La Prière du mois

OCTOBRE 2021

Vierge Marie,
Mère du Christ et notre Mère,
je me tourne vers Toi et je Te prie :
que chaque homme et chaque femme
que chaque famille fasse l’expérience de Ta consolation
et de la force de la Foi en Jésus notre Sauveur.

Mère de Dieu,
je te confie l’avenir de notre Patrie
qui avance sur des chemins de rénovation et d’espérance,
pour le plus grand bien de tous

Vierge Très Sainte,
je Te supplie pour les besoins de ceux qui souffrent,
de ceux qui sont privés de liberté,
séparés des personnes qui leur sont chères
ou qui connaissent de graves moments de difficulté.

Je dépose dans Ton Cœur Immaculé les jeunes,
pour qu’ils soient d’authentiques amis du Christ
et pour qu’ils ne succombent pas à des propositions
qui laissent la tristesse derrière elles.

O Mère,
je ne peux oublier tant de paysans et leurs familles
qui désirent vivre intensément l’Évangile dans leurs foyers,
et qui ouvrent leurs maisons comme lieux de prière
et point de départ de tant de missions d’évangélisation.

Vierge très Sainte, par ta Présence de Mère, encourage tous les enfants et les jeunes de notre terre,
à continuer à édifier leur vie sur le Roc qu’est Jésus-Christ,
à travailler pour la justice, à être serviteur de la charité et persévérant au milieu des épreuves.

Que rien ni personne ne leur enlève la joie intérieure.

d’après Benoit XVI

Le mois d’octobre

– Vertus recommandées : la confiance en Marie, notre Mère ; le recueillement dans la prière.

– Après le mois de mai, octobre est le 2ème mois consacré à la Très Sainte Vierge Marie ; c’est tout spécialement le mois du Rosaire. Le lundi 4 octobre, on pourra commencer une neuvaine à Notre-Dame de Fatima (fête le 13 octobre –voir plus bas). Lors de sa création, notre AFC s’est mise sous le patronage et la protection spéciale de Notre-Dame de Fatima.

Le Souverain Pontife François, l’année dernière, a demandé que, pendant ce mois d’octobre, les fidèles catholiques récitent chaque jour, autant que possible, le chapelet (les Italiens disent : “le rosaire”) ; il demande aussi qu’après ce chapelet, les fidèles prient l’Antienne mariale Sub tuum praesidium ainsi que la prière à Saint Michel Archange composée par Léon XIII en 1884, pour le salut de l’Église (voir ci-dessous). Jusqu’en 1969, on devait la dire après chaque messe.

“Devant les innombrables attaques du Démon, le Saint-Père demande avec urgence et gravité, que, chaque jour du mois d’octobre, soit prié le chapelet ; et d’ajouter au terme du chapelet la plus ancienne prière à Marie, le Sub Tuum. Et de conclure ce chapelet avec la prière à Saint Michel Archange. A la prière mariale, le Saint-Père demande d’ajouter la pénitence”. 

 Antienne Sub tuum praesidium:

” Sous l’abri de Ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.       

   Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve,
   mais de tous les dangers, délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie “

  Prière à Saint Michel Archange :

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon.
Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions.
Et vous, Prince de la Milice Céleste, repoussez en enfer, par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes.
Ainsi soit-il.”

(Prière que Léon XIII imposa alors de dire à la fin de chaque messe ; elle est dite encore à la fin d’une messe selon le rite extraordinaire).

Saint Jean-Paul II disait [Place Saint-Pierre,24 avril 1994] :« Que la prière nous fortifie pour la bataille spirituelle … Le Livre de l’Apocalypse parle de cette même bataille, et de Saint Michel Archange [Apocalypse 12, 7]. Le Pape Léon XIII a certainement eu un vif rappel de cette scène lorsque, à la fin du dernier siècle, il a introduit une prière spéciale à saint Michel dans toute l’Église. Même si cette prière n’est plus récitée à la fin de la Messe, je demande à tous de ne pas l’oublier et de la réciter pour obtenir de l’aide dans la bataille contre les forces des ténèbres et contre l’esprit de ce monde ».

– Le 1er : la “grande” petite Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897).

Ses parents ont été canonisés ensemble en 2015 par le Saint Père ; ceux-ci furent vraiment à l’origine d’une « sainte famille » ; les 4 sœurs de Thérèse devinrent religieuses (3 Carmélites et une Sœur de la Visitation) et c’est même la plus « difficile », Léonie,  –elle qui, un jour, a dit d’elle-même qu’elle avait eu « une enfance détestable »-  qui a été déclarée « servante de Dieu » (première étape avant une béatification éventuelle) ; marraine de confirmation de sa petite sœur Thérèse, Léonie fut très marquée par celle-ci ; elle mourut en 1941 à l’âge de 78 ans.

De plus en plus, Léonie est priée par les parents qui rencontrent des difficultés dans l’éducation de leurs enfants. 

 Le 2 : fête des Saints Anges Gardiens ; trop souvent oubliés, ces messagers de Dieu sont à nos côtés. Benoit XVI le rappelait : “La présence invisible de ces esprits bienheureux nous est une grande aide, et d’un grand réconfort ; ils marchent à côté de nous, ils nous protègent, ils nous défendent dans les dangers et nous pouvons avoir recours à eux à tout moment. » 

Prière à l’ange gardien :   Ange de Dieu, qui êtes mon gardien, et à qui j’ai été confié par la Bonté divine, éclairez-moi, défendez-moi, conduisez-moi et dirigez-moi.  Amen.     [prière traditionnelle]

– Le 4 : Saint François d’Assise, le Poverello (1182-1226); moine et diacre, c’est le premier stigmatisé de l’histoire (le dernier -ou l’un des derniers- est saint Padre Pio, lui-même franciscain et qui, de son nom de baptême, s’appelait aussi François). Saint patron du pape actuel. Saint de la Joie, malgré de grandes et nombreuses souffrances ; en proie à de grandes angoisses, il se réfugia un jour dans une hutte-ermitage près de la chapelle de San Damiano et c’est là qu’il écrivit le fameux « Cantique des Créatures » (extrait) :

Très haut, tout puissant et bon Seigneur, à toi louange, gloire, honneur, et toute bénédiction. 

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures, spécialement messire frère Soleil, par qui tu nous donnes le jour et la lumière : il est beau, rayonnant d’une grande splendeur, et de Toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole. […]

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi ; pour ceux qui supportent épreuves et maladies : heureux s’ils conservent la paix, car par toi, le Très-Haut, ils seront couronnés.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui meurent en péché mortel ; heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté, car la seconde mort ne pourra leur nuire.
Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâce et servez-le en toute humilité !

– Le 5 :  Sainte Hélène Kowalska (“Sœur Faustine”, 1905-1938), Polonaise, troisième de dix enfants, Sœur de Notre-Dame de la Miséricorde, mystique canonisée en l’an 2000.

A la suite de la mission confiée à elle par le Sacré-Cœur, le deuxième dimanche de Pâques fut institué par St Jean-Paul II “ dimanche de la Miséricorde divine” (il fut célébré pour la première fois en 2001).

 

– Le 7 : Notre-Dame du Rosaire. A la suite de la victoire de Lépante sur la marine turque en 1571, le pape Saint Pie V institua la fête du Saint Rosaire pour remercier la Vierge Marie à laquelle il attribua cette victoire.

Il ajouta aussi aux litanies de la Vierge l’invocation “Secours des Chrétiens / Priez pour nous“.

– Le 13 Notre-Dame de Fatima (deuxième fête, après celle du 13 mai). Le 13 octobre 1917, la Sainte Vierge apparut une dernière fois aux trois enfants, Lucie, Jacinthe et François ; entre 50 et 70.000 personnes étaient présentes car les enfants avaient déclaré que la Vierge ferait un grand miracle ce jour-là. C’est alors qu’eut lieu le prodigieux “miracle du soleil” : le soleil se mit à tournoyer dans le ciel ; il sembla “décrocher” du ciel pour se rapprocher de la foule et pour finalement remonter au firmament. La Vierge annonça la fin de la guerre mais aussi qu’il y en aurait d’autres si les hommes ne se convertissaient pas.

Le pape Jean-Paul II fit publier en l’an 2000 ce que l’on a appelé le “secret de Fatima“, confiée à Lucie par Marie : c’est la vision d’une cité à moitié en ruines parcourue par “un évêque vêtu de blanc, affligé de souffrance et de peine” à la vue de si nombreux martyrs.

Prière de consécration au Cœur immaculé de Marie (composée par Sœur Lucie elle-même).

O Vierge, Mère de Dieu et notre Mère,  je me consacre entièrement à votre Cœur Immaculé avec tout ce que je suis et tout ce que je possède. Prenez-moi sous votre maternelle protection ; défendez-moi contre les dangers ;  aidez-moi à vaincre les tentations qui m’incitent au mal, et à conserver la pureté du corps et de l’âme.  Que votre Cœur Immaculé soit mon refuge et le chemin qui me conduise à Dieu.  Accordez-moi la grâce de prier et de me sacrifier pour l’amour de Jésus, pour la conversion des pécheurs et en réparation des offenses commises contre votre Cœur Immaculé. Par votre intercession et en union avec le Cœur de votre divin Fils, je veux vivre pour la Très Sainte Trinité en qui je crois, en qui j’espère, que j’adore et que j’aime.  

Ainsi soit-il.

– Le 15 : Sainte Thérèse d’Avila. “Docteur” de l’Église, “Thérèse la grande” mourut dans la « nuit du 4 au 15 » octobre 1582 (en effet, le pape Grégoire venait de décider que le calendrier julien, en retard de 10 jours sur la réalité astronomique, serait modifié : ainsi, on peut dire que le 5 octobre 1582 n’a pas existé, “remplacé” par le 15…).

– Le 16 : Sainte Marguerite-Marie, la confidente du Sacré-Cœur ; à la suite d’une vision de 1689, elle fit demander au roi Louis XIV de mettre l’image du Sacré-Cœur sur ses étendards ; il ne le fit pas… et connut alors de nombreux déboires, militaires et personnels.

– Le 18 : Saint Luc, évangéliste et auteur des “Actes des Apôtres” ; médecin, devenu disciple, “peintre” du mystère du Christ depuis sa naissance et son Enfance. Une très ancienne tradition lui attribue même un portrait de Marie. Autrefois, les élèves des écoles et collèges rentraient “à la St Luc”…

– Le 19 : Saints Isaac JoguesJean de Brébeuf  et leurs compagnons ; Isaac Jogues , avec quelques compagnons Jésuites, fut envoyé au Canada pour convertir les Iroquois ; capturé en 1642, il fut torturé de façon atroce puis réduit en esclavage ; il fut libéré grâce à un marchand hollandais ; confesseur de la foi aux mains mutilées, ce qui lui rendait difficile de célébrer la messe, il revint en France, fut même reçu avec grand respect par la reine-mère Anne d’Autriche mais il supplia qu’on lui permette de repartir, ce qu’il fit en 1644 ; il y vécut 2 années encore et fut à nouveau martyrisé en 1646.

Son compagnon, Jean de Brébeuf, fut lui aussi martyrisé, par une tribu iroquoise, de façon effrayante en 1649. Ils préparèrent ainsi, par le sang versé, la conversion des Iroquois. Jean de Brébeuf nous a laissé une prière admirable sur son désir et son acceptation du martyre (extrait) :

À toi donc, mon Seigneur Jésus, j’offre déjà joyeusement, à partir de ce jour, et mon sang et mon corps et mon esprit, afin que je meure pour toi, si tu me l’accordes, toi qui as daigné mourir pour moi. Fais que je vive de telle sorte que tu veuilles enfin que je meure ainsi. Oui, Seigneur, je prendrai ton calice et j’invoquerai ton nom : Jésus, Jésus, Jésus. 

Ô mon Dieu, que n’êtes-vous connu ! Que ce pays barbare n’est-il tout converti à vous ! Que le péché n’en est-il aboli ! Que n’êtes-vous aimé ! Oui, mon Dieu, si tous les tourments que les captifs peuvent endurer en ce pays, dans la cruauté des supplices, devaient tomber sur moi, je m’y offre de tout mon cœur, et moi seul je les souffrirai. 

– Le 22 Saint Jean-Paul II ; prions-le pour notre Souverain Pontife, le Pape François en ce mois d’octobre, lui qui, à peine élu en mars 2013, mit son pontificat sous la protection de ND de Fatima (le 13 octobre 2013).

– Le 23 : Saint Jean de Capistran (mort en 1456) ; embrasé d’amour pour Dieu, il fut un prodigieux prédicateur que le pape délégua dans toute l’Europe ; en 1456, par son charisme, il permit la victoire de Belgrade sur le sultan turc qui, allant de victoire en victoire, s’était juré “d’arborer le croissant dans l’enceinte même de Rome“. Trois mois après cette victoire, épuisé par une vie exceptionnelle, il mourut à l’âge de 71 ans.

– Le 28 : Saint Simon(surnommé “le Cananéen”)et Saint Jude (surnommé Thaddée, c’est à dire “le Courageux”), Apôtres ; ils furent martyrisés en Perse vers l’an 80. Prions-les pour nos évêques et spécialement bien sûr pour le nôtre et à ses intentions.