Chemin de Carême en petites fraternités

La paroisse vous propose de cheminer en petites fraternités de 4/5 personnes au cours de 5 rencontres hebdomadaires du 17 février au 3 avril 2021, soutenues par le livret d’accompagnement spirituel : “Nous habitons tous la même terre”

Des rencontres en 4 étapes :

Écoute de l’appel du Seigneur à partir d’un des textes  du dimanche
Contemplation du monde à partir d’une citation de l’encyclique Laudato Si’  du pape François
Recherche d’un chemin de conversion pour agir avec amour et justice
Prière et action de grâce au Seigneur à partir d’un texte ou d’un chant

C’est tout simple et cela peut nous procurer rencontres et soutien en ce temps de pandémie. Un animateur conduit la rencontre.

Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à vous inscrire grâce aux bulletins d’inscription placés dans les églises ou au presbytère St Louis. Vous serez ensuite contactés pour rejoindre une fraternité constituées en fonction des des disponibilités des uns et des autres. Télécharger la fiche d’inscription.

Les FRATS de Carême

A ce jour, 12 fraternités  se sont constituées soit 58 personnes. ces FRATS se retrouvent toutes les semaines pour un temps de partage de la Parole de Dieu et un temps d’échange à partir de textes du pape François et de petites questions pour approfondir.

Il est toujours possible, aux personnes qui le désirent, de créer d’autres FRATS (se saisir des flyers à la sortie des messes, ou s’inscrire au secrétariat paroissial).

Contact

Secrétariat St Louis  : 102 rue Pierre Loti au   : 05.46.99.03.11
ou par courriel : paroissederochefort@gmail.com

Le Pape en Irak: une visite de compassion et de prière

Le Pape François est attendu en Irak du 5 au 8 mars prochain. Cette visite, de quatre jours, le mènera à Bagdad, la capitale, dans la plaine d’Ur, à Erbil au Kurdistan Irakien, ainsi qu’à Mossoul et Qaraqosh. Le frère Olivier Poquillon décrit l’importance de ce voyage apostolique pour l’ensemble de la population irakienne.

Jean-Paul II l’avait tant souhaité, François est sur le point de réaliser le premier voyage d’un Pape sur la terre d’Abraham et de Jonas.

Le saint-Père, du 5 au 8 mars, rencontrera les différentes communautés qui composent l’Irak, pays exsangue ayant subi, ces dernières années, la guerre et la présence des djihadistes du groupe État islamique.

Tout au long de ce pèlerinage, le Pape ira clamer «Vous êtes tous frères», le thème de ce déplacement, placé sous le signe de la fraternité humaine.

Le frère Olivier Poquillon, dominicain à Erbil, évoque «une visite de compassion et de prière» pour retisser des liens, «rebâtir la confiance» et «s’engager dans le dialogue».

Entretien réalisé par Hélène Destombes – Cité du Vatican avec frère Olivier Poquillon

 

Avis de Décès de Jacques NOVIER

Nous venons d’apprendre la triste nouvelle du décès de M. Jacques Novier très connu, très apprécié et très investi avec Martine, dans la paroisse de Rochefort. Bouleversés par ce départ si brutal, nous tenons à exprimer à Martine et ses enfants notre grande proximité dans cette épreuve, notre amitié et leur assurer de notre soutien dans la prière.
La sépulture sera célébrée le mardi 2 mars à 10h à l’Eglise Notre-Dame. (Pas de fleurs mais des messes pourront être offertes à l’intention de Jacques.)
L’Eucharistie réunissant la communauté paroissiale du dimanche 7 mars sera célébrée à son intention à 11h.
Père Mickaël Le Nezet

Le Carême

Le Carême est un temps de préparation de quarante jours à la fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne, qui célèbre le Centre de la foi et de l’espérance chrétienne. résurrection du Christ.

Ces quarante jours  nous permettent de revivre avec le Christ au désert les quarante années de la marche des Hébreux vers la terre promise.

C’est la même expérience d’intimité avec Dieu que souhaite revivre toute la communauté des croyants, baptisés ou candidats au baptême, alors qu’elle se met en route vers Pâques.

 

Mardi gras : fête catholique

Mardi gras, qu’est-ce que c’est ?

L’origine du Mardi Gras date du temps des Romains. La fête romaine s’intitulait les Calendes de mars. En effet, les romains célébraient le réveil de la nature par des rites agraires. A cette occasion, les interdits étaient transgressés et les déguisements autorisés. C’est l’origine lointaine.

En réalité, l’origine du Mardi gras est catholique. La fête du Mardi gras est une fête d’origine catholique qui précède le mercredi des Cendres.

En 1094, la fête était déjà mentionnée dans une charte du doge Faliero à Venise, et en 1269, le Sénat prescrivait ce que l’on considérai la veille du Carême comme un jour de fête.

Le Carnaval aujourd’hui en France, une fête spirituelle ?

Il y a des carnavals un peu partout en France, à Cholet, Nantes, à Scaër dans le Finisterre, à Cherbourg, à Mulhouse, à Chalon sur Saône, à Albi, à Limoux dans l’Aude. Celui de Nice est célèbre pour ses batailles de fleurs, ses grosses têtes en carton pâte et ses chars fleuris qui défilent avec des fanfares. Celui de Dunkerque est original avec ses parapluies multicolores très fantaisistes, ses bandes qui défilent dans les rues derrière la musique et ses bals.

C’est un temps de divertissement, de réjouissance qui répond au besoin d’oublier les soucis de la vie de tous les jours avant la période austère du Carême. Il distrait l’individu de ses préoccupations et de son existence bien réglée. C’est actuellement le sens du carnaval. C’est le symbole même de la fête populaire.

Fête du péché, ou fête du pardon ?

Carnaval vient du latin carne vale, ce qui signifie “adieu à la chair”. Dès le milieu du deuxième siècle, les Romains ont observé une jeûne de 40 jours, qui est précédé par une courte saison de fêtes, costumes et réjouissances. C’est l’occasion pour les chrétiens de se rappeler avant quarante jours de pénitence que “ce n’est pas ce qui entre dans la bouche d’un homme qui le rend impur. Mais ce qui sort de sa bouche, voilà ce qui le rend impur.” (Matt 15, 16-17).

Ainsi, quand la langue française incite à flatter une dernière fois sa panse avec le Mardi Gras, celle de Shakespeare invite à se confesser juste avant le début du Carême avec le Shrove Tuesday (du verbe to shrive : confesser et absoudre). Alors, pourquoi ne pas aller se confesser pour bien finir Mardi Gras ?

 

Le mercredi des Cendres,

Le premier jour du Carême, est marqué par l’imposition des cendres : ce jour est traditionnellement un mercredi. Le prêtre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de la fragilité de l’homme, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu. Cette année, le mercredi  des Cendres tombe le 17 février.

Entrée en Carême à Rochefort

  • Mercredi 17 février à 16h30 : les Cendres à l’église Notre Dame.
  • Samedi 20 février à 10h30 à l’église Notre Dame  – Démarche d’entrée en Carême autour d’une liturgie de la Parole avec imposition des cendres

On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l’Ancien Testament. Les cendres évoquent le péché et la fragilité de l’être.  Quand l’homme se couvre de cendres,  il montre à Dieu qu’il reconnaît ses fautes, il demande à Dieu le pardon de ses péchés et il entre dans la pénitence.

Un symbole de renaissance

Tous, nous faisons l’expérience du péché. Comment s’en dégager ? Jésus nous apprend que nous serons victorieux du péché quand nous aurons appris, grâce à l’Evangile, à remplacer le feu du mal par le feu de l’Amour. Car le feu des “cendres” détruit symboliquement le péché, et en même temps, il éclaire, réchauffe et réconforte.

La cendre est appliquée sur le front pour appeler à la conversion par le chemin de l’humilité. La cendre, c’est ce qui reste quand le feu a détruit la matière. Quand il y  a des cendres il ne reste plus rien de l’objet; c’est l’image de notre pauvreté. Mais les cendres peuvent aussi fertiliser la terre et la vie peut renaître sous les cendres.

Tout en le marquant, le prêtre dit au fidèle : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». L’évangile de ce jour est un passage de saint Matthieu – chapitre 6, versets 1 à 6 et 16 à 18. Il incite les fidèles à prier et agir, non pas de manière orgueilleuse et visible pour les autres, mais avec discrétion.

Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que te donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais en secret.

Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret.

Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement du Père qui est présent dans le secret.

D’après un article d’ “Eglise catholique en France”

 

Sauvons la barque commune…

L’obole de la veuve
« Assis en face du tronc, Jésus regardait comment la foule mettait de l’argent dans le tronc.
De nombreux riches mettaient beaucoup. Vint une veuve pauvre qui mit deux petites pièces, quelques centimes.
Appelant ses disciples, Jésus leur dit : “En vérité, je vous le déclare, cette veuve pauvre a mis plus que tous ceux qui mettent dans le tronc. Car tous ont mis en prenant sur leur superflu ; mais elle, elle a pris sur sa misère pour mettre tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre”. »
(Marc XII, 41-44)

Chers amis de la paroisse de Rochefort,

L’heure est venue de voir si chacun de nous peut venir en aide à  la  paroisse pour l’aider à  sortir du mauvais pas où l’a mise la pandémie, car les recettes ne sont pas au rendez-vous, loin de là.

Pourrons-nous payer les salaires des personnes  œuvrant pour l’évangélisation de la ville de Rochefort ? Pourrons-nous chauffer les églises pendant les célébrations ? Beaucoup de paroissiens ne peuvent venir aux messes et les quêtes s’en ressentent.

Comment pouvons nous aider notre paroisse ? Si chacun faisait un don supplémentaire, laissé à sa libre appréciation,  nous pourrions enrayer  l’hémorragie, ne sommes nous pas une famille autour de nos prêtres ? Ne les laissons pas se préoccuper seuls, du lendemain, nous sommes sur le même bateau: ce n’est pas l’Hermione, c’est la barque de Pierre !

Une paroissienne

Comment donner ?

  • Vous pouvez adresser un chèque directement à la paroisse  au 102 rue Pierre Loti – 17300 Rochefort)

En France, l’Eglise catholique fait face à une baisse de ses ressources de 90 millions d’euros. C’est en raison de la situation sanitaire et plusieurs mois d’interruption des célébrations publiques. Mais quelle est la réalité de la situation financière des diocèses français ? A quoi sert l’argent dans l’Eglise ? Est-il géré correctement ?

Olivier Lefort, économe du diocèse de La Rochelle, était invité sur le plateau de KTO. “L’économe, c’est celui qui donne à l’évêque tous les moyens matériel d’agir. La référence, c’est le Christ, lorsqu’il parle de l’intendant fidèle et censé. C’est celui qui doit trouver 200.000 euros chaque fin de mois pour payer les laïcs en mission et les prêtres”.

Plateforme COVID 19 Charente Maritime

Dans le cadre de la crise sanitaire actuelle, des professionnels proposent un accompagnement psychologique gratuit à destination de l’ensemble de la population de Charente-Maritime

Une plateforme téléphonique d’accompagnement psychologique à destination de l’ensemble de la population de la Charente-Maritime a été mise en place.

La cellule d’urgence médico-psychologique de Charente Maritime, est animée par le Dr PLANE et le Dr BOULOY, médecins psychiatres.

Le téléphone de cette plateforme ou Poste d’urgence médico-psychologique (PUMP) est  : 06.45.31.77.44

 

     Site des professionnels

Le mystère du Christ s’exprime dans la liturgie.

En cette première audience générale de février 2021 depuis la Bibliothèque du Palais apostolique, le Saint-Père a médité sur l’importance de la liturgie dans le catholicisme, en tant que «manifestation du Christ et de son corps sacramentel».

Delphine Allaire – Cité du Vatican

«Dans l’histoire de l’Église, on a plusieurs fois enregistré la tentation de pratiquer un christianisme intimiste, qui ne reconnaît pas aux rites liturgiques publics leur importance spirituelle», constate d’emblée le Souverain pontife argentin. Le Pape rapproche cette tendance de la revendication d’une «grande pureté présumée» propre à une religiosité sans cérémonies extérieures, «considérées comme un poids inutile ou nuisible». Au centre de ces critiques est visée la liturgie.

Le Pape François regrette ainsi que de nombreux fidèles, bien que participant assidument aux rites, en particulier à la Messe dominicale, ont plutôt puisé à d’autres sources, de type dévotionnel, la nourriture pour leur foi et leur vie spirituelle.

Le Mystère du Christ s’exprime dans la liturgie

Mais depuis la Constitution Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II, des progrès ont été accomplis, celle-ci réaffirmant l’importance de la divine liturgie pour la vie des chrétiens.

Dans la divine liturgie en effet, souligne l’évêque de Rome, les chrétiens trouvent «la médiation objective demandée par le fait que Jésus Christ n’est pas une idée ou un sentiment, mais une Personne vivante, et son Mystère un événement historique».

La prière des chrétiens passe à travers des médiations concrètes: l’Écriture Sainte, les Sacrements, les rites liturgiques. «Dans la vie chrétienne on ne fait pas abstraction de la sphère corporelle et matérielle, car en Jésus Christ celle-ci est devenue une voie de salut», insiste le Successeur de Pierre, concluant: «Il n’existe donc pas de spiritualité chrétienne qui ne soit pas enracinée dans la célébration des saints mystères.»

Des signes sacramentels divins

Et le Souverain pontife de poursuivre sur la beauté et spiritualité de la liturgie: «Elle n’est pas seulement une prière spontanée, mais quelque chose de plus et de plus originel: elle est l’acte qui fonde l’expérience chrétienne tout entière et, donc, également la prière. Elle est un événement, elle est un fait, elle est une présence, elle est une  rencontre».

Le Christ se rend ainsi présent dans l’Esprit Saint à travers les signes sacramentels: c’est de là que dérive pour nous, les chrétiens, la nécessité de participer aux mystères divins, assure le Pape François.

«Un christianisme sans liturgie est un christianisme sans Christ», ajoute le Saint-Père. «Même dans le rite le plus sobre, comme celui que certains chrétiens ont célébré et célèbrent dans les lieux de détentions, ou dans le secret d’une maison en temps de persécution, le Christ est réellement présent et se donne à ses fidèles».

Célébrer avec ferveur

La liturgie, précisément en raison de sa dimension objective, demande donc à être célébrée avec ferveur.

Selon le Saint-Père, chaque fois que nous célébrons un baptême, ou que nous consacrons le pain et le vin dans l’Eucharistie, ou que nous oignons le corps d’un malade avec l’huile sainte, le Christ est là.

«La prière du chrétien fait sienne la présence sacramentelle de Jésus», relève le Pape, continuant: «La Messe ne peut pas seulement être «écoutée», comme si nous n’étions que les spectateurs de quelque chose qui glisse sur nous, sans nous faire participer. La Messe est toujours célébrée, et pas seulement par le prêtre qui la préside, mais par tous les chrétiens qui la vivent. Le centre est le Christ! Nous tous, dans la diversité des dons et des ministères, nous unissons tous à son action, car c’est Lui le protagoniste de la liturgie».

Gestes, paroles et prières

Et le Saint-Père de rappeler l’exemple du culte des premiers chrétiens «Ils le vécurent en actualisant les gestes et les paroles de Jésus, avec la lumière et la force de l’Esprit Saint, afin que leur vie, touchée par cette grâce, devienne un sacrifice spirituel offert à Dieu. Cette approche fut une vraie ‘’révolution’’».

La vie est appelée à devenir un culte à Dieu, mais cela ne peut pas se produire sans la prière, en particulier la prière liturgique, en conclut le Successeur de Pierre. 

Article de Vatican News

 

 

 

Journée mondiale des grands-parents, le 4ème dimanche de juillet.

Au terme de l’Angélus du dimanche 31 janvier 2021, le pape François a annoncé l’institution d’une Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées, qui sera célébrée par toute l’Église le 4e dimanche de juillet, aux alentours de la mémoire liturgique des saints Joachim et Anne, grands-parents de Jésus.

En cette année spéciale “Saint Joseph”, qui sera également, à partir du 19 mars, une année “Famille Amoris Laetitia”, les grands-parents et les personnes âgées seront mis à l’honneur le 4e dimanche de juillet. Cette Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées sera célébrée par toute l’Église chaque année à cette date, comme l’a expliqué aujourd’hui le Pape François, après la prière de l’angélus. Les parents de la Vierge Marie, saints Joachim et Anne, sont fêtés le 26 juillet.

«La vieillesse est un don»

«Après-demain, le 2 février, nous célébrerons la fête de la Présentation de Jésus au Temple, lorsque Siméon et Anne, tous deux âgés, éclairés par le Saint-Esprit, ont reconnu Jésus comme le Messie», a expliqué le Pape.

«L’Esprit Saint suscite encore des pensées et des paroles de sagesse chez les personnes âgées: leur voix est précieuse car elle chante les louanges de Dieu et garde les racines des peuples. Ils nous rappellent que la vieillesse est un don et que les grands-parents sont le lien entre les différentes générations, pour transmettre aux jeunes l’expérience de la vie et de la foi.

Les grands-parents sont souvent oubliés et nous oublions cette richesse de préservation des racines et de transmission», a regretté le Souverain Pontife.

Annonçant ensuite l’institution de cette journée mondiale, le Saint-Père a souligné combien il est important «que les grands-parents rencontrent les petits-enfants et que les petits-enfants rencontrent les grands-parents, car – comme le dit le prophète Joël – les grands-parents avant les petits-enfants rêveront, ils auront des songes et les jeunes, prenant la force de leurs grands-parents, iront de l’avant, ils prophétiseront».

Préserver une «richesse spirituelle et humaine»

Dans un communiqué, le cardinal Farrell, préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, livre sa réaction.

Il estime qu’il s’agit du «premier fruit de l’année Famille Amoris Laetitia, un don pour toute l’Église destiné à rester au fil des ans. La pastorale des personnes âgées est une priorité qui ne peut plus être renvoyée, pour toute communauté chrétienne.

Dans l’encyclique Fratelli tutti, le Saint-Père nous rappelle que personne n’est sauvé seul.

Dans cette perspective, il est nécessaire de conserver précieusement la richesse spirituelle et humaine qui a été transmise à travers les générations», souligne-t-il.

Le Dicastère souhaite aussi s’engager davantage «pour éliminer la culture du déchet et pour valoriser les charismes des grands-parents et des personnes âgées».

«À l’occasion de la première Journée Mondiale, le Pape François présidera la messe vespérale du dimanche 25 juillet, selon ce que permet la situation sanitaire, en la Basilique Saint-Pierre», indique encore le Dicastère, qui «annoncera les autres initiatives possibles qui l’accompagneront».

Le Dicastère invite enfin «les paroisses et les diocèses du monde entier à trouver des modalités de célébration de la Journée au niveau local qui soient adaptées à leur contexte pastoral».

Source : Vatican News

Le pape François reconnaît les vertus héroïques du professeur Jérôme Lejeune

Une étape décisive dans le procès en canonisation du scientifique français découvreur de la trisomie 21.

C’est une étape cruciale que vient de sceller le pape François dans le processus de canonisation du professeur Jérôme Lejeune. Le Saint-Père a reconnu, jeudi 21 janvier, les vertus héroïques du scientifique français, fervent catholique, mondialement connu pour sa découverte de la trisomie 21 et son combat pour la défense de la vie.

Cette annonce intervient de manière quasi prophétique alors que le Sénat vient d’examiner l’élargissement du recours à l’avortement et s’apprête à passer en revue le projet de loi bioéthique, transgressif à bien des égards. Une annonce qui intervient également quelques mois seulement après le décès de son épouse, Birthe Lejeune, le 6 mai 2020.

Une procédure lancée en 2007

Cette reconnaissance de l’héroïcité des vertus fait du serviteur de Dieu un vénérable. Il faut désormais la reconnaissance d’un miracle pour franchir l’étape de la béatification du généticien, puis un second afin qu’il soit canonisé et déclaré saint. C’est l’archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, qui avait décidé d’ouvrir en 2007, vingt ans après la mort du généticien, l’enquête diocésaine pour la cause de béatification de Jérôme Lejeune. Une enquête notamment demandée par la Fédération internationale des Associations de médecins catholiques. Actuellement, la cause du professeur Lejeune est portée par Aude Dugast après l’avoir été par Dom Jean-Charles Nault, abbé de l’abbaye de Saint-Wandrille.

Aude Dugast se félicite de la décision du pape François et invite « à prier Dieu par l’intercession de Jérôme Lejeune, pour qu’il obtienne le miracle nécessaire ». « En ces temps où notre société remet en question les certitudes les plus fondamentales concernant la personne humaine, Jérôme Lejeune demeure un témoin passionné et courageux de la vérité et de la charité », rappelle-t-elle. « Il a mis ses talents et sa foi au service de la dignité de ses petits patients, blessés dans leur intelligence, et au service de la vie de tous les enfants à naître. Il s’est dépensé sans compter pour ses malades et pour la défense de la vie humaine, mobilisé par cette sentence du Christ dans l’Évangile : “ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait”».

« S’il doit être canonisé un jour, Jérôme Lejeune ne le sera pas en raison de ses travaux quels qu’en soient les mérites, avait déclaré Mgr Vingt-Trois à Famille Chrétienne en 2014C’est l’exercice héroïque des vertus chrétiennes de foi, d’espérance et de charité qui constitue la base d’une canonisation. L’exemple que peut nous donner le Pr Lejeune est celui de ses vertus chrétiennes, de son humilité au regard de sa renommée internationale ; comment il a été un père de famille, un collègue, un ami, un médecin abordable et accessible. Bref, comment sa vie a manifesté la puissance de la grâce ».

« Un exemple admirable de force dans la foi »

De nombreuses personnalités avaient déjà vu en Jérôme Lejeune un potentiel saint. C’est le cas du Pr Gian Luigi Gigli, neurologue italien de l’université d’Udine et membre de l’Académie pontificale pour la vie. « Personnellement, je suis convaincu de sa sainteté, et je prie pour que ses vertus puissent être reconnues par l’Église. Il serait un inspirateur formidable pour tous ceux qui travaillent dans le vaste champ de la biologie et de la médecine, ou auprès des femmes enceintes en difficulté tentées de recourir à l’avortement, et pour tous les enfants atteints de malformations, de retard mental et de maladies génétiques ».

Le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin, avait salué l’engagement et le courage du professeur Lejeune à l’occasion de l’anniversaire du décès du généticien en 2017 : « On peut affirmer, sans risque d’erreur, que, plutôt que de tomber dans les lâches compromis, le Professeur Lejeune a renoncé aux honneurs et à l’aisance en acceptant l’humiliation et même l’exil, du moins un exil intérieurJérôme Lejeune, contre vents et marées, est resté fidèle au Christ et à l’Évangile ; c’est pourquoi il représente pour chacun de nous un exemple admirable de force dans la foi et de dévouement dans la charité ».

Un chercheur et un médecin de terrain

Né en 1926, le Pr Jérôme Lejeune découvrit à 32 ans l’aberration chromosomique responsable de la trisomie 21, qu’il révéla dans une note des “Comptes rendus à l’Académie des Sciences” (1959). La Faculté de médecine de Paris créa pour lui sa première chaire de génétique fondamentale (1964). Chef de l’unité de cytogénétique de l’hôpital Necker-Enfants malades, à Paris, il l’a placé dans le peloton de tête des consultations hospitalières les plus actives au niveau international avec plus de trente mille dossiers chromosomiques étudiés et huit mille sept cents patients soignés. Très disponible pour ses malades et leur famille, il donna des conférences dans le monde entier.

Source : Famille Chrétienne