Qu’est-ce que le Triduum Pascal ?

Mot latin signifiant « un espace de trois jours », le Triduum pascal, qui va de la messe du soir le Jeudi Saint au dimanche de Pâques inclus, est le centre de gravité de l’année liturgique.

De la Cène à la Résurrection s’écoulent ces trois jours auxquels le Seigneur a souvent fait allusion dans l’Évangile et qui, ensemble, constituent le Mystère pascal.

Lors de la dernière Cène, Jésus a offert son Corps et son Sang en nourriture à ses Apôtres. La célébration du Jeudi Saint fait mémoire du Lavement des pieds, qui a la même signification que l’Eucharistie : Jésus est venu pour se faire serviteur et offrir sa vie.

Dans la liturgie du Vendredi Saint, nous méditons le mystère de la mort du Christ et nous adorons la Croix, sur laquelle l’œuvre du salut est accomplie.

Suite à ce combat victorieux, l’Église contemple le Christ au tombeau, dans le « repos » du Samedi Saint. Elle est comme Marie, parfaite croyante qui conserva la foi et qui espéra contre toute espérance en la résurrection de Jésus.

Après la longue veille dans l’obscurité de la Vigile pascale, l’Alléluia de la résurrection retentit de nouveau. Le feu de l’amour de Dieu illumine la nuit : le Christ a vaincu la mort, et nous avec lui.

L’abbé Robert Gendreau de Montréal nous explique le Triduum pascal par cette vidéo ci-dessous.

 

 

Le sacrement de réconciliation à l’approche de Pâques

A Rochefort les confessions sont Le samedi de 10h 45 à 11h 45 à l’église St Louis

Les chrétiens portent la vie nouvelle du Christ dans « des vases d’argile ». Soumise à la tentation, cette vie d’enfant de Dieu peut être affaiblie voire étouffée par le péché. C’est pourquoi le Christ, médecin des âmes confie à l’Église de perpétuer son œuvre de guérison et de salut auprès de ses membres. C’est le but du sacrement de pénitence qui est un sacrement de guérison.

Qu’est ce que le sacrement de réconciliation ou confession ?

Le sacrement de la pénitence ou de la réconciliation est par excellence le sacrement de l’amour et de la consolation de Dieu. En tout premier lieu, se confesser, c’est confesser l’amour de Dieu et sa miséricorde. Et se rappeler la grâce du baptême qui nous a arraché au pouvoir du mal. Dans la suite de notre existence, le sacrement de pénitence est un peu un nouveau baptême. Après « l’eau du baptême », « les larmes de la pénitence »…

Origine du sacrement de réconciliation

l’enfant prodigue

Le sacrement de la pénitence et de la réconciliation prend sa source dans le mystère pascal. En effet, le soir même de Pâques, l’évangile de Jean rapporte que le Seigneur apparaît aux disciples, enfermés au cénacle, et, après leur avoir adressé son salut « Paix à vous ! », souffle sur eux et dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis » (Jn 20, 21-23).

Jésus avait déjà averti qu’ « il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » Et toute sa vie, il n’a eu de cesse d’offrir son pardon se montrant accueillant envers les pécheurs. En parabole, il se présentait comme le bon berger sorti à la recherche de son unique brebis perdue. C’est pour continuer cette œuvre de miséricorde que le Christ confie aux apôtres le pouvoir de remettre les péchés dans un geste qui le rend présent et lui permet de relever les pécheurs.

Sens et signification

Pour la foi catholique, il existe un péché originel. Par son incarnation rédemptrice, (du latin redimere, « racheter c’est-à-dire payer la rançon d’un captif pour lui rendre la liberté »), le Christ en délivre l’humanité.

Mais un principe du mal reste à l’œuvre dans le monde. Le cœur de l’homme est parfois lourd et endurci, opaque à lui-même. La vie nouvelle reçue au baptême ne supprime pas la fragilité et la faiblesse de la nature humaine. L’inclination au péché demeure dans les baptisés. C’est l’occasion pour eux de faire leurs preuves dans le combat de la vie chrétienne avec le soutien de la grâce du Christ. En effet la confession régulière des péchés aide à former la conscience, à lutter contre les penchants mauvais, à se laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie avec l’Esprit-Saint. En recevant fréquemment, par ce sacrement, le don de la miséricorde du Père, nous sommes poussés à être miséricordieux comme lui.

Comment se confesser ?

On peut recevoir le sacrement de la réconciliation dans toutes les paroisses, dans les monastères et auprès de n’importe quel prêtre. Dans la plupart des églises, le sacrement de pénitence est administré dans des confessionnaux, ces guérites en bois qui jalonnent les bas-côtés ou ont été transformées en petites pièces confidentielles. On s’y présente après avoir préparé un examen de conscience à la lumière de la parole de Dieu. D’entrée de jeu, on peut demander au prêtre sa bénédiction. « Mon père, bénissez-moi car j’ai péché. » Dans les églises orientales, la coutume veut que le prêtre accueille le pénitent en lui posant l’étole sur la tête et un bras autour des épaules, par solidarité. Avant d’être pardonné de ses fautes, le pécheur fait acte de contrition, c’est-à-dire qu’il exprime son regret de les avoir commises. Il précise ensuite la nature de ses fautes en les confessant au prêtre qui lui donne l’absolution et une pénitence, c’est-à-dire une réparation ou satisfaction, le plus souvent quelques prières ou une parole de la Bible à méditer. Contrition, confession et réparation sont les actes nécessaires pour obtenir l’absolution. « Quand quelqu’un fait la queue pour se confesser, raconte le pape François, il ressent la honte, mais ensuite quand la confession se termine, il sort libre, grand, beau, pardonné, blanc, heureux. C’est ce qui est beau dans la confession ! » L’Église invite ses fidèles à recevoir ce sacrement une fois par an au moins. C’est l’origine de l’expression « faire ses Pâques » qui consiste à se confesser et à communier à la faveur de la fête de Pâque. Dans la vie spirituelle comme dans la vie quotidienne, on mange, on boit et on se lave. La communion eucharistique alimente l’âme, la confession la nettoie. L’une et l’autre doivent être fréquentes.

Pourquoi demander le sacrement de réconciliation ?

Parce que c’est une rencontre vivante avec la miséricorde, même si l’aveu est une démarche exigeante. « On peut ressentir de la honte. C’est une bonne chose, assure encore le pape François. Il est bon d’avoir un peu honte, car avoir honte est salutaire. La honte rend plus humbles, et le prêtre reçoit avec amour et avec tendresse cette confession et, au nom de Dieu, il pardonne. » Alors on peut être résolu à reconstruire avec Dieu ce qu’on détruisait par le péché. C’est la pénitence envers soi-même, les personnes que l’on lésait, l’Église ou le monde. Dieu lui même prend alors en charge ce qui parait humainement irréparable. Le pardon est un cadeau.

Bonus

« Chers amis, célébrer le sacrement de la réconciliation signifie être enveloppés par une étreinte chaleureuse : c’est l’étreinte de la miséricorde infinie du Père. Rappelons cette belle parabole du fils qui est parti de chez lui avec l’argent de son héritage ; il a gaspillé tout son argent et ensuite, quand il n’avait plus rien, il a décidé de revenir chez lui, non comme un fils, mais comme un serviteur. Il ressentait profondément sa faute dans son cœur et tant de honte. La surprise a été que quand il commença à parler, à demander pardon, son père ne le laissa pas parler, il l’embrassa et fit la fête. Quant à moi je vous dis: chaque fois que nous nous confessons, Dieu nous embrasse, Dieu fait la fête ! Allons de l’avant sur cette route. »

Pape François, audience générale, mercredi 19 février 2014

Magali Michel

Tous invités à la cathédrale St Pierre de Saintes pour la messe chrismale

Tous les chrétiens du diocèse sont invités à la messe chrismale, le lundi 25 mars à 18h00 à la cathédrale St-Pierre de Saintes.

Chaque année, dans tous les diocèses du monde, les prêtres, les diacres et les fidèles se réunissent autour de leur évêque pour célébrer la messe chrismale (du grec « khrisma » qui veut dire « huile » ou « onction »). Au cours de celle-ci, l’évêque consacre le Saint Chrême. Cette huile mélangée avec un parfum est utilisée pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’Ordre (diacre, prêtre et évêque), mais aussi pour la consécration des églises, des autels et des cloches. Signe de bénédiction de Dieu, elle est une marque indélébile. Son parfum signifie la plénitude des dons que l’Esprit Saint procure.

En plus du Saint Chrême, l’évêque bénit l’huile des catéchumènes – les futurs baptisés – et l’huile pour le sacrement des malades, symbole de vie.

Au cours de cette eucharistie, l’évêque, par ses questions publiques devant les fidèles, invite les prêtres à redire leur volonté de vivre toujours plus unis au Christ en cherchant à lui ressembler, en demeurant fidèles à leurs engagements et à leurs missions. Il leur demande également de manifester à nouveau leur volonté d’être les serviteurs de l’annonce de la Parole de Dieu et de la célébration des sacrements. Il demande aussi aux diacres de renouveler les promesses de leur ordination, dans la prière et le service. Puis il exhorte les fidèles réunis à prier pour leurs prêtres.

Prêtres, diacres, consacrés et laïcs sont invités à prendre part à cette messe chrismale présidée par Mgr François Jacolin, administrateur apostolique de notre diocèse, et à manifester ainsi l’unité de notre Eglise diocésaine.

Journée fraternelles des prêtres et des diacres

Comme chaque années, les prêtres du diocèse, ainsi que les diacres permanents et leurs épouses, se retrouveront avant la messe chrismale pour partager une journée fraternelle.

Ils se réuniront pour un repas à la Maison diocésaine, avant d’entendre une conférence du Père Philippe Parant, supérieur du Séminaire Saint-Cyprien de Toulouse, sur le ministère presbytéral et la formation des futurs prêtres.

Ce temps sera aussi l’occasion de fêter les jubilés d’ordination de certains prêtres et diacres :

  • 70 ans d’ordination de l’abbé Robert Clisson
  • 60 ans d’ordination de l’abbé Clair Aubron
  • 50 ans d’ordination de l’abbé Maurice Rousseau
  • 30 ans d’ordination de l’abbé Patrice Mouclier
  • 10 ans d’ordination des abbés Yesuraj Arockiadoss et Panel Jean
  • 25 ans d’ordination diaconale d’André Degorces
  • 20 ans d’ordination diaconale de Gérard Duboc et Jean-Yves Baudry

Préparons nous à la Pâque : Quel est le sens du Jeudi Saint ?

Célébrations sur Rochefort et Tonnay Charente

  • Jeudi Saint → 19h00 à L’église St Etienne de Tonnay Charente
  • Jeudi Saint →  19h00 messe à l’église St Louis suivie de l’Adoration

Nuit de l’adoration Jeudi saint à Rochefort

L’adoration aura lieu toutes les heures de 20h00 à 8h00 le lendemain matin à la chapelle Notre Dame de Lourdes. entrée par la rue P. Loti au 109 ter s’inscrire auprès de Jean-Baptiste Martin : au 06.28.08.20.91

 

  • QUE FAIT JÉSUS LORS DU JEUDI SAINT

Le Jeudi Saint célèbre le dernier repas du Christ avec ses douze apôtres.

Au cours de ce repas, la Cène, Jésus lave les pieds de ses disciples et il les désigne prêtres de la Nouvelle Alliance. Il prend le pain et le vin, il rend grâce, instituant ainsi le Sacrement de l’Eucharistie. Il annonce que l’heure de l’épreuve approche. Après le repas, le Christ et les apôtres se rendent au jardin des Oliviers pour veiller et prier.

Alors que ses disciples s’endorment harassés de fatigue et d’angoisse, le Christ est tenté par le Malin, dont il rejette les tentations pour accepter la coupe que lui destine Dieu son Père. C’est là que Judas arrive avec les soldats du Temple pour l’enlever.

QUEL ÉTAIT LE SENS DU REPAS PASCAL AU TEMPS DE JÉSUS ?

Le repas pascal, au temps de Jésus, avait lieu le soir du 14 nissan qui correspond au Jeudi saint. Ce repas appelé Seder commémorait la libération des Hébreux de l’esclavage qu’ils subissaient en Égypte et plus précisément le repas, appelé pascal, que mangèrent les Hébreux debout, à la hâte, avant de quitter l’Égypte et de partir vers le désert.

Dans le chapitre 12 du livre de l’Exode il est demandé au peuple juif de faire  mémoire de ce jour extraordinaire : le jour où Dieu a sauvé son peuple de l’esclavage (Ex 12/14).

Le repas du Seder se prend dans les deux premiers jours de la Pâque (Pessah) qui dure sept jours (la semaine des Azymes) et qui célèbre a la fois la fertilité de la terre et la sortie d’Égypte.

Pendant la semaine des Azymes (hag ha-matsot) on ne prend aucune nourriture contenant du levain ; on mange donc du pain azyme.

Ainsi dans l’histoire du salut, Jésus célèbre simultanément la dernière Pâque juive et la première Pâque chrétienne. Il ne s’agit plus de se préparer à la traversée de la Mer Rouge, mais bien à la traversée de la mort, par sa Passion et sa Résurrection.

De même que le peuple juif fait mémoire de l’Exode, de même, le Christ demande aux apôtres : « Faites cela en mémoire de moi ». C’est pourquoi nous, chrétiens, célébrons cette Pâques tous les dimanches lors de  l’Eucharistie, à la messe

LES RITES DU JEUDI SAINT

C’est avec la messe du soir du Jeudi saint que commence le Triduum pascal, ce temps de trois jours qui englobe les fêtes de Pâques.

Et puisque tout commence le Jeudi saint, le tabernacle est forcément vide avant le début de la messe. Pour célébrer cette grande fête, les célébrants revêtent des vêtements blancs, les cloches sonnent une dernière fois lors du Gloria avant de se taire jusqu’au dimanche de Pâques pour commémorer la mort du Christ.

De nombreuses paroisses reprennent le rite du lavement des pieds symbolisant le service et la charité du Christ qui « n’est pas venu pour être servi mais pour servir » (Mt 20, 28) tandis que les fidèles chantent des hymnes à la charité.

Dans de nombreuses églises, une veillée d’adoration et de prières suit la messe du Jeudi Saint afin de méditer en silence sur l’agonie de Jésus dans la solitude du jardin des oliviers à Gethsémani, pour répondre à son appel « Venez et priez ».

Bientôt les Rameaux

Horaires des messes des Rameaux sur les paroisses de Rochefort et Tonnay-Charente :

  • Dimanche 24 mars : – à 9h30 à l’église St Pierre du Breuil Magné – à 10h30 à l’église St Etienne de Tonnay-Charente. – à 11h00 à l’église St Louis.

 18h00 Exceptionnellement pas de messe

Six jours avant la fête de la Pâque juive, Jésus vient à Jérusalem.

La foule l’acclame lors de son entrée dans la ville. Elle a tapissé le sol de manteaux et de rameaux verts, formant comme un chemin royal en son honneur.

C’est en mémoire de ce jour que les catholiques portent des rameaux (de buis, d’olivier, de laurier ou de palmier), selon les régions. Ces rameaux, une fois bénis, sont tenus en main par les fidèles qui se mettent en marche, en procession : marche vers Pâques du peuple de Dieu à la suite du Christ.

La foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

Ces paroles sont chantées comme antienne d’ouverture au lieu où les fidèles se sont réunis : après une brève allocution, le célébrant bénit les rameaux et on lit le récit évangélique de l’entrée messianique de Jésus avant de se rendre en procession jusqu’à l’église.

La tradition chrétienne veut que l’on emporte, après la messe, les rameaux bénits, pour en orner les croix dans les maisons : geste de vénération et de confiance envers le Crucifié.

 

Loi fin de vie : “Ne dévoyons pas la fraternité !”

Suite aux annonces faites par le Président de la République dimanche 10 mars 2024 à propos de la présentation à l’Assemblée d’un projet de loi pour une « aide à mourir » au mois d’avril, retrouvez quelques réactions sur le site de la Conférence des évêques de France (CEF).

« Ne dévoyons pas la fraternité »

 Déclaration des évêques de France sur le projet de loi sur la fin de vie, le 19 mars 2024

 Evêques de France, rassemblés à Lourdes, lieu de prière et de solidarité avec les personnes les plus fragiles, nous exprimons notre grande inquiétude et nos profondes réserves à l’égard du projet de loi annoncé sur la fin de vie. Nous proclamons sans nous lasser que toute vie humaine mérite d’être inconditionnellement respectée et accompagnée avec une authentique fraternité. Avec beaucoup de nos concitoyens, chrétiens ou non, croyants ou pas, avec un très grand nombre de soignants, dont nous voulons saluer l’engagement, la compétence et la générosité, nous réaffirmons notre attachement à la voie française du refus de la mort provoquée et de priorité donnée aux soins palliatifs.

C’est un impératif d’humanité et de fraternité que de soulager la souffrance et d’offrir à chacun la fin de vie la mieux accompagnée plutôt que de l’interrompre par un geste létal. Notre idéal démocratique, si fragile et si nécessaire, repose sur l’interdit fondateur de donner la mort.

Nous voulons exprimer notre grande proximité à l’égard des personnes en souffrance et nous saluons l’engagement de celles et ceux qui prennent soin d’elles. Nous voulons être à leur écoute et à leurs côtés, soutenant la fidélité des aidants et des proches. Nous sommes impressionnés par les progrès des soins palliatifs. Le Conseil consultatif national d’éthique a fait de leur généralisation la condition éthique préalable à toute évolution législative. Nous sommes convaincus qu’ils peuvent et doivent se développer encore, quantitativement à travers tout notre pays et qualitativement en continuant de répondre de mieux en mieux aux douleurs encore réfractaires. Nous saluons la recherche qui, par solidarité, ne cesse de trouver les meilleurs soins à apporter contre la douleur. Tout cela a un coût qu’une société démocratique comme la nôtre s’honorera d’assumer.

Nous engageons tous les catholiques à s’impliquer davantage auprès des personnes en situation de handicap, âgées ou en fin de vie : la demande de suicide assisté ou d’euthanasie est souvent l’expression d’un sentiment de solitude et d’abandon auquel nous ne pouvons ni ne devons nous résoudre. Plus la solidarité avec les personnes les plus fragiles progressera, plus notre pays avancera sur un chemin renouvelé de fraternité, de justice, d’espérance et de paix.

Notre époque, souvent habitée par la peur de la mort et le désir de prolonger indéfiniment la vie, considère aussi les vies fragilisées comme dénuées de sens. Nous voulons affirmer que toute vie, si fragilisée soit-elle, mérite d’être honorée jusqu’à son terme naturel.

Au milieu de tant de violences contemporaines, dans notre pays et à travers le monde, nous appelons tous les chrétiens comme tous les hommes et femmes de bonne volonté à être d’authentiques serviteurs de la vie de leurs frères et sœurs. Le message de Pâques, que chacun peut accueillir à sa manière, est le triomphe de l’amour et de la vie sur la souffrance et le sentiment d’abandon. Que l’espérance de cette lumière pascale éclaire et encourage tous nos concitoyens et tous leurs représentants au seuil d’un débat décisif pour le présent et pour l’avenir de notre commune humanité.

Pour Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et Président de la CEF, « appeler “loi de fraternité” un texte qui ouvre le suicide assisté et l’euthanasie est une tromperie ».

“Ce qui est annoncé ne conduit pas notre pays vers plus de vie, mais vers la mort comme solution à la vie.”

La Croix : Quelques jours seulement après l’inscription du droit à l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution, ce texte sur la fin de vie touche une nouvelle fois à une question éthique : comment réagissez-vous, êtes-vous inquiet de ces évolutions ?

Mgr Éric de Moulins-Beaufort : Notre pays devrait être, depuis la loi Claeys-Leonetti, un pays en pointe sur les soins palliatifs. Or, dans son entretien à La Croix, le président de la République présente un texte tout ficelé sur ce qu’il appelle « l’aide à mourir » mais, sur les soins palliatifs, de vagues promesses avec un chiffrage tout à fait approximatif. C’est l’équilibre exactement inverse de ce que Mme Vautrin m’avait décrit mercredi matin.

Ce qui est annoncé ne conduit pas notre pays vers plus de vie, mais vers la mort comme solution à la vie. Je l’ai dit comme beaucoup d’autres et je le redis : les Français n’envisageraient pas de la même manière la fin de vie si les soins palliatifs étaient chez nous une réalité pour tous partout, comme le voulait la loi dès 1999. Ces derniers temps, non seulement rien n’a été fait pour apporter des soins palliatifs là où il n’y en a pas, mais les moyens de plusieurs services existants ont été réduits encore. C’est cela la vérité.

Vous avez rencontré le président de la République à plusieurs reprises, notamment sur ce sujet de la fin de vie : retrouvez-vous dans ce texte ce que vous avez pu lui dire ?

Mgr É. M.-B. : Le président a annoncé depuis longtemps ne pas vouloir brusquer les esprits sur les sujets sociétaux. Il a reçu beaucoup de personnes, y compris les responsables de culte, c’est indéniable. Mais il est habile aussi. Il parvient à reprendre et à approprier au texte annoncé notre grand point d’insistance qui est la fraternité. Appeler « loi de fraternité » un texte qui ouvre à la fois le suicide assisté et l’euthanasie est une tromperie.

Pour Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, « on ne peut pas parler de fraternité quand on répond à la souffrance par la mort ».

Temps fort aux Rameaux

Samedi 23 mars 2024 de 14h30 à 17h00 dans les salles paroissiales 65 bis rue Voltaire.

Viens nous rejoindre avec tes amis pour un après midi de partage, découverte, jeux autour de la célébration des Rameaux.

 

Notre Dame de Paris, panse ses plaies après l’incendie dévastateur de 2019

En premier lieu lors de la conférence consacrée à la reconstruction de ND de Paris après l’incendie du 15 avril 2019, Mgr Chauvet ancien recteur a conté l’histoire de la cathédrale.

En 1163 sous le règne de Louis VII le pieux l’évêque de Paris Maurice de Sully lance la construction de la cathédrale de Paris, le chantier durera près de deux siècles, car il ne s’achèvera qu’en 1351 sous le règne de Jean II le Bon.

Le bâtiment est construit selon le style gothique, révolutionnaire à l’époque il est en effet apparu en 1130. Les croisées d’ogives remplacent les arcs romans  arrondis ce qui permet une grande élévation des murs soutenus de l’extérieur par des arcs-boutants.  Libérées de leur rôle porteur les parois sont percées de vastes baies porteuses de vitraux colorés, qui sont des véritables bandes dessinées bibliques.

Autres innovations,  trois grandes rosaces éclairant  l’intérieur de la cathédrale.

La cathédrale contient un grand orgue de 115 jeux et de 8000 tuyaux, il apparait en 1733,  François Thierry, facteur d’orgue, l’ a construit. Le plus important est bien sûr le trésor de la cathédrale, il contient de précieuses reliques de la Passion : un fragment du bois de la croix, un clou de la Passion du Christ et surtout la couronne d’épines  du Christ, achetée à Byzance par saint Louis (Louis IX)

Abîmée lors de la Révolution, la cathédrale, en piètre état, a ému Victor Hugo, qui, grâce à son talent et le succès de Notre  Dame de Paris , roman centré sur la cathédrale, est parvenu a susciter un élan national en sa faveur. La cathédrale a été restaurée de 1843 à 1862 par Viollet le Duc. Il a eu l’idée d’ajouter les gargouilles et les chimères qui regardent Paris du haut des tours et surtout d’édifier la flèche de la cathédrale qui s’écroula le 15 avril 2019 lors de l’incendie.

En second lieu ont été projetées de remarquables vues de la cathédrale en travaux. Stéphane Compoint le photographe a réalisé ces magnifiques photos grâce à l’utilisation d’un ballon captif de sa conception, porteur d’un appareil photo.

Sauvée par l’héroïsme des Sapeurs pompiers de Paris, par des mécènes de France et du monde entier, et surtout par d’innombrables artistes, artisans et compagnons du devoir, Notre Dame de Paris mérite son titre de  cathédrale du troisième millénaire. Nous pouvons, enfin, remercier Notre Dame du pilier, douce porteuse de l’enfant Jésus.  Elle n’a pas été touchée par l’effondrement du plafond, les pierres  l’ont simplement frôlée. Est-elle pour quelque chose dans le sauvetage de la cathédrale, notamment de la tour nord, porteuse des cloches, et de  l’absence de victimes parmi les sauveteurs de “sa”  cathédrale…..consacrée au Christ ? On peut le penser.

Photos du Pèlerin

Photos du Pèlerin

Notre Dame de Paris à Rochefort, un chantier exemplaire

Au Palais des congrès de Rochefort plus de 250 sectateurs sont venus le vendredi 15 mars 2024 à l’invitation de l’équipe ” festival chrétien du cinéma en pays rochefortais” et  de la mairie de Rochefort, partenaire,  pour assister à la présentation  des travaux menés en la cathédrale de Paris.

Chacun se souvient, du dramatique incendie du 15 avril 2019 qui embrasa la charpente du toit et jeta à terre la flèche de la cathédrale. Le public rochefortais a eu le privilège d’entendre Mgr Patrick Chauvet,  recteur – archiprêtre de Notre-Dame de Paris de 2016 à 2022 et  Mme Sophie Laurant,

grand reporter du magazine le Pèlerin , faire le point sur les travaux de restauration tout en admirant la projection des photos de M. Stéphane Compoint, spécialisé en photographie aérienne. Ces photos exceptionnelles figureront sur ce site dans quelques jours, elles illustreront  les travaux de reconstruction de Notre-Dame de Paris suivis avec émotion par toute la France et le monde entier.

L’intervention  de Mgr Patrick Chauvet, témoin de l’incendie a captivé l’assistance parmi laquelle se trouvaient, M. Hervé Blanché, maire de Rochefort, accompagné par Mme Caroline Campodarve, première adjointe,

 

 

le père  Mickaël Le Nezet curé de Rochefort accompagné par les abbés Pierre Bigot, Guillaume Marie et Arokiya Prabakar. Acteur du drame Mgr Chauvet grâce a sa connaissance parfaite du monument et des sauveteurs  a délivré un témoignage poignant enrichi par le rappel de la dimension historique et patrimoniale de la cathédrale.

Homme-orchestre toute la nuit, aux côtés du président Emmanuel Macron  et d’Anne Hidalgo maire de Paris, Mgr Chauvet fut au service des pompiers et des équipes de sécurité. Il facilita notamment le sauvetage de la couronne  d’épines du Christ et du trésor de la cathédrale.

La soirée s’acheva sur un temps d’échange suivi  par la vente de plusieurs ouvrages consacrés à la cathédrale Notre Dame de Paris que Monseigneur Patrick Chauvet, auteur, dédicaça de bonne grâce. Furent  mis en vente également plusieurs numéros hors série du magazine “Le Pèlerin” illustrés par des photos de grande qualité consacrés à la restauration de la cathédrale.

Commande de ces numéros possible soit par téléphone au : 01.74.31.15.01 

soit par internetlibrairie-bayard.com/lepelerin

 

Photos GT

Photos GT

Film débat : Yallah Gaza samedi 16 mars à 19h00

  • Samedi 16 mars à 19h00

  • à l’auditorium du Palais des Congrès de Rochefort

73 rue Toufaire 17300 Rochefort

La participation est libre

Des associations de Rochefort ont programmé un film débat :  𝙔𝙖𝙡𝙡𝙖𝙝 𝙂𝙖𝙯𝙖, long-métrage documentaire de 𝗥𝗼𝗹𝗮𝗻𝗱 𝗡𝘂𝗿𝗶𝗲𝗿 sorti en octobre 2023

3 personnes vont animer un débat “délicat”: des représentants de
SOS Palestine, de La Ligue des Droits de l’Homme et du CCFD Terre Solidaire
Philippe
06 09 66 15 37

Carte des situations géographiques

𝗦𝗬𝗡𝗢𝗣𝗦𝗜𝗦 :
𝘓𝘢 𝘣𝘢𝘯𝘥𝘦 𝘥𝘦 𝘎𝘢𝘻𝘢 𝘦𝘴𝘵 𝘶𝘯 𝘵𝘦𝘳𝘳𝘪𝘵𝘰𝘪𝘳𝘦 𝘱𝘢𝘭𝘦𝘴𝘵𝘪𝘯𝘪𝘦𝘯 𝘥𝘦 360 𝘬𝘮² 𝘰𝘶̀ 𝘴’𝘦𝘯𝘵𝘢𝘴𝘴𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘥𝘦 2 𝘮𝘪𝘭𝘭𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘥’𝘦̂𝘵𝘳𝘦𝘴 𝘩𝘶𝘮𝘢𝘪𝘯𝘴. 𝘓𝘢 𝘱𝘰𝘱𝘶𝘭𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘴𝘵 𝘳𝘦́𝘨𝘶𝘭𝘪𝘦̀𝘳𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘣𝘰𝘮𝘣𝘢𝘳𝘥𝘦́𝘦, 𝘮𝘢𝘪𝘯𝘵𝘦𝘯𝘶𝘦 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘶𝘯𝘦 𝘵𝘦𝘳𝘳𝘦𝘶𝘳 𝘱𝘦𝘳𝘮𝘢𝘯𝘦𝘯𝘵𝘦 𝘦𝘵 𝘴𝘰𝘶𝘴 𝘣𝘭𝘰𝘤𝘶𝘴 𝘵𝘦𝘳𝘳𝘦𝘴𝘵𝘳𝘦, 𝘮𝘢𝘳𝘪𝘵𝘪𝘮𝘦 𝘦𝘵 𝘢𝘦́𝘳𝘪𝘦𝘯 𝘪𝘴𝘳𝘢𝘦́𝘭𝘪𝘦𝘯.
𝘊𝘰𝘮𝘮𝘦 𝘴𝘪 𝘰𝘯 𝘭𝘦𝘶𝘳 𝘳𝘦𝘧𝘶𝘴𝘢𝘪𝘵 𝘵𝘰𝘶𝘵𝘦 𝘩𝘶𝘮𝘢𝘯𝘪𝘵𝘦́, 𝘎𝘢𝘻𝘢 𝘴𝘦 𝘴𝘦𝘯𝘵 𝘢𝘣𝘢𝘯𝘥𝘰𝘯𝘯𝘦́ 𝘥𝘶 𝘮𝘰𝘯𝘥𝘦 𝘮𝘢𝘪𝘴… 𝘯’𝘢𝘣𝘢𝘯𝘥𝘰𝘯𝘯𝘦 𝘱𝘢𝘴.
𝘓𝘦 𝘧𝘪𝘭𝘮 𝘵𝘦́𝘮𝘰𝘪𝘨𝘯𝘦 𝘥𝘦 « 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘳𝘢𝘨𝘦 𝘥𝘦 𝘷𝘪𝘷𝘳𝘦 » 𝘱𝘢𝘳 𝘶𝘯𝘦 𝘱𝘭𝘰𝘯𝘨𝘦́𝘦 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘢 𝘴𝘰𝘤𝘪𝘦́𝘵𝘦́ 𝘨𝘢𝘻𝘢𝘰𝘶𝘪𝘦 𝘦𝘵 𝘵𝘦𝘯𝘵𝘦 𝘥𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘱𝘳𝘦𝘯𝘥𝘳𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘰𝘯 𝘦𝘯 𝘦𝘴𝘵 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦́ 𝘭𝘢̀.
𝘠𝘢𝘭𝘭𝘢𝘩 𝘎𝘢𝘻𝘢 𝘢𝘣𝘰𝘳𝘥𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘢𝘴𝘱𝘦𝘤𝘵𝘴 𝘩𝘪𝘴𝘵𝘰𝘳𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴, 𝘨𝘦́𝘰𝘱𝘰𝘭𝘪𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴, 𝘱𝘢𝘳𝘭𝘦 𝘥𝘦 𝘴𝘪𝘰𝘯𝘪𝘴𝘮𝘦, 𝘥𝘦 𝘱𝘰𝘭𝘪𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘪𝘯𝘵𝘦𝘳𝘯𝘦 𝘱𝘢𝘭𝘦𝘴𝘵𝘪𝘯𝘪𝘦𝘯𝘯𝘦, 𝘥𝘦 𝘋𝘳𝘰𝘪𝘵 𝘐𝘯𝘵𝘦𝘳𝘯𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘢𝘭, 𝘦𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘮𝘰𝘵𝘪𝘧𝘴 𝘥’𝘦𝘴𝘱𝘰𝘪𝘳 𝘨𝘢𝘻𝘢𝘰𝘶𝘪𝘴 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘱𝘢𝘳𝘢𝘱𝘩𝘳𝘢𝘴𝘦𝘳 𝘭𝘦 𝘨𝘳𝘢𝘯𝘥 𝘱𝘰𝘦̀𝘵𝘦 𝘱𝘢𝘭𝘦𝘴𝘵𝘪𝘯𝘪𝘦𝘯 𝘔𝘢𝘩𝘮𝘰𝘶𝘥 𝘋𝘢𝘳𝘸𝘪𝘤𝘩 : « 𝘕𝘰𝘶𝘴 𝘴𝘰𝘶𝘧𝘧𝘳𝘰𝘯𝘴 𝘥’𝘶𝘯 𝘮𝘢𝘭 𝘪𝘯𝘤𝘶𝘳𝘢𝘣𝘭𝘦 𝘲𝘶’𝘰𝘯 𝘢𝘱𝘱𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘭’𝘦𝘴𝘱𝘰𝘪𝘳 ».