Les protecteurs du mois de juillet

Le mois de juillet est le mois consacré au Précieux Sang de Jésus.
Vertu recommandée :l’adoration de la Sainte Eucharistie.

Les Protecteurs du mois :

le 3    :St Thomas, Apôtre.  Bienheureux celui qui croit sans avoir vu. D’anciennes traditions rapportent qu’il alla jusqu’en Inde et peut-être même jusqu’aux portes de la Chine ; il mourut martyr, vers l’an 52, à Mylapore, près de Madras (Chennai aujourd’hui ; sur le golfe du Bengale, au sud-est de l’Inde).

Jean-Paul II, en 1986, a prié sur sa tombe, dans la crypte de la basilique St Thomas, située dans la banlieue de Madras, à Mylapore Santhome. Au XVIème siècle,Saint François-Xavier,“l’Apôtre des Indes”, avait une conscience aiguë de mettre ses pas dans ceux de St Thomas.

le 11  : St Benoît de Nursie, père des moines occidentaux, abbé à Subiaco et au Mont-Cassin (près de Naples),  proclamé en 1964 saint patron de l’Europe.

En 1980, Jean-Paul lui adjoindra les Saints Cyrille et Méthode, apôtres des Slaves et de l’Europe de l’est ; de plus, il adjoindra à ces 3 “géants missionnaires”, en 1999, trois co-saintes patronnes :  Sainte Brigitte de Suède, Sainte Catherine de Sienne et Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein, juive convertie, Carmélite, déportée et morte à Auschwitz en 1942).

le 26  : Ste Anne et St Joachim, les saints parents de la Très Sainte Vierge, grands-parents de Jésus.

Sainte Anne, mère de la Vierge Marie, particulièrement vénérée par les Bretons, apparut un jour de 1624 à un paysan, Yves Nicolazic, près d’Auray, en Morbihan ; quelque temps après, là fut construite la grande basilique actuelle de Sainte-Anne d’Auray ; le Pardon de Sainte Anne à Auray est devenu le 3ème plus grand pèlerinage de France après Lourdes et Lisieux.

Quelques grands Saints et Saintes du mois :

Nous avons déjà fêté :

le 1er : St Thierry du Mont d’Hor  :  fils d’un bandit ! Converti, il fut ordonné prêtre par saint Rémi, puis chargé de fonder un monastère au Mont d’Hor, près de Reims, où finit par venir aussi… son propre père. Mort vers 533. Ayant guéri le roi Thierry 1er, fils de Clovis, les rois de France prirent l’habitude d’aller dîner le soir du sacre dans cette abbaye. On fête aussi, ce jour, Aaron et Myriam, frère et sœur de Moïse.

le 3St Thomas(voir plus haut)

Nous  fêterons :

le 5 :St Antoine-Marie Zaccaria ; d’abord médecin, il devient prêtre puis fonde à Milan les religieux Barnabites ; il fait partie des grands Saints réformateurs de l’Église au XVI° siècle.

Pour réformer en profondeur la société, il cherche à restaurer la piété des laïcs, popularisant les Adorations du Saint-Sacrement ; il répondait ainsi à l’affaiblissement de la foi dans le mystère de l’Eucharistie, particulièrement dans les régions qui allaient devenir protestantes. Épuisé par ses sacrifices et son travail apostolique, il meurt à l’âge de 37 ans, en 1539. Son corps incorrompu repose dans l’église St Barnabé de Milan.

Dans une célèbre lettre écrite en 1539, 2 semaines avant sa mort, il écrit à un pieux couple de laïcs :

” […] je désire que nous ne vous laissiez pas envahir par la tiédeur mais que vous marchiez de progrès en progrès […] :Le tiède – ou pharisien – a le comportement suivant : il évite les péchés graves mais commet volontiers des péchés plus légers et il ne se fait plus aucun scrupule des petites fautes.

Ainsi, il s’abstiendra de blasphémer et de dire des injures, mais il ne s’en fera pas trop de s’emporter un peu ni de vouloir toujours avoir raison, sans vouloir céder à autrui. S’il évite de dire du mal de son prochain, il ne considère pas comme une faute considérable … de se permettre souvent des paroles vaines et inutiles. Il ne mange pas avec excès et ne se remplit pas de vin comme font les ivrognes, mais il se plaît à se régaler, sans besoin, de quelque friandise qui l’attire… Il veut le bien mais il ne le veut pas tout entier […].

Douce madame Laura, et vous, aimable monsieur Bernardo, accueillez et méditez mes paroles avec les mêmes sentiments affectueux qui me les dictent. Je ne vous dis pas de tout faire en un jour, mais je voudrais que vous soyez attentifs à faire chaque jour quelque chose de plus que la veille, à mortifier un peu la convoitise et la sensualité, même dans ce qui est permis ; et cela, par ardent désir de progresser dans la vertu, pour diminuer vos imperfections et pour échapper au danger de tomber dans la tiédeur […].

Je voudrais, – et je le désire, et vous en êtes capables si vous le voulez – que vous deveniez de grands saints…

le 6  : Ste Maria Goretti ; martyre de la chasteté, elle fut tuée en 1902, à l’âge de 12 ans ; le 24 juin 1950, son assassin, converti, était présent à la canonisation, aux côtés de la maman de Marietta. En la canonisant, le pape Pie XII déclara : ” Fruit d’une famille où l’on priait tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur et l’obéissance aux parents…, elle eut la force d’âme des vierges et des martyrs”.

le 14  : St Camille de Lellis ; longtemps militaire (comme St Ignace de Loyola –voir au 31), de caractère difficile, il se convertit et devient infirmier dans un hôpital de Rome ; il fonde les Frères “à la croix rouge” : les “Servants des malades” ou “Clercs réguliers ministres des infirmes”, appelés aujourd’hui Camilliens.

Aux jeunes qu’il formait, il écrivait : “Rappelez vous que les malades sont la pupille et le cœur de Dieu et que ce qui est fait à ces pauvres est fait à Dieu”. Il souffrit toute sa vie d’un douloureux ulcère à la jambe ; il meurt en 1614, à l’âge de 64 ans ; il est le saint patron des hôpitaux, du monde infirmier et des infirmes.

le 15  : St Bonaventure (Jean, de son nom de baptême) ; son nom lui fut donné par saint François d’Assise lui-même ; “second fondateur de l’Ordre franciscain” ; pour sa doctrine et sa douceur admirables, on l’a appelé le “Docteur séraphique”. On lui attribue la célèbre hymne de Noël : “Adeste fideles” (traduit en français par le cantique : “Peuple fidèle, le Seigneur t’appelle“) ; il est l’auteur aussi d’un célèbre commentaire, mot à mot, du “Salve, Regina” 

Voici la Prière du « Salve Regina » priée et commentée mot à mot par Saint Bonaventure (1217-1274), Franciscain Italien, Archevêque, Cardinal et Docteur de l’Église Catholique. site-catholique.fr

le 16   :  Apparition de Notre-Dame du Mont Carmel (1251) à saint Simon Stock, (Supérieur) Général de l’Ordre des Carmes ; la Vierge promettait une bénédiction spéciale pour ceux qui porteraient le scapulairede l’Ordre. Le scapulaire (du latin scapula, épaule) est une sorte de vêtement porté sur les épaules, descendant de part et d’autre du buste de la personne ; au début, il était réservé aux moines ; puis les simples laïcs se mirent à l’utiliser par dévotion ; il peut être substitué par deux petits carrés de tissu, reliés par de fines bandes de tissu passant sur les épaules, un carré tombant sur la poitrine et un dans le dos.

A Fatima, en particulier le 13 juillet, Notre Dame de Fatima confia aux 3 petits Bergers que « Dieu voulait établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie ». Or, lors de ces apparitions, Notre-Dame demanda cinq pratiques : la consécration de la Russie, la communion réparatrice des premiers samedis du mois, les sacrifices pour la conversion des pécheurs, la récitation quotidienne du chapelet et le port du scapulaire. Lors de la dernière apparition, le 13 octobre 1917, les 3 enfants virent la Vierge Marie leur apparaître sous l’aspect de Notre Dame du Carmel, tenant le scapulaire dans la main droite.

Sœur Lucie ( l’une des trois voyants de Fatima, décédée en 2005) dira même, le 15 octobre 1950 : « Le scapulaire est le signe de notre consécration au Cœur Immaculé de Marie. (…) Le scapulaire et le rosaire sont inséparables ». On peut donc dire que le scapulaire et le Rosaire font implicitement partie de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, le chapelet bien récité étant la prière qui “touche le plus le cœur de Notre Dame“, comme le rappelèrent tous les Papes depuis au moins le XVI° siècle et jusqu’au Pape François.

le 22  :  Ste Marie-Madeleine, la pécheresse convertie.
Sa conversion et son immense amour du Christ lui valurent la grâce d’être le premier témoin de Sa résurrection ; annonçant celle-ci aux Apôtres incrédules, elle mérita le titre d’ “Apôtre des Apôtres“.

le 25  :  St Jacques le Majeur, frère de St Jean, fils de Zébédée ; simple pêcheur sur le lac de Tibériade, il fut, avec son frère et avec Pierre, témoin de la Transfiguration et de l’Agonie du Christ. Premier des Apôtres à verser son sang, saint patron de l’Espagne. Lorsque sa fête tombe un dimanche, c’est une Année Sainte à Compostelle.

le 31  :  St Ignace de Loyola, fondateur, avec St François (de) Xavier, de la “Compagnie de Jésus“. Il faut, disait-il, toujours agir “pour la plus grande gloire de Dieu” (“ad majorem Dei gloriam“) et “le plus grand bien des âmes“. Il est le créateur des fameux « Exercices spirituels ».

 

 

 

En juillet, le Saint-Père invite à prier pour les familles

Chaque mois, le pape François confie aux fidèles une intention particulière.

En ce mois de juillet, il les invite à prier pour la famille, « qui est confrontée à de nombreux dangers et attaques”.

« L’Église doit encourager les familles et être à leur côté afin qu’elles découvrent des chemins leur permettant de surmonter toutes ces difficultés ».

En ce mois de juillet, le pape François invite tous les chrétiens à prier pour la famille, en particulier pour celles qui font face à des difficultés. Il insiste sur les moments difficiles qu’elles peuvent traverser ces temps-ci, à cause du stress ou du rythme de vie parfois effréné. Il arrive que, « les parents oublient de jouer avec leurs enfants », regrette-t-il d’ailleurs.

En ces temps difficiles, les familles ont besoin d’être protégées

Alors que la crise du coronavirus a ébranlé l’Europe pendant plusieurs mois, et qu’elle risque de continuer à sévir, les familles connaissent des difficultés sociales et économiques.

Certaines personnes ont perdu leur emploi, voire leur logement. En période de crise il devient  évident que ni les individus ni la société ne peuvent se passer des familles.

C’est la raison pour laquelle le pape François invite les chrétiens à prier pour que les familles « soient accompagnées avec amour, respect et conseil ». « Et, de manière particulière, prions pour qu’elles soient protégées par les États », conclue-t-il.

Dans la vidéo ci-dessous,  parue ce 2 juillet, le Saint-Père insiste sur les moments difficiles que traversent les familles aujourd’hui, marquées par les incertitudes d’un monde en crise, et demande qu’elles soient «accompagnées avec amour, respect et conseil».

Vidéo à écouter cliquez sur l’image

Le pape François écrit à Benoît XVI pour lui transmettre ses condoléances

Décès le 1er juillet 2020 de Georg Ratzinger, le frère du pape émérite, Benoit XVI 

« Je désire vous renouveler l’expression de mon plus profond sentiment cordial et de ma proximité spirituelle dans ce moment douloureux », a écrit le pape François dans une lettre adressée à Benoît XVI, ce jeudi 2 juillet,

Au lendemain du décès de Georg Ratzinger, grand frère de Benoît XVI, le pape François a écrit au pontife émérite pour lui faire part de sa proximité.  « Vous avez eu la délicatesse de me communiquer en premier la nouvelle du décès de votre bien-aimé frère Mgr Georg », souligne le pontife. « Je désire renouveler l’expression de mon plus profond sentiment cordial et de ma proximité spirituelle dans ce moment douloureux ». Il dit encore prier pour le « regretté défunt, afin que le Seigneur de la vie, dans sa bonté miséricordieuse l’introduise dans sa patrie du ciel et lui accorde la récompense préparée pour les fidèles serviteurs de l’Évangile ».

« Je prie aussi pour vous, Sainteté, écrit encore l’actuel pontife, invoquant du Père, par l’intercession de la Bienheureuse Marie, le soutien de l’espérance chrétienne et la tendre consolation divine », a écrit le pape François qui rend encore grâce pour leur commune adhésion au Christ, « source d’espérance et de paix » et termine en signant ainsi : « Filialement et fraternellement ».

Remerciements des pères Eric NDIKUBWAYO et  Joseph – Marie VO TA SAM

Les pères Eric NDIKUBWAYO et  Joseph – Marie VO TA SAM vous remercient très chaleureusement pour les dons reçus.

Très touchés par votre présence lors de leur ordination et de leur première messe, ils vous assurent de leur prière.

L’ordination presbytérale de Eric NDIKUBWAYO du Rwanda et de Joseph Marie VO TA SAM du Vietnam a eu lieu samedi 20 juin 2020 à 10h  à la cathédrale St Louis de La Rochelle.

La cérémonie a été présidée par Mgr Georges COLOMB évêque du diocèse de La Rochelle et Saintes.

Photos GT

Photos GT

 

Vidéo de la messe d’ordination de Sam et Eric 

Vidéo de l’Homélie de Mgr Colomb 

Le Pape invite les médias catholiques à “l’unité dans la diversité”

Pour la première fois de son histoire, la conférence annuelle des médias catholiques, promue par la Catholic Press Association (Association de la presse catholique) se tiendra en mode virtuel les 1-2 juillet.
Dans un message qu’il leur adresse à cette occasion, le Pape François invite les participants à être entre eux signes d’unité ; pour le Saint-Père, le monde a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes de principes pour protéger une information de tout ce qui pourrait l’altérer.

«L’expérience de ces derniers mois a montré combien la mission des médias est essentielle pour maintenir les gens ensemble, en réduisant les distances, en fournissant les informations nécessaires et en ouvrant les esprits et les cœurs à la vérité», écrit le Pape aux conférenciers.

Ce rendez-vous annuel majeur de la presse catholique réunit d’ordinaire aux États-Unis nombre de journalistes, professionnels du monde de la communication et de l’édition, ainsi que plusieurs évêques.

En raison de la crise sanitaire actuelle et des restrictions de déplacements qu’elle induit, cette conférence se déroulera cette année en mode virtuel sur le thème «ensemble bien que séparés» (Together while apart), lequel exprime «de manière éloquente, selon le Pape, le sentiment d’union qui a paradoxalement émergé de l’expérience de la distance sociale imposée par la pandémie».

 C’est d’ailleurs cette prise de conscience qui conduisit à la création des premiers journaux catholiques américains, remarque François, citant l’exemple du Catholic Miscellany, publié pour la première fois à Charleston en 1822 et qui fut suivi par d’autres revues et périodiques.

Protéger la communication

«L’unité dans la diversité» («E pluribus Unum», qui est la devise des États-Unis) doit inspirer le service des journalistes et communicants au service du bien commun, écrit encore le Pape.

Ce besoin se fait toujours plus criant dans un monde marqué par la polarisation et les conflits, qui n’épargnent pas les catholiques eux-mêmes. «Nous avons besoin de médias capables de construire des ponts, de défendre la vie et d’abattre les murs, visibles et invisibles, qui empêchent un dialogue sincère et une véritable communication entre les personnes et les communautés. Nous avons besoin de médias qui peuvent aider les gens, en particulier les jeunes, à distinguer le bien du mal, à porter des jugements corrects, fondés sur une présentation claire et impartiale des faits, à comprendre l’importance de l’engagement en faveur de la justice, de l’harmonie sociale et du respect du foyer commun. Nous avons besoin d’hommes et de femmes de principes pour protéger la communication contre tout ce qui pourrait la déformer ou la plier à d’autres fins», plaide François qui demande à ces médias d’être signes d’unité dans la foi, forts «face aux modes culturelles fugaces qui n’ont pas le parfum de la vérité évangélique».

Attester personnellement de la véracité du message transmis

La communication n’est «pas seulement une question de compétence professionnelle»; le vrai communicant doit en effet se consacrer entièrement au bien-être des autres, s’impliquer personnellement, attester de la véracité du message qu’il transmet. «Toute communication a sa source ultime dans la vie du Dieu trinitaire, qui partage avec nous la richesse de sa vie divine et nous demande, à notre tour, de communiquer ce trésor à d’autres, unis au service de sa vérité».

Seul le regard de l’Esprit-Saint «nous permet de ne pas fermer les yeux» devant la souffrance de l’humanité. «C’est seulement avec ce regard que nous pouvons travailler efficacement pour vaincre les maladies du racisme, de l’injustice et de l’indifférence qui défigurent le visage de notre famille commune», et ainsi, aider les autres à contempler la réalité des personnes précisément avec ce regard de l’Esprit. «Là où notre monde parle trop souvent avec des adjectifs et des adverbes, puissent les communicants chrétiens parler avec des noms qui reconnaissent et encouragent la revendication silencieuse de la vérité et favorisent la dignité humaine.

Là où le monde voit des conflits et des divisions, regardez la souffrance et les pauvres pour donner une voix aux demandes de nos frères et sœurs qui ont besoin de miséricorde et de compréhension», conclut le Saint-Père.

Projet de loi bioéthique à l’Assemblée Nationale : ce n’est pas une urgence !

Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes, s’étonne que la priorité actuelle pour l’Assemblée nationale consiste à étudier en catimini et dans l’urgence la révision de la loi de bioéthique.

Depuis le 29 juin, les députés ont commencé l’examen en deuxième lecture du projet de loi de bioéthique. Ce projet de loi prévoit entre autre l’abandon du critère d’infertilité médicale pour accéder aux techniques de procréation médicalement assistée ou encore la disparition des derniers remparts qui protégeaient jusqu’ici les embryons humains.

Compte tenu de la gravité des enjeux sociétaux mis en cause dans ce texte, l’évêque de La Rochelle et Saintes s’interroge sur l’urgence d’un tel vote en plein cœur de l’été. Les citoyens doivent avoir le temps de s’approprier toutes les conséquences pour les générations futures de ces choix législatifs gravissimes.

L’urgence est ailleurs ! Comme le répète le pape François, notre société devrait consacrer son énergie à protéger les plus faibles. Les responsables politiques engagent fortement leur responsabilité en choisissant d’éviter la mobilisation des consciences et en faisant l’impasse sur des discussions justes et ouvertes.

 

Prière du mois de juillet 2020

Prière à Saint Pierre et Saint Paul

saints pierre et paul

En ce jour de la Fête des deux apôtres Pierre et Paul, nous « prions Dieu pour toute notre société, avec ces deux témoins de la foi ».

Pierre, pour toi, toute l’église a prié avec insistance : que le rôle et les tâches des responsables dans l’église soient soutenus par la prière des fidèles !

Que l’appel du pape François aux baptisés de prier pour lui soit pris en compte sérieusement au cœur de la vie de chaque chrétien !

Pierre, toi qui as écouté et réalisé ce que dit l’ange du Seigneur, aide-nous à être attentifs aux événements dans la vie de tous les jours ! Qu’à notre tour, nous soyons toujours discernant et dociles au souffle de Dieu !

Paul, converti sur le chemin de Damas : que les yeux de chair de tout homme puissent être transformés au regard de Dieu ! Que le feu du péché qui installe la guerre dans les sociétés humaines, laisse la place au feu ardent de l’amour et de la paix !

Paul, du Saul-persécuteur au Paul-porteur du nom chrétien, aide tout homme qui est en quête du sens de la vie de rencontrer le Christ, le Fils de Dieu qui s’est fait petit et humble, qui est abandonné, emprisonné, persécuté…

Avec Pierre et Paul, nous demandons à Dieu, le Père, de faire grandir notre foi en Christ jour après jour. Que l’Esprit Saint nous aide à témoigner son amour miséricordieux dans le milieu où nous vivons !

Amen.

(Retrouver cette prière du mois dans le menu : “Célébrer / prier” et dérouler jusqu’à la prière du mois)

Saint Paul désire être propre…

Une église sale est une église triste.

De plus par ce temps de circulation de coronavirus, la propreté de l’église permet de diminuer les risques de contamination.

Rendez-vous lundi 29 juin à 10h si le coeur vous en dit

La tâche sera plus facile et plus agréable si  l’on est nombreux.

Il est recommandé de prendre quelques ustensiles et produits de ménage

–  MERCI –

Nouvelle mission de Monseigneur Barbarin.

Dans un entretien accordé à Aleteia ( site chrétien intéressant) en juin 2020, le cardinal Philippe Barbarin, prélat de 69 ans,  se confie sur sa prochaine mission qui débutera en juillet.,

De retour d’une longue retraite spirituelle en Terre sainte, après sa démission le 6  mars dernier, le cardinal Barbarin, nommé archevêque de Lyon en 2002, après avoir servi les Lyonnais pendant dix-huit ans d’une manière exemplaire célébrera sa messe d’adieu et d’action de grâce le dimanche 28 juin.

Sa  nouvelle mission, auprès des petites sœurs des pauvres en Bretagne, comportera  deux dimensions essentielles :  « suivre Jésus de près » et « rendre service », elle s’inscrira dans la continuité de son action de cardinal primat des Gaules.

Finalement relaxé et jugé « non coupable » pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs dans le cadre de l’affaire Bernard Preynat, Mgr Barbarin commence une nouvelle étape de sa vie. Il n’est pas excessif de dire que comme le Christ il aura été humilié et sanctionné pour des négligences anciennes dont il était innocent. Pour l’opinion publique il fallait que quelqu’un paye, c’est lui qui a payé.

Conscients de cette injustice les fidèles de Lyon ont ouvert  le site  : Merci Cardinal, où chacun peut exprimer son émotion et sa reconnaissance.

Voici quelques témoignages : « Depuis 18 ans, le cardinal Barbarin s’engage courageusement dans la société et dans le monde, au service du dialogue, de la rencontre et de la fraternité, du respect des plus petits, de la défense des chrétiens martyrs […] ». Un autre témoignage : « Depuis les débuts de sa vie de prêtre, il nous a changés, bousculés, édifiés, nous voulons lui dire notre gratitude ». À quelques jours de la messe d’adieu, les messages de remerciement se multiplient.

Entretien.

Aleteia : Monseigneur, quelle est votre prochaine mission ?

Cardinal Philippe Barbarin : En rentrant de Terre sainte, je suis allé voir le Saint-Père fin mai. Nous avons beaucoup parlé du Proche-Orient. Il m’a dit qu’il aimerait que je reste disponible pour des missions dans les pays que je connais bien, comme l’Irak, le Liban ou Israël. Pour le reste, il m’a laissé le choix de faire ce que je souhaite. J’avais déjà pris contact avec l’archevêque de Rennes et avec la supérieure des Petites Sœurs des Pauvres de Saint-Pern, en Bretagne, là où vit Mgr Marcus, l’ancien archevêque de Toulouse. Dès le début du mois de juillet, je serai donc à ses côtés, mais aussi comme un aumônier pour les sœurs.

D’autre part, Mgr d’Ornellas (archevêque de Rennes) m’a demandé de donner des cours au séminaire de Rennes.

Je l’accueille comme un frère. C’est un homme de Dieu, qui est unanimement reconnu comme un enseignant de la Parole de Dieu, réagit l’archevêque de Rennes. Il a été déjà été professeur au séminaire de Madagascar. Et il reste cardinal. Il est donc effectivement susceptible d’être envoyé en mission par le Vatican, notamment pour les Chrétiens d’Orient. »

Les jeunes religieuses des Petites sœurs des pauvres, lors de la messe des vœux perpétuels. | OUEST-FRANCE

Le cardinal Barbarin sera donc accueilli à la Tour Saint-Joseph, la « maison-mère » des Petites sœurs de pauvres à Saint-Pern, en Ille-et-Vilaine, congrégation fondée par la bretonne Jeanne Jugan, née à Cancale.

Obsèques de Claude Poireault

La messe d’au revoir à  Claude Poireault a eu lieu le jeudi 25 juin 2020 à 10h 30 en l’église Notre Dame de Rochefort.

La messe était présidée par le père Pierre Bigot  entouré des pères Yves Guiochet et  Jean-Pierre Baron tous deux anciens curés de Rochefort venus de Saintes, du père Arockiya, du père Joseph The Tao Nguyen vicaires et du père  Eric Ndikubwayo récemment ordonné. Était également présent Henry Leblong, diacre.

L’absence du père Le Nezet curé de Rochefort fut expliquée par le père Pierre Bigot. N’ayant pas vu ses parents depuis plus d’un an, il était auprès d’eux en Bretagne.

L’église était bien remplie, on pouvait y voir Irène, son épouse,  entourée par sa famille et ses neveux et nièces. Étaient également présents  ses nombreux amis de Rochefort  et M. Hervé Blanché, maire.

La chorale St Vincent dirigée par Marie-Claude Fardet a animé la messe par ses cantiques et ses hymnes, Marc Fardet était à l’harmonium.

Pour lire l’homélie du père Pierre Bigot Cliquez ICI

Pour lire le témoignage de ses neveux et nièce Cliquez ICI

Pour lire le Témoignage de ses amis proches J.Paul Davy  Cliquez ICI

Pour lire le Témoignage de Blandine Vernier aumônerie Cliquez ICI

 

Claude et Irène dans leur maison à Ste Marie de Campan
Irène et Claude sur la route de Campan

Première messe d’Eric à Notre Dame

Ordonné  prêtre le samedi 20 juin 2020 en la cathédrale St Louis de La Rochelle, par Mgr Georges Colomb, Eric Ndikubwayo a célébré sa première messe,  le dimanche 21 juin 2020 à 18h, dans l’église Notre Dame de Rochefort, devant ses amis, sa famille et les paroissiens de Rochefort. Il était entouré par 12 prêtres dont le père Mickaël Le Nezet curé de Rochefort, l’abbé Pierre Bigot prêtre coopérateur, les abbés Arockiya, Jean, Joseph The Tao et Vo Ta Sam, vicaires, parmi les prêtres amis,  invités, se trouvait le père Alexis , bien connu des Rochefortais.

L’ambiance était chaleureuse et entraînante, grâce au groupe musical et aux chanteurs menés par Marie-Noëlle Lastère et Estelle Hartenberger. Nous souhaitons une belle et riche vie de prêtre à Eric à la suite et au service du Christ et de son Eglise.

Voici la première homélie du père Eric :

Il est temps ! Le moment est venu pour les disciples de commencer la mission et… (Silence)

Dieu seul sait combien sont nombreux les obstacles qui les attendent !

Jusque-là ils étaient bercés dans l’admiration des miracles que Jésus accomplissait.

Et ils pouvaient croire que le paradis était déjà pleinement là.  Hélas ! Désormais, ils doivent quitter ce confort. Mais avant de partir Jésus leur parle ainsi: « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,  moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux » Mt 10, 32. Voilà une parole forte.

Les disciples peuvent maintenant se mettre en route car ils savent que leur mission consiste à annoncer leur attachement à Jésus et son enseignement. Et pour nous, rassemblés dans cette église, comment cette mission résonne-t-elle en nous ? Que faisons-nous pour rester témoin de notre Foi devant les hommes et les femmes d’aujourd’hui ?  Voilà des questions à laisser résonner dans notre cœur même après cette messe.

Cependant, en y regardant de plus près, le témoignage de notre foi, peut être comparé à un rosier…

Cette plante qui au printemps fleurit et provoque notre admiration. Pour immortaliser cette beauté naturelle,  ceux qui ont des caméras prennent des photos, qui sont ensuite soigneusement gardées.

Au printemps seules les fleurs attirent notre attention et pourtant, un rosier n’est-il pas aussi fait d’épines ?

Il en est de même pour le témoignage de Foi. Quand nous arrivons à transmettre nos valeurs chrétiennes, là nous sommes satisfaits et fiers. A ce niveau les familles sont heureuses de voir les enfants ou les petits enfants  suivre  le caté et participer régulièrement à la messe. Ceux qui sont issus de familles non pratiquantes ou plus du tout catholiques sont du moins heureux quand leurs familles sont bien réceptives à ce que révèle leur attitude chrétienne. Par ces exemples, nous sommes au printemps du témoignage de notre Foi, de notre attachement au Christ et à son enseignement, à tel point que nous pouvons parfois oublier que les épreuves font aussi partie la vie de Foi comme  nous l’avons suivi dans la première lecture où le prophète Jérémie dit :  « J’entends les calomnie de la foule qui dit : « dénoncez-le ! Allons le dénoncer (…). Nous réussirons et nous prendrons sur lui notre revanche » (Jr 20, 10).

Quand les épreuves se présentent contre notre témoignage, là, nous devenons comme ce rosier, non plus au printemps mais plutôt en hiver.  Il est en hibernation et les fleurs qui attiraient notre attention ne sont plus là et nous ne voyons que les épines.   Ce qui faisait notre fierté devient sujet de discorde familiale ou amicale. Les enfants ont grandi et ne s’intéressent plus à la religion. Le gendre ou la belle-fille ne veut pas entendre parler du baptême des enfants, et là la grand-mère et le grand-père sont déstabilisés car l’aiguille de la boussole familiale, la Foi en Dieu,  semble perdre le nord. Et pour l’autre exemple, la famille non pratiquante, ou non catholique, n’est plus tolérante à tout ce qui a trait à la religion.  Et là on est au cœur des épreuves contre le témoignage de notre Foi. Dans ces situations le danger de la désolation spirituelle n’est pas loin.

On peut facilement tomber dans le risque de considérer que Dieu nous a abandonnés. Face à cette situation, y-a-t-il une solution miracle ? Hélas !  Je n’en ai pas ! J’ai juste une proposition. Je m’inspire de ce que Jésus dit dans l’évangile, écoutons-le : «  Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme. » Mt 10, 28.

Il est bien vrai que les relations humaines ne permettent pas de transmettre la foi ou ses valeurs dans de telles circonstances, comme notre plante n’en demeure pas moins rosier malgré ses épines, les épreuves ne nous enlèvent pas notre identité chrétienne. Il est alors important de revenir au Christ et de lui confier notre souffrance. Comme Monique qui pria pour la conversion de son fils Augustin qui était très éloigné de la Foi, ayant été exhaussé, Son fils est devenu saint Augustin, un modèle d’attachement au Christ.

Là où les conditions s’y prêtent, dans votre maison, n’hésitez pas à créer un espace dédié à la prière avec des éléments simples : une table sur laquelle on peut déposer une bougie, un cierge qui nous rappelle que le Christ est la lumière qui nous précède et qui illumine notre témoignage. Une Bible/ la Parole de Dieu, nourriture spirituelle de notre témoignage. Un pot de fleur, symbole de l’harmonie et de la beauté que l’on veut rétablir dans nos familles. Dans cet engament la prière est très importante et ce n’est pas pour rien que sainte Thérèse de Lisieux est patronne universelle de la mission alors qu’elle n’est jamais sortie des murs de son Carmel.

Père Eric

Pour télécharger et relire l’homélie du père Eric cliquez ICI

Photos de GT

photos GT

 

 

Première messe du père Sam au sanctuaire de Port des Barques

Ordonné  prêtre le samedi 20 juin 2020 en la cathédrale St Louis de La Rochelle, par Mgr Georges Colomb, Joseph Marie VO TA SAM  a célébré sa première messe,  le dimanche 21 juin 2020 à 11h, au sanctuaire des prêtres déportés à Port des Barques, devant ses amis  et les paroissiens de St Agnant, habitants la rive gauche de la Charente. Il était entouré par  les abbés Mickaël Le Nezet curé de Rochefort, Arockiya, Jean, Joseph The Tao et Eric Ndikubwayo, vicaires. Des sœurs vietnamiennes de plusieurs congrégations étaient également présentes et ont animé la célébration avec des chants liturgiques.

Voici une prière de sainte Thérèse de Lisieux qu’il redit souvent:

“Je veux, Ô mon bien aimé, à chaque battements de mon coeur, vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu’à ce que les ombres s’étant évanouies, je puisse vous redire mon amour dans un face à face éternel -Amen-” 

Homélie de la première messe du père Sam

Nous sommes invités tous à témoigner pour l’Evangile

 Il y avait un jeune garçon de 12 ans, qui, tous les jours, comme d’habitude, allait à l’école le matin et retournait à la maison pour déjeuner. Mais un jour, son programme écolier a changé. Ce jour-là était un lundi, il devait rester manger à l’école, car il avait cours dans l’après-midi. A l’heure du repas, il sortit son pique-nique.

Lui, éduqué chrétiennement, ne mangeait jamais sans dire le bénédicité. Entouré par ses amis qui s’agitaient en comparant leur nourriture, il ne savait comment faire pour commencer son déjeuner : il eut honte de faire son signe de croix devant ses amis, et il n’osa pas. Finalement il décida intérieurement de dire une petite prière en silence, puis il commença son repas ! Mais sa conscience le tourmenta de l’après-midi jusqu’au soir, car la veille, le dimanche, à la messe, il avait entendu dans l’évangile : « quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon père qui est aux cieux ». Ce garçon c’était moi ! C’était Sam ! Jésus pardonne-moi encore !

Chers frères et sœurs, les paroles que Jésus m’a dites, il y a plus 20 ans, me travaillent encore aujourd’hui.

Oui, Jésus nous encourage, vous et moi, aujourd’hui à ne pas craindre les hommes, à ne pas renoncer à notre dignité et à notre vocation chrétienne devant les attaques, les difficultés et même les persécutions.

Nous sommes tous invités à aller sur les places publiques, sur les marchés et sur les plages afin de parler de Jésus, de témoigner et de proposer, au bon moment, une discussion sur Dieu.

Jésus nous chatouille encore aujourd’hui , il nous incite à nous lever au milieu de la foule pour dire la vérité, dénoncer les injustices, dévoiler les secrets ténébreux, et à ne pas avoir peur des calomnies ou des moqueries des hommes, parce que les paroles de calomnie ne feront pas tomber un seul de nos cheveux.

Le monde a besoin de prophètes mais tout le monde n’est pas prophète ! Et si nous ne sommes pas tous des prophètes, au sens biblique de ce terme, nous sommes tous, néanmoins, des témoins du Christ pour le monde d’aujourd’hui qui a tellement besoin de témoins. Comme dit le pape Paul VI dans l’exhortation Evangelii nuntiandi: « Les hommes d’aujourd’hui ont plus besoin de témoins que des maîtres ».

Témoigner par les paroles est important, mais tout d’abord il faut triompher de nous, il faut vaincre, en premier lieu, les obstacles et les difficultés intérieures : telles que la peur, la lâcheté, la mollesse qui sont nos premiers adversaires. Si nous voulons gagner le monde, commençons par nous vaincre nous-même !

Frères et sœurs, Jésus nous dit aujourd’hui : ne soyons pas des chrétiens mous, osons perdre en  risquant notre vie, nos intérêts propres et personnels pour Le gagner Lui et gagner ainsi sa vie, car qui perd sa vie la trouvera, comme il nous l’a promis. N’ayons pas peur des petites blessures, mais soyons au contraire de courageux soldats du Christ ! Ne nous laissons pas séduire par les voix cajoleuses du monde car elles sont trompeuses. Le témoignage des prêtres martyrs, sur cette terre de Charente maritime, est pour nous une leçon à imiter. Ils n’ont pas crié comme Jean Baptiste dans le désert, mais leur mort, quoique restée longtemps dans le silence, témoigne maintenant éloquemment de leur amour pour l’Eglise et pour le Christ.

Ils ont obéi à la loi de Dieu plutôt qu’à celle des hommes. Ils craignaient Celui qui a le pouvoir de sauver l’âme de la mort plutôt que ceux qui tuent le corps. Ils sont restés fidèles à leur engagement au détriment de leur vie.  Mais où trouver ce courage ? Où ont-ils  puisé la force du martyre ? C’est dans  la force de l’amour du Christ qu’ils les ont trouvés, ils ont compté sur cette unique force, qui est celle de Dieu ! Sans le Seigneur nous ne pouvons rien faire, n’ayant pas compté sur le Seigneur le jeune garçon n’a pas eu la force de tracer un signe de croix devant ses amis !« Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile ! »

Père Sam

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Photos GT

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