Quatre prêtres du diocèse à la découverte des cathédrales bretonnes

Les 8, 9 et 10 juillet, nous sommes partis, avec les pères Arockiya, David et Sesuraj, à la découverte d’une nouvelle région de France et de sa chrétienté locale.

Cette année nous conduisait en Bretagne, que nos amis ne connaissaient que par Sainte-Anne-d’Auray… Commençant par la côte nord, les cathédrales de Dol et de Saint-Malo nous servirent d’entrée en matière. Puis un arrêt à Lamballe nous confronta à la structure curieuse du chœur de Notre-Dame de Grande-Puissance. Guingamp était notre première ville étape. C’est David qui nous présenta la basilique Notre-Dame : un édifice étrange par la dissymétrie absolue des côtés de sa nef, aussi bien que par les arcs-boutants intérieurs de son chevet.

Après une nuit de repos, nous abordons la « Bretagne bretonnante » et ses traditions celtiques bien vivantes. La cathédrale du Trégor -Tréguier – nous est expliquée par Arockiya, avant que nous ne découvrions cette particularité si singulière que sont les enclos paroissiaux de Locmaria et de Loc-Envel, qui viendront avant la petite cathédrale de Saint-Pol-de-Léon  que nous expliquera si bien Sesuraj. Les magnifiques enclos de Saint-Thégonnec et de Guimiliau, que nous admirons ensuite, ont été élevés alors que le reste de la France sombrait dans les Guerres de Religion ! Partout la ferveur des paroissiens et des pèlerins s’exprime par la multitude des lucioles qui brûlent dans ces sanctuaires. A Quimper, nous arrivons cinq minutes en retard : la cathédrale ferme à 18 h ! Tant pis, nous reviendrons le lendemain matin…

Après une seconde nuit de repos dans la capitale de la Cornouaille, nous reprenons la route qui nous conduit au Faouët, où la chapelle Saint-Fiacre – qui s’ouvre pour nous ! – montre son admirable jubé. Nous aurons cependant une petite déception à Melrand, où nous trouvons les chapelles de Saint-Fiacre et Locmaria fermées…

Puis notre route nous mène à Saint-Anne-d’Auray avant le retour : heureux d’avoir découvert un nouvel aspect de cette admirable Eglise de France, si riche dans sa diversité !

Père Yves Blomme

 

 

Les reliques de St Thomas d’Aquin en Charente Maritime

2023-2025 : Trois années jubilaires Saint Thomas d’Aquin : les 800 ans de sa naissance (1225), les 750 ans de sa mort (1274) et les 700 ans de sa canonisation (1323).

Pour fêter ces jubilés, les reliques de saint Thomas d’Aquin parcourront cet été notre diocèse, du 15 au 25 juillet pour des conférences, des veillées d’adoration, des processions, des ostensions…

Venez nombreux fêter ces jubilés, et découvrir la vie et l’oeuvre immense de saint Thomas d’Aquin !

Programme

  • 15 juillet : journée à La Couarde, sur l’Île de Ré (programme)
  • 16 juillet : soirée d’adoration à Châtelaillon (programme)
  • 17 juillet : temps d’adoration au couvent de Nieul-sur-Mer
  • 18 juillet : à Royan : avant la messe de 18h30, temps d’adoration et d’enseignement autour des hymnes eucharistiques de Saint Thomas (programme)
  • 20 juillet : veillée de prière à la Cathédrale de Saintes (programme)
  • 21 juillet : messe solennelle à la Cathédrale de Saintes (programme)
  • 22 juillet : au Centre Jean-Baptiste Souzy : projection du documentaire de KTO et intervention du père Wilson
  • 23 juillet : à l’église Saint-Sauveur de La Rochelle :
    19h30-21h00 enseignement du père Parrat sur la figure de Saint Thomas d’Aquin comme modèle de sainteté sacerdotale
    21h00 veillée de prière avec les reliques
  • 24 juillet : à l’église Saint-Sauveur de La Rochelle :
    19h30-20h15 intervention du père Louis Chasseriau sur Foi et Raison
    20h15-20h45 orgue
    20h45-22h00 intervention de Michel Fourcade sur le père Lavaud
  • 25 juillet : à la Cathédrale de La Rochelle : messe solennelle à 18h30, clôturant la visite des reliques

Se nourrir de la Parole de Dieu avec le père Mickaël

Vendredi 19 juillet 2024

 1ère  lecture : Is 38, 1-6.21-22.7-8

 Évangile : Mt 12, 1-8.

« N’avez-vous pas lu ? » A ceux qui critiquent l’attitude de ses disciples, Jésus les renvoie aux Ecritures. Ce « retour aux Ecritures » est essentiel pour demeurer dans la Vérité. « En effet, pour construire sa vie, l’homme a besoin de fondements solides, qui demeurent même lorsque les certitudes humaines s’estompent. » (Verbum Domini 10) Dans les temps de tempête ou de brouillard, la Lumière de la Parole de Dieu nous permet de garder le cap. Sachons nous munir chaque jour de cette lampe.

Bonne journée

Père Mickaël

P.S : Le commentaire va s’arrêter pour quelques semaines de repos. Mais restons bien à l’écoute de la Parole de Dieu.

Vous pouvez télécharger et relire un des derniers commentaires du père Mickaël, en cliquant ci-dessous, sur la date de votre choix.

Holy Games 2024

LA GENÈSE

Des JEUX ANTIQUES aux « JEUX SAINTS »

Aussi loin que remontent les Jeux, notamment ceux d’Olympie en Grèce, créés au VIII siècle avant Jésus Christ,  l’Eglise s’est toujours penchée sur le phénomène sportif, incitée à cela par l’invitation de saint Paul : « Glorifiez Dieu par votre corps » (1Co6,20) !

L’EGLISE et le SPORT

A l’époque médiévale « le sport » était apprécié comme divertissement mais surtout comme preparation au combat, son expression la plus spectaculaire fut celle des tournois et des joutes, à côté de la pratique de la chasse.
Au XIX ème siècle  l’Eglise a accompagné et soutenu le développement du sport en France à travers les patronages, ancêtres des clubs,. Certains sont devenus professionnel, notamment pour le football ou le basket comme l’AJ Auxerre, le stade brestois ou encore le Montpellier Hérault SC). Pas un village ou une paroisse sans son « patro » . Ils permirent d’éduquer la jeunesse par le sport en insufflant les valeurs chrétiennes à travers toutes les disciplines. La devise olympique ” citius – altius – fortius”, plus vite , plus haut, plus fort, fut soufflée par l’abbé Henri Didon à Pierre de Coubertin qui l’adopta pour les JO en 1894.

Chant : “Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s’éteint jamais…”

LES PAPES ET LE SPORT

Dès le début du XXème siècle les papes ont saisis l’enjeu pastoral puis missionnaire du monde du sport. Pie X avait organisé en 1905 au Vatican des épreuves sportives rassemblant des personnes handicapées, prémices des futurs jeux paralympiques.

Pie XI, l’alpiniste nous a laissé de nombreux écrits sur les bienfaits des sports de montagne,
puis Pie XII le passionné de cyclisme,
se sont tour à tour interrogés sur le rôle social du sport allant jusqu’à lancer : « comment l’Eglise pourrait-elle se désintéresser du sport ? » (1945).

JEAN PAUL II

Et c’est bien Jean-Paul II, baptisé « le sportif de Dieu » par le Cardinal Marty à son arrivée au parc des Princes à Paris en 1980, qui institua la création en 2004 d’une section « Eglise et sport » au Vatican, lui pour qui « le sport est un don Dieu » ou encore « la joie de la vie ». Pratiquant lui-même la natation, le ski, le canoë, St Jean-Paul II a laissé de nombreuses homélies à l’intention du monde du sport, car pour lui « le sport est un signe des temps ».

HOLY GAMES, POUR DES JEUX SAIN(T)S !

Dénoncés pour leur caractère « idolâtre » par Tertulien (204), les jeux antiques ont été rénovés à la fin du XIXème sous l’impulsion de deux chrétiens : Pierre de Coubertin et le Père Dominicain Henri Didon, supérieur d’un Collège et Arcueil et initiateur de la devise devenue olympique « plus vite, plus haut, plus fort »… vers le très haut !
A l’occasion des premiers jeux modernes, à AthènesPierre de Coubertin avait demandé une messe d’ouverture à son ami le Père Didon : c’est ensuite une habitude qui a perduré puisqu’en 1924 aux derniers jeux de Paris, une célébration eu lieu dans la cathédrale Notre Dame de Paris.

C’est dans cet élan que l’Eglise de France s’est lancée à travers HOLY GAMES, dans un programme d’accompagnement du monde du sport : des sportifs de canapé (nous étions 1.5 milliards devant la finale de la dernière coupe du monde de football), des sportifs amateurs (25% de licenciés sportifs en France dont de nombreux patronages) aux sportifs professionnels.
HOLY c’est la sainteté, GAMES c’est le jeu. Holy Games est un appel à la sainteté par le sport. C’est le rappel que le sport est un JEU au service de la personne, de sa dignité et du bien commun.
C’est donc l’espérance que l’Eglise porte de jeux saints, missionnaires et solidaires !

Qu’est-ce que le projet Holy Games ?

Les JOP de Paris 2024 est un évènement d’une portée exceptionnelle. Le monde entier aura les yeux tournés vers la France, et sera aussi accueilli par la France. L’enjeu d’hospitalité et fraternité est considérable et l’Église catholique ne pouvait pas rester en marge de l’évènement. Le projet a été initié en septembre 2022 à l’initiative du diocèse de Paris et de la Conférence des évêques de France sous l’autorité de Mgr Marsset. Isabelle de Chatellus s’est vu confier la direction du projet.

Holy Games, c’est donc la mobilisation de l’Eglise catholique pour accompagner le monde du sport à l’occasion des JOP de Paris 2024

Holy Games se décline en 4 pôles :

  • Le premier, la solidarité, est résumée en un mot : ENSEMBLE. Il s’agit de regarder les épreuves ensembles, de se rendre dans les stades ensemble ou encore de faire du sport ensemble.
  • Le second pôle combine l’éducation et la culture. Il s’agit de faire découvrir la richesse du patrimoine religieux à tous les curieux en alliant sport, culture et foi.
  • Le troisième est de proposer le meilleur des accueils aux sportifs, délégations et publics et de partager de la joie et de l’espérance.
  • Le quatrième et dernier pôle est l’accompagnement spirituel des sportifs chrétiens et des délégations par l’écoute et le soutien.

En résumé, la vision de Holy Games est de célébrer avec enthousiasme, à travers le sport, la personne humaine et l’appel à la fraternité entre les peuples et de favoriser l’accès des plus vulnérables aux sports – en particulier les personnes en situation en grande précarité, pour ne laisser personne au bord du chemin.

Dans le département, plusieurs manifestations vont être proposées au cours de l’année dont la première sera la participation à Run in spirit le samedi 23 mars 2024.

En conclusion, ce seront bien les valeurs de l’olympisme qui seront mises à l’honneur pendant les jeux d’été, car comme le rappel Thomas Bach, actuel président du CIO :

« Le sport et la foi partagent beaucoup de valeurs communes, qui nous guident pour vivre ensemble dans la paix avec nos concitoyens. Comme la foi, le sport peut nous guider sur la façon de mener une vie meilleure et ayant plus de sens. Comme la foi, le sport peut faire ressortir le meilleur de nous-mêmes. Comme la foi, le sport nous enseigne l’importance de vivre dans la solidarité et la paix avec nos semblables. Mais le sport ne peut apporter de réponses aux questions ultimes sur le sens de notre existence. Seule la foi peut donner des réponses aux questions réellement existentielles de la vie, de la mort et du divin. Seule la foi peut nous guider dans notre acceptation de la transcendance divine. »

 

Pélé VTT du 18 au 23 août 2024 – Venez vivre une expérience…

Pélé VTT Route Charente Maritime 2024 (17)

Du 18/08/2024 au 23/08/2024 de SAINT AIGULIN à SAINTES

“De ST AIGULIN à SAINTES – Sur les Chemins de la Petite Suisse Charentaise”

Bercée dans sa façade littorale, par les eaux claires et limpides de l’océan Atlantique, le département de la Charente-Maritime (17) accueille pour la quatrième année consécutive le pélé VTT.

Cette année, le pèlerinage partira du sud du département pour remonter vers Saintes.

Venez sillonner les sentiers battus tout spécialement préparés pour vous. Un itinéraire exceptionnel accessible à tous vous attend et vous fera découvrir le pays charentais. Entre forêts, plaines et champs, la nature préservée de cet environnement fragile n’attend que vous pour profiter de cette édition inédite du pélé VTT 17.

Pour les collégiens, départ du pèlerinage le dimanche 18 aout 2024 du village de Saint Aigulin – Arrivée le vendredi 23 aout 2024 à l’Abbaye Aux Dames de Saintes.

Pour les lycéens, animateurs, bénévoles (TTV), prêtres/séminaristes/religieuses: pré camp le samedi 17 aout au départ de Saintes.

S’inscrire à cet événement        Voir la page route

Pendant une semaine, ou quelques jours, vous pouvez venir étoffer la dynamique équipe des TTV (Très Très Vaillants : bénévoles de plus de 20 ans) dans un des nombreux postes : intendance, sécurité parcours, réparation vélos, infirmerie, lavandière, … Tout est possible, n’hésitez pas à venir rejoindre des équipes qui sauront vous accompagner dans vos nouvelles fonctions : l’ambiance fraternelle et la joie des participants seront la plus belle récompense à votre investissement !

 

 

Pèlerinage diocésain à l’île Madame

Pèlerinage diocésain le jeudi 22 août 2024 de 9h00 à 17h00

Présidé par Mgr Jacolin évêque de Luçon, administrateur du diocèse de la Rochelle

sanctuaire de Port des Barques

Programme de la Journée

  • 9h45 : Accueil des pèlerins au sanctuaire à la Pointe de Port-des-Barques

  • 10h : Ouverture du pèlerinage, temps de confession

  • 11h : Procession vers la Croix des galets

     

  • 13h : Pique-nique, présence d’un food truck

  • 14h30 : Enseignement

  • 15h : messe

  • 17h : envoi

Synode sur la synodalité : 2ème session du 2 au 27 octobre 2024 à Rome

La deuxième session du Synode pour une Église synodale se tiendra à Rome du 2 au 27 octobre 2024 , un an après la première session générale d’octobre 2023 qui a publié un rapport de synthèse intitulé « une Église synodale en mission ». Comme pour la première session, les participants aux travaux se prépareront par deux jours préalables de retraite.

Le pape François a nommé six nouveaux consulteurs pour le secrétariat du Synode, parmi lesquels trois femmes, et deux  théologiens francophones : le Belge Alphonse Borras et le Québécois Gilles Routhier.

Le pape François a insisté sur la collaboration entre les dicastères de la Curie romaine et le secrétariat général du Synode, c’est pourquoi des « groupes d’études » seront constitués dans chaque dicastère pour approfondir les thèmes importants  de la première session.

En prévision de la 2e session du synode sur la synodalité, qui aura lieu du 2 au 27 octobre 2024 à Rome, le Saint-Siège vient de publier la deuxième base de travail appelée  “ Instrumentum Laboris”, destinée aux participants du Synode, elle est centrée sur cette question : “Comment être une Église synodale en mission ?”

Instrumentum Laboris: une Église en marche avec l’engagement missionnaire

Le texte de base qui guidera les travaux de la deuxième session s’inscrit dans la continuité du processus synodal initié en 2021, il propose une ” Église toujours plus synodale en mission»,  proche de la société contemporaine et de tous les baptisés. Parmi les points de réflexion figurent la valorisation des femmes, le besoin de transparence et de responsabilité.

Isabella Piro – Cité du Vatican

Comment être une Église synodale missionnaire ? Avec cette question commence ‘Instrumentum Laboris, l’instrument de travail de la session du Synode des évêques, prévue du 2 au 27 octobre 2024.

Le document intègre les résultats d’autres rencontres, comme la rencontre internationale des curés (qui s’est tenue au Vatican du 29 avril au 2 mai dernier) ou celle des dix groupes d’étude qui, à la demande du pape, ont approfondi certaines questions abordées au Synode de 2023.

L’instrument de travail publié ce mardi 9 juillet, présenté en salle de presse du Saint-Siège, n’offre pas de «réponses préfabriquées», mais plutôt des «indications et des propositions» sur la manière dont l’Église, dans son ensemble, peut et pourra répondre «à l’exigence d’être synodale dans la mission», c’est-à-dire être une Église plus proche des personnes, moins bureaucratique; être la maison et la famille de Dieu, dans laquelle tous les baptisés sont coresponsables et travaillent, dans la distinction de leurs différents ministères et rôles.

Les cinq parties du document

Le document comporte cinq parties: l’introduction, les bases et les trois parties centrales. L’introduction rappelle le chemin parcouru jusqu’à présent et souligne les étapes déjà franchies, comme l’utilisation généralisée de la méthodologie synodale de la Conversation de l’Esprit. Viennent ensuite les bases (n° 1-18) qui mettent l’accent sur la compréhension de la synodalité, vue comme un chemin de conversion et de réforme.

Dans un monde marqué par les divisions et les conflits, peut-on y lire, l’Église est appelée à être un signe d’unité, un instrument de réconciliation et une oreille attentive pour tous, en particulier pour les pauvres, les marginalisés, les minorités coupées du pouvoir. «Comme la lune, lit-on encore dans cet instrument de travail, l’Église brille d’une lumière réfléchie: elle ne peut comprendre sa propre mission dans un sens autoréférentiel, mais elle reçoit la responsabilité d’être le sacrement des liens, des relations et de la communion en vue de l’unité de tout le genre humain»(n. 4).

Il est rappelé que «la synodalité ne comporte en aucun cas la dévalorisation de l’autorité particulière et de la tâche spécifique que le Christ lui-même confie aux pasteurs» (n. 8), et que «la synodalité n’est pas une fin en soi».

Valoriser les femmes dans l’Église

Les bases accordent également une large place (n.13-18) à la réflexion sur le rôle des femmes dans toutes les sphères de la vie de l’Église, en soulignant «la nécessité de reconnaître plus pleinement» leurs charismes et leur vocation. «Dieu a choisi certaines femmes comme premiers témoins et hérauts de la résurrection» ; par conséquent, «en vertu du baptême, elles se trouvent dans une condition de pleine égalité, reçoivent la même effusion de dons de l’Esprit et sont appelées au service de la mission du Christ». Le premier changement à opérer «est donc celui des mentalités», avec «une conversion à une vision de relation, d’interdépendance et de réciprocité entre les femmes et les hommes, qui sont sœurs et frères dans le Christ, en vue de la mission commune».

Participation et responsabilité des femmes

La deuxième session du Synode demande  donc «une plus grande participation des femmes aux processus de discernement ecclésial et à toutes les phases des processus de décision», ainsi qu’un «accès plus large aux postes de responsabilité dans les diocèses et les institutions ecclésiastiques», dans les séminaires, les instituts et les facultés de théologie, et «dans le rôle de juge dans les procès canoniques». Les suggestions concernent également les femmes consacrées, pour lesquelles «une plus grande reconnaissance et un soutien plus décisif» de leur vie et de leur charisme, sont souhaités, ainsi que «leur emploi à des postes de responsabilité».

Sur le diaconat féminin, la réflexion théologique se poursuit

En ce qui concerne l’admission des femmes au ministère diaconal, l’instrument de travail du synode signale qu’elle est demandée par «quelques Églises locales», tandis que d’autres «réitèrent leur opposition» (n. 17). Le sujet, souligne-t-on, «ne fera pas l’objet des travaux» d’octobre prochain et il est donc bon que «la réflexion théologique se poursuive». En tout cas, la réflexion sur le rôle de la femme «met en évidence le désir d’un renforcement de tous les ministères exercés par les laïcs», pour lesquels il est demandé que «formés de manière adéquate, ils puissent aussi contribuer à la prédication de la Parole de Dieu, y compris pendant la célébration de l’Eucharistie» (n.18).

Partie I – Les relations avec Dieu, entre frères et entre Églises

Après l’introduction et les bases, l’IL s’attarde sur les relations (n° 22-50) qui permettent à l’Église d’être synodale dans la mission, c’est-à-dire les relations avec Dieu le Père, entre frères et sœurs, et entre les Églises. Les charismes, les ministères et les ministères ordonnés sont donc essentiels dans un monde et pour un monde qui, au milieu de tant de contradictions, est en quête de justice, de paix et d’espérance. Des Églises locales émerge aussi la voix des jeunes qui demandent une Église non pas de structures, ni de bureaucratie, mais fondée sur des relations qui suscitent et vivent des dynamiques et des cheminements. Dans cette perspective, l’Assemblée d’octobre pourra analyser la proposition de donner vie à de nouveaux ministères, comme celui de «l’écoute et de l’accompagnement». «Il faut une “porte ouverte” de la communauté, explique le texte, par laquelle les personnes peuvent entrer sans se sentir menacées ou jugées» (n° 34).

Partie II – Parcours de formation et discernement communautaire 

Ces relations doivent ensuite être développées chrétiennement sur des parcours adéquats et contextualisés (n. 51-79), car «il n’y a pas de mission sans contexte, il n’y a pas d’Église sans enracinement dans un lieu précis» (n. 53). La formation et le «discernement communautaire», qui permettent aux Églises de prendre des décisions appropriées, en articulant la responsabilité et la participation de tous, seront donc fondamentaux. «L’entrecroisement des générations est une école de synodalité», affirme aussi le document, «tous, les faibles et les forts, les enfants, les jeunes et les personnes âgées, ont beaucoup à recevoir et beaucoup à donner» (n. 55).

L’importance de la responsabilité

Mais parmi les voies à suivre, il y a aussi celles qui permettent à ceux qui ont des responsabilités ecclésiales de rendre compte de manière transparente de leurs actions pour le bien et la mission de l’Église. «Une Église synodale a besoin d’une culture et d’une pratique de la transparence et de la responsabilité», lit-on encore dans l’IL, «qui sont indispensables pour favoriser la confiance mutuelle nécessaire pour marcher ensemble et exercer la coresponsabilité de la mission commune» (n. 73).

Une Église crédible exige transparence et responsabilité

Rappelant ensuite que «l’obligation de rendre compte de son ministère à la communauté appartient à la tradition la plus ancienne, qui remonte à l’Église apostolique» (n. 74), le document de travail souligne qu’aujourd’hui «l’exigence de transparence et de responsabilité dans et par l’Église est devenue nécessaire en raison de la perte de crédibilité due aux scandales financiers et surtout aux abus sexuels et autres à l’encontre de mineurs et de personnes vulnérables». Le manque de transparence et de responsabilité «alimente le cléricalisme» (n. 75), qui repose à tort sur l’hypothèse que les ministres ordonnés ne sont responsables devant personne de l’exercice de leur autorité.

Des structures d’évaluation sont nécessaires

La responsabilité et la transparence, insiste l’IL, concernent tous les niveaux de l’Église. Ils ne se limitent pas au domaine des abus sexuels et financiers, mais touchent également «les plans pastoraux, les méthodes d’évangélisation et la manière dont l’Église respecte la dignité de la personne humaine, par exemple en ce qui concerne les conditions de travail au sein de ses institutions» (n. 76). D’où l’appel aux «nécessaires structures et formes d’évaluation -entendues dans un sens non moraliste- de la manière dont sont exercées les responsabilités ministérielles de toute nature» (n. 77). À cet égard, le document rappelle la nécessité pour l’Église d’assurer, par exemple, la publication d’un rapport annuel tant sur la gestion des biens et des ressources que sur l’accomplissement de la mission, y compris «une illustration des initiatives prises dans le domaine de la sauvegarde (protection des mineurs et des personnes vulnérables) et de la promotion de l’accès des femmes aux postes d’autorité et de leur participation aux processus décisionnels» (n. 79).

Partie III – Les lieux du dialogue œcuménique et interreligieux 

L’Instrumentum Laboris analyse ensuite les lieux (n. 80-108) où les relations et les chemins prennent forme. Des lieux à comprendre non pas simplement comme des espaces, mais plutôt comme des contextes concrets, caractérisés par des cultures et des dynamismes de la condition humaine. Nous invitant à dépasser une vision statique et une image pyramidale des relations et des expériences ecclésiales, le document de travail reconnaît plutôt leur variété et leur pluralité, qui permettent à l’Église -une et universelle- de vivre dans une circularité dynamique «dans les lieux et à partir des lieux», sans tomber ni dans le particularisme ni dans l’aplatissement. Au contraire, c’est précisément dans cet horizon ainsi délimité que doivent s’insérer les grands thèmes du dialogue œcuménique, interreligieux et culturel. C’est dans ce contexte que s’insère la recherche de formes d’exercice du ministère pétrinien ouvertes à la «nouvelle situation» du cheminement œcuménique, vers l’unité visible des chrétiens (n. 102 et 107).

Pèlerins de l’espérance

Le document rappelle enfin que chacune des questions qu’il contient se veut un service à l’Église et une occasion de guérir les blessures les plus profondes de notre temps. L’Instrumentum Laboris se termine donc par une invitation à poursuivre le chemin en tant que «pèlerins de l’espérance», également dans la perspective du Jubilé de 2025 (n. 112).

Merci d’avoir lu cet article. Si vous souhaitez rester informé, inscrivez-vous à la lettre d’information en cliquant ici

Conclusion. l’Église synodale dans le monde

 

 

Vivez un pèlerinage en Algérie

Proposé par le diocèse de La Rochelle, sous la conduite du père Pascal-Grégoire Delage, curé de la paroisse Notre-Dame-de-l ’Estuaire, et accompagné par Mme Monique Besset, directrice des pèlerinages.

” Inscrire nos pas dans les pas des martyrs d’hier et d’aujourd’hui.” 

DU MARDI 5 AU JEUDI 14 NOVEMBRE 2024

Programme du pèlerinage

Jour 1 : mardi 5 novembre
Nantes / Alger
À l’arrivée, tour panoramique en autocar de la ville d’Alger : découverte de la Nouvelle Grande Mosquée, Djamaâ El-Djazaïr, le monument aux Martyrs, érigé en 1982 pour le vingtième anniversaire de l’indépendance, la place des Martyrs, qui a longtemps constitué le centre d’Alger, elle est située au pied de la Casbah, la mosquée Sidi Ramdane, la plus ancienne mosquée historique de la ville d’Alger, d’une superficie de 400 m2 avec son minaret de 32 m de haut (classée au Patrimoine mondial de l’Unesco).
L’après-midi, visite de la cathédrale du Sacré-Cœur, église cathédrale de l’archidiocèse d’Alger, et mese.
Puis rencontre avec un témoin de la famille spirituelle de Charles de Foucauld.

Jour 2 : mercredi 6 novembre
Alger
Promenade dans la Casbah d’Alger, arrêt à la mosquée Ketchaoua, visite du musée national des Antiquités et des Arts islamiques.
Découverte de la basilique Notre-Dame-d ’Afrique et messe.

Jour 3 : jeudi 7 novembre
Alger / Tipaza / Cherchell / Alger Visite au mausolée royal de Maurétanie,
dit “Tombeau de la Chrétienne”, de Tipaza.
Visite de Cherchell.
Messe à Alger.

Jour 4 : vendredi 8 novembre
Alger / Djemila / Constantine
Visite de Djemila et arrivée à Constantine.

Jour 5 : samedi 9 novembre
Constantine / Tebessa
Visite de la ville : palais d’Ahmed Bey, mosquée El Bey, église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, mosquée Emir Abdelkhader.
Rencontre avec le Supérieur de la communauté de Constantine et délégué du Provincial du Proche-Orient pour l’Algérie.
Eucharistie dans la chapelle des Jésuites
à Constantine.
Arrivée à Tébessa.

Jour 6 : dimanche 10 novembre
Tébessa / Madaure
Découverte de la ville : remparts, Arc de
Caracalla, amphithéâtre, aqueduc de Thevest, temple de Minerve, basilique dédiée à sainte Crispine de Thagare.
Messe à la basilique.
Route vers Madaure.

Jour 7 : lundi 11 novembre
Madaure / Thaghaste / Annaba
Visite de M’daourouch : ruines de thermes, de temples, de trois basiliques, d’un théâtre, ses vestiges d’huileries,
du Forum, d’une forteresse byzantine…
Visite de Souk Ahras, l’ancienne Thagaste,
ville natale d’Augustin : visite de sa maison natale et de l’olivier que saint Augustin a planté en mémoire de son
père.
Route vers Annaba.

Jour 8 : mardi 12 novembre
Annaba / Alger
Visite du parc archéologique et du musée
d’Hippone, de la basilique de Saint-Augustin et messe.
Rencontre avec des membres de l’équipe pastorale de la basilique Saint-Augustin
Retour en avion à Alger.

Jour 9 : mercredi 13 novembre
Alger / Tibhirine / Alger 
Départ pour une journée au monastère de Tibhirine, sur les contreforts de l’Atlas.
Journée de mémoire, de pèlerinage et d’action de grâce pour le témoignage de cette communauté de Trappistes.
Rencontre avec des frères et sœurs de la Communauté du chemin Neuf, auxquels le diocèse d’Alger a confié en 2016 la charge de l’animation spirituelle du lieu.
Eucharistie au monastère de Tibhirine.
Retour à Alger en fin de journée.

Jour 10 : jeudi 14 novembre
Alger / Nantes
Retour en France

 

Hymne à la fraternité

A mes frères de Tibhirine

Mes frères de Tibhirine
Je pense à vous
A vous et à tous ceux
Qui ne verront plus le printemps
Ni les champs de coquelicots
Ni les champs de lavande
Qui sont tombés sur le front
Serrant contre leur poitrine
Les gerbes de l’alliance après la moisson.

Mes frères de Tibhirine
Je pense à vous
Vous qui n’avez jamais déserté le lieu
Car votre Passion se confond avec le lieu
Car quel que soit le lieu
“Dieu est plus proche de l’homme
Que sa veine jugulaire” (Sourate 50,16).
Qui mieux que vous le savait ?

Mes frères de Tibhirine
Je pense à vous
Dix ans après le massacre
Quel pardon pouvons-nous vous demander
Vous qui avez pardonné par avance ?
Quels regards pouvons-nous échanger avec vos familles ?
Alors que nos visages sont caressés par votre bonté
Alors que nos cœurs sont apaisés par vos prières
Alors que nos pieds sont lavés par vos mains
Vous étiez les frères des gueux
Sous le regard rivé des barbouzes.

Mes frères de Tibhirine
Je pense à vous
Mais comment pensez aux fils de Caïn
Qui vous ont raptés
Dans la tranquillité de votre sommeil
Qui ont rapté le don de Dieu !
Ces fils de Caïn peuvent-ils se réclamer de nous ?
Peuvent-ils se réclamer des 114 sourates du Coran
Scandant l’amour
Scandant la clémence
Scandant la miséricorde de Dieu
La sacralité de la vie
La condamnation absolue du meurtre ?

Mes frères de Tibhirine
Au-delà de la terre algérienne
Où vos corps reposent
Au-delà de la Méditerranée
Berceau de l’humanité
Sur la petite colline d’Aiguebelle
D’autres musulmans semblables à ceux
Que vous avez aimés jusqu’à votre dernier souffle
Qui vous ont aimés jusqu’au bout du scandale
D’autres musulmans à la croisée des chemins
Se sont levés pour répondre à votre appel
Dans une communion fraternelle
Et dans la paix du soir endormi
Vous êtes debout face à l’autel au milieu de nous
Éclairant de vos sourires

Tout le chœur de l’Abbaye Notre Dame.
Mounir Ben Taleb – Mars 2006 – Valence, France

Ce soir au Catholic’s Pub

Hello les ami(e)s !

Ce vendredi soir c’est MUSIQUE !!!

Alors retrouvons-nous à partir de 19h00 !

pour fêter dignement la fin de semaine et applaudir nos musicien(ne)s

Ce sera Guitare-Chant et Saxo !!!

A vos répertoires …

 

 

 

PS : Pensez qu’il faut reprendre votre carte d’adhésion pour 2024 (5€ par famille). Des formulaires sont à votre disposition sur place. (Nous ne prenons pas de carte bancaire).

L’Equipe du Catholic’s Pub – Bar associatif soumis à adhésion-

109 ter, rue Pierre Loti – 17300 – ROCHEFORT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Père Mickaël, la communauté paroissiale vous remercie pour ce chemin fait ensemble.

Chers paroissiens de Rochefort,

Absent ce week-end en raison des confirmations que je célèbre à La Rochelle, je viens vous annoncer mon départ de la paroisse de Rochefort après 7 années de ministère au milieu de vous et ma nomination à la paroisse de l’île de Ré comme curé. Nous avons partagé tellement de choses ensemble durant ces années, que je veux déjà avec vous rendre grâce pour les merveilles que Dieu a faites pour notre communauté. De beaux projets se dessinent encore pour la paroisse dès la rentrée. C’est le père Daniel Martin, actuel curé de Surgères qui les conduira avec vous comme nouveau curé, soutenu par le père Moïse, le père Bigot, les diacres et les membres de l’Equipe Pastorale. Je vous invite à nous retrouver le dimanche 30 juin à 11h à Saint Louis pour la messe d’action de grâce que nous célèbrerons ensemble avant le temps des vacances.

Comme nous l’entendons dans l’évangile de ce dimanche, le Seigneur est dans la barque de son Eglise. Il sait ce qu’il fait. Nous lui faisons confiance. Prions les uns pour les autres pour que nous soyons toujours les fidèles et bons serviteurs que le Seigneur attend.

Père Mickaël                                       

Merci, père Mickaël, pour tout ce que vous avez fait et inspiré dans notre paroisse, au sein de la communauté chrétienne et parmi les habitants de Rochefort, sans oublier la remise en état des locaux ; bonne route pour la suite. Nous sommes tristes de vous voir partir mais heureux de voir que les paroissiens de l’île de Ré gagnent un pasteur actif envoyé par le Seigneur.

 

 

Bienvenue au père MARTIN Daniel actuellement curé sur la paroisse de Surgères,  que nous accueillerons à la rentrée comme notre nouveau curé.

 

  • Monsieur l’abbé Guillaume SALIN est autorisé à prendre une année sabbatique.

 

Quelques photos-souvenirs

Photos GT

Photos GT

Photos GT

 

Pèlerinage à Rome pour le Jubilé 2025

2025 approche à grands pas, et avec elle, l’occasion exceptionnelle de vivre l’année Jubilaire à Rome. Cette année exceptionnelle, connue également sous le nom de l’année Sainte, est une invitation à la réflexion, au partage et au renouvellement de la foi. En vue de l’année Sainte 2025, la devise choisie par le Pape est « Pèlerins de l’espérance ».

Les évêques des 5 diocèses de la Province de Poitiers vous proposent de participer à un pèlerinage à Rome, du 24 au 28 février, pour y vivre pleinement cette démarche jubilaire.

Ce n’est pas un hasard si le pèlerinage est un élément fondamental de tout événement jubilaire. Se mettre en marche est caractéristique de celui qui va à la recherche du sens de la vie. Le pèlerinage à pied est très propice à la redécouverte de la valeur du silence, de l’effort, de l’essentiel.

L’année prochaine encore, les pèlerins de l’espérance ne manqueront pas d’emprunter des chemins anciens et modernes pour vivre intensément l’expérience jubilaire. Dans la ville même de Rome, il y aura aussi des itinéraires de foi, en plus des traditionnels itinéraires des catacombes et des sept églises. Transiter d’un pays à l’autre comme si les frontières étaient abolies, passer d’une ville à une autre dans la contemplation de la création et des œuvres d’art, permettra de tirer profit des expériences et des cultures diverses pour porter en soi la beauté qui, harmonisée par la prière, conduit à remercier Dieu pour les merveilles qu’Il a accomplies.

Pape François

Spes non confundit (Bulle d’indiction du jubilé ordinaire de l’année 2025)

Pré-inscription impérative avant le 30 septembre 2024