Jésus accueille dans la cour de St Louis.

Petit à petit, grâce aux bénévoles paroissiaux, les dépendances et la cour de l’église St Louis s’améliorent et deviennent plus accueillantes.

Ainsi, les 12 magnifiques panneaux en aluminium revêtus de somptueuses photos, et de textes expliquant la rénovation de St Louis, (en cours depuis 2019) qui viennent d’être confiés au père Le Nezet, curé, par la ville de Rochefort, ont pu été installés.

Ils embellissent la cour du secrétariat et du Catholic’s Pub (109 ter rue Pierre Loti ) et le  regard profond du Christ adolescent,  debout, devant Joseph, son père adoptif, issu d’un vitrail de l’église, accueille et encourage  les nouveaux venus,

photos GT

 

Qu’est-ce que la Toussaint ?

Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints.
Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.
A ne pas confondre avec le 2 novembre qui est le jour de tous les défunts, défunts que nous honorons en déposant des fleurs et des luminions sur leurs tombes.

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.
Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais toujours accessibles.

La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ. Le pape Jean-Paul II nous l’a fait comprendre en béatifiant et canonisant un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des figures aussi différentes que le Père Maximilien Kolbe, Edith Stein, Padre Pio ou Mère Térésa…

La vie de ces saints constitue une véritable catéchèse, vivante et proche de nous. Elle nous montre l’actualité de la Bonne nouvelle et la présence agissante de l’Esprit Saint parmi les hommes. Témoins de l’amour de Dieu, ces hommes et ces femmes nous sont proches aussi par leur cheminement – ils ne sont pas devenus saints du jour au lendemain, par leurs doutes, leurs questionnements… en un mot par leur humanité, car ils étaient, eux aussi, limités, imparfaits et pécheurs, comme nous. C’est la grâce de Dieu qui les a sanctifiés.
La Toussaint a été longtemps célébrée à proximité des fêtes de Pâques et de la Pentecôte. Ce lien avec ces deux grandes fêtes donne le sens originel de la fête de la Toussaint : goûter déjà à la joie de ceux qui ont mis le Christ au centre de leur vie et vivre dans l’espérance de la Résurrection.

Venez vivre un dimanche autrement…

Chaque 4ème dimanche du mois : Messe des familles à l’église St Louis.

Dès le dimanche 24 octobre : 

  • 10h30 : Temps de louange
  •  11h00 : messe plus particulièrement préparée et animée pour et par les familles et les enfants.

Afin de prendre en compte la demande exprimée lors de notre assemblée de rentrée  paroissiale, il a été décidé que la messe serait précédée d’un temps de louange à partir de 10h30.

Profitons de cette messe pour vivre un dimanche autrement

 

 

Missel 2022 en vente, avec sa nouvelle traduction.

Chers paroissiens,

Le missel 2022 est arrivé, il sera mis en vente à partir du 17 octobre au prix de  9€ à la sortie des messes. Sinon au secrétariat du presbytère de St Louis.

Ce qui change dans le missel Romain cliquer ici 

Lors de leur Assemblée plénière le 5 novembre à Lourdes, les évêques français ont annoncé que la nouvelle traduction du missel romain avait été approuvée par le Saint-Siège.

La relation du Père et du Fils précisée

«La traduction française de la messe met dans la bouche des fidèles, au Credo, une formule qui est erronée de soi, et même, à strictement parler, hérétique.» C’est avec ces mots forts que Jacques Maritain dénonçait dès les années 1970 la traduction française du Je crois en Dieu affirmant que le Christ est «de même nature que le Père».

Dans un courrier, le philosophe expliquait: «Je suis de même nature que M. Pompidou, je ne lui suis pas consubstantiel».
Avec cette nouvelle traduction qui s’appliquera définitivement en 2021, l’assemblée dira de Jésus qu’il est «consubstantiel au Père».

Cette affirmation vient ainsi souligner qu’il n’y a bien qu’un seul et unique Dieu, une seule substance divine. Il s’agit de la modification la plus importante car elle concerne une prière prononcée par tous, prêtres et fidèles, et qu’elle n’est pas facultative.

Une prière sur les offrandes plus proche du latin

L’autre grand changement de ce nouveau missel concerne la prière sur les offrandes, aussi appelée Orate fratres. Dans la version actuelle, le célébrant dit: «Prions ensemble, au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Église». Ce à quoi l’assemblée répond: «Pour la gloire de Dieu et le salut du monde».

Si elle est toujours possible dans le futur missel, cette formule est reléguée au second plan. Le prêtre privilégiera: «Priez, frères et sœurs : que mon sacrifice, et le vôtre, soit agréable à Dieu le Père tout-puissant». Et l’assemblée: «Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice à la louange et à la gloire de son nom, pour notre bien et celui de toute l’Église».

La nouvelle version a été exigée par le Vatican, pour plus de proximité envers le texte latin, tandis que le maintien de la version actuelle est dû à l’insistance des épiscopats francophones. «La très belle formule actuelle est entrée dans les mémoires depuis 50 ans et Rome a laissé la possibilité entre les deux», détaille Bernadette Mélois, directrice du Service national de pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS) de la Conférence des évêques de France.

Une plus grande présence des femmes

Un autre apport parmi les plus visibles de cette nouvelle traduction est le remplacement occasionnel du mot «?frères?» par l’expression «frères et sœurs». Par exemple, lors du Je confesse à Dieu les fidèles diront: «Je reconnais devant vous, frères et sœurs (…) et vous aussi, frères et sœurs, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu».

Cette évolution se retrouve également dans d’autres formules de la messe. Ainsi, dans la Prière eucharistique I, lors de la commémoration des vivants, le célébrant dira?: «Souviens-toi Seigneur; de tes serviteurs et de tes servantes…». Cette précision féminine est là aussi un ajout par rapport à la traduction antérieure, mais correspond au texte latin, précise Bernadette Mélois.

Une liturgie plus recueillie

«Une des nouveautés de cette traduction est la place importante laissée au silence», remarque la responsable du SNPLS. Pour elle, «le silence fait partie de l’action liturgique et permet une réception fructueuse de la Parole de Dieu». Le nouveau missel indique ainsi un nouveau temps de silence après le Gloire à Dieu.

La nouvelle traduction vient également rappeler que la prière liturgique est une prière chantée, poursuit Bernadette Mélois. Elle accorde ainsi une certaine place au latin, en proposant de chanter dans cette langue le Gloria, le Credo ou encore le Pater Noster. Les préfaces chantées seront aussi publiées avec la nouvelle traduction.

Toujours dans la même optique de recueillement, le nouveau missel précise qu’au moment de la consécration, après l’élévation du Pain et du Vin, le prêtre fait une génuflexion en «adorant». Ce dernier mot était absent des traductions précédentes.

L’importance de la gestuelle

À plusieurs endroits, le nouveau texte vient préciser les gestes du prêtre et plus rarement ceux de l’assemblée. Il vient par exemple renforcer l’invitation à s’incliner lors de l’évocation du mystère de l’incarnation dans le Je crois en Dieu, tant dans le symbole de Nicée-Constantinople que dans le symbole des Apôtres.

«Dans la liturgie, le corps participe à la prière de l’Église», explique Bernadette Mélois. «Ce n’est pas une prière intellectuelle, elle fait participer tout l’être et les gestes sont donc importants

Interview du P. Henri Delhougne au sujet de la nouvelle traduction du Missel romain

Le Père Henri Delhougne, o. s. b., coordinateur de la Commission du Missel romain, présente un certain nombre de changements et d’adaptations de la nouvelle traduction :

LA FIDÉLITÉ D’UNE TRADUCTION
L’USAGE DU TUTOIEMENT ET DU VOUVOIEMENT DANS LA NOUVELLE TRADUCTION
QUELQUES NOUVEAUTÉS
MODIFICATION DU RITE D’INTRODUCTION À LA COMMUNION
CONTACT PAROISSE

Secrétariat paroissial  :  Presbytère Saint-Louis  –  109 Ter rue Pierre Loti,  17300 Rochefort  –   05 16 65 42 89 – @ : paroissederochefort@gmail.com

Semaine missionnaire du 17 au 24 octobre 2021

L’Église catholique de France célèbre chaque année une semaine missionnaire mondiale. En 2021, elle se conclura le dimanche 24 octobre par la « Journée missionnaire mondiale » fêtée par toutes les Églises du monde ! En France, depuis plus d’une trentaine d’années, cette journée s’est élargie à une semaine pour donner plus de visibilité aux activités missionnaires dans les diocèses et permettre aux paroisses de les illustrer par de multiples activités.

Le thème retenu cette année est « Il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu » (Ac 4, 20).

Livret animation télécharger ici

« Célébrer la Journée missionnaire mondiale réaffirme que la prière, la réflexion et l’aide matérielle de vos offrandes sont des opportunités permettant de participer activement à la mission de Jésus dans son Église. La charité, exprimée dans les collectes des célébrations liturgiques du troisième dimanche d’octobre, a pour objectif de soutenir le travail missionnaire accompli au nom du Pape par les Œuvres Pontificales Missionnaires, pour répondre aux nécessités spirituelles et matérielles des peuples et des Églises dans le monde entier, pour le salut de tous ». (Pape François).

Le Christ est ressuscité ! Voilà le cri d’allégresse des croyants.

Cette vérité, arrivée jusqu’à nous, est notre héritage le plus précieux ; il faut le transmettre. Oui, Dieu est amour et miséricorde et tous les hommes sans distinction sont appelés à le connaître.

C’est parce que Dieu nous a aimés le premier que nous pouvons, à notre tour, aimer et témoigner en ce XXIe siècle si troublé. Comme à chaque époque, trouvons les moyens, les mots, les gestes de l’annonce. Car Dieu veut agir  en nous et par nous. Ne nous laissons pas gagner par le découragement.

Comme les premiers disciples, dans le concret de nos vies, proche de celles et ceux que nous croisons chaque jour, dans nos familles, au travail, dans nos loisirs, nous sommes appelés à devenir apôtres. Vivre près des hommes au quotidien quotidien cela préserve de l’utopie, du verbiage et d’une foi déconnectée du réel…

Il faut avoir le courage de témoigner de l’Evangile au sujet des projets et des lois propageant la culture de mort,  en France.   De manière urgente nous devons annoncer le Christ. Nous avons reçu gratuitement, la foi, le pardon et l’espérance pour, à notre tour, nous faire missionnaires. Dieu a besoin de nous pour édifier l’Église.

Mgr Georges Colomb – Évêque de La Rochelle et Saintes – Directeur national des OPM France

Pédophilie en Eglise, nos réactions.

Le rapport CIASE nous a tous bouleversés, provoquant pour certains des sentiments d’horreur, de colère, de honte ou de découragement. Personne ne peut en effet rester insensible à ce qui ressort de ce long travail réalisé par cette commission indépendante mandatée par les évêques de France. “La vérité vous rendra libre” nous dit Jésus.
En Equipe Pastorale il nous a semblé bon que chacun, s’il le souhaite puisse exprimer dans un premier temps ce que ces révélations ont pu provoquer en lui ou les questions qu’il peut se poser à la suite. Ce peut être des expressions de colère, d’incompréhension ou un désir de mieux comprendre, de trouver des explications.

Pour cela, nous mettons à votre disposition des boites ” votre parole” pour que vous puissiez vous exprimer si vous le souhaitez.
Après ce temps nécessaire, nous proposerons dans quelques semaines une rencontre pour en parler et peut-être chercher ensemble des chemins d’espérance.

Père Mickaël

Rapport final CIASE – Sauvé

En conclusion le rapport “Sauvé -CIASE” en “ appelle à des mesures très fortes de la part de l’Eglise catholique de France.

Ce mardi 5 octobre Jean-Marc Sauvé, haut fonctionnaire de la Cour des comptes,  a rendu, en conférence de presse, les conclusions de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (Ciase) qu’il présidait. Son rapport estime à 216 000 le nombre de mineurs victimes de violences sexuelles de la part de prêtres ou de religieux depuis 1950.

Ce chiffre, fruit d’une enquête de deux ans et demi sur un échantillon représentatif de Français, comporte une marge d’erreur estimée par la Ciase à “plus ou moins 50 000” personnes, a précisé le président de la commission. Le bilan atteint au moins 330 000 victimes si on ajoute celles de “laïcs en mission d’Eglise” (dans l’enseignement catholique et les organisations de jeunesse notamment) et il n’inclut pas les victimes décédées depuis les faits.

« Frères et sœurs,

Hier la conférence épiscopale et la conférence des religieuses et religieux de France ont reçu le rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise catholique, chargée d’évaluer l’ampleur du phénomène des agressions et des violences sexuelles commisses sur les mineurs à partir de 1950. Il en résulte un nombre considérable. Je désire exprimer aux victimes ma tristesse et ma douleur pour les traumatismes qu’elle sont subies et aussi ma honte. Notre honte et ma honte pour la très longue incapacité de l’Eglise à les mettre au centre de ses préoccupations. Et je le assure de ma prière et je prie. Prions ensemble, tous. « A toi Seigneur la gloire. A nous la honte ». C’est le moment de la honte.

J’encourage les évêques, notamment vous, chers frères qui êtes venus partager ce moment, et les supérieurs religieux à continuer à faire des efforts afin que de semblables drames ne se reproduisent pas.

J’exprime aux prêtres de France ma proximité et mon soutien paternel devant cette épreuve qui est dure mai que est salutaire et j’invite les catholique français à assumer leurs responsabilités pour garantir que l’Eglise soit une maison sûre pour tous. Merci »        Pape François

 Les évêques demandent “pardon”. Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France (CEF), un des commanditaires du rapport, a pris la parole pour exprimer sa “honte” et son “effroi”, et a promis que la parole des victimes “ne restera pas sans effet”“Que dire, sinon éprouver un infini chagrin, une honte charnelle, une indignation absolue”, a pour sa part réagi Véronique Margron, la présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref), l’autre organisme à l’origine de cette enquête.

 Demande de reconnaissance des victimes. “Réparer” le mal fait aux victimes implique “la reconnaissance de la qualité de victime des personnes, par une institution indépendante mise en place par l’Eglise”, a estimé Jean-Marc Sauvé mardi. “La question de l’indemnisation n’est pas un don, c’est un dû”, a-t-il ajouté, plaidant pour cette solution plutôt qu’un allongement des délais de prescription.

 Le nombre d’auteurs  dévoilé. Jean-Marc Sauvé a révélé que le rapport a permis d’estimer entre 2 900 et 3 200 le nombre de clercs et de religieux auteurs de violences sexuelles sur des mineurs depuis 1950, soit entre 2,5% et 2,8% de leur effectif total.

 Un milieu particulièrement touché. L’enquête en population générale, menée par l’Inserm, permet aussi de comparer la prévalence des violences sexuelles dans différents milieux. L’Eglise est la plus touchée après le cercle familial et amical, a expliqué Jean-Marc Sauvé, devant l’enseignement, les camps de vacances et les organisations sportives.

Le fruit d’une longue enquête. Ce rapport est rendu par la Ciase, commission de 22 membres aux profils variés, à la demande de la Conférence des évêques de France (CEF) et la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref). Un appel à témoignages a été lancé en 2019 et est resté ouvert 17 mois, permettant à 6 500 personnes de s’exprimer.

 Des pistes de réformes attendues. Le rapport ne pose pas seulement un état des lieux de la pédocriminalité dans l’Eglise, il doit aussi énumérer 45 propositions, portant notamment sur l’écoute des victimes, la formation des prêtres et religieux ou encore la gouvernance de l’Eglise.

Lire et télécharger le recueil de témoignages et les recommandations

La vidéo de KTO  qui présente l’intolérable vérité:

Temps de réflexion pour le début du processus synodal (9 octobre 2021) | François

Chers frères et sœurs,

Merci d’être présent à l’ouverture du Synode. Vous êtes venus par divers chemins et appartenez à de nombreuses Eglises. Chacun porte dans son cœur des questions et des espérances. Je suis sûr que l’Esprit nous guidera et nous donnera la grâce d’avancer ensemble, de s’écouter mutuellement et d’initier un discernement sur notre époque, en devenant solidaires des efforts et des désirs de l’humanité.

Je répète que le Synode n’est pas un parlement, que le Synode n’est pas une enquête d’opinions ; le Synode est un moment ecclésial, et le protagoniste du Synode est l’Esprit-Saint. S’il n’y a pas d’Esprit, il n’y aura pas de Synode.

Nous vivons ce Synode dans l’esprit de la prière que Jésus a adressée de tout son cœur au Père pour ses disciples : « Que tous soient un » (Jn 17, 21). C’est à cela que nous sommes appelés : à l’unité, à la communion, à la fraternité qui naît du sentiment d’être environné de l’amour unique de Dieu.

Tous, sans distinction, et en particulier nous les Pasteurs, comme l’écrivait saint Cyprien : « Nous devons retenir cette unité et la revendiquer fermement, surtout nous, les évêques, qui présidons dans l’Eglise, afin de montrer que l’épiscopat est également un et indivisible » (De Ecclesiae Catholicae Unitate, n. 5). Dans l’unique Peuple de Dieu, nous cheminons donc ensemble, pour faire l’expérience d’une Eglise qui reçoit et qui vit le don de l’unité et s’ouvre à la voix de l’Esprit.

Les mots clés du Synode sont au nombre de trois : communion, participation, mission.

Communion et mission sont des expressions théologiques qui désignent le mystère de l’Eglise et dont il est bon de faire mémoire. Le Concile Vatican II a précisé que la communion exprime la nature même de l’Eglise et a affirmé en même temps que l’Eglise a reçu « la mission d’annoncer le Royaume du Christ et de Dieu et de l’instaurer dans toutes les nations, formant de ce Royaume le germe et le commencement sur la terre » (Lumen gentium, n. 5).

A travers ces deux mots l’Eglise contemple et imite la vie de la Sainte Trinité, mystère de communion ad intra et source de mission ad extra. Après le temps des réflexions doctrinales, théologiques et pastorales qui ont caractérisé la réception de Vatican II, saint Paul VI a voulu condenser précisément dans ces deux mots – communion et mission – « les grandes lignes, énoncées par le Concile ». Commémorant son ouverture, il affirma en effet que les lignes générales avaient été « la communion, c’est-à-dire la cohésion et la plénitude intérieure, dans la grâce, dans la vérité, dans la collaboration […] et la mission, c’est-à-dire l’engagement apostolique dans le monde contemporain » (Angélus, 11 octobre 1970), qui n’est pas prosélytisme.

En clôturant le Synode de 1985, vingt ans après la fin de l’assemblée conciliaire, saint Jean-Paul II a aussi souhaité redire que la koinonia est la nature de l’Eglise : c’est d’elle que jaillit sa mission d’être le signe de l’union intime de la famille humaine avec Dieu.

Il ajoutait : « Il convient, par-dessus tout, que l’on célèbre dans l’Eglise des Synodes ordinaires et, si nécessaire, extraordinaires ». Pour porter du fruit, ceux-ci doivent être bien préparés : « Il faut donc que les Eglises locales travaillent à leur préparation, avec la participation de tous » (Discours de conclusion de la 2ème assemblée extraordinaire du Synode des Evêques, 7 décembre 1985). Voici donc la troisième parole : participation. Communion et mission risquent de rester des termes un peu abstraits si l’on ne cultive pas une pratique ecclésiale qui exprime la réalité concrète de la Synodalité, à chaque étape du chemin et du travail, favorisant l’implication effective de tous et de chacun. Je souhaite affirmer que célébrer un Synode est toujours une chose belle et importante, mais celui-ci ne porte réellement de fruits que s’il devient l’expression vivante de l’être de l’Eglise, dans un agir caractérisé par une vraie participation.

Ce n’est pas là une exigence de style, mais de foi : la participation est une exigence de la foi baptismale. Comme l’affirme l’apôtre Paul : « C’est dans un unique Esprit, en effet, que (…) nous avons été baptisés pour former un seul corps » (1Co 12, 13).

Voilà bien la seule origine dans le corps ecclésial : le Baptême. C’est de lui, notre source de vie, que découle l’égale dignité des enfants de Dieu, dans la diversité des ministères et des charismes.

C’est pourquoi, tous sont appelés à participer à la vie de l’Eglise et à sa mission. S’il manque une réelle participation de tout le Peuple de Dieu, les discours sur la communion risquent de n’être que de pieuses intentions. Sur cet aspect, nous avons fait des progrès, mais il y a encore des difficultés, et il faut bien constater les désagréments et la souffrance de beaucoup de travailleurs pastoraux, d’organismes de participation des diocèses et des paroisses, de femmes qui sont encore souvent à la marge.

Tous doivent participer : c’est un engagement ecclésial indispensable ! Tous les baptisés, la carte d’identité, c’est le Baptême.

Le Synode, alors qu’il nous offre une grande opportunité de conversion pastorale missionnaire et œcuménique, n’est pas exempt de certains risques. J’en cite trois.

Le premier est celui du formalisme. Il est possible de réduire le Synode à un évènement extraordinaire, mais de façade, un peu comme si l’on restait à regarder la belle façade d’une église sans jamais y mettre les pieds. Le Synode est au contraire le parcours d’un effectif discernement spirituel, que nous n’entreprenons pas pour donner une belle image de nous-mêmes mais pour mieux collaborer à l’œuvre de Dieu dans l’histoire.

Ainsi, lorsque l’on parle d’une Eglise synodale, nous ne pouvons pas nous contenter de la forme, mais nous avons aussi besoin de substance, d’instruments et de structures qui favorisent le dialogue et les interactions dans le Peuple de Dieu, particulièrement entre prêtres et laïcs. Pourquoi j’insiste là-dessus ? Car il y a parfois un certain élitisme dans l’ordre presbytéral qui le fait se détacher des laïcs ; et le prêtre devient finalement le “patron de la baraque” et non le pasteur de toute une Église qui va de l’avant.

Cela exige de transformer certaines visions verticales, déformées et partielles de l’Eglise, du ministère presbytéral, du rôle des laïcs, des responsabilités ecclésiales, des rôles de gouvernement, et ainsi de suite.

Un second risque est celui de l’intellectualisme – l’abstraction, la réalité va par-là et nous avec nos réflexion nous allons d’un autre côté : faire du Synode une sorte de groupe d’étude, avec des interventions cultivées mais abstraites sur les problèmes de l’Église et sur les maux du monde ; une sorte de “parler de soi”, où l’on procède de manière superficielle et mondaine, pour finir par retomber dans les classifications stériles idéologiques et partisanes habituelles, et se détacher de la réalité du Peuple saint de Dieu, de la vie concrète des communautés dispersées à travers le monde.

Enfin, il peut y avoir la tentation de l’immobilisme : puisqu’ « on a toujours fait ainsi » (Exhortation apostolique Evangelii gaudium, n. 33), – cette parole est un venin dans la vie de l’Eglise, « on a toujours fait comme ça » –, il vaut mieux ne pas changer.

Quiconque se meut dans cet horizon, sans même s’en rendre compte, tombe dans l’erreur de ne pas prendre au sérieux le temps dans lequel nous vivons. Le risque est de finir par adopter d’anciennes solutions pour de nouveaux problèmes : un morceau de tissu rugueux qui finit par créer une déchirure pire encore (cf. Mt 9, 16).

C’est pourquoi il est important que le Chemin synodal soit vraiment ainsi : un processus en mouvement ; qu’il implique, en différentes phases et en partant du bas, les Églises locales dans un travail passionné et incarné ; qu’il imprime un style de communion et de participation marqué par la mission.

Vivons donc cette occasion de rencontre, d’écoute et de réflexion comme un temps de grâce qui, frères et sœurs, un temps de grâce qui, dans la joie de l’Evangile, nous permet de saisir au moins trois opportunités. La première est de s’orienter non pas occasionnellement mais structurellement vers une Église synodale : un lieu ouvert où chacun se sent chez lui et peut participer.

Le Synode nous offre aussi l’opportunité de devenir Église de l’écoute : faire une pause dans nos rythmes, réfréner nos angoisses pastorales pour s’arrêter et écouter. Écouter l’Esprit dans l’adoration et la prière.

Comme la prière d’adoration nous manque aujourd’hui ! Beaucoup ont perdu non seulement l’habitude, mais aussi la notion de ce que signifie adorer. Ecouter les frères et sœurs sur les espérances et les crises de la foi dans les différentes régions du monde, sur les besoins urgents de renouveler la vie pastorale, sur les signaux qui émergent des réalités locales.

Enfin, nous avons la possibilité de devenir une Église de proximité. Revenons toujours au style de Dieu : le style de Dieu est proximité, compassion et tendresse. Dieu a toujours travaillé ainsi. Si nous n’arrivons pas à cette Église de proximité avec des attitudes de compassion et de tendresse, nous ne serons pas l’Église du Seigneur.

Et cela, non seulement en paroles, mais grâce à la présence, afin que s’établissent des liens plus étroits d’amitié avec la société et le monde : une Église qui ne se sépare pas de la vie mais qui prend en charge les fragilités et les pauvretés de notre temps, soignant les blessures et guérissant les cœurs brisés avec le baume de Dieu. N’oublions pas que le style de Dieu doit nous aider : proximité, compassion et tendresse.

Chers frères et sœurs, que ce Synode soit habité par l’Esprit ! Car nous avons besoin de l’Esprit, le souffle toujours nouveau de Dieu qui nous libère de toute fermeture, qui fait revivre ce qui est mort, qui brise les chaînes et répand la joie. Le Saint-Esprit est Celui qui nous guide là où Dieu veut, et non pas là où nos idées et nos goûts personnels nous conduiraient. Le Père Congar, de sainte mémoire, rappelait : « Il ne faut pas construire une autre Eglise, il faut construire une Eglise différente » (Vraie et fausse réforme dans l’Eglise, Milan, 1994, 1939). Et c’est là le défi. Pour une “Église différente”, ouverte à la nouveauté que Dieu veut lui suggérer, invoquons l’Esprit plus souvent et avec plus de force et écoutons-le humblement, en marchant ensemble, comme il le désire, lui le créateur de la communion et de la mission c’est-à-dire avec docilité et courage.

Viens, Esprit-Saint. Toi qui suscites de nouvelles langues et mets des paroles de vie sur nos lèvres, préserve-nous de devenir une Église-musée, belle mais silencieuse, avec un grand passé mais peu d’avenir. Viens parmi nous, pour que dans l’expérience synodale, nous ne nous laissions pas envahir par le désenchantement, que nous n’édulcorions pas la prophétie, que nous ne réduisions pas tout à des discussions stériles. Viens, Esprit Saint d’amour, ouvre nos cœurs à l’écoute. Viens, Esprit de sainteté, renouvelle le Peuple fidèle de Dieu. Viens, Esprit créateur, renouvelle la face de la terre. Amen.

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Adieu aux anciens presbytères St Paul et St Louis

Pour financer les grands travaux paroissiaux : aménagement du nouveau secrétariat paroissial au 109 ter rue P. Loti,  réhabilitation du local des Guides de la rue Voltaire, rénovation prévue du presbytère du 65 bis  rue Voltaire,  il était inévitable de vendre  deux maisons bien connues.

1/ Le presbytère St Paul et sa prairie, situé derrière l’église.

Que  de souvenirs heureux dans cette prairie, où la jeunesse, scouts, aumônerie,   a profité de nombreux pique-niques sous le soleil. Ou bien, en courant dans tous les sens. lors de longues parties de ballon au cours des fêtes paroissiales,

Merci à tous les curés qui y ont séjourné, comme le père Houdet,  le père Clair- Aubron, le père Delage, père Thébault, père  Truaud, père Arockiya Prabakar et père Munezero, qui ont fait vivre cet endroit. Les anciens se souviennent de la tondeuse qu’on passait et des haies que l’on taillait.

Nous souhaitons autant de bonheur aux nouveaux propriétaires.

2/ Le presbytère du 102 de la rue Pierre Loti, lui  devrait être vendu prochainement. Là aussi que de souvenirs.

C’est dans cette maison que les sœurs infirmières exerçaient leur métier de soignantes, souvent on pouvait les croiser,  au quartier Libération et au bois de Chartres : sœur Stanislas, soeur St Luc, sœur Tharcisius et soeur Lucie Aimée toutes venant de Montferrand le château, congrégation des sœurs du saint nom de Jésus et Marie. Le souvenir de l’abbé Pierre Jégou est spécialement attaché à ce lieu.

Photos GT

Travaux dans les bâtiments de l’église St Louis

De septembre à octobre d’importants aménagements ont concerné le rez de chaussée et le premier étage des dépendances de l’église St Louis, ainsi qu’une mise en peinture générale, à l’exception de la chapelle Notre Dame de Lourdes.

Un parquet flottant a été installé au rez de chaussée et à l’étage,  notamment dans l’ancienne sacristie où se trouve un grand buffet mis à l’inventaire du patrimoine,  à côté  du grand coffre fort, désormais inutile et vide.

C’est ici que se trouve le nouveau secrétariat, mitoyen du Catholic’s Pub,

Il ouvre dans la cour pavée du 109 ter rue Pierre Loti. Le local des cierges sous l’escalier a été fermé par une porte et la rampe de l’escalier faite d’un magnifique bois d’ormeau vermoulue en bien des endroits a été renforcée et fixée en son milieu par un cavalier métallique. La nouvelle sacristie a été installée derrière le chœur et le baldaquin de l’église, elle est éclairée par un vitrail.

Á l’étage, le bureau de la comptable, situé plein Est au dessus de l’entrée latérale de l’église St Louis a bénéficié d’un parquet flottant et de l’étanchéification de son adorable fenêtre ronde, donnant sur la rue Pierre Loti. Le grand placard des chasubles situé sur le palier  a été muni d’étagères.

En face la grande pièce de Notre Dame (sa petite statue veille sur les lieux) abrite le bureau du curé. Ses vastes dimensions permettaient à la chorale St Vincent d’y répéter, désormais des réunions réunissant de nombreuses personnes peuvent s’y tenir. Bien entendu toutes les pièces ont été munies de nouveaux verrous.

La cour du 109 ter à été repavée en partie en raison du passage des canalisations de gaz (pour la nouvelle chaudière) et d’eau, les WC se sont civilisés avec la mise en place d’un lavabo d’un porte serviettes, d’une étagère, d’un porte manteaux, d’un support de papier toilette et d’une lunette neuve.

Dans le Catholic’s Pub voisin, local neuf et très accueillant, une estrade est  en train d’être installée.

L’ensemble est désormais coquet et fonctionnel, il abrite on l’a vu l’ancien secrétariat qui se trouvait au 102 rue Pierre Loti, la vente de ce bâtiment a permis les travaux dont bénéficie et bénéficiera la paroisse : en l’occurrence la remise en état de l’ancien local des scout, au fond de la cour 65 ter rue Voltaire et du presbytère Voltaire Notre Dame situé au 65 bis rue Voltaire.

Merci à tous les bénévoles qui avec G. Gimenez et P. Georgeon se sont impliqués dans les travaux…

Bien des choses sont encore à faire notamment la rénovation et la fixation des volets donnant sur la cour  et le nettoyage avec obturation des ouvertures par du grillage, du clocher de St Louis, littéralement envahi de pigeons. Toutes les bonnes volontés seront les bienvenues, prière de contacter G. Gimenez 06.87.29.92.82.

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Wallis et Futuna à l’église St Louis

Du 6 au 10 octobre, l’archipel fut l’invité d’honneur de la 15ème édition du festival Rochefort – Pacifique et de la paroisse St Louis.

Ce fut l’occasion de mettre en lumière le territoire mais surtout les hommes et les femmes qui en sont originaires.

Cette année  -2021 – Wallis et Futuna commémore le 60ème anniversaire de la signature de son statut de territoire d’outre mer.

Les paroissiens de Rochefort, et leur curé, le père Mickaël Le Nezet, ont pu faire connaissance de leurs traditions, grâce à leur musique très colorée et dansante, et à leurs tenues très fleuries, pendant la messe.

En plus de la présentation des dons, les  Wallisiens et Futuniens ont animé la messe de ce dimanche 10 octobre 2021 à 11h00 à l’église St Louis, présidée par Mgr Georges Colomb, qui fut missionnaire et responsable des missions étrangères de Paris avant d’être nommé évêque de la Rochelle et Saintes en 2016.

Ces Océaniens très chaleureux, se retrouvent au sein d’associations basées à Orléans et Angoulême, afin d’échanger, se faire connaître et perpétuer leurs coutumes.

Homélie de Mgr G. Colomb à lire cliquer ici

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