Octave de Pâques

L’octave de Pâques désigne, dans le calendrier liturgique latin, les huit jours qui suivent la fête pascale, du dimanche de Pâques au dimanche de quasimodo, ou dimanche in albis, qui est devenu en l’an 2000 le dimanche de la divine Miséricorde. D’autres fêtes religieuses de la religion catholique sont aussi suivies d’une octave, destinée à les solenniser.

Actuellement, selon le calendrier liturgique romain, seules les solennités de Pâques et de Noël sont suivis d’une octave. Dans le calendrier liturgique tridentin, la solennité de la Pentecôte est également suivie d’une octave, comprenant les Quatre-Temps de l’été.

Pendant cette octave, la messe est célébrée tous les jours avec les prières du jour de Pâques. La répétition des mêmes prières et des mêmes chants sert à rappeler que la Résurrection se prolonge par-delà la fête pascale. Les cloches des églises peuvent sonner à 18 h durant ces 8 jours.

Tirant son origine de l’Ancien Testament avec la fête Souccot elle fut introduite par l’empereur Constantin dans la liturgie catholique.

Égérie a décrit dans son Voyage comment elle était vécue au IVème  siècle à Jérusalem : « (…) pendant l’Octave, toute cette pompe et cette décoration se déploient dans tous les lieux saints. (…) Pendant toute cette octave, tous les jours, c’est la même décoration et la même pompe (…) Les moines de l’endroit, au complet, continuent à veiller jusqu’au jour en disant des hymnes et des antiennes. (…) À cause de la solennité et de la pompe de ces jours, des foules innombrables se rassemblent de partout, non seulement des moines, mais aussi des laïcs, hommes et femmes. »

Dans le rite byzantin

Toute la semaine, appelée Semaine Lumineuse, les portes du sanctuaires restent ouvertes (voire ôtées de leurs gonds) dans les églises. On ne lit rien dans les offices, tout est chanté, et l’intégralité des offices est calquée sur le déroulement des offices du dimanche de Pâques.

 

Chantons maintenant : “Le Christ est vraiment ressuscité”.

Carlo Acutis, le “Geek de Dieu”

Carlo Acutis est probablement le premier jeune du XXIe siècle cité dans une exhortation apostolique : Christus Vivit, écrite par le pape François.
Né en 1991 à Londres il  vivra à Milan.
Petit, Carlo Acutis ressent le besoin de placer son bonheur en Dieu seul.
A 5 ans il est surpris par sa nounou les mains jointes, se consacrant à la Vierge Marie.
En 1998, il fait sa première communion et décide d’aller à la messe tous les jours,  il déclarera : « L’Eucharistie, c’est mon autoroute pour aller au ciel ».
La messe quotidienne, l’adoration eucharistique et la récitation quotidienne du chapelet deviennent sa raison de vivre.
Il mène l’existence de n’importe quel jeune de son âge: voile, football, dessin, voyages… mais c’est surtout aux commandes d’un ordinateur qu’il excelle.
Il  emploie ce talent au service du Christ et de l’Église en diffusant  messages et articles au sujet de sa paroisse, de son collège et de  son groupe de prière.
En 2002, ce cyber-apôtre organise une présentation numérique des miracles eucharistiques dans le monde. Souriant et proche des gens, Carlo  est attentif aux marginaux. Dépassant les frontières de son milieu social, il converse avec les pauvres et, s’il le faut,  leur fait parvenir sacs de couchage et repas… Il entretient aussi des amitiés profondes avec des personnes d’autres religions. Adolescent, il convertira au christianisme Rajesh, un hindouiste employé par ses parents,

CARLO ACUTIS

En octobre 2006, il tombe brusquement malade; c’est une leucémie foudroyante. Il décide alors d’offrir toutes ses souffrances pour le  pape et pour l’Église. Il s’éteint le 12 octobre, à l’âge de 15 ans. Avant de mourir, il avait prédit à sa mère, Antonia Salzano, qu’il lui donnerait beaucoup de signes après sa mort et qu’elle serait maman à nouveau. En 2010, elle donnera naissance à des jumeaux, Michele et Francesca.

Corps intact 

L’ouverture du procès de canonisation de Carlo Acutis a débuté en 2013 à Milan.  Le pape François a reconnu le caractère « héroïque » de ses vertus le 5 juillet 2018. Le 23 juin 2018, son corps exhumé est retrouvé intact. Quant à son cœur, une relique désormais, se trouve dans la Basilique saint François d’Assise, auprès du saint qu’il admirait.

En novembre 2019, la Congrégation pour la cause des saints a reconnu un miracle dû à l’intercession du jeune italien. Sa dépouille a été exposée à la vénération des fidèles quelques jours avant sa béatification, le 10 octobre 2020 , devant 3.000 personnes à Assise et des millions derrière leur écran. Voici en vidéo les moments les plus marquants de la cérémonie.

Un saint pour aujourd’hui  

Aujourd’hui, les vertus du bienheureux Carlo Acutis, conjuguées à sa modernité, n’en finissent pas d’étonner. Le pape François lui voue une affection toute particulière et le donne en modèle aux jeunes d’aujourd’hui.

Le bienheureux Carlo Acutis a déjà donné son nom à plusieurs groupes de jeunesse. Les livres à son sujet se vendent comme des petits pains.   Un film dédié à ce patron des fous de Dieu -geeks est en préparation. Sa sortie est prévue courant 2022. L’apôtre du web a désormais son vitrail dans une église italienne.

Avis aux victimes de l’informatique

Il est  recommandé, de prier ce jeune italien avec ces deux prières. Si un bug informatique nous bloque, Carlo Acutis, fan de Jésus, peut être invoqué avec cette prière spécifique.

“Article tiré du site Aleteia”

Film de Carlo ACUTIS ( passer 2mn 15 avant d’avoir du son)

Horaires des manifestations à Pâques.

Samedi 16 avril : Samedi Saint

  • 09h30 :  marche et prière au tombeau des prêtres déportés des pontons de Rochefort à l’île Madame  (Départ à Port des Barques).

  • 21h00  : Vigile Pascale, à l’église Notre Dame  Nous fêterons la victoire de la vie sur la mort. Au cours de cette Vigile, Alexandre sera baptisé, communié

Dimanche 17 avril  : La Résurrection

  • 9h30 : messe à l’église St Pierre du Breuil Magné
  • 11h00 : messe à l’église St Louis

Pas de messe à 18h00 à l’église St Louis

 

 

Les fleurs dans nos églises pour le Triduum Pascal.

En vue du fleurissement de l’église Notre Dame de Rochefort pour la Vigile Pascale vous pouvez apporter des fleurs si vous le souhaitez à l’église Notre Dame le samedi 16 avril.

Merci beaucoup.

Contact PAROISSE : 

SECRÉTARIAT PAROISSIAL
Presbytère Saint-Louis
109 Ter rue Pierre Loti
17300 Rochefort
05 16 65 42 89 – @ : paroissederochefort@gmail.com

Fleurir une église, c’est créer un chemin vers Dieu

Ci-dessous un extrait de l’intervention de Marie-Odile Lalo qui concluait la formation nationale du département “Fleurir en liturgie” en mars 2016

« Le fleurissement est au service de l’Église en prière. Il s’agit d’un savoir.

Prier avec les fleurs, avec les végétaux n’est pas évident et, en tout cas, plus facile à dire qu’à faire.

Il s’agit de recentrer notre mission de fleurissement sur la liturgie, la célébration du Salut, la mort et la résurrection de Jésus, au cœur de cette grande action de grâce constituée par chaque eucharistie.

Notre charisme, ou encore notre art, consiste à faire entrer la création dans la célébration eucharistique et contribuer ainsi à la dignité et à la beauté de la célébration.

Saint Jean-Paul II a mentionné les fleurs dans une lettre apostolique publiée le 4 décembre 1988 à l’occasion du 25ème anniversaire de la promulgation par Paul VI de la Constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium sur la Sainte Liturgie :

« Les signes, surtout les signes sacramentels, doivent avoir la plus grande expressivité. Le pain et le vin, l’eau et l’huile, mais aussi l’encens, les cendres, le feu et les fleurs et presque tous les éléments de la création ont leur place dans la liturgie comme une offrande au Créateur et contribuent à la dignité et à la beauté de la célébration. »

« La plus grande expressivité » c’est-à-dire ce qui exprime avec force une pensée, un sentiment, une émotion. Autrement dit la liturgie est une action qui met en jeu des gestes et des signes forts qui doivent servir la célébration. Les éléments végétaux que nous arrangeons serviront l’action liturgique. Nous pouvons reprendre à notre compte le vocabulaire des concepteurs lumières : « habiter le lieu, éclairer ce qui s’y trouve et ce qui s’y passe. »

En étant au service de l’Église en prière, le fleurissement est soumis à l’action liturgique et doit respecter le temps liturgique. En effet, ce n’est pas en notre nom propre que nous fleurissons, mais au nom de toute l’Église. Quand l’Église célèbre le culte divin, elle le fait dans une culture donnée et dans le temps. Ce temps chrétien qui fait mémoire des interventions de Dieu dans l’histoire.

Ainsi, le fleurissement, en respectant le temps et la pédagogie mise en œuvre par l’Église elle-même, permet à l’Église en prière d’exprimer son attente, sa joie, sa peine, son espérance, bref de faire mémoire de l’aujourd’hui du Salut en le déployant dans notre histoire, ici et maintenant.

Le fleurissement dans la liturgie est donc l’une des mises en œuvre concrètes de la réponse de l’assemblée à Dieu qui œuvre pour le salut de l’homme.

C’est enfin permettre à la création d’entrer dans le temps éternel déployé par la liturgie et dans l’action de grâce de l’Église ».

 

24 heures pour la Divine Miséricorde dans le diocèse

Dans notre diocèse, la fête de la divine miséricorde sera particulièrement soulignée à Saintes, le samedi 23 et le dimanche 24 avril prochain

Découvrez la Miséricorde Divine et faites l’expérience concrète de l’Amour de Dieu !
Le dimanche de la Miséricorde est célébré par l’Église le dimanche après Pâques.
Nous vivons un temps de grandes misères. La réponse de Dieu à ces misères
s’appelle la Miséricorde.
L’Église nous conduit aux sources de la Miséricorde : sacrements, prières, œuvres de miséricorde et aussi prières de guérison, de délivrance et de libération.
« Les 24 heures pour la Miséricorde » veulent conduire,  prêtres et fidèles à ces moyens que l’Église propose pour expérimenter concrètement l’amour de Dieu.

PROGRAMME

Samedi 23 avril :

A l’abbaye aux Dames* & église Saint-Pallais** à Saintes :

  • 15h-17h30 ** : pour les prêtres et les diacres, enseignement/ conférences
    des pères : enseignement/conférence des pères Bernard Faure et Timothée Longhi exorcistes du diocèse de Bayonne sur les questions relatives à
    l’occultisme, aux prières de guérison, de délivrance et de libération, suivi d’un
    temps de partage.
  • 15h-17h * : chapelet de la Miséricorde animé par les sœurs mineures et
    conférence sur le thème de la Miséricorde animée par les serviteurs de la
    Miséricorde.
  • 18h * : messe du samedi avec célébration du sacrement des malades.
  • 20h30 * : veillée Miséricorde en ouverture de la nuit d’adoration animée
    par les Serviteurs de la Miséricorde et Hélène Goussebayle, auteur, compositeur et interprète.

* à l’abbaye aux Dames

** à l’église Saint Pallais à Saintes

Dimanche 24 avril 

Cathédrale saint Pierre à Saintes :

  • 9h30 : laudes animées par les sœurs mineures
  • 10h : messe de la Divine Miséricorde présidée par Mgr Colomb.
  • 14h : conférence sur l’oraison suivie d’un temps d’oraison guidé par le
    frère Jean-Emmanuel, carme au Broussey.

►  Le sacrement de réconciliation est proposé tout au long du Week-End

INFOS PRATIQUES

  •  Pour les repas : chacun prévoit ce qui lui est nécessaire.
  • Participation financière souhaitée : 5 euros par personne.
  • Nous suivrons les normes sanitaires en vigueur.
  • Toilettes sur place.

 Flyer du programme de ces 2 jours

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi saint : Chemin de croix

Depuis vingt siècles, la mémoire des dernières heures de la vie de Jésus a retenu l’attention de l’Eglise et la piété des fidèles a trouvé dans le chemin de croix un moyen d’exprimer sa dévotion en dehors de la liturgie proprement dite. Le Vendredi Saint, l’Eglise nous fait suivre le Christ pas à pas dans le combat qu’il a accepté de vivre pour nous racheter de nos péchés.

Le chemin de croix qui accompagne Jésus vers sa mort est une contemplation active qui veut aider chacun à entrer dans le mystère de l’amour de Dieu, manifesté en son Fils. D’autre part, dans l’intercession pour le monde tel que Jésus l’a vécu en s’offrant sur la croix, une telle démarche ne peut se faire que dans la perspective de sa Résurrection à Pâques. Le chemin de croix apparaît donc comme un pèlerinage « en esprit », c’est pourquoi il touche celui qui l’entreprend sous trois aspects, tant physiques que spirituels : la marche, la méditation et l’intercession.

La marche

Pour épouser les sentiments du Christ, il est nécessaire d’avancer pas à pas. Pour entrer dans les profondeurs de l’amour du Père, il faut qu’un chemin se creuse, de station en station. Le déplacement physique invite à un déplacement intérieur. Il s’agit de se laisser façonner par la marche, de suivre le Christ pas à pas, de nous laisser conduire sur le chemin qu’il emprunte, et non de le précéder. Il s’agit d’entrer plus profondément dans notre condition de disciple.

La méditation

Le pas à pas s’accompagne du mouvement progressif de la méditation qui nous invite à faire mémoire du chemin accompli par Jésus lui-même. L’Evangile est le fondement de cette méditation qui appelle le pèlerin à une découverte progressive de la miséricorde du Père, en même temps qu’il est invité en contemplant Jésus anéanti sous les coups de la Passion, à reconnaître en lui le Christ, Serviteur de l’amour du Père pour notre humanité.

L’intercession

Tout pèlerinage s’accompagne de prière. Dans le cadre du chemin de croix, la prière voudrait prendre en charge toutes les situations de souffrance, d’épreuve, de détresse, de mort que nous rencontrons autour de nous dans la vie quotidienne ; toutes les vies des hommes de ce monde que le Christ, dans son mystère pascal, a offertes au Père.

La pratique du Chemin de croix peut se faire de manière solennelle, communautaire et processionnelle ou de manière privée, au sein d’une église ou même en pleine ville.

Quelles sont les stations du Chemin de croix ?

Le Chemin de la croix n’est pas un acte de sadomasochisme, il est l’unique qui vainc le péché, le mal et la mort, parce qu’il débouche sur la lumière radieuse de la résurrection du Christ, en ouvrant les horizons de la vie nouvelle et pleine. C’est le Chemin de l’espérance et de l’avenir. Celui qui le parcourt avec générosité et avec foi, donne espérance et avenir à l’humanité. Il sème l’espoir.

Les 14 stations du Chemin de croix

    • 1e station : Jésus est condamné à mort
    • 2e station : Jésus est chargé de sa croix
    • 3e station : Jésus tombe sous le bois de la croix
    • 4e station : Jésus rencontre sa Mère
    • 5e station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix
    • 6e station : Véronique essuie la face de Jésus
    • 7e station : Jésus tombe pour la seconde fois
    • 8e station : Jésus console les filles de Jérusalem
    • 9e station : Jésus tombe pour la 3e fois
    • 10e station : Jésus est dépouillé de ses vêtements
    • 11e station : Jésus est attaché à la croix
    • 12e station : Jésus meurt sur la croix
    • 13e station : Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère
    • 14e station : Jésus est mis dans le sépulcre
    • (15e station : avec Marie, dans l’espérance de la résurrection)
Traditionnellement les Chemins de croix comptent 14 stations, aujourd’hui, on ajoute parfois une 15ème station, celle du tombeau vide qui relie ainsi, en finale, toutes les stations à la résurrection.

Pâques, écoute active de la fragilité

Jeudi Saint signifie communion – amour de l’autre – don de soi, pourquoi ne pas se tourner  vers ceux que l’on évite d’ordinaire, car on est pressé,  car on n’y pense pas, ou parce qu’on a d’autres soucis…. ?

Rencontrer nos frères et sœurs en marge est nécessaire, tourner nos regards vers eux est indispensable, c’est pourquoi  l’ Assemblée Plénière des évêques réunie à Lourdes en novembre 2021 – avec le CERAS  Centre de Recherche et d’Actions Sociales – « l’Action populaire » créée en 1903, par Jésuites et  laïcs – nous propose des interviews filmées.  Les personnes en précarité  ont besoin de parler d’elles, prenons au sérieux leur message, celui de l’Évangile et les appels du pape François.

Ces témoignages évoquent des chemins de vie pierreux,  inégaux,  parfois des impasses, loin, ou à côté de l’Église, notre maison commune.
Convaincus que l’écoute des personnes en précarité peut évangéliser chacun et chacune d’entre nous, les évêques de France, et le Ceras, proposent quatre vidéos;  une par jour, du jeudi Saint au dimanche de Pâques.

Ces  quatre vidéos nous aiderons à actualiser la Bonne Nouvelle; elle est inscrite sur du papier,  parfait, mais il faut maintenant l’inscrire dans nos cœurs …et dans nos mains de travailleurs à la vigne du Seigneur.
Le mystère pascal approche,  luttons contre notre pauvreté spirituelle, notre avarice cachée, et enrichissons les pauvres de notre présence, de notre écoute afin d’apporter le soutien affectif, matériel ou financier qui convient.

  • Jeudi Saint – Faire Église : la Communion parfois fragile et brisée

  • Vendredi Saint – Entendre les cris

  • Samedi Saint – Un moment de jachère

  • Dimanche de Pâques : Rêver la fraternité universelle

Rite du lavement des pieds

Un geste chargé de sens

Un tel rite frappe toujours l’assemblée, car, ce jour-là il met immédiatement en œuvre la liturgie ce qui est exceptionnel.

Quels que soient les acteurs, la vérité du geste est là.; donc le Christ est présent parmi eux.

Le prêtre, après avoir déposé sa chasuble, le cas échéant, se met au travail et verse de l’eau sur les pieds des invités puis il les essuie.

Comme pour tout acte liturgique, bien sûr, il faut veiller à la profondeur du symbole , en veillant à la mise en scène.

Un tel geste est orienté vers la Passion

Le Missel propose six antiennes qui peuvent être chantées à cette occasion. Les cinq premières sont des citations de l’évangile de Jean au chapitre 13 d’où est tiré justement le lavement des pieds. Le lien entre ce geste et le dernier discours est évidemment orienté vers la Passion, acte sublime de charité :

En lavant les pieds de ses disciples, Jésus anticipe l’humiliation de sa mort sur la Croix, pour tout homme. Il montre que son triomphe et sa gloire passent par le sacrifice et par le service : tel est le seul chemin pour tout chrétien. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (cf. Jn 15, 13); seul l’amour est capable de sauver le monde, non pas la force, à laquelle, hélas, beaucoup de dirigeants de peuples ont été, et sont toujours, tentés de recourir.

La manifestation du sacerdoce du Christ

Dans ce geste, pratiqué une fois par an est illustré le rapport à l’eucharistie et au sacerdoce :

De manière significative, là où les évangiles synoptiques racontent l’institution de l’eucharistie, l’évangile de Jean propose, illustration profonde, le récit du ‘lavement des pieds’, par lequel Jésus donne l’exemple de la communion et du service  (cf. Jn 13, 1-20)

Ce geste n’est pas un service banal il manifeste l’accomplissement du sacerdoce du Christ auquel les apôtres doivent « prendre part ».

 

Chant pour la semaine sainte

 

 

Clôture de l’Assemblée pleinière des évêques à Lourdes

La Conférence des évêques de France est constituée de l’ensemble des évêques et cardinaux de France.
Elle se réunit deux fois par an en Assemblée plénière.
Au printemps 2022, elle a  eu lieu du 5 au 8 avril.

Prière à l’ Esprit Saint,

Tu convoques les évêques de l’Eglise de France à Lourdes,

Eclaire leur démarche.

Donne-leur à chacun et ensemble la capacité  De t’écouter ensemble en Église,

De partager leurs réflexions, leurs joies, leurs souffrances, leurs espoirs,

De discerner la volonté de Dieu pour aujourd’hui,

De te rencontrer dans leurs frères,

De se laisser conduire par toi,

De mettre en œuvre leurs décisions.

Nous « Peuple de Dieu », nous comptons sur toi.

Amen.

Nous vous proposons la vidéo du discours de clôture de Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France.

 

Les Rameaux : l’entrée de Jésus à Jérusalem

La fête des Rameaux à Rochefort

Dimanche 10 avril 

  • 9h30 : messe à l’église St Pierre du Breuil Magné
  • 11h00 : messe à l’église St Louis
  • 18h00 messe du soir à l’église St Louis

Scène de liesse d’une portée théologique immense

L’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, relatée de façon pittoresque, mais en même temps avec  une grande profondeur théologique nous prépare au drame qui va se dérouler, à Pâques.

Jésus entre à Jérusalem sur le dos d’un âne symbolique

Pour le lecteur contemporain, qu’un roi fasse une entrée triomphale sur un âne est un peu étonnant…

Pourtant, si Jésus choisit cet animal, c’est qu’il tient à accomplir la prophétie de Zacharie (Za 9,9) dans l’Ancien Testament où le prophète annonce l’arrivée du roi à Jérusalem :

« Tressaille d’une grande joie, fille de Sion ! Pousse des cris d’allégresse, fille de Jérusalem ! Voici que ton Roi vient à toi. Il est juste, lui, et protégé de Dieu, il est humble, monté sur un âne et sur un poulain, petit d’une ânesse. » (Za 9,9)

Et c’est peu dire qu’une telle entrée ne peut passer inaperçue des juifs. Ces derniers, lecteurs des prophètes, connaissent bien l’importance symbolique de cet animal comme en témoigne le midrash :

« L’âne qu’Abraham a sanglé [Gn 22,3] avec tant de dévouement, c’est ce même âne qui a transporté Moïse le libérateur en Égypte, et c’est lui encore qui apportera le rédempteur à ses descendants. » Pirqe de Rabbi Eliezer, ch. 31, VIIIᵉ-IXᵉ s. après Jésus-Christ.

Jésus âne Jérusalem foule rameaux Pietro Lorenzetti
Pietro Lorenzetti (1280-1348)

La foule acclame Jésus comme le Messie

« Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les hauteurs ! » (Mt 21,9)

En criant « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur », le peuple de Jérusalem reprend les paroles du psaume 118, ce qui nous indique deux choses :

  • Le peuple de Jérusalem connaît par cœur le livre des psaumes. Ce qui, pour un connaisseur de la liturgie juive n’est pas très surprenant : le psaume 118 est utilisé lors de plusieurs grandes fêtes (à la Pâque, à Pentecôte, et à la Fête des tentes). C’est donc avec une prière archi-connue que Jésus est accueilli.
  • L’autre info majeure, c’est qu’en reconnaissant Jésus comme le fils de David, venant au nom du Seigneur, le peuple de Jérusalem reconnaît sa messianité. Ce Jésus qui entre sur un âne accomplit la promesse divine, récompensant l’attente de ce peuple.
Entrée à Jérusalem âne Jésus rameaux foule auréoles Giotto di Bondone
Giotto di Bondone (1266-1337), L’entrée à Jérusalem (fresque), Église de l’Arena, Padoue, Italie.

Que signifie le mot « Hosanna » crié par la foule ?

L’évangéliste Matthieu, comme tous les auteurs du Nouveau Testament, écrit son Évangile en grec. Pourtant, il ne prend pas la peine de traduire le terme Hosanna et se contente de transcrire ce terme hébreu.

Et que ce soit le latin, ou toutes les langues postérieures, toutes préserveront ce terme sans lui trouver d’équivalent. Il n’est donc pas inutile de se pencher sur sa signification. Deux possibilités s’offrent à nous :

  • L’étymologie d’abord. Hosanna signifie littéralement « sauve ! ». L’appel à un salut de la part du Fils de David est d’une grande portée dans le cadre d’une entrée messianique à Jérusalem.
  • Déjà à l’époque, ce chant est une acclamation liturgique, un chant de gloire et de joie. Dans notre texte le fait que l’on colle « au fils de David » au datif (on passe sur ce mode de déclinaison grec…) nous incite à voir le terme « Hosanna » comme une acclamation faite à Jésus et à Dieu.

En conclusion

Jésus arrive à Jérusalem monté sur un animal royal et messianique (l’âne), acclamé par une foule qui, en proclamant un psaume, l’identifie au fils de David venu au nom du Seigneur.

Déjà reconnu par certains comme le Messie, Jésus finira cette semaine conspué et cloué sur une croix…