La Prière du mois

Prière pour les vocations :

Dieu notre Père, nous te rendons grâce par ton Fils Jésus Christ.
Aujourd’hui, il nous invite à devenir serviteurs à sa suite.
Dieu notre Père, nous te rendons grâce pour ton Esprit.
Qu’il donne à chaque baptisé de découvrir et de vivre sa vocation dans l’Esprit.
Qu’il donne sa force à ceux qui choisissent de suivre le Christ dans la vie consacrée, les ministères ordonnés et le mariage.
Dieu notre Père, que ton Esprit donne à nos communautés de proposer de devenir prêtre ou diacre, d’inviter à la vie consacrée, et d’accompagner les époux chrétiens.
Que ton Esprit d’amour fasse de nous des serviteurs joyeux de l’Evangile, à la suite de ton Fils. Amen

 

Le mois de mai

C’est le mois de Mariec’est le mois de Notre-Dame de Fatima.
Vertu recommandée :  la confiance sans limite en la puissance et l’intercession de Marie.

Le bienheureux Pie IX disait : « Je ferais la conquête du monde si j’avais une armée qui dise le chapelet »

Les Protecteurs du mois :

Ce mois commence par célébrer la gloire de Saint Joseph Artisan, époux de Marie.
Il se terminera par la fête de la Charité de Marie : la Visitation de la Vierge Marie à sa cousine Élisabeth.

Le mois tout entier est bien sûr sous la protection de la Très Sainte Vierge mais le Pape Pie XII a voulu que le 1er jour du mois de mai soit fêté en l’honneur de celui qui, modeste artisan de Nazareth, fut le père nourricier du Fils de Dieu, dont le oui au mystère de l’Incarnation suivit sans tarder, et permit le oui de la Très Sainte Vierge Marie.

le 1er mai : St Joseph, artisan.

Mystère de Dieu, Joseph était « chef de la Sainte Famille » : le Christ Jésus, le « Saint des Saints », et Marie, la « Toute Sainte », l’Immaculée, voulurent être dans l’obéissance à celui qui, comme nous pourtant, n’était qu’un « homme pécheur ».

                Les 3 Cœurs Unis de Jésus, Marie et Joseph :

Les grandes fêtes du mois :

le jeudi 13 mai : ASCENSION du Seigneur Jésus

C’est aussi la grande fête de Notre Dame de Fatima : jour anniversaire de la 1ère apparition de la Très Sainte Vierge aux 3 enfants de Fatima, le 13 mai 1917. Celle-ci apparaîtra ensuite aux enfants tous les 13 du mois (sauf en août, le 19) jusqu’au 13 octobre où eut lieu le grand miracle du soleil.

Ce jour-là, les enfants se mirent à genoux, récitant intérieurement cette prière :

« Ô Très Sainte Trinité, je Vous adore.
Mon Dieu, mon Dieu, je Vous aime dans le Très Saint-Sacrement ».

Avant de partir, Notre-Dame leur dit :
– Récitez le chapelet tous les jours afin d’obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre.

       

le 23 mai : la PENTECÔTE – Solennité – Viens, Esprit-Saint, en nos cœurs, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes disciples et Marie, mère de Jésus“.

le 30 mai  : dimanche de la Très Sainte TRINITE.

le 31 mai  la VISITATION de Marie à sa cousine Élisabeth, “mystère de la Charité active”.
Élisabeth s’écria : ” Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni ” . Et Marie se mit alors à chanter : ” Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur ; désormais tous les âges me diront Bienheureuse”.

Quelques-uns des grands saints du mois :

le 3  mai  les Apôtres St Philippe et St Jacques.
Il y avait deux apôtres du nom de Jacques : Jacques le Majeur et Jacques le Mineur (ou « le Petit »); celui qui est fêté aujourd’hui est Jacques le Mineur, cousin de Jésus car “fils d’Alphée” que les anciennes traditions désignent comme frère de saint Joseph ; surnommé aussi “Jacques le Juste”, il fut le 1er évêque de Jérusalem, le seul Apôtre qui resta « sur place » en Palestine ; il est l’auteur d’une des 21 Épîtres du Nouveau Testament.

le 8 mai : fête de l’Apparition de l’Archange Saint Michel au Mont Gargan (au sud de l’Italie, en l’an 492). De ce promontoire, comme d’une forteresse d’où il protège l’Église, comme du mont Saint-Michel s’élevant au-dessus de l’océan, le Prince des Anges répète cette parole qui foudroya Lucifer : Quis ut Deus ? Qui est semblable à Dieu ?

Depuis le Moyen-âge, Saint Michel est considéré comme l’Ange Protecteur de la France.

Les nations et les peuples semblent eux aussi avoir des anges gardiens ; ainsi, l’Ange qui apparut aux enfants de Fatima (en 1916) leur dit :” Offrez à Dieu des sacrifices pour la conversion des pécheurs. Ainsi, vous attirerez la paix sur votre patrie : je suis son Ange gardien, l’Ange du Portugal “.

le 19   : Saint Yves (ou Erwan) (1253-1303) ; breton, prêtre, Yves Hélory, modeste seigneur de Kermartin, est surtout un avocat célèbre pour sa défense des pauvres ; et même, aux pauvres, il ne demandait jamais d’honoraires… Sa renommée s’étendit très vite jusqu’à Rome : il est proclamé saint dès 1347 et devient le saint patron des avocats et autres professions de justice.

Avec le “Pardon” de Ste Anne d’Auray, le “Pardon de St Yves” à Tréguier est le plus important pèlerinage de Bretagne.

le 21 : Saint Christophe Magallanès (et ses compagnons) : prêtre mexicain au temps des Cristeros, il fut victime, en 1927, de la Terreur instaurée par le gouvernement Calles :  il était même interdit de dire “adios” ou “si Dios quiere” (“Si Dieu le veut”)!

Devant le peloton d’exécution, il réconforta un camarade de martyre, en lui disant : “Reste tranquille, mon fils, seulement un moment et puis c’est le ciel “.

le 22   : Sainte Rita de Cascia(morte en 1457, à l’âge de 76 ans), avocate des causes désespérées. Mariée à un homme violent et souvent odieux, elle priait pour sa conversion ; au bout de 18 ans, celui-ci, enfin touché par la patience héroïque de son épouse et par la grâce, se jeta à ses pieds et lui demanda pardon ; peu de temps après, comme désormais il ne voulait plus être armé, celui-ci fut assassiné ; ses deux fils, qui avaient hérité de la violence de leur père jurèrent de le venger ; Rita les supplia puis supplia Dieu de les arracher de ce monde “plutôt que de devenir des criminels” ; elle fut exaucée : les deux fils tombèrent malades et moururent, convertis.

Devenue religieuse, sa vie devint un continuel miracle ; elle est connue pour avoir fait refleurir, à l’entrée de son couvent, un rosier mort (son abbesse, pour vérifier sa capacité d’obéissance, lui avait ordonné d’arroser ce grand rosier, mort depuis longtemps !).

15 ans avant sa mort, lui vint au front une plaie, mystérieux stigmate d’une épine de la couronne d’épines du Christ, qui se transforma, après sa mort, en une sorte de rubis au parfum suave qui embauma tout le monastère. Son corps est conservé intact à Cascia (non loin d’Assise).

le 23   : Apparition de Marie à Notre-Dame du LAUS ; la voyante, Benoîte Rencurel (1647-1718), vivait littéralement au milieu des anges qui lui apparaissaient, la conduisaient, la mettaient en garde contre divers dangers ; les apparitions mariales, en ce sanctuaire du Laus presque oublié pendant longtemps, ont été reconnues officiellement par l’Église en 2008.

En France, c’est la première apparition reconnue officiellement depuis celle de Lourdes.

Le grand écrivain catholique Jean Guitton n’hésitait pas à dire (en 1966 déjà) que ce sanctuaire était peut-être “un des ressorts les plus cachés et les plus puissants de l’histoire de l’Europe“. Benoîte fut déclarée “Vénérable” en 2009.

Un jour, la Vierge Marie dit à Benoîte : “J’ai demandé ce lieu à mon Divin Fils et Il me l’a accordé pour la conversion des pécheurs“.

25 mai   : Ste Madeleine-Sophie Barat (1779-1865), fondatrice de l’institut des Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus (dont une maison est à Poitiers, où vécut l’admirable petite Sœur Josefa Menendez, appelée parfois la “petite Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de Poitiers“, morte en 1923, “en odeur de sainteté”, à l’âge de 33 ans).

26 mai   : St Philippe Néri, prêtre romain, toujours joyeux (“le saltimbanque de Dieu ”) et débordant d’imagination, mystique, fondateur de l’Oratoire. Son procès de canonisation débuta deux mois après sa mort !

C’est sans doute un des saints les plus originaux de l’histoire de l’Église ; à une personne imbue d’elle-même mais malgré tout de bonne volonté et désireuse d’être meilleure, il donna comme pénitence : “Avec ton bel habit tout neuf, va sur le parvis de Sainte-Marie-Majeure et mets-toi au beau milieu des mendiants”.

A une femme très “mauvaise langue”, il donna une étrange pénitence : “Vous plumerez une poule en vous promenant dans les rues de la ville” ; la femme, quoiqu’étonnée, eut assez d’humilité pour le faire (de plus, pénitence facile !) ; mais à la confession suivante, il lui donna comme pénitence d’aller rechercher toutes les plumes qu’elle avait dispersées dans la ville. “Mais c’est impossible“, lui dit-elle ; et Saint Philippe de rétorquer : “Oui, en effet, c’est impossible, comme il est impossible de rattraper tout le mal que vous faites en calomniant ou en médisant de vos frères” ; la femme enfin comprit le mystère des pénitences du Père Philippe Néri… et, dit-on, s’amenda.

30 mai  : Ste Jeanne d’Arc, morte brûlée vive, le 30 mai 1431, à Rouen ; elle était née 19 ans plus tôt, le jour de l’Épiphanie 1412 ; quelque 500 ans plus tard, elle fut béatifiée en 1909 et canonisée en 1920.

“Sainte Jeanne d’Arc, sauvez la France”   

Elle est, avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, l’une des patronnes secondaires de la France (depuis Louis XIII, la patronne principale est la Très Sainte Vierge Marie, fêtée le 15 août).

Le 10 juillet 1920, le gouvernement français proclama “Fête Nationale en l’honneur de Jeanne d’Arc“, le deuxième dimanche de mai, c’est à dire cette année, le 9 mai. C’est la deuxième fête nationale officielle française (après celle du 14 juillet et avant celle du 11 novembre). Cette fête n’est pratiquement plus célébrée par les gouvernements français ; il n’y a sans doute qu’en France que des fêtes nationales ne sont pas célébrées…