Prière pour le mois d’avril 2024

Depuis plus de 50 ans – à l’initiative de la France qui fut la première à créer un Service national des vocations en 1959 et à suggérer au pape Paul VI d’instaurer une Journée Mondiale de prière pour les vocations – la journée du 4ème dimanche de Pâques rappelle l’importance de prier pour les vocations. Elle est par conséquent une journée mobile dans le calendrier.

En 2024, elle aura lieu le dimanche 21 avril 

C’est une journée d’invitation à la réflexion : quand on parle de vocation, on parle de ce qui touche l’être humain au plus intime de sa liberté. C’est aussi une journée d’invitation à la prière : pour qu’une liberté humaine découvre son chemin, elle a besoin d’être éclairée et stimulée. C’est le rôle du Saint Esprit.

Prions pour les vocations

Seigneur Jésus,
Appelle au milieu de tes frères
Les vocations nécessaires
Pour la croissance de ton église
Et le salut du monde.
Qu’elles soient animées
Du feu ardent de ton Esprit-Saint.

Et toi, Marie,
Mère de toutes les vocations,
Reine des apôtres de Jésus,
Augmente en nos familles
Le respect et l’amour
De toutes les vocations.
Que ta prière en suscite de nouvelles :
Consacrées, sacerdotales, religieuses,
Missionnaires, diaconales…
Prends sous ta bienveillance,

O Marie,
Pour toutes les familles de la terre,
Que ton intercession guide
Tous nos frères séminaristes,
Nos frères et sœurs postulants et novices.
Qu’ils deviennent chaque jour davantage
Les serviteurs joyeux,
Amoureux du Christ,
Passionnés de son Évangile,
Attachés à son Église. Amen.

Le mois d’avril  

C’est le mois consacré à la Passion du Seigneur Jésus.
Vertus recommandées : la confiance dans la Miséricorde du Christ,

                                       la compassion envers ceux qui souffrent.

Le Protecteur du mois :

le 28 : Saint Louis-Marie Grignion (le Père de Montfort) ; célèbre missionnaire breton né à Montfort, près de Rennes, il est mort en 1716 à St Laurent-sur-Sèvre (Vendée), épuisé par ses travaux et par la maladie.

Fondateur des “Missionnaires de Marie” (les Montfortains) et des “Sœurs de la Sagesse” ainsi que des “Frères de saint Gabriel” ; apôtre de la “Vraie dévotion à Marie“; il fut persécuté par certains clercs, jansénistes et gallicans de son temps (l’esprit “janséniste”, austère et froid, était hostile à la dévotion filiale envers la Très Sainte Vierge ; le gallicanisme était un état d’esprit qui, en France, prétendait ne pas avoir à obéir au pape, sauf si on le voulait bien).

Le Père de Montfort, troublé par ces persécutions, pensait s’en aller vers les “Missions étrangères” ; il décida d’aller d’abord en pèlerinage à Rome, vit le pape qui, certes, l’encouragea mais lui ordonna de rester en France, lui conférant même le titre de “Missionnaire Apostolique”.

“Amoureux” de la Vierge Marie, il disait d’elle : “De Maria, nunquam satis”, c’est-à-dire : “De Marie, jamais (on n’en dit) assez ; en effet, la méditation des gloires de Marie lui persuada qu’on ne pouvait jamais suffisamment glorifier la Très Sainte Vierge ; les révélations successives des apparitions de Marie au cours des siècles suivants vinrent confirmer ses intuitions spirituelles : ainsi, en 1858, à Lourdes, Marie apprit à Bernadette l’une de ces gloires, l’un de ces noms : “Immaculée Conception” ; un siècle après, en 1947, près de Rome, aux “Trois-Fontaines” (le “Lourdes italien”), elle se révélait dans une mystérieuse formule : “Je suis Celle qui est dans la Trinité“. Trois années plus tard, en 1950, le Pape Pie XII proclamait le dogme de l’ASSOMPTION de Marie, en son Âme et en son Corps.

Le P. de Montfort fut un véritable missionnaire des campagnes de l’ouest de la France, Bretagne et Poitou surtout ; “chassé” du diocèse de Poitiers à la suite de jalousies, il partit vers l’Aunis, appelé par l’évêque de la Rochelle d’alors qui l’admirait.
Il multiplia ses fameuses “missions” dans les campagnes d’Aunis et surtout du Bas-Poitou (Vendée actuelle), ré-évangélisant particulièrement cette dernière région ; on l’appelait “le bon Père de Montfort”. Son travail apostolique extraordinaire fut sûrement à l’origine de la fidélité exceptionnelle des régions vendéennes et bretonnes au temps des persécutions de la révolution française, quelque 80 ans plus tard. N’oublions pas non plus les prêtres martyrs des pontons de Rochefort.
A la fin de ses “missions”, il faisait souvent construire à l’entrée du village ou de la ville, un petit calvaire rappelant la mission.

Son sens de l’obéissance était exceptionnel ; l’épisode du calvaire de Pontchâteau, en Bretagne, entre Nantes et Vannes, est extraordinaire : il avait construit, aidé par ses paroissiens, tous bénévoles, une magnifique colline-calvaire avec chemin de croix ; la veille même de l’inauguration et bénédiction, alors que tout était prêt et que les milliers de bénévoles étaient d’avance heureux de voir béni le fruit de leurs travaux, l’évêque du lieu interdit toute cérémonie ; la mort dans l’âme, surtout en pensant à la déception de tous ceux qui avaient peiné à la construction, le Père obéit. Ses ennemis réussirent même à obtenir un ordre royal obligeant à détruire le calvaire… Méditant plus tard sur cette persécution, le Père écrivit, quelque temps après, une admirable “Lettre aux amis de la Croix“.

Il écrivit aussi le fameux “Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge, le Secret de Marie”, les règles de la Compagnie de Marie et des Filles de la Sagesse, et de nombreux Cantiques qu’il utilisait dans ses missions en les faisant chanter sur des airs de l’époque.

Homme de prière, il se retirait de temps à autre dans un endroit paisible et isolé, tel son ermitage de la Forêt de Mervent ou  son petit “ermitage” de Saint Éloi, près de La Rochelle.

Ce 28, on fête aussi sainte Jeanne Beretta-Molla (1922-1962), docteur en médecine, mère de famille milanaise, morte après avoir accouché de son quatrième enfant qu’on lui proposait de ne pas garder à cause d’un cancer à l’utérus ; elle fut canonisée par St Jean-Paul II en 2004.

Les grandes fêtes du mois 

Du dimanche 24 mars au samedi 30 : c’était la SEMAINE SAINTE, appelée parfois la GRANDE SEMAINE. Et puis du dimanche 31 mars au 6 avril, nous vivons la grande SEMAINE DE PÂQUES où chaque jour est fête de Pâque.

Ils sont finis les jours de la Passion ; suivez maintenant les pas du Ressuscité“.

le 7 : Dimanche de la Divine Miséricorde (institué par St Jean-Paul II en l’an 2000) ; c’est aussi le “dimanche de St Thomas”, St Thomas, l’Apôtre qui n’arrivait pas à croire à la Résurrection de son Maître bien-aimé mais qui fut favorisé d’une apparition du Ressuscité et qui, dans l’Évangile de St Jean, est le premier à proclamer sa divinité (“Mon Seigneur et mon Dieu”).

La miséricorde du Seigneur, à jamais je la chanterai  :  

Prions pour que cessent tant de souffrances dues aux guerres et à l’orgueil des hommes. C’est encore le temps de la Miséricorde. Prions pour que le Seigneur pardonne nos fautes, nos silences face au mal, nos lâchetés, nos complaisances avec le péché.

Quelques-uns des grands saints du mois : 

le 4  : Saint François Marto ; l’un des trois petits enfants de Fatima (avec sa soeur Jacinta et leur cousine Lucie dos Santos).

Né en 1908, il avait 9 ans lors des apparitions de la Vierge Marie ; il rejoignit au Ciel la “Belle Dame” le 4 avril 1919. Il avait 11 ans. Il fut canonisé, avec sa petite sœur Jacinta, par le Pape François le 13 mai 2017. Humble, discret, aimable, il offrait généreusement ses grandes souffrances “pour consoler Notre-Seigneur et pour la conversion des pécheurs“.

Prions-le, lui qui avait tout compris du mystère du péché et de ses conséquences ; qu’il intercède pour notre monde actuel confronté à tant de dérives morales.

Ce même jour : Saint Isidore de Séville (vers 565 – †636) : petit dernier d’une fratrie de 4 saints ! A la mort de son frère Saint Léandre, il devient évêque de Séville en 599 ; il le sera pendant près de 40 ans. Proclamé “Docteur de l’Église“, il était l’un des hommes les plus cultivés de son temps ; son savoir est encyclopédique ; il rédige d’innombrables ouvrages, transmettant ainsi, à l’aube du “Moyen-âge”, une grande partie de la culture antique.

Son frère Léandre et lui vivaient à l’époque des Wisigoths ariens ; ils proclamaient sans peur la foi catholique ; ils eurent le bonheur de voir enfin la conversion des Wisigoths, à la suite de celle de leur roi, Reccarède, en 589 ; ceux-ci alors se fondirent dans la population ibérique restée catholique, comme les Francs, après Clovis, un siècle plus tôt, s’étaient fondus dans la population gallo-romaine catholique.

le 7  : Saint Jean-Baptiste de la Salle : il est le “saint patron des éducateurs chrétiens” ; mort en 1719, fondateur des “Frères des écoles chrétiennes”, il fut l’un des innombrables fondateurs chrétiens d’écoles pour les enfants pauvres ; il mourut à l’aube de ce XVIIIème siècle où la plupart des “philosophes” anti-chrétiens de ce siècle, tels Voltaire ou Rousseau, estimaient que le petit peuple “n’avait pas besoin d’éducation” !

le 24  : Saint Fidèle de Sigmaringen -en Souabe allemande- (1578-1622) ; d’abord avocat à Colmar, profondément charitable, il est surnommé “l’avocat des pauvres” ; ordonné prêtre, très aimé des plus pauvres, il devient un extraordinaire prédicateur dans les Grisons suisses, une région dominée par des hérétiques calvinistes ; ceux-ci résolurent alors de l’assassiner. C’était le 24 avril 1622. Fidèle s’écria :” Pardonnez-leur, ô mon Dieu, ils ne savent pas ce qu’ils font“. Le commandant des troupes autrichiennes catholiques remporta sur l’armée calviniste une victoire si surprenante que le pasteur calviniste qui avait assisté au martyre se convertit peu de temps après.

le 25 : Saint MARC l’Évangéliste, évêque d’Alexandrie, Saint Patron de Venise ; son évangile fut inspiré, dit-on, par Saint Pierre lui-même dont il fut le compagnon au début de ses travaux apostoliques.

le 29 : Sainte CATHERINE de Sienne ; vingt-cinquième enfant de ses parents, célèbre par sa sainteté dans toute l’Italie, elle fut, malgré son jeune âge, l’artisan du retour du pape Grégoire XI d’Avignon à Rome. Docteur de l’Église, patronne de l’Italie avec saint François d’Assise, elle mourut à l’âge de 33 ans.

le 30 : Saint Pie V, petit berger devenu Pape (1566-1572) ; celui-ci mit au point, pour plusieurs siècles, le rite romain de l’Église latine, appelé parfois rite extraordinaire“.
C’est lui qui eut à Rome, le jour même, 7 octobre 1571, une vision de la victoire écrasante de la flotte chrétienne sur la flotte du sultan Sélim, à Lépante, sauvant ainsi la chrétienté de l’invasion prévue.

Le saint Pape Pie V attribua cette victoire à la récitation du Rosaire qu’il avait demandée, en vue de contrer l’avancée des armées du sultan ; il institua alors, au jour anniversaire de cette victoire, une fête en l’honneur de la Vierge du Rosaire : “Notre-Dame de la Victoire”, fête devenue aujourd’hui Notre-Dame du Rosaire“.