Le mystère des Rois Mages

Le pape Benoît XVI  évoque les rois mages, « chercheurs de Dieu », pour qui « la quête de la vérité était plus importante que la dérision du monde ».
De même, a dit le Pape, l’évêque « doit être valeureux », et « tenir tête aux critères des opinions dominantes ».
« Pour l’Eglise croyante et priante, les mages d’Orient qui, sous la conduite de l’étoile, ont trouvé la route vers la crèche de Bethléem sont seulement le début d’une grande procession qui s’avance dans l’histoire.
Ainsi, la liturgie lit l’évangile qui parle du cheminement des mages avec les splendides visions prophétiques…qui illustrent par des images audacieuses le pèlerinage des peuples vers Jérusalem.
Comme les bergers qui, en tant que premiers hôtes auprès de l’Enfant nouveau-né couché dans la mangeoire, personnifient les pauvres d’Israël et, en général, les âmes humbles qui vivent intérieurement en étant très proches de Jésus, ainsi les hommes provenant de l’Orient personnifient le monde des peuples, l’Eglise des gentils, les hommes qui à travers tous les siècles se mettent en marche vers l’Enfant de Bethléem, honorent en lui le Fils de Dieu et se prosternent devant lui. L’Eglise appelle cette fête Epiphanie, la manifestation du divin.

Si nous regardons le fait que, dès le début, les hommes de toute provenance, de tous les continents, de toutes les diverses cultures et de tous les divers modes de pensée et de vie ont été et sont en marche vers le Christ, nous pouvons vraiment dire que ce pèlerinage et cette rencontre avec Dieu dans la figure de l’Enfant est une Epiphanie de la bonté de Dieu et de son amour pour les hommes. »

Selon une tradition commencée par Jean-Paul II, « nous célébrons aussi la fête de l’Epiphanie comme le jour de l’ordination épiscopale pour quatre prêtres qui, en des fonctions diverses, collaboreront désormais au ministère du Pape pour l’unité de l’unique Eglise de Jésus Christ dans la pluralité des Eglises particulières.

Le lien entre cette ordination épiscopale et le thème du pèlerinage des peuples vers Jésus Christ est évident. En ce pèlerinage, l’évêque a la mission non seulement de marcher avec les autres, mais de précéder et d’indiquer la route. Dans cette liturgie, je voudrais toutefois réfléchir encore avec vous sur une question plus concrète.

A partir de l’histoire racontée par Matthieu, nous pouvons certainement nous faire une certaine idée du type d’hommes qu’ont dû être ceux qui, en suivant le signe de l’étoile, se sont mis en route pour aller trouver ce Roi qui aurait fondé un nouveau type de royauté, non seulement pour Israël, mais aussi pour l’humanité entière.

Quel genre d’hommes ceux-ci étaient-ils donc? Et, à partir d’eux, demandons-nous aussi si, malgré la différence d’époque et de missions, on peut percevoir quelque chose de ce qu’est l’évêque et sur la façon dont il doit accomplir sa mission. »

« Les hommes qui partirent alors vers l’inconnu étaient, en tout cas, des hommes au cœur inquiet. Des hommes poussés par la recherche inquiète de Dieu et du salut du monde. Des hommes en attente qui ne se contentaient pas de leur revenu assuré et de leur position sociale peut-être reconnue.

Ils étaient à la recherche de la réalité la plus grande. Ils étaient peut-être des hommes instruits qui avaient une grande connaissance des astres et qui probablement disposaient aussi d’une formation philosophique. Mais, ils ne voulaient pas seulement savoir beaucoup de choses.

Ils voulaient savoir surtout l’essentiel. Ils voulaient savoir comment on peut réussir à être une personne humaine. Et c’est pourquoi, ils voulaient savoir si Dieu existe, où et comment il est, s’il prenait soin de nous et comment nous pouvons le rencontrer. Ils voulaient non seulement savoir, ils voulaient reconnaître la vérité sur nous, sur Dieu et sur le monde.

Leur pèlerinage extérieur était une expression de leur cheminement intérieur, du pèlerinage intérieur de leur cœur. Ils étaient des hommes qui cherchaient Dieu et, en définitive, ils étaient en marche vers lui.

Ils étaient des chercheurs de Dieu. »

Fête de la sainte Famille

Le dimanche suivant la Fête de Noël nous célébrons la fête de la sainte Famille qui, cette année, tombe le dimanche 27 décembre.

Mais, qui a introduit cette fête dans le calendrier liturgique ?

Il semble qu’avant le concile Vatican II, on en parlait assez peu. Cette fête étendue à toute l’Eglise en 1921, ne fut introduite dans l’Eglise qu’au 12ème siècle seulement.

On peut se demander pourquoi on n’a pas pensé plus vite à vénérer la sainte Famille et à la proposer comme modèle aux familles chrétiennes.

A noter qu’autrefois, la famille désignait, outre les deux parents et leurs enfants, les cousins, oncles et tantes et même les serviteurs qui vivaient sous le même toit.

C’est au Canada que la vénération de la sainte Famille aurait pris naissance. Et nous le devons au 1er évêque de Québec, François de Laval, influencé par un pieux laïc, maître en spiritualité – Jean de Bernières de Louvigny – dont il avait été disciple chez les Jésuites à l’Ermitage de Caen.

Saint François de Laval

François de Laval plaça tout naturellement le séminaire qu’il fonda au Québec sous le patronage de la sainte Famille, ainsi que la plus ancienne paroisse de l’Île d’Orléans. C’est également à Québec que vit le jour la première confrérie de la sainte Famille. Le diocèse de Québec bénéficia pour cette fête de textes et de chants qui lui étaient propres.

En 1969, après le Concile, sa célébration fut fixée  au dimanche suivant le 25 Décembre. Mais si Noël tombe un dimanche, elle est célébrée le samedi 31 Décembre.

Pas étonnant que depuis le Concile la sainte Famille soit souvent présentée comme modèle aux familles chrétiennes. Puissent les époux chrétiens découvrir à l’école de Nazareth « ce qu’est la famille, sa communion d’amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable » 

Célébrations de Noël 2020

Jeudi 24 décembre  – Veillée de Noël :

  • 18h30 : à église St Paul
  • 19h00 : à l’église Notre Dame

    Veillée de Noël Quatre flammes pour Noël
  • 19h30 : à la chapelle Libération
  • 21h30 : à l’église Notre Dame

Vendredi 25 décembre – Messes du jour de Noël : 

  • 9h30 : à l’église St Pierre de Breuil Magné
  • 10h00 : à l’église St Paul
  • 11h00 : à l’église Notre Dame

Le chœur d’enfants enchante nos cœurs.

Le chœur d’enfants de la maîtrise St Louis a enregistré plusieurs chants de Noël. C’est le fruit de tout un trimestre de travail musical, pour ces 15 jeunes scolarisés en 6ème dans l’établissement scolaire Fénelon Notre-Dame.

Sous la baguette de Christian Garneret, chef de chœur de cet ensemble vocal, les jeunes chanteurs répètent à raison de trois heures par semaine, bénéficiant pour cela d’horaires aménagés dans leur emploi du temps scolaire.

Pour rejoindre la maîtrise, il suffit de prendre contact avec Christian Garneret (06 40 06 33 94), ou d’aller le rencontrer (et poser toutes vos questions !) à l’occasion des portes ouvertes de Fénelon Notre-Dame, qui auront lieu les 29 et 30 janvier 2021.

Cartes de Noël en vente

De jolies cartes sont en vente au presbytère saint Louis, au prix de 2€, enveloppe comprise. Au choix : la Nativité ( splendide  vitrail de l’église saint Louis de Rochefort) ou bien l’adoration des mages (magnifique  vitrail de l’église saint Louis). Tirage limité affaire à saisir…

N’hésitez pas à acheter ces cartes  doubles et  glacées : la classe…

Merci pour la paroisse (qui en a bien besoin)

CONTACT PAROISSE

Secrétariat paroissial  :  Presbytère Saint-Louis  –  102  Pierre Loti,  17300 Rochefort  –  05 46 99 03 11 – @ : paroissederochefort@gmail.com

 

 

Nous pouvons également partager  ce beau cantique  de Kendji Girac  :“Oh prends mon âme” .

Pas de Noël sans crèche !

Les auteurs des évangiles ne mentionnent pas le jour de la naissance de Jésus le Christ, nous ne disposons d’aucune autre source

La crèche accueillant l’enfant Jésus… c’est d’abord notre coeur. La période de l’Avent nous a permis de l’aménager pour la rendre plus confortable, pour le bébé et ses parents.

Selon l’évangile de saint Luc, l’endroit où Jésus a été déposé à sa naissance est désigné par le mot « mangeoire », qui se dit “krippe” en vieux français germanique, d’où est issu le mot « crèche ».

Il semblerait que la fête de Noël, célébrée le 25 décembre, ait été ignorée des chrétiens des trois premiers siècles. A partir du VIe siècle, des écrits anciens rapportent qu’une célébration de Noël fut célébrée en l’église Sainte Marie Majeure à Rome, pendant la nuit du 25 décembre, autour des reliques de la crèche rapportées de Bethléem. En fêtant la naissance du Christ le 25 décembre, les chrétiens ne célèbrent pas une date exacte du point de vue historique, ils célèbrent une réalité importante pour l’Eglise chrétienne : la manifestation du Christ sauveur sur la terre : « Dieu s’est fait homme en Jésus Christ et s’est abaissé jusqu’à nous ».

C’est saint François d’Assise qui a créé en 1223 une des premières crèches vivantes, dans son église de Greccio, en Italie. Les personnages étaient joués par les gens du village et les animaux étaient réels. Cette « crèche vivante » a donné naissance à une tradition domestique et ecclésiale où  les acteurs vivants ont été  remplacés par des personnages en bois, en cire, en carton pâte, en faïence, en verre placés dans un décor qui deviendra la crèche que nous connaissons. L’apparition de la crèche dans les églises est datée du XVIe siècle : celle des Jésuites, à Prague en 1562,  figure parmi les plus anciennes connues.

L’apparition des crèches dans les familles, est documentée à Naples, au XVIIIe siècle, surtout dans les demeures aristocratiques.

En France, pendant la révolution, les représentations publiques étant interdites, la crèche de Noël se réfugie dans les maisons. C’est alors l’origine de la crèche provençale qui s’inspire de la vie locale. Les artisans évoquent des personnages typiques de la région, du village ou des défunts de la famille, ce sont les santons (petits saints en provençal) qui représentent des métiers connus : le meunier, le rémouleur, la lavandière, etc.

Pour nous chrétiens, la crèche est un moyen d’actualiser la naissance de Jésus et d’enchanter la vie quotidienne, tout adulte se souvient avec émerveillement des Noëls de son enfance. Elle montre que Dieu a pris notre condition humaine : le Fils de Dieu est né  pauvre parmi nous.

Admirons les crèches de Noël dans les églises pour nous recueillir et prier en famille.

Soirée Miséricorde – Eglise Notre Dame

Mercredi 16 décembre à partir de 18h 30 à l’église Notre Dame après la messe de 18h00 

Qu’est-ce qu’une veillée miséricorde ?

C’est une soirée où les sacrements de la miséricorde : eucharistie et confession, sont disponibles pour chacun.

Après la messe, le Saint-Sacrement sera exposé pour un temps d’adoration spontanée, en même temps la confession sera possible auprès des prêtres présents.

Venez découvrir la tendresse de Dieu, en ce temps de pandémie, et préparons-nous à la venue de Jésus, dans la paix.

ATTENTION nouveaux horaires

Déroulement 

  • Messe à 18h00
  • Exposition du Saint-Sacrement de 18h30 à 19h30
  • Adoration
  • Confession (5 prêtres seront présents lors de cette soirée)

Se confesser : pourquoi et comment ?

Il s’agit d’abord de se mettre en vérité face à Dieu et à soi- même.  Demander au Seigneur de nous aider à prendre conscience de nos fautes et de nos manques d’amour. Sommes-nous attentifs à ce que nous sommes pour les autres ?   Il est très difficile de dévoiler son  intimité, mais passée cette épreuve, sachons que  le Christ délègue réellement au prêtre le pouvoir de nous pardonner et de nous rendre  la paix.

Evangile de Jean 20, 23:

De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »

Le schéma « pratique » de confession est le suivant :

  • Le pénitent dit : « Bénissez-moi, mon père, parce que j’ai péché ». Le prêtre béni alors le fidèle et l’invite à entrer dans la confiance pour cette confession.
  • Le pénitent peut dire depuis combien de temps il ne s’est pas confessé et présenter brièvement son état de vie.
  • Puis vient le temps de l’aveu des péchés reconnu à la lumière de l’amour infini de Dieu. Je reconnais avec simplicité mon péché, sans me justifier. On peut examiner les manquements…
    – envers Dieu
    – envers mon prochain
    – envers moi-même
  • « De tous ces péchés, j’en demande pardon à Dieu et à ceux que j’ai offensés ou blessés ».
  • Ensuite le prêtre, témoin de la miséricorde, relève, encourage, fortifie dans la foi celui qui reconnaît ses fautes.
    – Il peut aider le pénitent à se confesser par le témoignage de son empathie,
    – Enfin, il  propose une pénitence adaptée à la situation. La pénitence manifeste  notre désir de vie nouvelle et de rendre grâce à Dieu.
    – Il invite à formuler un acte de contrition,
    – Il prononce la formule d’absolution,
    – Il invite à repartir dans la paix.

Acte de contrition  

    Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé
parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable,
et que le péché vous déplaît.
Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce
de ne plus vous offenser et de faire pénitence.   

 

 

 

Une vie de foi autour de la messe : 6ème semaine

Depuis cinq  semaines,  il vous est proposé,  de mieux comprendre le sens  et le déroulement  de la messe, comme des rites qui l’accompagnent, grâce au MOOC – messe. Cette formation vous offre 3 vidéos et quelques textes,  chaque semaine, pour vous aider.

 6ème semaine du 11 au 18 décembre  :

  • Regardez les 3 nouvelles vidéos (16-17 et 18) en notant ce qui vous marque et vos questions.
  • Vous pouvez aller plus loin en reprenant les 2 fiches « références » proposées, soit des textes bibliques, soit des textes du Magistère (textes des papes ou de théologiens)
  • Enfin vous trouverez  une  fiche « méditation », d’approfondissement.

Si  vous souhaitez partager avec d’autres, signalez-vous pour que nous organisions des visio-conférences et indiquez aussi les créneaux de vos disponibilités.

Contact :

 Presbytère St Louis 102 rue Pierre Loti – 17300 Rochefort – Téléphone : 05.46.99.03.11 ou par mail : paroissederochefort @gmail.com

Cliquer sur chaque fiche proposée pour les télécharger ou les imprimer

Fiche  : références biblique

Fiche : références du magistère

Fiche : méditer la Parole

Pour voir  la vidéo, cliquer sur la flèche blanche centrale et les vidéos se dérouleront les unes derrière les autres .

Sous le rectangle noir vous pouvez sélectionner la vidéo 16 – 17 ou 18

Pour revoir les vidéos et les fiches des semaines précédentes cliquer ci-dessous sur la semaine de votre choix :

Nouvelles règles sanitaires au 15 décembre

Le Premier ministre Jean Castex a fait de nouvelles annonces, jeudi 10 décembre. Les règles seront plus strictes que ce que nous avons envisagé, a-t-il admis.

À partir de mardi 15 décembre, il n’y aura plus de confinement, mais un couvre-feu sera instauré de 20 heures à 6 heures, contrairement à l’horaire de 21 heures qui avait été annoncé en novembre.

Il ne s’appliquera pas le soir de Noël, mais bien à celui du Nouvel An.

Les déplacements en France de nouveau autorisés

Les annonces de Jean Castex ont eu l’effet d’une douche froide pour les lieux recevant du public, comme les cinémas, les théâtres, et les enceintes sportives. Ils resteront fermés le 15 décembre, contrairement à ce qui était prévu. Leur ouverture est repoussée au plus tôt au 7 janvier 2021, soit trois semaines de fermeture supplémentaires.

Bonne nouvelle cependant : au 15 décembre, les déplacements seront autorisés partout en France, sans attestation, hormis pendant le couvre-feu.

Nouvel organigramme de déconfinement

Saint Joseph Patron de l’Eglise universelle : 150ème anniversaire

” Une année spéciale St Joseph”, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021, a été promulgué par le pape François. Dans sa lettre apostolique Patris corde (avec un cœur de père), François rappelle le 150ème anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle

” La pandémie de Covid-19″, écrit le Pape, “nous fait comprendre l’importance des personnes ordinaires, celles qui, éloignées des projecteurs, font preuve de patience, insufflent l’espérance et veillent à créer une vraie co-responsabilité. St Joseph, l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, et qui, pourtant, joue un rôle inégalé dans l’histoire du salut.”

“Le but de cette lettre apostolique est de faire grandir l’amour envers ce grand saint, pour être poussés à implorer son intercession et pour imiter ses vertus et son élan.”

Pape François

Salut, gardien du Rédempteur,
époux de la Vierge Marie.
À toi Dieu a confié son Fils ;
en toi Marie a remis sa confiance ;
avec toi le Christ est devenu homme.
O bienheureux Joseph,
montre-toi aussi un père pour nous,
et conduis-nous sur le chemin de la vie.
Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage,
et défends-nous de tout mal. Amen.

Je prie comme je suis

La prière attache l’homme à  Dieu. S’adresser à  Dieu c’est commencer à l’aimer, la prière est donc essentielle à la vie des chrétiens.
Un chrétien peut vivre sans prière… mais il ne sera plus chrétien.  Pourtant prier n’est pas simple ; l’ennui, le découragement, l’aridité ou la routine peuvent démotiver. De plus, chacun l’a expérimenté ; après une  récollection on n’est pas devenu meilleur, ou bien, telle prière n’a pas été exaucée.

La communication avec Dieu est souvent comparée à la communication humaine : oui,  puisque nous sommes humains, mais elle est bien plus que cela. elle est un mystère d’amour

Celui qui prie, peut penser que Dieu reste sourd à sa prière, car Dieu reste caché , alors qu’en vérité Dieu le regarde avec amour.

Répéter une prière, la méditer, en éprouver toute la saveur, vibrer avec elle, pour qu’elle devienne comme une respiration, c’est entrer dans le mystère du dialogue entre Dieu et l’homme.

Souvent, le dialogue avec Dieu est fait de silence, et pourquoi pas ? En  fermant les yeux, dans les bras de l’être aimé, avons nous besoin de paroles ? Sainte Thérèse nous dit que le silence rend disponible à la perception de l’amour de l’autre; ici, l’autre, c’est Dieu.
La prière prend une forme différente selon le temps, les lieux, les occupations et préoccupations de chacun, la culture et les expériences vécues.

La prière peut naître spontanément avec des mots de tous les jours ; elle emprunte également aux Écritures. Elle peut être personnelle ou communautaire.
Les moines et moniales, les religieux (ses), prêtres, laïcs, mais aussi des chrétiens ordinaires, rythment leurs journées par la prière de l’Église qu’on appelle  « Liturgie des Heures ». A Rochefort les vêpres, prière du soir, sont dites à 18h à la chapelle de Lourdes de l’église saint Louis.
Les psaumes constituent le cœur de la prière de l’Église, selon la tradition ils auraient été composés par le roi David. Le psaume est un cri avant d’être un écrit. C’est une voix qui appelle, murmure, invoque, ou se brise dans l’épreuve. Dans les psaumes, à l’exemple d’Israël, le peuple de Dieu, plongé dans la culpabilité après une faute, submergé d’épreuves, ou exultant de joie interpelle son Père.

 

La fête de l’Immaculée Conception

Le 8 décembre est la fête de l’Immaculée Conception.

La célébration de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie débute la nouvelle année liturgique : le temps de l’Avent.  Elle nous rappelle la destinée unique de cette jeune fille  juive, choisie par Dieu.

Pour la foi chrétienne, Marie est éternellement unie à Jésus, son enfant, en qui s’est  manifesté le Dieu vivant. Elle est appelée, depuis le concile d’Éphèse (431), « Mère de Dieu ». Selon la tradition catholique, devenue dogme promulgué par le pape Pie IX, le 8 décembre 1854, elle est déclarée préservée du péché originel dès sa naissance.

Elle même a confirmé cette vérité de foi en se présentant en 1858 à Bernadette, à Lourdes, par ces mots: ” Je suis l’Immaculée Conception”.

Pourquoi un dogme ?

Un dogme est une vérité de foi solennellement proclamée par le pape pour être accueillie par l’Église. Ainsi, le 8 décembre 1854, dans la Bulle “Ineffabilis Deus”, le pape Pie IX déclarait : « Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout puissant, en vue des mérites de Jésus Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles ».

En d’autres termes, pour accueillir le Fils de Dieu, Marie ne pouvait avoir en son coeur aucune trace d’hésitation ou de refus. Dieu avait besoin que le don de son amour rencontrât une foi parfaitement pure, une âme sans péché.

Seule la grâce (le don gratuit de Dieu) pouvait ainsi la préparer, et cela la comble ( Luc, chapitre 1). Fruit anticipé du pardon offert par Jésus sur la croix, Marie (fille d’Anne et de Joachim) est immaculée, pure de tout péché, et préservée de cette séparation de l’homme avec Dieu, depuis le péché originel.

« Pour certains, « l’immaculée Conception » , puisque Marie est devenue mère et a conçu Jésus, par l’action de l’Esprit Saint, sans relation conjugale, cela a longtemps fait penser que la relation conjugale était, sinon un péché, du moins un état moins digne que le célibat.

Dans l’évangile, pourtant, saint Paul lève ce doute en Ephésiens 5, 31-32: “l’homme et la femme [par le mariage] deviendront une seule chair, ce mystère est grand, je dis cela par rapport au Christ et à l’Eglise”.

Pour la foi chrétienne le mariage est un sacrement, une vocation particulière.

Que voulait dire Pie IX ? Que fête l’Église catholique le 8 décembre ? Ceci :

Marie, dès l’origine, a été totalement étrangère au péché. C’est pourquoi, dans toutes les apparitions, elle se montre toujours merveilleusement belle, rayonnante de lumière et de bonté.

Lourdes et l’Immaculée

Les apparitions de Lourdes ont eu lieu quatre ans après la proclamation solennelle du dogme de l’Immaculée Conception par le pape Pie IX.

Le 25 mars 1858, dans la grotte humide et sombre de Massabielle, Marie converse familièrement avec Bernadette qui l’interroge ; elle lui dit son nom : « Je suis l’Immaculée Conception ».

Je vous salue Marie très pure, conçue sans pêché
Ecouter le chant à la Vierge – Cliquer sur l’image