Évangéliser sur internet c’est possible

Évangéliser sur internet, c’est possible ! Pour en connaître le mode d’emploi, venez écouter Jean-Baptiste Maillard, co-fondateur de l’association “Lights in the Dark – Lumières dans l’obscurité”,  le 11 août prochain à 20h30 à La Couarde-sur-Mer (Ile-de-Ré).

Lights in the Dark est une communauté d’e-missionnaires catholiques du monde entier, du Mexique à l’Ouzbékistan en passant par la Suisse, Israël ou encore le Sénégal ! Son nom est inspiré par la prophétie d’Isaïe : “le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière.” (Isaïe 9,1)

Comme l’Église a propagé l’Évangile dans les 5 autres continents depuis 2000 ans, Lights in the Dark veut encourager et accompagner les catholiques pour évangéliser leurs « semblables » qui évoluent sur le continent numérique. L’association leur donne pour cela tous les moyens nécessaires : sites, formations, live chat’, rencontres, modes d’emploi…

Inquiétude sur la santé du pape émérite Benoit XVI

Après avoir rendu visite à son frère mourant à Ratisbonne en juin dernier, Benoît XVI, 93 ans, souffre d’une maladie infectieuse du visage et reste « extrêmement fragile » selon un article du quotidien allemand « Passaueur Neue Presse » qui cite le biographe du pape émérite, Peter Seewald.

Benoît XVI souffre d’une maladie infectieuse du visage et est « extrêmement fragile », a déclaré Peter Seewald, son biographe, au journal allemand Passaueur Neue Presse.

Ce dernier a rendu visite au pape émérite à Rome samedi 1er août afin de lui présenter sa biographie Benoît XVI – Vie, publiée début mai. Âgé de 93 ans, Benoît XVI souffre d’érysipèle au visage, une maladie virale provoquant des démangeaisons et des douleurs intenses.

« Pour le moment sa voix est à peine audible »

Après sa rencontre, Peter Seewald a confié au journal allemand que le pape émérite était « désormais extrêmement fragile », mais qu’il s’est montré optimiste en dépit de sa maladie en lui disant que « s’il reprenait des forces, il reviendrait probablement à l’écriture », selon le quotidien. « Sa pensée et sa mémoire fonctionnent, mais pour le moment sa voix est à peine audible », a-t-il encore précisé.

Benoît XVI a rendu visite à son frère aîné Georg, malade, en Allemagne en juin. C’était son premier voyage hors d’Italie depuis sa démission en 2013. Georg Ratzinger est mort deux semaines plus tard. Les deux frères, tous deux ordonnés prêtres le même jour en juin 1951, étaient très proches.

(Aleteia le 3 août 2020)

 

Démontage du grand orgue de Notre dame de Paris

Épargné par l’incendie du 15 avril 2019, le grand orgue de Notre-Dame de Paris nécessite d’être intégralement nettoyé et restauré.

Les opérations de démontage ont débuté ce lundi 3 août 2020.

Sera-ce le point d’orgue de l’été pour le fier édifice ? À Notre-Dame de Paris, le démontage du grand orgue qui a été touché par l’incendie du 15 avril 2019 a commencé lundi 3 août 2020. S’il n’a pas été touché par les flammes et qu’il a été épargné par les litres d’eau déversés par les pompiers, le buffet, les tuyaux et l’ensemble de la mécanique ont néanmoins été recouverts de poussières de plomb, souffrant par la suite de variations thermiques, notamment au cours de la canicule de l’été 2019, comme le souligne la direction de l’établissement public chargé de la restauration de l’édifice. Un échafaudage de 30 mètres a donc été monté tout autour au cours du mois de juillet afin de faciliter le démontage des 7.952 tuyaux du grand orgue ainsi que des autres pièces de l’instrument.

Objectif : un « Te Deum » en 2024

Les opération commencent ce lundi par la dépose de la console des claviers. L’instrument sera démonté puis nettoyé pièce par pièce et l’ensemble des éléments sera ensuite déposé dans quatre conteneurs étanches. Puis un appel d’offres sera lancé pour son nettoyage, sa restauration et son remontage. L’objectif qu’a exprimé le général Jean-Louis Georgelin, qui encadre le chantier de reconstruction, est qu’il puisse résonner à nouveau le 16 avril 2024, soit cinq ans jour pour jour après l’incendie. Ce jour-là, un Te Deum sera célébré à 11h30 « pour célébrer le travail qui aura été fait ». Le chantier de restauration durera donc plusieurs années.

Perché sur une tribune, devant la grande rose occidentale, le grand orgue a pris ses proportions essentielles à partir de 1733, devenant le plus complet du pays, et il a encore évolué au cours des décennies suivantes. En 1867, le facteur d’orgues Aristide Cavaillé-Coll l’a entièrement repensé et lors de son inauguration en 1868, l’instrument a accueilli des organistes de renom tels que Camille Saint-Saëns. Aujourd’hui, il compte 5 claviers de 56 notes, un pédalier de 32 notes, 109 jeux, 111 registres et 7952 tuyaux. Un sacré monument.

Réflexions du pape François au sujet de la pandémie de Coronavirus

Évoquant la pandémie du coronavirus, le pape François estime que cette période d’épreuves exige de « mettre notre vie au service des autres de manière nouvelle », rapporte L’”Osservatore Romano” des 28-29 juillet 2020. « Je suis reconnaissant envers tous les signes de disponibilité, pour l’aide spontanée et l’engagement héroïque du personnel de santé, des médecins et des prêtres. »

Dans le livre “Communion et espérance“, témoigner la foi au temps du coronavirus, publié le 9 juillet dernier, le cardinal Walter Kasper, président émérite du conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et le père George Augustin, fondateur de l’Institut cardinal Walter Kasper, abordent les solutions envisageables pour « témoigner de la foi en temps de coronavirus » quand il est impossible de se réunir pour célébrer les fêtes et offices religieux.

Pour le pape François cette crise représente « un signal d’alarme pour réfléchir aux racines les plus profondes qui nous soutiennent tous dans la tempête ». Elle rappelle que « nous avons oublié et négligé certaines choses importantes dans la vie, ce qui nous fait réfléchir à ce qui est vraiment important et nécessaire ».

« La contamination de l’amour »

« Le danger d’être contaminé par un virus doit nous enseigner un autre type de “contamination”, celui de l’amour qui se transmet de cœur à cœur. Je suis reconnaissant envers tous les signes de disponibilité, pour l’aide spontanée et l’engagement héroïque du personnel de santé, des médecins et des prêtres. En ces semaines nous avons senti la force qui venait de la foi », se réjouit-il.

La pandémie soulève des « questions fondamentales sur le bonheur dans nos vies et le trésor de notre foi chrétienne.

Il considère par ailleurs que la crise a « mis en évidence toute la vulnérabilité, l’incohérence et le besoin de rédemption des hommes ». Elle a également remis en question de nombreuses certitudes sur lesquelles nous étions appuyés dans nos vies quotidiennes. En somme, la pandémie soulève des « questions fondamentales sur le bonheur dans nos vies et le trésor de notre foi chrétienne ».

Précisément dans les situations d’urgence, « nous dépendons de la solidarité des autres ». Cette période est donc l’occasion pour interpeller les hommes face à l’injustice mondiale afin qu’ils se réveillent et entendent « le cri des pauvres » et de la « planète si gravement malade ».

Article du 1er août 2020 “Aleteia”

Achetez vite le nouveau numéro d’Eglise en mission

Il vient de sortir !
A la Une, les quatre prêtres récemment ordonnés :
Eric Ndikubwayo, Joseph-Marie Vo Ta Sam, Brice et Jean-Eudes
  • Quel  résultat pour la collecte du Denier du culte?
  • Quels changements de rentrée dans les paroisses ?
  • Quelle est l’actualité du bienheureux Charles de Foucauld ?
  • Quel avenir pour la démarche synodale missionnaire prévue pour 2020 et reportée en raison du coronavirus?
  • Idem pour le pèlerinage prévu en Pologne ?
  • Enfin, où peut-on retrouver les photos des ordinations de juin ?
  • Toutes ces questions, et bien d’autres encore, trouvent une réponse dans ce beau numéro estival.
Bonne lecture !

Les grandes fêtes du mois d’août

Les Protecteurs du mois :

Pour nos prêtres : le saint Curé d’Ars

Pour nous laïcs  : saint Louis

le 6  : la TRANSFIGURATION du Seigneur Jésus sur le mont Thabor (au cœur de la Galilée) : trois disciples  -Pierre, Jacques et Jean- eurent le privilège de contempler la gloire du Christ avant même sa Résurrection d’entre les morts. C’est l’un des 5 Mystères Lumineux du Rosaire, dont le fruit est la grâce d’une vie intérieure plus profonde.

Alors Son visage resplendit comme le soleil et Ses vêtements devinrent blancs comme la lumière” (Mt, 17)

(En effet),ce qu’est le soleil pour les yeux de la chair, Jésus l’est pour les yeux du cœur” (St Augustin)

le 15 : ASSOMPTION de la Très Sainte Vierge Marie ; où l’on fête la montée, et le couronnement dans le Ciel de Marie, Mère du Christ, Épouse de l’Esprit, Reine du Ciel et de la Terre, Reine des Hommes et des Anges.

A partir du « Vœu de Louis XIII » (1638) et jusqu’à la Révolution française, le 15 août fut considéré comme la fête « nationale » de la France ; en effet, le 10 février 1638, le roi, solennellement, consacrait son royaume à « Notre-Dame la Vierge » et demandait à tous les évêques d’organiser des processions le 15 août en l’honneur de la « Très glorieuse Vierge », « pour la défense de ce royaume contre tous ses ennemis […] et pour que, soit qu’il souffre du fléau de la guerre, soit qu’il jouisse de la douceur de la paix, il ne sorte point des voies de la grâce ».

Quelques-uns des grands saints du mois :

*** Nous allons fêter :

Le 1er août : Saint Alphonse de Liguori ; né en 1696, il devint évêque de Naples ; il est connu pour sa précocité : entré à l’Université à 12 ans, il fut nommé docteur en droit civil et ecclésiastique à 16 ans ! Fondateur des Rédemptoristes, il fut un prédicateur infatigable, voulant rencontrer toutes les “âmes abandonnées” ; merveilleux confesseur, il est aussi “homme de médias” utilisant l’image et le son : il dessine et peint des tableaux pour illustrer sa prédication ; il compose des mélodies, un célèbre duetto, des cantiques de Noël encore chantés en Italie aujourd’hui. Il écrit de nombreux petits traités de piété qui deviendront de véritables “best-sellers”, en particulier celui sur “Les Gloires de Marie”. Il meurt, “chargé d’ans” en 1787.

Le 2 :  St Pierre-Julien Eymard (1811-1868) ; il fut l’un des grands apôtres de l’Eucharistie, “Jésus présent au milieu de nous”, “Sacrement de l’Amour du Fils” ; il crée la Congrégation du Saint-Sacrement, chargée de développer “l’Adoration Réparatrice”, “sous les auspices et la conduite de l’Immaculée Vierge Marie”.

 Il écrit : “L’Eucharistie est comme un fleuve de vie sortant du Cénacle et serpentant à travers tous les peuples, puis allant se perdre dans l’océan de l’éternité. C’est un soleil d’amour inépuisable, toujours beau, qui précède, accompagne et suit toutes les générations. C’est la colonne de feu et de nuée dans le désert de la vie ; la manne pour le voyage vers l’au-delà ; le tabernacle ambulant avec le peuple de Dieu ; la source d’eau vive qui jaillit jusqu’à la vie éternelle.”

Le 4 : le Saint Curé d’Ars, Jean-Marie Vianney ; saint patron de tous les curés du monde. Il fut un confesseur infatigable. « Quand le prêtre donne l’absolution, nous dit-il, il ne faut penser qu’à une chose ; c’est que le Sang du bon Dieu coule sur notre âme pour la laver, la purifier et la rendre aussi belle qu’elle était après le baptême ». 

« Allez vous confesser à la Sainte Vierge ou à un ange : vous absoudront-ils ? Vous donneront-ils le corps et le sang de notre Seigneur ? Non, la Sainte Vierge ne peut pas faire descendre son divin Fils dans l’hostie. Vous auriez là deux cents anges qu’ils ne pourraient vous absoudre ! Un prêtre, tant simple qu’il soit, le peut. Il peut vous dire : Allez en paix, je vous pardonne … Oh ! Que le prêtre est quelque chose de grand ! ».

Il nous dit aussi : « On n’entre pas dans une maison sans parler au portier, n’est-ce pas ? Eh bien ! La Sainte Vierge est la portière du Ciel ! …  L’Ave Maria est une prière qui ne lasse jamais ».

Le 5  : la dédicace de Sainte Marie-Majeure, l’une des 4  “basiliques majeures” romaines  [avec St Pierre, St Jean-de-Latran –la cathédrale du pape- et Saint Paul-Hors-les-Murs].

On raconte que, dans la nuit du 4 au 5 août 356, la Vierge apparut en rêve au pape Libère ainsi qu’à un riche Romain nommé Jean ; Elle demanda d’ériger un sanctuaire en un certain lieu. Le lendemain matin, donc en plein mois d’août, ils constatèrent qu’il avait neigé à l’endroit indiqué par la Vierge sur le mont Esquilin. Le pape ordonna alors de construire une basilique à l’endroit délimité par la neige : on l’appela au début “Santa Maria ad Nives” (« Sainte-Marie-aux-Neiges »).

Le 8   : Saint Dominique, qui fut, avec St François, l’un des « géants » de la foi à la charnière du XII° et du XIII°s., l’un des deux grands fondateurs des « Ordres mendiants » (Dominicains et Franciscains).

Le 10  : Saint Laurent, célèbre diacre de l’Église de Rome, martyrisé sur une sorte de gril le 10 août 258 ; le pape Sixte II lui avait confié le trésor de l’Église pour être distribué aux pauvres ; et lorsque le préfet de Rome lui ordonna de lui apporter ce trésor, il revint accompagné d’une multitude de pauvres et lui dit : “Voici les trésors de l’Église” ; furieux, le préfet ordonna son martyre.

Le 11  : Sainte Claire d’Assise ; disciple, “fille” de St François, elle voulut, comme lui, épouser “Dame pauvreté” et fonda l’Ordre des Pauvres Dames (qu’on appellera très vite les Clarisses) ; elle mourut en 1253, rejoignant ainsi dans le Ciel Frère François (mort en 1226 et déjà canonisé, car il le fut deux ans seulement après sa mort!).

Le 14  : Saint Maximilien Kolbe ; lui aussi “fils” de St François, il se consacra à l’Immaculée dans sa jeunesse, il eut une apparition où Dieu lui proposa de choisir entre deux couronnes, celle de la pureté et celle du martyre : il voulut choisir les deux ; et en effet, prenant la place d’un otage père de famille, il mourut martyr dans le “bunker de la faim” à Auschwitz, le 14 août 1941. Le 10 octobre 1982, le père de famille qu’il avait ainsi sauvé assistait à sa canonisation par le Saint Père Jean-Paul II.

Le Père Kolbe déclara un jour qu’il avait médité toute sa vie sur le nom qu’à Lourdes, Marie se donna à elle-même : “Immaculée Conception”, mystère insondable de “Celle qui est dans la Trinité”.

Le 19  : Saint Jean Eudes ; prêtre oratorien (mort en 1680) ; juste avant Sainte Marguerite-Marie, il est l’un des grands propagandistes de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus ainsi qu’au Saint Cœur de Marie ; d’un esprit très réaliste, il fonda aussi l’ordre de Notre-Dame de la Charité pour recevoir les “jeunes filles repenties”.

Le 20  : saint Bernard de Clairvaux ; né en Bourgogne, il est le “géant” de la foi du XII° s. ; prodigieux entraîneur d’hommes, il entraîna même tous ses frères à devenir moines comme lui ; il est le “deuxième” fondateur de l’Ordre de Cîteaux ; à la demande du pape, le petit royaume franc chrétien de Jérusalem étant en danger, il prêche la deuxième croisade à Vézelay en 1146. Pour la première fois, des rois d’occident vont se “croiser”, tel le roi de France lui-même, Louis VII. Admiré dans tout l’occident, Bernard sillonnait les routes d’Europe pour réconcilier seigneurs et rois par ses arbitrages ; il est le grand arbitre du XII° s. Le grand arbitre du XIII°s. sera saint Louis (voir au 25 août).

Le 21  : le Saint pape Pie X ; c’est le grand pape du début du XX° s. Un des plus grands papes réformateurs de l’Église : il réforme la liturgie, remet en honneur le grégorien, publie un nouveau « Code de droit canonique » ; il lutte contre les idées “modernistes” qui risquaient de détruire la vraie foi, en publiant l’encyclique “Pascendi”  ainsi qu’un célèbre « Catéchisme » (dont Benoit XVI, un siècle plus tard, en 2010, a fait l’éloge).

« Pape de l’Eucharistie », c’est lui qui permit la communion quotidienne ; il autorisa et même encouragea la communion des petits enfants dès « l’âge de raison », soit vers 7 ans. Ainsi naquit la « première communion » ou « communion privée » suivie, lors de l’entrée dans l’adolescence, de la « communion solennelle » ou « profession de foi ».

Il mourut le 20 août 1914, accablé du chagrin de n’avoir pu empêcher le déclenchement de la 1ère guerre mondiale, lui qui avait eu la prémonition d’une terrible « guerre civile européenne ».

En 1954, il fut le 1er pape à être canonisé depuis St Pie V au XVI° s.

Le 22  : sainte Marie Reine .
Benoit XVI (Audience du 22 août 2012) :  « Le pape Pie XII a rappelé : “Marie est reine plus que toute autre créature, en raison de l’élévation de son âme et de l’excellence des dons qu’elle a reçus. Elle ne cesse pas de prodiguer tous les trésors de son amour et de ses prévenances à l’humanité” (cf. Discours en l’honneur de Marie Reine, 1er novembre 1954). Maintenant, à la suite de la réforme post-conciliaire du calendrier liturgique, la fête est située huit jours après la solennité de l’Assomption, pour souligner le lien étroit qui existe entre la royauté de Marie et sa glorification dans son âme et dans son corps, aux côtés de son Fils. Dans la Constitution sur l’Église du Concile Vatican II, nous lisons ceci : « Marie fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils » (Lumen Gentium, 59). C’est l’origine de la fête de ce jour : Marie est Reine parce qu’elle est associée de manière unique à son Fils, sur son chemin terrestre comme dans la gloire du ciel.

Le grand saint de Syrie, Ephrem le Syriaque (mort en 373), affirme que la royauté de Marie dérive de sa maternité : elle est Reine « car elle est la Mère du Seigneur Jésus, Roi des rois ».

Le 25  : Saint Louis, roi de France ( 1214-1270), modèle admirable que devraient suivre tous les chefs d’État, Louis IX  “suivait son chemin, dit l’un de ses historiens, plus préoccupé du Ciel que de la Terre“, et c’est pourquoi son règne fut, lors du “Beau Moyen-Âge”, l’un des plus heureux, pacifiques et prospères que la France ait connus. C’est également l’époque du rayonnement intellectuel de la France avec l’efflorescence de la scolastique à l’université de Paris, où sera formé saint Thomas d’Aquin,. La scolastique c’est la mise en harmonie de la sagesse et de la philosophie antiques, notamment celle d’Aristote, avec la foi et la théologie  chrétiennes. Sur cette base, avec le latin comme langue commune européenne des savants et des prêtres, sera édifiée l’Europe médiévale et la science moderne de l’Occident, qui propulsera le monde dans la modernité.

A deux reprises, saint Louis se “croisa” pour essayer de libérer le tombeau du Christ à Jérusalem, car les Musulmans interdisaient tout pèlerinage aux Lieux saints, ce qui était intolérable pour toute la chrétienté . Fait prisonnier par le sultan d’Egypte en 1250, il fascina celui-ci par son courage et sa foi ; il meurt à Carthage, près de Tunis, en 1270, le 25 août, lors de sa deuxième croisade.

Il fit construire ce bijou de grâce et de lumière qu’est la “Sainte Chapelle” à Paris, pour abriter dignement la Sainte Couronne d’épines du Christ et un fragment de la vraie Croix, achetés à prix d’or au dernier empereur latin de Constantinople Baudouin II. Avec une étonnante humilité, chaque Jeudi Saint, le roi lavait lui-même les pieds de 12 pauvres.

le 27  : Sainte Monique, 
qui longtemps pria dans les larmes pour la conversion de son fils Augustin. Peu avant de mourir (en 387), elle adressa une lettre à son fils Augustin, devenu évêque, lui demandant “de se souvenir de son âme à chacune de ses messes” (Confessions,9) : c’est l’un des nombreux témoignages de la foi des premiers chrétiens dans l’existence de ce lieu ou état de purification après la mort, qu’on appelle aujourd’hui “Purgatoire”, état dont l’âme peut être délivrée par la prière et la charité des vivants ainsi que par le Saint Sacrifice de la messe.

le 28  : Saint Augustin (354-430), fils de Sainte Monique, le « fils de tant de larmes », à la jeunesse déréglée, mais qui pourtant devint l’un des 4 “Pères de l’Église” d’Occident (aux côtés de St Jérôme, Saint Ambroise et St Grégoire le Grand). Il devint évêque d’Hippone (Bône / Annaba en Algérie actuelle) ; à cette époque, toute l’Afrique du Nord était chrétienne.

le 29  : le martyre – ou “la décollation”- de Saint Jean-Baptiste ; il fut décapité sur l’ordre d’Hérode Antipas. Saint Jean-Baptiste, grand « Précurseur » a 2 fêtes liturgiques, non seulement celle de son martyre mais aussi celle de sa naissance ou nativité (24 juin) ; il est le seul dans ce cas, si l’on excepte évidemment le Christ lui-même (à Noël) ainsi que sa Très Sainte Mère, la Vierge Marie (le 8 septembre).

L’Assomption de la Vierge Marie

Malgré la discrétion des Évangiles, les premiers chrétiens n’ont pas mis longtemps à comprendre la grande place qu’occupait Marie dans leur foi, malgré, ou peut-être en raison de, son effacement et son humilité. Une maman, que c’est grand ! Pour tout homme, et spécialement pour le Christ.

Ils ont rapidement voulu célébrer ses derniers moments, comme ils le faisaient pour honorer les saints. À cause du caractère unique de son existence, et en pensant au précédent d’Elie, emporté au ciel sur un char de feu ( Rois 2, 1-14), la conviction se répandit que Marie ne mourut point, mais qu’elle s « ‘endormit » – la Dormition – avant d’être élevée, corps et âme, au ciel par Dieu. Comme Il l’avait fait pour Elie, et à la suite de Jésus, monté aux cieux le jour de son Ascension.

La fête exprime cette conviction : chaque 15 août, les chrétiens célèbrent à la fois la mort, la résurrection, l’entrée au paradis et le couronnement de la Vierge Marie.

En 1950, le pape Pie XII estima utile de proposer une définition plus précise :: « La Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort ». La définition fait partie des dogmes de l’Église.

L’Assomption de Marie se situe dans le sillage de l’Ascension du Christ, mais elle en diffère.

On associe souvent l’Assomption de Marie avec l’Ascension du Christ ; de fait, les mots se ressemblent et il y a dans les deux cas une montée mystérieuse au ciel dans la gloire de Dieu.

Pourtant, « assomption » ne vient pas du verbe latin « ascendere » (monter, s’élever), qui a donné « Ascension », mais d’« assumere » (assumer, enlever). L’étymologie souligne l’initiative divine : Marie ne s’élève pas toute seule vers le ciel, c’est Dieu qui fait le choix de l’« assumer », corps et âme, en la réunissant à son Fils sans attendre la résurrection finale, tant elle a su s’unir, corps et âme, à Lui dès sa vie terrestre.

Dans le sillage de l’Ascension, Marie inaugure le destin ouvert aux hommes par la résurrection de son Fils et anticipe ce qui deviendra la condition des sauvés à la fin des temps.

La fête de l’Assomption entretient l’espérance

La liturgie de l’Assomption célèbre Marie comme la « transfigurée » : elle est auprès du Seigneur avec son corps glorieux et pas seulement avec son âme ; en elle, le Christ confirme sa propre victoire sur la mort.

Marie réalise ainsi le but pour lequel Dieu a créé et sauvé les hommes. En la fêtant, les croyants contemplent le gage de leur propre destin, s’ils font le choix de s’unir à leur tour au Christ.

Cette contemplation renforce enfin la confiance dans l’intercession de Marie : la voilà toute disponible pour « guider et soutenir l’espérance de ton peuple qui est encore en chemin » (préface). Ils aiment alors demander à Dieu : « Fais que, nous demeurions attentifs aux choses d’en-haut pour obtenir de partager sa gloire » (collecte).

Père Laurent de Villeroché, eudiste

Vidéo sur la dormition de la vierge Marie

Homélie du pape Jean-Paul II le 15 Août 2001

 

Redoutable projet bioéthique à l’Assemblée nationale

La révision de la  loi bioéthique sera débattue en deuxième lecture à l’Assemblée nationale le lundi 27 juillet.

Ce texte contient non seulement “la mesure phare” de l’élargissement de PMA aux couples de femmes et aux femmes seules  mais encore il envisage de révolutionner, ni plus ni moins, la génération, la filiation et même l’espèce humaine.

Lettre de Monseigneur Georges Colomb à tous les députés de la Charente Maritime 

“A  quoi sert la médecine ? A soigner ou à satisfaire des désirs individuels ?” Alors que le projet de loi de bioéthique revient ces jours-ci à l’Assemblée nationale, Mgr Georges Colomb a écrit aux parlementaires de la Charente-Maritime. Dans sa lettre du 24 juillet 2020, l’évêque de La Rochelle et Saintes interroge les députés et les sénateurs sur ce projet de loi et les invite à voter le moment venu “en toute conscience et en toute liberté”.

Monsieur le Député,

Dans quelques jours, vous serez amené à vous prononcer sur un projet de loi d’une importance capitale pour notre société. Il concerne la bioéthique. Ce projet de loi, tel qu’il est actuellement rédigé, m’interroge et me peine. Vous avez sans doute remarqué dans votre circonscription qu’il laisse perplexe nos compatriotes.

C’est pourquoi je souhaite vous faire part des réflexions qu’il m’inspire à quelques jours du vote. Je ne souhaite pas revenir sur le caractère d’urgence relatif de cette loi, en plein cœur de l’été, quand nos concitoyens sont démobilisés.

La crise sanitaire dont nous éprouvons encore les conséquences nous demande en premier lieu de nous pencher sur le sens de la médecine. A quoi sert-elle ? A soigner ou à satisfaire des désirs individuels ? Le corps médical souligne aujourd’hui que l’ensemble des activités biologiques ne peuvent être autorisées que pour des finalités thérapeutiques ou palliatives. Notre souci premier ne devrait-il pas être de promouvoir une médecine plus humaine pour tous ?

Dans son état actuel, le texte, sur lequel les députés, puis les sénateurs, se prononceront, prévoit de priver un enfant d’un père. Avez-vous pris en considération les conséquences de cette privation sur les enfants à naître par procréation médicalement assistée sans motif médical chez un couple de femmes ou bien pour une femme seule ? Comment affirmer de façon péremptoire que priver délibérément un enfant d’un père n’est pas un mal pour l’enfant et respecte ses droits ?

Comment expliquerons-nous à ces enfants, lorsqu’ils auront atteint l’âge de se demander qui est leur père, que l’Assemblée nationale a approuvé l’effacement délibéré de la paternité dans leur construction humaine et dans leur éducation ? Comment ne pas y voir la création d’une nouvelle inégalité de naissance pour ne pas dire d’une très grave injustice ?

L’ouverture de la procréation médicalement assistée risque d’avoir des conséquences concrètes et injustes : les dons de gamètes par exemple, déjà insuffisants par rapport à la demande, resteront-ils gratuits ? L’anonymat du don, qui est une règle propre à la France, restera-t-il en vigueur ? Les citoyens n’attendent-ils pas de l’Etat qu’il soit d’abord en mesure de les protéger, chacun et en particulier les plus vulnérables, contre les dérives mercantiles, les expérimentations et les pratiques qui bafouent le principe d’intégrité du corps humain ?

Autre question concrète : la mission de la solidarité nationale n’est-elle pas de prendre soin des plus fragiles ? Rembourser des procréations médicalement assistées à des femmes biologiquement fertiles nous interroge lorsque l’on sait qu’un Français sur trois renonce à se soigner pour des raisons financières.

Un point sur lequel je souhaite attirer spécialement votre attention : le handicap. Quel regard portons-nous sur les personnes handicapées alors que ce projet de loi permet de renforcer le tri des embryons et en définitive autorise un eugénisme qui nous rappelle des heures sombres de l’histoire de l’Europe et que le simple bon sens juge scandaleux ? Les efforts d’une société authentiquement fraternelle ne devraient-ils pas plutôt porter sur l’aide aux familles d’enfants atteints de trisomie ou de handicap et sur le soutien à l’éducation de ces enfants et à leur insertion dans la société ?

Les récentes élections municipales ont montré le souci des Français pour l’urgence écologique. Cette urgence nous oblige à repenser la place de l’homme sur cette terre, sa responsabilité vis-à-vis des générations à venir et les engagements prioritaires. Une écologie qui prônerait le respect de la nature, des animaux en tant que composants du vivant, et qui oublierait le respect dû à l’homme particulièrement dans les périodes de sa vie où il est le plus fragile, la conception, l’enfance et la vieillesse, serait-elle encore celle d’une société digne de notre devise républicaine qui honore la liberté, l’égalité et la fraternité ?

Je sais que vous serez sensible à ces questions et que vous saurez voter en toute conscience et en toute liberté, le 27 juillet prochain. Je vous remercie pour votre attention à un moment critique et historique pour les générations futures.

Veuillez agréer, Monsieur le Député, l’expression de mes sentiments respectueux.

+ Georges Colomb,

Évêque de La Rochelle et Saintes

Pour télécharger cette lettre de Mgr G. Colomb cliquez ICI

Les Associations familiales catholiques (AFC) appellent à  prier  à l’intention des députés afin qu’ils renoncent à voter ce texte scandaleux.

« Prions pour demander au Père d’éclairer nos députés durant cette semaine de discussion législative sur la bioéthique. Prions également pour la conversion de leur cœur ».

Père saint,

Toi qui as voulu que ton Verbe éternel naisse sur notre terre et grandisse dans une famille humaine avec tout l’amour d’un père et d’une mère ;

Toi qui nous as montré avec la Sainte Famille combien nos familles sont un bien précieux et un mystère sacré, signes et instruments de l’amour trinitaire ;

Envoie ton Esprit Saint, pour qu’Il donne à chacun d’accueillir la lumière que tu as inscrite en toute créature et dans tout l’Univers avec Sagesse et par Amour ; pour qu’Il ouvre les cœurs à la lumière de l’Évangile ;

Envoie ton Esprit Saint sur toutes les familles, pour que tout enfant ait la joie de grandir dans l’amour d’un père et d’une mère, de se construire dans la complémentarité d’une vraie différence sexuelle, d’être reçu comme un don et désiré comme une personne ;

Envoie ton Esprit Saint sur ton Église, pour qu’elle ait la force de témoigner publiquement avec justesse et douceur de l’Évangile de la Vie et de la vérité de l’amour, d’affronter sans crainte même au prix du martyre les forces contraires de la culture de mort ;

Envoie ton Esprit Saint sur les pouvoirs publics, pour qu’ils expriment avec sagesse dans la législation ce qui revient à chacun en toute justice, qu’ils soutiennent davantage les familles fondées dans l’institution du mariage.

Ô Vierge Marie, Mère du bel amour, prends sous ton manteau protecteur tous tes enfants qui se confient à toi, même ceux qui ne te connaissent pas encore, et surtout ceux à qui il aura manqué l’amour d’un père ou d’une mère !

Saint Joseph, gardien de la Sainte Famille, priez pour nous !

Amen.

 

 

Chapelle sixtine, Michel-Ange et Botticelli

Pour la grande majorité d’entre-nous, la chapelle Sixtine ce sont avant tout les superbes fresques de Michel-Ange. Pourtant on peut aussi y découvrir une impressionnante fresque de Sandro Botticelli, « Les Tentations du Christ », qui est considérée comme l’œuvre « d’essai » du maître de la Renaissance, lui qui devait faire ses preuves auprès du pape Sixte IV.En 1480, Botticelli est appelé à Rome depuis Florence, où il a peint la célèbre “Naissance de Vénus“, dans le cadre d’un échange d’artistes entre les souverains de Florence, la famille des Médicis et le pape Sixte IV.

Avec d’autres peintres florentins, il commence alors à travailler sur une série de fresques sur les parallèles entre la vie du Christ et celle de Moïse.

BIRTH OF VENUS

Sandro Botticelli 

C’est donc pour faire ses preuves auprès du pape Sixte IV, que le peintre va réaliser ce qu’on considère encore aujourd’hui comme sa fresque « d’essai ». Achevée en 1482, la fresque présentée ici montre les trois tentations de Jésus par Satan dans la partie supérieure de l’œuvre.

BOTTICELLI TEMPTATION OF CHRIST

À l’extrême gauche, le diable, vêtu comme un moine, met Jésus au défi de prouver son identité en transformant des pierres en pain. Au milieu, le diable, habillé en moine, tente Jésus de se jeter du haut d’un précipice. La dernière tentation, à l’extrême droite, montre le diable offrant à Jésus tous les royaumes du monde.

Dans la partie inférieure de la fresque, Botticelli met en scène une rencontre symbolique entre l’Ancienne Loi et la Nouvelle, avec un jeune homme guéri de la lèpre par Jésus se montrant au Grand Prêtre devant le Temple pour présenter les éléments d’un sacrifice de purification. Le prêtre peut représenter Moïse et le jeune homme Jésus, qui s’est sacrifié pour notre salut. Le message général de la fresque est le triomphe du Christ sur les tentations du diable. Une frise porte d’ailleurs  l’inscription « Temptatio Iesu Christi Latoris Evangelicae Legis » (« Les tentations du Christ, porteur de la loi évangélique »). Une autre fresque d’accompagnement représente trois épreuves surmontées par Moïse, dans le cadre de la tradition artistique qui consiste à mettre en parallèle Moïse et Jésus.

 

En images : (re)découvrir les merveilles de la Chapelle Sixtine :

Quatre ans après, hommage au père Hamel

Accompagné par l’archevêque de Rouen Mgr Dominique Lebrun et  l’archevêque de Reims,  président de la conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort.

La messe en hommage au père Hamel a été suivie d’un hommage républicain , devant la stèle inaugurée en 2017 par le président de la République E. Macron avec prise de parole du ministre de l’intérieur :

« Mettre à mort un prêtre […], c’est tenter d’assassiner une partie de l’âme nationale. Quatre années après, nous nous souvenons de l’action du père Hamel et nous nous souvenons de ce drame. […] Nous n’oublions pas que le père Hamel est mort sous les coups de la barbarie la plus infâme et la plus aveugle, celle commise au nom d’une idéologie meurtrière. »

 La stèle érigée en hommage au père Hamel, 

Un attentat revendiqué par l’État islamique en 2016

Le père Hamel a été assassiné à l’âge de 85 ans, lors d’un attentat revendiqué par le groupe État islamique. « Il est heureux que les autorités religieuses et civiles, et les citoyens, croyants de toutes confessions et non-croyants, se retrouvent pour manifester leur refus de toute violence et leur profond respect de la vie humaine », réagira la direction du diocèse de Rouen dans un communiqué.

La commémoration a débuté, samedi soir, avec une veillée de prière dans l’église de Saint-Etienne du Rouvray.

La sœur du père Hamel, Roseline, a  demandé dêtre bienveillants les uns envers les autres et d’aller à la rencontre des autres, sans juger ». Elle a espéré que la béatification de son frère ” prendra moins de temps que la canonisation  de Jeanne d’Arc !”

Roseline Hamel, sœur du père Jacques Hamel

 

Incendie criminel confirmé de la cathédrale de Nantes

Le bénévole  Rwandais  de 39 ans, employé comme portier de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, a reconnu avoir allumé trois feux le samedi 18 juillet.

Cet incendie  a sérieusement endommagé la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes : l’édifice, de style gothique flamboyant, a perdu  son grand orgue, foyer principal de l’incendie, qui a été entièrement détruit ainsi que le tableau d’Hippolyte Flandrin, Saint Clair guérissant les aveugles. L’incendie a également calciné une partie des stalles du chœur ainsi que les vitraux inestimables de la grande verrière.

.Le bénévole du diocèse a été placé en garde à vue dans la nuit de samedi à dimanche pour « destructions et dégradations par incendie », a annoncé le procureur de la République de Nantes, le 26 juillet. Il a reconnu devant le juge avoir allumé les trois foyers de l’incendie de la cathédrale. “Mon client a coopéré” , confirme maître Quentin Chabert, avocat du mis en examen. « Il regrette amèrement les faits”. Le bénévole encourt pour cette infraction une peine de 10 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende  selon  le procureur.

La plume de l’infaillibilité pontificale

Une exposition originale ayant pour thème le Concile Vatican I (1869-1870) se tient jusqu’au 30 septembre 2020 dans la Galleria Arte Poli à Rome.

Parmi les objets historiques remarquables attachés au Concile Vatican I se trouve la plume ayant servi à Pie IX (1846-1878) pour parapher la Constitution dogmatique Pastor Aeternus, par laquelle le pontife proclamait, il y a 150 ans, le « dogme de l’infaillibilité pontificale ». L’exposition se tiendra jusqu’au 30 septembre 2020.

Le directeur du Musée des papes de Padoue, Ivan Marsura, à l’origine de cette exposition, a réussi à rassembler cette collection. Le 18 juillet 1870, après de longs mois de discussion et de débats, le pape Pie IX signe la Constitution dogmatique Pastor Aeternus, rédigée et approuvée par plus de 500 pères conciliaires réunis à Rome depuis 1869. La plume unique, conçue spécialement pour cet événement, est présentée dans le petit coffret de soie rouge de la galerie Poli.

Sur un petit ruban blanc cousu à l’intérieur du coffret, on peut lire l’inscription rédigée en français « Plume du décret de l’Infaillibilité – 18 juin 1870 », preuve de l’influence diplomatique française à cette époque ( le français est la langue diplomatique du Vatican). A cette époque le pape bénéficia à Rome de la protection militaire française accordée par l’empereur Napoléon III, lors des troubles liés à l’unification italienne.

Le dogme de l’infaillibilité pontificale proclame que le souverain pontife ne peut se tromper lorsqu’il s’exprime ex cathedra (en chaire, en latin) en matière de foi et de morale. Cette affirmation du pouvoir spirituel de l’évêque de Rome intervient à un moment où le pontife a perdu la plus grande partie des États pontificaux aux dépens de la jeune République italienne, exception faite de la Ville éternelle, défendue par un bataillon français.

Le détachement quitte cependant Rome au mois d’août afin de rejoindre les champs de bataille de la guerre franco-prussienne au nord.

L’exposition présente à ce sujet une seconde plume à l’importance historique tout aussi remarquable : la « Plume de la Porta Pia ».

Celle-ci a servi à signer l’acte de capitulation de la ville de Rome devant la troupe républicaine le 20 septembre 1870. Cette date est historique pour l’Italie : elle achève l’unification de la péninsule. Par un décret signé le même jour, les États pontificaux sont abolis et avec eux tout pouvoir temporel des papes, désormais « enfermés » dans le Vatican.