Histoire de la légende de St Christophe

Dans la tradition chrétienne, Saint-Christophe est celui qui “porte le Christ” et l’aide à franchir les obstacles. Il est considéré comme le saint patron des voyageurs et des soldats.

Dans le calendrier français, la Saint-Christophe est fêtée le 21 août.

L’HISTOIRE DE SAINT-CHRISTOPHE

La légende de Christophe débute au pays de Canaan, où un homme imposant du nom de “Réprouvé” cherchait à se mettre au service du roi le plus puissant du monde.

Après diverses péripéties, il finit par s’installer au bord d’un fleuve tumultueux pour aider les gens à le traverser. Un jour survint un enfant, que le géant prit sur ses épaules avant de s’engager dans les flots.

Au fur et à mesure de son avancée, l’enfant devint si lourd que Réprouvé crut sa dernière heure arrivée, mais il parvint finalement sur l’autre rive.

L’enfant lui révéla alors son nom et sa mission : Christophe de Lycie devint celui que la foi conduisit à « porter le Christ », et passa le reste de sa vie à prêcher et convertir avant d’être supplicié et mis à mort par un roi païen.

L’étymologie du nom Christophe reflète cette dimension sacrée : le mot dérive en effet des mots grecs Khristos (Christ) et phorein (porter).

LA REPRÉSENTATION DE SAINT-CHRISTOPHE

Des différents aspects de la légende de Saint-Christophe, c’est principalement l’image du porteur qui s’est imposée.

Saint-Christophe est donc généralement représenté sous les traits d’un homme courbé sous le poids d’un enfant alors qu’il traverse un cours d’eau, parfois appuyé sur un bâton.

Dans cette iconographie, Christophe est le soutien du Christ, celui qui accepte de mettre sa vie en péril pour accompagner et soutenir l’accomplissement d’un dessein supérieur. C’est cette représentation de l’abnégation et du dévouement qui a conduit à faire de Christophe le saint patron des voyageurs.

Bien loin de se limiter à la tradition chrétienne, l’image du passeur entre deux rives intervient également dans les mythologies égyptiennes ou indiennes. C’est ce qui explique que Saint-Christophe soit parfois représenté avec une tête de chien ou sous des traits d’inspiration moyen-orientale.

La médaille de Saint-Christophe protège traditionnellement ceux qui entreprennent un voyage long et difficile. Par extension, la figure de Christophe est aussi devenue la figure des soldats, des professionnels du train ou des automobilistes.

 

L’histoire du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle

Il a fallu attendre le Moyen Âge pour que le tombeau de Jacques, l’apôtre du Christ, frère de saint Jean l’évangéliste, devienne un lieu de pèlerinage dans la ville espagnole de Compostelle.

Légende ou vérité, c’est à l’époque de Charlemagne, en l’an 813, que l’ermite Pelayo signale à l’évêque Théodomire d’Iria Flavia l’existence de phénomènes surnaturels à Compostelle.
Après avoir été guidé la nuit par une étoile vers une montagne inhabitée, il voit des lumières et entend le chant des anges, ce que soutiennent des paroissiens du voisinage. Ils se rendent alors sur les lieux et trouvent un mausolée.
À l’intérieur se trouve un corps décapité tenant la tête sous son bras, l’évêque reconnaît le corps de saint Jacques et considère cette reconnaissance comme une révélation divine.
Deux autres corps sont trouvés, identifiés comme ceux d’Athanase et Théodore, disciples de l’apôtre, ceux-là même qui auraient embarqué son corps vers la Galice après sa mort. Très vite, le roi Alphonse est tenu au courant, puis Charlemagne lui-même, signe que cette découverte prend beaucoup d’importance. Une église est construite autour du cimetière (compositum) par Alphonse, auquel il reconnaît des dons.
Cathédrale de Santiago de Compostelle

Celle-ci deviendra la grande cathédrale de Santiago de Compostelle, après une deuxième construction.Une théorie plus ancienne de l’existence du chemin de Compostelle tire son origine du Chemin des Étoiles, que suit effectivement le pèlerinage chrétien en Espagne, orienté d’est en ouest, suivant la Voie Lactée.

De même se trouve non loin le Cap Finistère considéré depuis toujours comme un endroit magique — il a d’ailleurs attiré l’attention des géographes et historiens gréco-romains. Les Romains y auraient trouvé un autel consacré au soleil (Ara Solis), érigé par les anciens peuples.

Du Moyen Âge à nos jours : deux âges d’or pour les pèlerins

La période du Moyen Âge est l’initiatrice de nombreux pèlerinages, le temps des dévotions et des pénitences. Le culte des reliques rend les lieux où elles se trouvent des motifs de voyages. Les premières basiliques, après les persécutions, sont bâties sur les cryptes où ont été enterrés des martyrs, pour consacrer une église on met également une relique dans l’autel.

Les cathédrales et monastères prestigieux ont également de grandes collections des reliques, les foules affluent et les dons aussi.

Les pèlerinages fleurissent ainsi à une période où la religion joue un rôle social très important. Ce contexte éclaire le fait que la découverte des reliques de saint Jacques a profondément ému et ébloui la chrétienté de l’Occident du Moyen Âge.

Les pèlerinages s’intensifient au XIe siècle, grâce aux ordres religieux, à la noblesse et aux monarques qui apportent de l’argent pour la construction des hospices, ces importants lieux d’accueil pour les pèlerins.

Avec Rome et Jérusalem, Compostelle devient l’un des trois plus grands centres de pèlerinage chrétien dans le monde. Il va même rapidement se placer en tête de ces destinations. L’an 1033 est le millénaire de la mort de Christ, et Jérusalem va connaître un flux de pèlerins très important.

Mais les invasions de l’islam en Terre Sainte rendent bientôt ce pèlerinage difficile et risqué. Même les croisades n’arrivent pas à ouvrir de nouveau l’accès aux pèlerins. Ceux-ci se rabattent donc sur d’autres destinations moins lointaines et périlleuses comme Compostelle.

Sanctuaire des saintes Maries de la mer

Un siècle plus tard, le pape Calixte II proclame que les années jacquaires — celles où le jour de la saint Jacques, le 25 juillet, tombe un dimanche — les pèlerins obtiendront l’indulgence plénière, qui efface tout péché et permet au fidèle d’accéder directement au paradis à la fin de sa vie.

Le pape Alexandre III confirme ensuite ce privilège à Compostelle. L’année jacquaire arrivant environ une fois tous les six ans à Santiago alors que les années jubilaires à Rome n’arrivent que tous les 25 ans, le succès du pèlerinage de Compostelle n’en est que plus grand.

Entre les vagues de peste qui ravagent l’Europe au XIVe siècle et l’arrivée du protestantisme qui fait naître des luttes contre les indulgences, les pèlerinages commencent à faiblir. Cela entame des siècles d’indigence en nombre de pèlerins. Mais le véritable déclin de Compostelle a lieu au XIXe siècle, où seule une poignée de pèlerins est décomptée.

Il faut attendre les XXe et XXIe siècles pour voir un renouveau et même un véritable engouement des fidèles vers Compostelle, toujours palpable aujourd’hui.

article Aleteia (2017)

Natacha St Pier à Lourdes, un an après Rochefort

C’est lors d’un concert au Sanctuaire de Lourdes, jeudi 13 août 2020,  que la chanteuse québécoise a dévoilé quelques titres de son nouvel album :” Croire”.
dans le cadre du pèlerinage national.

 

 

 

 

Sur la scène improvisée de l’église Sainte-Bernadette à Lourdes (Hautes-Pyrénées), jeudi 13 août vers 21 heures, un prêtre assomptionniste s’empare du micro. « Rassurez-vous, ce n’est pas moi qui chante », s’amuse-t-il.

Non, ce soir, la vedette dans la cité mariale, ce n’est pas un curé, mais une chanteuse populaire. « Pas besoin de présenter Natasha St-Pier », encense l’ecclésiastique.

Pour un concert gratuit exceptionnel dans le cadre du pèlerinage de l’Assomption, l’artiste âgée de 39 ans est venue présenter son troisième album spirituel sorti ce vendredi et baptisé « Croire ».

Sur les terres de Bernadette Soubirous, elle apparaît en longue robe blanche immaculée de gala et talons hauts, sous un immense crucifix.

Elle est accompagnée par un pianiste, Grégory Turpin, qui joue à quelques mètres des grandes orgues. Face à elle, environ 600 fidèles rigoureusement masqués qui savourent les cantiques du XXIe siècle « Viens, sois ma lumière » ou « Par amour ».

«Une certaine humilité, mais aussi de la modernité»

Beaucoup ignorent que la Canadienne aux 3 millions d’albums vendus est l’arrière-arrière-arrière-petite-cousine d’un saint, Pie X, pape de 1903 à 1914, qui a donné son nom à la basilique située à quelques encablures de là.

Parmi les spectateurs, ayant quasiment tous la foi, Elisabeth, quinquagénaire parisienne, fait découvrir à deux de ses petits-enfants la chanteuse d’outre-Atlantique vivant en France. « Elle incarne très bien ses textes, avec une certaine humilité, mais aussi de la modernité.

Ce n’est pas tape-à-l’œil, ça correspond à ce qu’elle est, ce qu’elle vit, c’est beau », loue-t-elle.

Natasha St-Pier, qui reprendra à la rentrée, dès le 4 septembre, sa tournée des églises, donne comme offrande des titres à la gloire de la Vierge Marie ou de Sainte-Thérèse de Lisieux. Un prêtre est sur son petit nuage et en profite pour égrener son chapelet. On croise aussi des ados en tenue de scout, un vieil homme avec un béret basque, le recteur du sanctuaire, plusieurs dizaines d’hospitaliers à la veste bleue qui prennent soin des pèlerins.

Et aussi Daniel, frère franciscain roumain, fan de Dieu, de Sainte-Thérèse de Lisieux et du tube « Vivre d’amour ». « J’ai découvert Natasha St-Pier sur YouTube », confesse-t-il.

Un bruit venu de l’extérieur, juste de l’autre côté du gave de Pau, s’invite durant le spectacle, incitant les vigiles à fermer les portes. Mais ce n’est que celui de la procession aux flambeaux qui illumine, au rythme de l’ « Ave Maria », la célèbre grotte, théâtre des apparitions de la Vierge à la jeune bergère…

 

Sortie du deuxième tome des “Écrits de Tibhirine”

Chers amis (et proches des moines de Tibhirine),

Depuis le 25 juin 2020

Nous avons la joie de vous partager la sortie du deuxième tome de la série “Les écrits de Tibhirine”: Heureux ceux qui se donnent: la vie donnée plus forte que la mort ! 

Ce deuxième volume montre comment ces frères se sont préparés, personnellement et communautairement, ainsi que le soulignait le Pape François (Gaudete et Exsultate 141), à vivre ensemble le don de leur vie jusqu’au bout.

L’ouvrage propose une sélection thématique de textes des frères déjà publiés et inédits, sur le don, la mort et le martyre. Ils ont été rassemblés afin d’entrer, de l’intérieur, dans leur compréhension progressive de ce qu’a signifié ce don, d’abord par la profession monastique, puis, comment au fil des jours et des événements, l’éventualité d’une mort violente a pu être apprivoisée dans une recherche constante de cette fidélité aux liens tissés pendant plus de 50 ans de présence. Récit de l’amour plus grand, plus fort que la mort…

N’hésitez pas à vous le procurer, et à en faire la publicité autour de vous! Le témoignage de ces moines peut nous aider dans notre contexte à puiser les ressources pour un renouveau spirituel au service du vivre ensemble.

Les droits d’auteur sont reversés à la communauté de Notre-Dame de l’Atlas à Midelt (Maroc)

Bonne lecture et bon été
Marie-Dominique Minassian,  pour l’Association des Écrits des 7 de l’Atlas

Lire l’article du journal La Croix – 24/06/2020 

l’ange gardien aide à grandir spirituellement

Nous avons tous un ange gardien qui nous soutient, nous défend, nous accompagne au quotidien et facilite notre marche vers le Ciel.

Mais ce parcours est parfois semé d’épreuves durant lesquelles il est possible de nous sentir abandonnés par notre ange gardien. Est-ce bien le cas ou juste une impression ? Et pouvons-nous en vouloir à notre ange gardien pour les épreuves passées ?

Tout ce qui touche à notre vie intéresse notre ange gardien : l’âme spirituelle et sa destinée éternelle en toute priorité. C’est pourquoi l’ange gardien, « expert » en adoration, nous assiste particulièrement dans nos temps de prière. Il s’intéresse encore à notre santé psychique et physique, prend soin de notre existence jusque dans les plus petits détails de la vie quotidienne : une inspiration pour accomplir notre devoir d’état… ou la place de parking dont nous avons besoin !« Voici que je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t’ai préparé. Respecte sa présence, écoute sa voix. Ne lui résiste pas… Mon ange marchera devant toi » (Ex 23, 20-23). La mission première de l’ange gardien est donc de nous conduire à « bon port », à la rencontre avec le Dieu vivant. Il est le « ministre de la sollicitude divine pour chacune et chacun » (Benoît XVI), tant spirituellement que matériellement. Dès lors, comment concilier cette compréhension du rôle de l’ange gardien avec les ennuis et même les tragédies de la vie ? On voit par exemple un ange qui délivre les Apôtres de leur prison (Ac 5, 19) ; même chose pour Pierre (Ac 12, 7-11). Pourtant, ces anges n’empêcheront pas le martyre des uns et des autres, au temps de Dieu.

L’ange gardien n’évite pas les épreuves qui aident à grandir spirituellement

L’ange voit et vise avant tout la finalité, notre vocation ultime, notre sainteté. En ce sens, nos anges gardiens participent activement au combat spirituel « contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui sont dans les régions célestes » (Ép 6, 12). Saint Padre Pio est pourtant abandonné par son ange gardien au moment d’un terrible combat contre le Malin : « Je le grondais sévèrement de s’être fait attendre aussi longtemps alors que je n’avais pas cessé de l’appeler au secours. Pour le punir, je ne voulais plus le regarder en face, je voulais le fuir… Mais lui me rejoignit presque en pleurs. Il me saisit jusqu’à ce que je lève les yeux, je le regardai en face et le trouvais très fâché. » Et l’ange d’expliquer à Padre Pio qu’il avait reçu des consignes du Seigneur pour agir ainsi, tout en le rassurant : « Je suis toujours près de toi, mon cher petit, je t’entoure toujours d’affection. »

À la lumière de cette finalité – la vie éternelle –, il faut regarder les contrariétés déconcertantes et les épreuves crucifiantes de l’existence. À cette fin, l’ange peut parfois agir « virilement ». Celui de sainte Françoise Romaine la gifla vivement, alors qu’elle était à table dans un repas mondain en train de médire d’une personne ! Tout le monde entendit le claquement du soufflet et vit la marque rouge sur la joue de Françoise ! Notre ange ne va pas donc nous éviter certaines épreuves de croissance spirituelle. Cependant, il priera pour nous et nous accompagnera au cœur du combat.

Pensons à saint Ignace de Loyola qui a eu la jambe brisée au siège de Pampelune ou à saint Jean de la Croix jeté au cachot par ses frères Carmes. On pourrait s’indigner que leurs anges n’aient pas empêché ces souffrances. Pourtant, c’est à travers ces événements que la vie de l’un et de l’autre fut bouleversée. « Dans sa sagesse, dit saint Augustin, Dieu préfère tirer le bien du mal plutôt que de ne permettre aucun mal. »

Père Nicolas Buttet

Session de l’EMMANUEL à Rochefort du 14 au 16 août

Une mini session l’Emmanuel , organisée par les membres de la Communauté de l’Emmanuel et des paroissiens de Rochefort qui commencera le vendredi soir 14 août par une veillée de prière et se poursuivra les samedi 15 et dimanche 16 août .
 Programme
  • Vendredi 14 août : accueil à 19h à l’église Notre Dame de Rochefort, place Samuel de Champlain, suivi d’une veillée mariale.
  • Samedi 15 août : 9h louange dans l’église – 10h enseignement – 11h messe – 15h-17h carrefours : la Parole de Dieu, la souffrance, la miséricorde, rejoindre les plus pauvres – 17h30-18h30 adoration, confession, chapelet médité – 20h soirée louange et témoignages
  • Dimanche 16 août : 9h louange, 10h enseignement et messe de clôture en paroisse à 11h.
LIEU : Église Notre-Dame.  Rochefort (17300)

Fête de l’Assomption à la Rochelle

Le vendredi 14 août à 20h45 à l’église Notre-Dame de La Rochelle,   procession en direction de la cathédrale Saint-Louis suivie des Vigiles solennelles de l’Assomption animées par les sœurs de la Fraternité Monastique de Jérusalem.

Le samedi 15 Août récital Ave Maria de Aniana à partir de 21h en l’église Saint-Sauveur de La Rochelle.

Jean-Baptiste Maillard, de passage dans notre diocèse

Jean-Baptiste est marié et père de trois enfants, mais il est également missionnaire… sur internet. A 41 ans, il explique avoir rencontré le Christ lorsqu’il était tout petit et avoir toujours souhaité le faire connaître autour de lui. Désormais, le fondateur de Lights in the dark passe le plus clair de son temps à parcourir internet pour rencontrer des internautes et leur transmettre la lumière de Dieu.

“Lights in the Dark, c’est la lumière dans les ténèbres dont parle le prophète Isaïe”, explique Jean-Baptiste Maillard, de passage dans le diocèse de La Rochelle : “le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi” (Isaïe 9, 1). Cette grande lumière, poursuit le e-missionnaire, c’est celle dont toute l’humanité a besoin : le Christ.

Le continent sur lequel évolue ce missionnaire hors norme, c’est le continent numérique. “Un e-missionnaire, indique le premier permanent de l’association Lights in the dark, c’est quelqu’un qui témoigne sur internet de sa rencontre personnelle avec Jésus pour la partager aux autres.” La cible principale de ces missionnaires sur internet, ce sont ceux qui se trouvent loin de l’Eglise : les fameuses “périphéries” dont parle le pape François.

“Notre mission est inclusive, souligne encore Jean-Baptiste. Elle permet à des gens qui sont très loin de l’Eglise de venir discuter avec nous, par internet.” Une fois que la discussion est amorcée, l’équipe de l’association à l’origine envoyée en mission par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, redirige les internautes vers des paroisses où d’autres discussions pourront alors éclore.

Cette forme d’évangélisation a déjà porté de sérieux fruits : le site de l’association aux 50 bénévoles est visité chaque année par 160.000 visiteurs. Et comme Jean-Baptiste le raconte dans l’entretien que nous avons réalisé à la Couarde-sur-Mer (à voir ci-dessous), il y a déjà eu quelques beaux miracles…

Pour plus d’informations, visitez le site internet : https://www.lightsinthedark.info/

L’ébranlement des bases de la famille française.

La loi de bioéthique vient d’être adoptée en seconde lecture à l’Assemblée nationale.

Elle pourra faire l’objet d’un recours au Conseil constitutionnel, mais la jurisprudence des saisines précédentes incite à la prudence, les Sages s’abritant toujours derrière l’autorité du législateur sur les questions de société.

Pendant le chassé-croisé des vacanciers de juillet et d’août, au cœur de l’épidémie  du Covid 19 qui provoque une crise économique et sociale, le gouvernement a fait voter à l’Assemblée nationale en deuxième lecture le projet de loi « Bioéthique ». Il confirme les errements du premier vote: l’Assemblée nationale a adopté des mesures fortement transgressives : procréation médicalement assistée pour les femmes seules ou en « couple » remboursée par la Sécurité sociale, création d’embryons transgéniques, création de chimères mi-homme mi-animal, manipulation des embryons, interruption médicale de grossesse sans limite raisonnable, destruction des principes de la filiation en permettant qu’un enfant né par PMA au sein d’un couple lesbien ait deux mères, reconnues comme telles par l’état civil, ce qui est contraire à la vérité et au bon sens. Et maintenant, quelles nouvelles transgressions nous attendent-elles ? La GPA ?

Le processus législatif n’est pas terminé

En fait,  le processus législatif n’est pas terminé. Le Sénat doit encore se prononcer, au début de l’année 2021 dit-on, puis devrait se réunir une commission mixte paritaire (CMP), destinée à trouver un accord entre les deux assemblées sur les parties du texte encore en discussion. Une dernière lecture, par le Sénat puis l’Assemblée nationale, fixera la version définitive.

Le choix  fait de légiférer sur les fondements de la famille, au cœur de l’été, se passe de commentaires.

Le gouvernement Castex paraissait animé par une certaine sagesse et une volonté d’apaisement. Mais l’adoption du projet de loi démontre que le gouvernement a décidé de promouvoir l’idéologie des courants « humanistes progressistes » résolus à changer les fondements de la société. La procréation devient un marché et  le modèle  familial millénaire, basé sur l’union stable d’un homme et d’une femme est voué à la marginalisation. C’est un signal dramatique qui est donné aux Français.

L’église St Pierre de Montendre Profanée.

Nouvelle profanation d’une église en Charente-Maritime : l’église Saint-Pierre de Montendre a été la cible de criminels dans la soirée du lundi 10 août. Aucun vol n’ayant été constaté, il s’agit d’un acte sacrilège. Mgr Colomb dénonce un « nouveau coup de lance porté dans le côté du Christ ».

Eglise St Pierre de Montendre Charente Maritime

Dans la soirée du lundi 10 août 2020, l’église Saint-Pierre de Montendre a été gravement profanée. En forçant la porte latérale par laquelle ils ont pénétré dans l’édifice, les auteurs de cet acte lâche et odieux avaient la ferme volonté de porter atteinte au lieu de culte.

La cible de ces vandales était le Christ Lui-même : le curé a retrouvé la grande croix centrale brisée en mille morceaux et le tabernacle a été arraché puis emporté en dehors de l’église. Le ciboire qu’il contenait et qui conservait précieusement les Saintes Espèces a été retrouvé à l’extérieur de l’église, sans les hosties. Le curé de la paroisse a aussitôt porté plainte auprès de la gendarmerie. Une enquête est en cours.

« Ce nouveau coup de lance porté dans le côté du Christ blesse toute l’Eglise catholique en Charente-Maritime », déclare Mgr Georges Colomb. L’évêque de La Rochelle et Saintes condamne avec la plus grande sévérité cet acte de haine pure et dénonce un très grave sacrilège commis contre le Christ et contre son Eglise.

En l’absence de Mgr Colomb, une messe de réparation sera célébrée par l’abbé Bernard de Lisle, vicaire épiscopal, le mercredi 19 août à 18h en l’église Saint-Pierre de Montendre. Tous les fidèles sont invités à se joindre à la cérémonie ou à s’unir par la prière.

 

 

Faut-il communier à chaque messe ?

« Prenez, mangez, ceci est mon corps » (Mt 26, 26). Si Jésus invite instamment chacun à communier, les fidèles doivent-ils communier à chaque fois qu’ils vont à la messe ?

Est-ce « grave » de ne pas communier régulièrement ? Ou bien de communier “trop facilement” ?

« Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous », peut-on lire dans la Bible (Jn 6, 54). Mais doit-on toujours communier à la messe ? Dans le Notre Père, nous, catholiques, demandons de recevoir chaque jour ce Pain « super-essentiel ». Disons-nous cela machinalement ….ou le pensons-nous vraiment ? Il faudrait savoir !

Dans le discours sur le Pain de vie, Jésus compare la communion à son corps avec la manne du désert. La manne ayant été l’aliment quotidien des Hébreux dans le désert, de même, l’âme chrétienne pourrait se nourrir chaque jour du Pain céleste et en recevoir un réconfort…Le concile de Trente ( 1545 – 1563) souhaitait qu’à chaque messe les fidèles reçoivent le sacrement eucharistique, rappela avec force saint Pie X, dans le décret Sacra Tridentina  sur la communion fréquente (1905).

Ce même pape dénonça le « venin du jansénisme qui s’introduisit même parmi les bons, sous prétexte d’honneur et de vénération dus à l’eucharistie », qui éloigna les fidèles de la communion. En effet, le jansénisme imposait à chaque chrétien un si rigoureux examen de conscience avant la communion, associé à la crainte de ne pas être en état de grâce et d’offenser Dieu…qu’il devenait plus prudent de ne pas communier du tout. Blaise Pascal, à Port-Royal, fut attiré, quelque temps, par le jansénisme.

C’est le Christ qui, le premier, veut partager son corps eucharistique : « J’ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ! » (Lc 22, 15). Communier, concluait le pape Léon XIII, c’est donc « réaliser un désir cher au cœur de Jésus », auquel doit correspondre notre propre désir, même imparfait.

La communion, une nécessité vitale

Sainte Gertrude d’Hefta vit un jour une sœur s’abstenir de communier. Elle demanda à Dieu : « Pourquoi, Seigneur, avez-vous permis que cette sœur ne vienne pas communier ? » Il lui répondit : « Est-ce ma faute si cette Sœur a si soigneusement baissé devant ses yeux le voile de son indignité qu’il lui a été impossible de voir la tendresse de mon amour paternel ? » La communion n’est donc pas une récompense pour bonne vertu, « c’est une nécessité vitale », comme l’affirme saint Pie X. Et d’ajouter, elle est nécessaire pour « recevoir la force de réprimer les passions, de se purifier des fautes légères, et de pouvoir éviter les fautes graves auxquelles est exposée la fragilité humaine ».

«Il faut faire de ce banquet eucharistique notre occupation continuelle pour nous préserver de la famine et de l’anémie de l’âme.»

La tradition orientale parle de communion « continuelle » : « Il faut faire de ce banquet eucharistique notre occupation continuelle pour nous préserver de la famine et de l’anémie de l’âme  », écrivait saint Nicolas Cabasilas (1322 – 1392).

Il convient cependant, pour recevoir Jésus-Hostie, de ne pas avoir commis de faute grave ou de ne pas être dans une situation où l’Église nous invite à nous confesser et à la pénitence. La communion de désir remplace alors, temporairement, la communion sacramentelle.

Les Pères du concile de Trente conjuraient alors les fidèles « par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu » de se mettre en état de recevoir souvent le corps du Christ grâce au sacrement de la réconciliation et à la conversion de vie.

Si notre communion est bien personnelle, elle n’est pas individuelle. Le cardinal Journet, un théologien suisse, invitait à prier ainsi : « Mon Dieu, je vais vous recevoir, mais pas pour moi seulement, pour tous ceux qui dans le monde ont faim de vous, peut-être sans le savoir ». Se priver de la communion, c’est aussi priver l’humanité de cette immense grâce.

Père Nicolas Buttet

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 article d’Aleteia du 6 août 2020

Marie sur le chemin de Compostelle

Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle traverse notre diocèse du nord au sud. Dans le doyenné de Saint-Jean-d’Angély, un cheminement spirituel est proposé d’Aulnay à Saint-Jean-d’Angély, du vendredi 14 août au samedi 15 août. Il aura pour thème : « En route avec Marie sur le chemin de Compostelle ».Le départ se fera d’Aulnay, le vendredi à 17h. Le rendez-vous se fait devant le château de Minargent (2 route de Cognac, 17470 Aulnay). Là, le Père Sureau, curé de la paroisse de Saint-Jean-d’Angély, bénira les pèlerins, qui se mettront ensuite en marche. Chants, pauses spirituelles et échanges amicaux sont également au programme.

Il sera également possible de recevoir le sacrement de la réconciliation au cours de la marche. Au terme des 11 km, un dîner attend les pèlerins chez un paroissiens aux Eglises d’Argenteuil.

Le lendemain matin, le départ se fait à l’aube : la cohorte se mettra en route à 7h30 pour une marche méditative dans le silence du matin. Se tiendront ensuite une prière commune et des chants, ainsi que des échanges spirituels et amicaux, pour arriver à la messe de 11 heures à Saint-Jean-d’Angely. Distance : 12 km.

Il n’est pas nécessaire d’être sportif, chacun marche à son rythme pour goûter la beauté des paysages saintongeais, nous ferons des haltes pour échanger sur le thème Marial. Et la météo ne nous arrêtera pas, nous marcherons quel que soit le temps ! Une voiture balai est prévue en cas de problème.

Il sera possible de laisser votre voiture au départ et, en fin d’étape, une navette permettra de regagner son véhicule. Le dîner est offert.

Si vous souhaitez proposer de l’aide, contactez Christine Verzat.
Renseignements : pc.verzat@wanadoo.fr ou par téléphone au 06 74 73 51 86