délivrance du péché et de la mort. Consacrés par l’onction.

A celui qui a été consacré par l’onction revient la mission “d’annoncer la bonne nouvelle aux humbles, de guérir le cœur brisé, de proclamer aux captifs la délivrance, aux prisonniers leur libération”, à l’imitation de ce que fit le Seigneur lui-même, envoyé sur cette terre pour porter la Bonne nouvelle aux hommes, en commençant par les plus pauvres, les plus humbles, les plus meurtris. Comment, en ce jour, ne pas tourner notre regard vers ceux qui aspirent à recevoir cette onction, les malades, les soignants, leurs familles, les catéchumènes qui demandent à l’Eglise, avec la grâce du baptême, l’espérance de la vie éternelle et la joie du salut, la foule des pécheurs que nous sommes, appelés au pardon ?

Ces huiles sont pour eux. Elles viendront leur offrir dans la foi et l’espérance toute la force que Dieu veut répandre sur son peuple pour le conduire jusqu’à l’accomplissement définitif des promesses. Oui, Dieu se donne aujourd’hui comme il s’est donné jadis par les prophètes, comme il s’est livré dans le Christ, comme il se donne pleinement dans les sacrements. Il se donne en vérité, en plénitude et parfaitement pour ceux qui se préparent à le recevoir et qui déjà se remettent en route, tournés vers leurs frères.

Annoncer le Royaume

Recevoir le don de Dieu, c’est recevoir avec la vie éternelle, le souci et l’amour du frère. Chers frères dans le sacerdoce, Dieu vous a choisis pour être “servants de Dieu”, comme le rappelle le prophète Isaïe. Votre mission, malgré les difficultés et parfois les souffrances, donne à votre vie de chaque jour la saveur de l’Evangile, la saveur de cette bonne nouvelle que vous êtes chargés de porter au monde, de partager aux hommes avec le Pain et le vin de la joie. Pour ceux qui sont les agents de la culture de la mort dans notre pays, la culture du déchet, comme le dit le pape François ; pour tous les tyrans de Birmanie et d’ailleurs, cette bonne nouvelle est signe de contradiction.

Les hommes et les femmes de ce temps ne se tromperont pas. Ils sauront détecter en vous l’authenticité de la foi qui vous fait vivre. A vous, les diacres, que l’Esprit Saint vous guide pour trouver des voies nouvelles pour le service des hommes. Ce monde a faim et soif de Dieu, il a faim et soif de justice, de partage et de fraternité, mais en cherchant tout cela, il peut s’égarer dans des chemins sans issues.

A vous, il appartient d’accompagner vos frères et sœurs et de les servir. A vous, religieux et religieuses, de témoigner de la beauté de la chasteté, de la pauvreté voulue dans la vie matérielle, de la fraternité, de l’ouverture à l’international ; à vous, laïcs en mission, et vous peuple des baptisés, sachez que Dieu compte sur vous pour que rayonnent son amour et la gratuité de ses dons. Pour cela il vous donne sans compter sa joie, son amour, son pardon et surtout il se donne lui-même afin que nous grandissions tous unis en humanité et en sainteté.

En étant à l’écoute de la terre et des pauvresLe saint Père, dans l’encyclique Laudato Si (Loué sois-tu, Seigneur), nous invite à louer le Seigneur pour la nature qui est un don et qu’il ne s’agit pas de sauvegarder pour la transformer en parc naturel avec des allées bien taillées, mais dont il faut prendre soin, ce qui est plus exigeant. Le Pape nous invite à écouter le cri de la terre et la clameur des pauvres !

Prendre soin de la nature et de nos frères et sœurs afin que chacun trouve sa place, afin que chacun soit sauvé et pour cela, chers amis consacrés, Dieu a besoin de vous, pour que vous indiquiez le chemin qu’il trace. L’histoire nous apprend que dans le champ de la création, l’être humain produit, agit, mais que ses initiatives sont aussi source de dégradation de la nature et d’humiliation des autres. Toute l’aventure humaine pose la question du salut de l’homme et du soin ou du manque de soin de la création qui lui est confiée, comme elle l’est à un serviteur.

La crise écologique, la pandémie que nous subissons rendent plus urgentes ces questions. Les échanges que nous avons dans la cité et entre chrétiens, y compris dans notre diocèse, et la semaine dernière, entre évêques, sur le sujet de la création et de la production, nous montrent que seule une abondance de vie spirituelle peut nous permettre de vivre une sobriété matérielle et en cela la vie fraternelle sous toutes ses formes, notamment la vie religieuse nous indique un chemin à suivre. Seigneur, avec le psalmiste, nous te disons : «Tu es notre Dieu, notre père, notre roc, notre salut », nous savons que tu nous gardes ton amour et que ton alliance est fidèle !

Pour télécharger ou imprimer l’homélie de Mgr G. Colomb cliquer ICI

 

Le Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ) revient à Rochefort

Une nouvelle proposition pour les enfants et jeunes de 6 à 18 ans va être lancée sur la paroisse de Rochefort à partir de Septembre 2021.

> Le MEJ, c’est quoi ?

Le Mouvement Eucharistique des Jeunes est un mouvement d’éducation humaine et spirituelle qui s’adresse aux enfants et aux jeunes de 7 à 18 ans qui désirent vivre à la manière de Jésus.

Le MEJ les aide à construire une relation d’amitié avec Jésus, en puisant ses fondements dans une spiritualité ignatienne.

Le MEJ aide chaque jeune à faire le lien entre sa vie et sa foi, à découvrir les trésors spirituels pour les faire fructifier et en témoigner.

A vocation apostolique, le mouvement ouvre les jeunes au monde afin d’être au service de leurs frères. Chaque enfant développe une sensibilité différente : protection de la planète, des plus pauvres et démunis, des plus fragiles… On s’engage seul ou en équipe pour faire l’expérience de la rencontre de l’autre, dans le Christ.

> Comment ça fonctionne ?

Le Mouvement Eucharistique des Jeunes se vit au sein de petites équipes de 6 à 10 jeunes.

Un thème d’année constitue le fil rouge de ces rencontres. Encadrés par des responsables d’équipe, les MEJistes peuvent s’exprimer en toute liberté sur les sujets qui leur tiennent à cœur ou tout simplement des sujets dans l’actualité du monde ou de l’Eglise.

Les réunions d’équipe auront lieu le samedi matin de 10h à 12h tous les 15 jours pour les plus jeunes. Pour les lycéens, possibilité d’adapter des réunions en fonction de l’agenda des jeunes.

Ils vont apprendre à mettre du sens dans tout ce qu’ils font : les jeux, la prière, les rencontres… La notion d’équipe est très importante : grâce à elle, les MEJistes apprennent à faire confiance et à s’ouvrir aux autres. Cela leur servira toute leur vie !

Qui dit MEJ dit créativité ! Sessions musique, mises en scènes déjantées, ateliers de peinture ou encore olympiades de sport… Le responsable d’équipe s’adapte aux talents (parfois cachés !) des jeunes de son équipe. Sans se prendre au sérieux, les jeunes découvrent leurs capacités au fur et à mesure de l’année et peuvent grandir à travers des activités variées.

Le MEJ  propose également des camps l’été qui permettent aux enfants de faire de belles rencontres, de créer, de partager…

> Vous voulez en savoir plus ?

Contacter Adélaïde OSTERMANN au 06.60.51.11.59 ou ao2ostermann@gmail.com

Le site du Mej : https://www.mej.fr/