Toussaint et Halloween est-ce la même chose ?

Chaque année, le 31 octobre, c’est Halloween, une fête d’origine celte.

N’est-ce pas, pour les catholiques, une occasion à saisir pour redécouvrir la Toussaint ?

Toussaint 2019 - Halloween

Cette cérémonie festive, en l’honneur de la divinité Samhain (dieu de la mort), permettait de communiquer avec l’esprit des morts.

Ce jour-là, les portes entre le monde des vivants et celui des morts s’ouvraient : selon la légende, cette nuit-là, les fantômes des morts rendaient visite aux vivants. Pour apaiser les esprits, les villageois déposaient des offrandes devant leurs portes.

Cette fête est conservée dans le calendrier irlandais après la christianisation du pays, comme un élément de folklore, de carnaval.

Elle s’implante ensuite aux Etats-Unis avec les émigrés irlandais de la fin du XIXème siècle où elle connaît, aujourd’hui encore, un immense succès. Halloween traversera ensuite l’Atlantique et arrivera en France essentiellement pour des raisons commerciales.

« All Hallows Eve » ?

Etymologiquement, « Halloween » vient de l’expression anglaise « All Hallows Eve »?, qui signifie « veille de la Toussaint ». N’y a-t-il donc pas là, pour les catholiques, une occasion de redécouvrir la Toussaint ?

Il est, bien entendu, difficile de comparer Halloween à la Toussaint. Ces deux fêtes sont en effet, si l’on y réfléchit, totalement contradictoires.

La « vraie lumière »

Halloween est avant tout un prétexte pour « faire la fête » et oublier les longues soirées automnales, souvent pluvieuses et tristes.

La Toussaint, elle, est une fête beaucoup plus recueillie, « intérieure ».

L’Eglise nous libère de cette peur de la mort en insistant, au jour de la Toussaint, sur l’espérance de la Résurrection et sur la joie de ceux qui ont mis les Béatitudes au centre de leur vie. Elle recentre sur le Christ, vainqueur de la mort.

Quelques passages d’ Évangile peuvent d’ailleurs éclairer ce débat (Jn 1, 9 ; Mt 5, 14 ; Ps 139, verset 12).

Fête de la peur et communion

Halloween est une fête de la peur. Les enfants « s’amusent » à se faire peur (aux autres et à eux-mêmes).  La Toussaint, au contraire, est une fête de la communion, communion avec les saints, le 1er novembre, et avec les morts, le 2 novembre. Communion de tous par et avec un Dieu d’Amour. Être en communion de pensée, par la prière, c’est être en lien, en relation, en sympathie avec les autres. A contrario, cultiver la peur, c’est s’éloigner des autres, s’isoler d’eux, se replier sur ses peurs.

« Négatif » et « positif »

Halloween est une fête du négatif :  la peur, la frayeur, la mort anonyme, l’angoisse.
La Toussaint, elle, est une fête du positif : les saints, la proximité avec les morts de sa famille, la mémoire des autres. Les saints
ont des individus qui, soucieux de suivre l’Evangile, ont aimé les autres, se sont dévoués corps et
âme pour l’humanité souffrante. Ils sont des modèles de vie.

Alors que faire ? Sans doute redonner éclat à la Toussaint, fêter avec plus de joie et de dignité ce grand jour. Et expliquer à nos enfants qu’Halloween, c’est juste pour s’amuser !

 

Rentrer au catéchisme n’est jamais trop tard.

Le catéchisme est proposé aux enfants de 7 à 12 ans, après l’Eveil à la Foi, 

Quand et comment inscrire mon enfant au catéchisme à Rochefort ?

Au 65 ter rue Voltaire salle Notre Dame -17300 Rochefort

Contact : Brigitte Gadenne -Tèl : 06.74.28.07.76

Secrétariat du presbytère – 102 rue Pierre Loti Rochefort – Tél: 05.46.99.03.11

La date d’inscription n’est pas un obstacle.

Cette démarche construira leur personnalité pour la vie entière, elle leur rendra Jésus-Christ familier et les aidera à découvrir Dieu et à l’aimer.

Inscrire son enfant au catéchisme, c’est lui permettre de rencontrer Jésus et de découvrir que Dieu l’aime.

C’est aussi lui donner des éléments de réflexion sur des questions qu’il se pose sur lui-même, sur le monde et sur Dieu.

Le catéchisme présente la foi de l’Eglise, sa cohérence, son intelligence, sa dynamique, pour que chacun puisse exprimer sa foi chrétienne par des mots et des actes.

C’est l’engagement concret d’un jeune qui chemine avec Dieu et ses amis.

On ne va pas au catéchisme comme on va à la musique ou à la danse.

« II s’agit d’apprendre  à cheminer avec le Christ, de s’émerveiller de tout ce qu’il représente dans notre existence.

Il s’agit de savoir accueillir l’amour de Dieu à travers tous les signes qu’il nous donne dans la vie quotidienne…et ils sont nombreux.

Il s’agit d’être inséré dans une communauté chrétienne et de découvrir, en elle et par elle, la nouveauté de l’Évangile.

La musique, la danse et bien d’autres choses enrichissent les enfants et leur donnent des atouts pour le présent et le futur, mais ne leur font pas découvrir le sens profond de la vie et n’éduquent pas leur liberté spirituelle.

Et c’est bien ce que tant de personnes ressentent aujourd’hui comme un manque fondamental. »

Que fait-on au catéchisme ?

Au catéchisme, les enfants “apprennent” à devenir croyants.

La foi n’est  pas un savoir que l’on évalue comme à l’école. C’est une façon de vivre avec Jésus-Christ de lire l’Évangile. 

Au catéchisme, l’enfant découvre progressivement une relation à Dieu qui s’enracine dans l’Église. L’occasion lui est donnée de comprendre ce qui est vécu dans les sacrements, et d’aborder la Parole de Dieu. Il découvre ainsi les contenus d’une foi vivante qui donne sens à sa vie.

Parce qu’il y a différentes façons de mieux connaître Jésus, le catéchisme propose des itinéraires variés : les enfants peuvent étudier un texte d’Évangile, l’illustrer, ou bien regarder un DVD, découvrir un épisode de la Bible par le jeu ou le mime, aller voir une exposition, visiter une église, ou découvrir ensemble l’histoire de la vie d’un saint.

Le catéchisme permet aussi aux enfants de rencontrer d’autres croyants.

C’est l’occasion pour eux d’aborder des questions existentielles, qui touchent à leur quotidien.

Parfois, ils sont invités à participer à une célébration et à prier ensemble. Des rassemblements avec les familles et tous les paroissiens sont proposés.

Le ou la catéchiste les accompagne dans leurs découvertes, les écoute, lance le débat, répond à leurs questions, les initie à la prière de l’Église.

Avec l’école et les activités extra-scolaires, les enfants sont parfois débordés. Mais le catéchisme n’est pas une activité comme les autres : ni école, ni club … C’est un lieu particulier où ils sont eux-mêmes et parlent de ce qu’ils vivent.

Ils posent des questions qu’ils ne peuvent poser ailleurs et réfléchissent avec d’autres sur ce qui les intéresse, avec l’aide d’un adulte : ni un prof ni un parent. C’est un lieu unique de rencontres et de jeux où se nouent souvent de belles amitiés. Oui, le catéchisme est une activité à ne pas manquer !

À quel âge aller au catéchisme ?

Le catéchisme s’adresse d’abord aux enfants qui sont scolarisés à l’école primaire.

Il commence, selon les paroisses, au niveau du CE1 ou du CE2. 

Peut-on découvrir Jésus sans l’Église ?

Découvrir Jésus sans l’Église, c’est priver l’enfant de nombreux soutiens et exemples.
On n’est pas chrétien tout seul.

Sans l’Église, l’Évangile ne serait jamais parvenu jusqu’à nous.
Jésus a voulu que les chrétiens forment une communauté, qu’ils grandissent, écoutent la Parole de Dieu, prient et reçoivent les sacrements au sein de cette communauté. On ne peut se passer de l’Église pour découvrir Jésus.
Quel dommage de se priver du catéchisme !

Que proposer à un enfant après le catéchisme du primaire ?

La catéchèse évolue avec l’âge de chacun, tout au long de la vie.

L’aumônerie des collèges et lycées fait suite au catéchisme.

Il y a également des mouvements de jeunes  comme le scoutisme, le MEJ, l’ACE, la JOC … propositions adaptées aux jeunes, selon leur personnalité et leurs études.

Bien sûr, les enfants sont invités à participer à la messe du dimanche.

Mon enfant peut-il aller au catéchisme sans être baptisé ?

Oui, parce que le catéchisme est ouvert à tous les enfants, qu’ils soient déjà baptisés ou pas encore, et que leurs parents le soient ou non.

Au cours des années de catéchisme votre enfant pourra, s’il le désire, demander à recevoir le baptême et à faire sa première communion.

Avec votre accord, et en lien avec les catéchistes et le prêtre de votre paroisse, il suivra une préparation en plusieurs étapes et, après ce cheminement, il recevra le baptême.

Dans notre couple, nous n’avons pas la même religion. Est-ce judicieux d’inscrire notre enfant au catéchisme?

Inscrire l’enfant au catéchisme est possible si les deux parents sont d’accord.

 

Soirée Net For God : – Projection – Partage – Prière

 Mardi 13 octobre 2020 à 20h30 salle paroissiale Notre Dame (65 ter rue Voltaire)

Prier, regarder, partager autour d’un film :

“Sicile, terre d’accueil. La rencontre avec l’humanité blessée”

Vous êtes peut-être lassés d’entendre parler de l’accueil de l’autre, vous avez du mal à vous mettre en route… Alors, cette soirée est pour vous ! Invitez vos amis ! Proposition œcuménique – Communauté du Chemin Neuf et paroisse de Rochefort-

 

La Sicile, île italienne à la frontière entre l’Europe et l’Afrique, est depuis des années un lieu de passage pour les migrants, arrivant dans des circonstances souvent dramatiques.

Dans ce film nous découvrons trois centres d’accueil situés dans la ville de Palerme : le centre Astalli, le centre Arcobaleno 3P et la Missione Speranza e Carità, où nous rencontrons à la fois des migrants accueillis et des bénévoles qui ont choisi de s’engager dans l’accueil.

De nombreux chemins ont conduit ces migrants jusqu’en Sicile, à partir de pays très divers : Bangladesh, Ghana, Nigeria… A travers ces histoires, chacune et chacun pourra retrouver quelque chose de l’histoire toujours universelle de l’accueil et de la rencontre.

La Communauté du Chemin Neuf est présente en Sicile, à Altavilla depuis 4 ans. Elle a en charge l’animation d’une maison où se déroulent régulièrement des retraites selon les Exercices spirituels de St Ignace, en lien avec les jésuites.

Elle a participé également en 2018-19 à la formation et l’accompagnement des bénévoles du centre Astalli. Ce film est réalisé par la Communauté du Chemin Neuf via le réseau international de prière « Net for God ».

Atelier, “Bible et écriture”

A partir du mois d’octobre, au Catholic’s pub un jeudi par mois de 17h 30 à 19h. L’inscription se fera  au secrétariat du presbytère 102, rue Pierre Loti  17300 Rochefort tél : 05.46.99.03.11 (limité à 8 participants).

Dates programmées : 15 octobre ; 12 novembre ; 10 Décembre.

Animatrice de cet atelier : Blandine Vernier.

De quoi s’agit-il ?

l’atelier d’écriture biblique, est une rencontre conviviale où chacun va pouvoir découvrir à partir des textes de la liturgie du dimanche suivant, son écriture et celle des autres.

A partir de consignes ludiques, poétiques ou de fiction, chacun est invité à écrire selon ses émotions, son imagination, la résonnance que prennent les textes bibliques pour lui. Ce partage permet d’échanger, de s’émerveiller de la richesse de la Parole de Dieu à travers les écrits des participants.

Ces ateliers sont ouverts et accessibles à tous.

 

 

 

Œuvres Pontificales Mondiales (OPM) Don en ligne

Chaque année, le troisième dimanche d’octobre, les fidèles sont invités à participer à la mission de l’Église universelle.
L’intégralité des dons faits lors de la quête dominicale sera transmise aux Œuvres pontificales missionnaires (OPM) qui veille à une redistribution équitable entre les diocèses les plus démunis.
La quête mondiale pour la mission est un acte missionnaire : elle permet à l’Église de vivre, d’assurer sa croissance dans le monde et de favoriser l’annonce de l’Évangile sur les 5 continents.
L’Église lui donne le statut de « quête impérée ». Pour mémoire, la majorité des quêtes du dimanche sont au profit du budget de la paroisse, à l’exception des quêtes dites impérées (ordonnées par l’évêque).
Ces dernières peuvent se faire à l’intention d’un service diocésain (séminaire, chantiers diocésains…) ou national (Secours catholique…) soit, comme celle d’octobre, pour manifester la solidarité de tous les croyants au sein de l’Église universelle.
Une quête pas comme les autres
Dimanche 18 octobre, par leur offrande, les fidèles sont invités à participer à la mission de l’Église universelle.
Cette quête est un acte missionnaire : elle permet à l’Église de vivre, d’assurer sa croissance dans le monde et de favoriser l’annonce de l’Évangile sur les 5 continents. De la formation des séminaristes et des catéchistes à l’aide aux diocèses isolés en passant par la construction d’une maison pour les enfants des rues, les besoins sont immenses…

Comptez sur nous !

Trois sœurs du Vietnam à Rochefort.

Mardi 6 Octobre à 20h 30 à salle Notre Dame , 65 ter rue Voltaire

Le père Mickaël Le Nezet curé de la paroisse de Rochefort, a présenté  le projet immobilier permettant l’installation, rue Voltaire,  d’une communauté de sœurs vietnamiennes en 2021 si tout va bien.

Sœur Minh de la congrégation des sœurs au Vietnam: “Les Filles de Marie du St Rosaire de Bùi Chu “, nous a présenté sa congrégation à l’aide d’un diaporama. Nous avons pu déguster par la même occasion des nems. Merci de l’accueil.

Une vingtaine de paroissiens s’étaient déplacés pour l’occasion,  le thème suivant a été développé:

“Relevons le défi d’une nouvelle évangélisation, en accueillant à Rochefort 3 sœurs de la communauté des Filles de Marie du St Rosaire de Bùi Chu.”

Fondée en 1946, la congrégation “Filiarum Mariae a Sacrosancto Rosario” de Bùi Chu est établie dans la province de Nam Dinh. Lors du grand exil de 1954 – invasion du Tonkin par les communistes –  les sœurs ont fui au sud et se sont installées sur le territoire de la paroisse de Chi Hoa, à côté de Saïgon.

Leurs missions sont les suivantes:

— L’éducation : Dans 10 écoles maternelles où soixante sœurs accueillent 800 enfants de 2 à 5 ans.

— Les soins : Un dispensaire employant 40 sœurs et disposant de 50 lits.

— L’aide sociale : Des services pour les pauvres- visites aux malades, suivi des lépreux, aide matérielle, psychologique et spirituelle, accompagnement des orphelins, etc…

— Pastorale paroissiale classique : Du catéchisme pour les jeunes, du catéchuménat pour les adultes, préparation aux sacrements, animations liturgiques régulières, etc…

Aujourd’hui, la rencontre entre cette institution et notre paroisse de Rochefort est au coeur de ce grand projet d’aménagement pour l’évangélisation.

Photos GT

 

Café œcuménique se réunit de nouveau.

Mercredi 7 octobre  à 18h à la  “Terrasse Colbert” située au 27 rue Audry de Puyravault, place Colbert,  devant la mairie.

Contact : Philippe Bortolus,  06 09 66 15 37

Venez vivre un temps de convivialité, d’échange et d’éclairage biblique de l’actualité ecclésiale, sociale et politique. autour d’un café. Chacun trouvera sa place en donnant son opinion et en écoutant celle des autres.

Vous y rencontrerez des membres de l’église protestante unie de France, des membres de l’église catholique, des membres de l’église protestante évangélique et des membres de la maison du Charpentier (église évangélique).

 

Vous aimez chanter et louer le Seigneur, venez à la Chorale St Vincent

Louer Dieu par la beauté du chant

La Chorale Saint-Vincent existe depuis de nombreuses années. Sous la conduite de Marie-Claude Fardet, les choristes y travaillent un double répertoire :

  • un répertoire religieux liturgique avec l’animation de quelques messes dans des églises de la paroisse (église et église Saint-Pierre du Breuil-Magné).
    Elle anime également quelques messes dans des maisons de retraites de l’agglomération rochefortaise.
  • un répertoire d’œuvres religieuses classiques. Quelques exemples : Magnificat de Vivaldi, des cantates de Telemann, des cantates chorals de Mendelssohn, des negro-spirituals…
RÉPÉTITIONS

Tous les mardis soir à 20h30 ( sauf juillet et août) à l’église Saint-Louis (entrée sur le côté de l’église, même entrée que le Catholic’s Pub, en face du n° 120 de la rue Pierre Loti )

Contact : Marie-Claude FARDET  05.46.99.43.31  – 06.15.17.98.72 – @ : mcfardet@yahoo.fr

Soirée de rentrée des Jeunes Pros

mardi 29 septembre à 20h
dans la salle Notre Dame, 65 ter rue Voltaire à Rochefort.
> Thème : Le Credo.
> Repas partagé : venir avec son pique-nique, son verre et ses couverts.
Venez rejoindre le groupe des Jeunes Pros !
► Vous êtes un jeune chrétien en vie active entre 20 et 35 ans
► Vous souhaitez vivre votre foi en harmonie avec votre vie dans le monde
► Vous avez envie d’échanger, de partager, de prier avec d’autres jeunes professionnels.
Alors… rejoignez le groupe des Jeunes Pros de Rochefort !
Un groupe œcuménique qui réunit des jeunes en activité professionnelle, catholiques et protestants, toutes les trois semaines, autour d’un repas suivi d’un temps d’échange sur des sujets variés définis ensemble et d’un temps de prière commune.
Chacun y apporte sa singularité et toutes les initiatives peuvent y éclore.
Contact

Agathe Bombail, responsable – ☏ 06.64.29.62.62

Mgr Colomb rappelle que les établissements catholiques ont pour mission de “transmettre la foi”

Transmettre aux élèves l’instruction mais aussi la foi. Voilà la délicate mission des établissements catholiques, a rappelé Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes, le 26 septembre 2020 sur les ondes de RCF. L’enseignement catholique scolarise près de 7 % des effectifs du département de la Charente-Maritime.

Mgr Colomb a récemment reçu à la Maison diocésaine de Saintes les directeurs diocésains de l’enseignement catholique mais également deux évêques de la région.

Au programme : la traditionnelle approbation du compte-rendu de la précédente réunion, la représentativité de chaque collège ou encore la présentation des nouveaux chefs d’établissements.

En cette rentrée 2020, ils se sont également penchés sur les perspectives que l’on peut tracer en cette période d’incertitude liée à la pandémie de COVID-19, en dépit du fait que le département ait été assez épargné par rapport à d’autres.

Le diocèse de La Rochelle n’est pas celui qui scolarise le plus d’enfants dans l’enseignement catholique, a admis Mgr Georges Colomb lors de cet entretien.

Dans l’enseignement secondaire et primaire, près de 7% des enfants sont scolarisés dans un établissement catholique en Charente-Maritime.

Ce chiffre n’est peut-être pas énorme, a reconnu l’évêque du diocèse, mais il est représentatif. “Nous avons de grands établissements, des Lycées, et il importe que nous puissions transmettre non seulement l’instruction nécessaire, attendue par les enfants ainsi que par leurs parents, mais aussi en tant qu’enseignement catholique, nous puissions honorer notre mission. C’est cela le plus difficile : transmettre la foi.”

 Cliquez ICI pour entendre l’Entretien de Mgr Colomb à RCF

 

 

La mission des paroisses : Faire des disciples.

En plein cœur de l’été, le cardinal Stella, préfet de la Congrégation pour le Clergé, a publié une nouvelle instruction : “La conversion pastorale de la communauté paroissiale au service de la mission évangélisatrice de l’Église”. Pour Mgr Georges Colomb, évêque du diocèse de La Rochelle, “la paroisse demeure un lieu privilégié de l’annonce, au-delà de sa mission d’assurer la messe dominicale, de catéchiser les enfants, de baptiser, de marier et de célébrer les obsèques”.

Faire des disciples, voilà la mission confiée par Jésus à ses apôtres, mission qui nous rejoint aujourd’hui alors que notre vieille Europe voit s’effacer les valeurs chrétiennes de son horizon. Toutes nos communautés chrétiennes sont interpellées par cet envoi du Christ. La paroisse, structure historique enracinée sur le territoire, au plus près des réalités humaines, est plus particulièrement concernée par cet appel.

Au début de cet été 2020 paraissait l’Instruction de la Congrégation pour le Clergé sur ” la conversion pastorale de la communauté paroissiale au service de la mission évangélisatrice de l’Eglise”. Cette instruction rejoint les préoccupations des croyants de ce temps désireux d’opérer concrètement la “sortie missionnaire” souhaitée par le pape.

La paroisse y est dépeinte comme “lieu de créativité, de référence, de maternité”. C’est à elle qu’est confiée la mission de se renouveler selon une “conversion pastorale”, dans une dynamique de “sortie”. Beaucoup de diocèses ont déjà travaillé sur la question de l’adaptation des structures paroissiales. L’instruction vise à les aider à évaluer et orienter leurs choix dans le respect de la norme ecclésiastique.

Eglise et mission

L’annonce de la foi aux “périphéries”, c’est-à-dire à ceux qui ne sont pas encore évangélisés, ou qui ont perdu la foi, est une exigence inscrite au cœur même de notre baptême. Notre agir, pour être authentiquement chrétien, doit se fonder sur la contemplation du Christ, sorti du sein de la Trinité pour être envoyé vers les hommes. Revenir à cette source exige de nous, croyants du XXIe siècle une véritable conversion, la conversion missionnaire, conversion pastorale au fondement de la nouvelle évangélisation.

L’Eglise en sortie n’est pas une expression à la mode mais un commandement du Christ comme le rappelle si souvent le pape François.  Toute l’histoire du salut est histoire de sortie, de déplacement. Depuis Abraham jusqu’à Jésus, c’est la même invitation qui traverse l’histoire du salut. Toute la vie publique de Jésus est missionnaire. Sorti du Père, il est lui-même l’envoyé (Jn 3,17) pour l’annonce du Royaume et le salut des hommes (Mc 1,38).  Ayant appelé ses disciples, les ayant choisis, instruits et formés, il les envoie à leur tour en mission. Ils porteront désormais le nom d’apôtres c’est-à-dire envoyés. Cet envoi en mission est confirmé de manière solennelle au jour de l’Ascension.

Quittant cette terre pour retourner auprès du Père, Jésus laisse comme dernier commandement: “Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé” (Mt 28, 19-20). Cette injonction s’adresse à nous aujourd’hui, comme elle s’adresse à toutes les générations de baptisés, jusqu’à la fin des temps. La mission est donc constitutive de l’Eglise, elle la définit et la fonde.

L’histoire de l’Eglise nous montre que très vite les premières communautés chrétiennes ont compris la nécessité de se structurer, de s’organiser. Si le cadre de la vie chrétienne fut, durant l’Antiquité, celui de la communauté groupée autour de l’évêque, l’apparition des paroisses est liée au progrès de l’évangélisation. Les communautés chrétiennes s’organisent et se dotent de structures propres. Assez rapidement, la pratique de la foi devient principalement un vivre ensemble, fondé sur les sacrements. Devenue une terre chrétienne, l’Europe pense très vite la mission en terme d’envoi au-delà des frontières, vers des pays à convertir, oubliant ceux qui, sur son territoire demeurent étrangers à l’Eglise.

Or nous vivons aujourd’hui dans un monde largement déchristianisé. L’urgence de la mission nous presse dans notre propre pays. La paroisse demeure un lieu privilégié de l’annonce, au-delà de sa mission d’assurer la messe dominicale, de catéchiser les enfants, de baptiser, de marier et de célébrer les obsèques. Si la communauté paroissiale est communion de ceux qui accueillent et reconnaissent le Christ vivant, le Christ rédempteur, le Christ qui se fait nourriture dans l’’Eucharistie, elle doit être bien plus un lieu d’appel et d’envoi.

Conversion pastorale

La déchristianisation massive à laquelle nous assistons en Occident nous oblige à une conversion pastorale. Ce ne sont plus des individus qui sont loin de l’Eglise mais bien des générations entières. Ainsi chacun peut entendre pour son compte le cri du pape François : “Si quelque chose doit saintement nous préoccuper et inquiéter notre conscience, c’est que tant de nos frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l’amitié de Jésus-Christ, sans une communauté de foi qui les accueille, sans un horizon de sens et de vie. Plus que la peur de se tromper j’espère que nous anime la peur de nous renfermer dans les structures qui nous donnent une fausse protection, dans les normes qui nous transforment en juges implacables, dans les habitudes où nous nous sentons tranquilles, alors que, dehors, il y a une multitude affamée, et Jésus qui nous répète sans arrêt : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mc 6, 37).”  (EG n° 49).

Il est donc urgent pour chacune de nos communautés et pour nos paroisses de se saisir concrètement de l’appel à la nouvelle évangélisation. Il nous faut consentir à avancer en eaux profondes, à quitter le confort de nos repères, pour aller à la rencontre de la foule de ceux qui, à notre porte, cette porte qu’ils ne vont jamais franchir, ignorent tout du Christ et de son salut. Il s’agit d’entrer dans une dynamique, dans “un choix clairement missionnaire” (EG n°5). Ce choix pour la mission, clairement posé,  sera le premier critère de l’authenticité de notre vie chrétienne, de notre engagement à la suite du Christ en ce début du 3e millénaire.

Bien sûr ce n’est pas l’homme qui évangélise et le pape le rappelle souvent : “le principal agent de l’évangélisation, c’est l’Esprit Saint” (Message aux OPM 2018). Mais l’évangélisation a aussi besoin de “facilitateurs de la grâce” (EG n°47) et cela c’est notre travail, le travail de chacun de nous, évêques prêtres, laïcs en mission mais encore de tous les baptisés.

L’Esprit-Saint pousse l’Eglise, et dans l’Eglise chacune de nos communautés, chaque paroisse, à se renouveler en retrouvant le dynamisme originel, celui de la première évangélisation qui faisait dire à Pierre et Jean : “Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu” (Ac 4, 20).

Un contexte bouleversé

Le siècle dernier a été marqué par d’immenses bouleversements, peut-être uniques dans toute l’histoire de notre humanité. Aux deux grands conflits mondiaux se sont ajoutés le développement des industries, l’apparition des nouvelles technologies, la montée en puissance des sciences de la vie, la médiatisation, la montée des individualismes, la remise en question de toutes les valeurs, la crise écologique, la destruction massive de la biodiversité…

La liste est longue et le paysage sociologique de notre pays, comme celui des autres pays européens, a été profondément bouleversé. Les campagnes se sont dépeuplées au profit de grands centres urbains anonymes, de banlieues immenses, et de zones périurbaines coupées des centres de décision. On parle de déserts, déserts médicaux, mais aussi déserts administratifs. Notre maillage paroissial n’est plus adapté à ces réalités et il ne tient pas compte de la raréfaction des vocations.

Pourtant, et le pape le réaffirme comme le cardinal Stella, la paroisse demeure une réalité incontournable. Elle permet en effet un enracinement de la foi au plus près des réalités de la vie des hommes.  Sa “plasticité” c’est-à-dire sa capacité à s’adapter va lui permettre d’évoluer sans qu’il soit nécessaire de toucher fondamentalement à sa structure.

La paroisse, mystère de communion, unité dans la mission

La paroisse est la première communauté évangélisatrice capable d’une lecture des signes des temps, et qui donne un témoignage cohérent de vie évangélique.  La paroisse, comme l’Eglise qui l’englobe, est avant tout mystère de communion. Elle doit se penser comme vie intime avec le Christ, non plus une vie” localisable” mais une vie “itinérante” au service d’une “communion missionnaire” (EG n° 23).

La paroisse s’enracine dans trois réalités : l’intimité avec Jésus, la communion et la mission, cette dernière étant de manière toute privilégiée tournée vers les plus pauvres de notre temps. Etre baptisé, c’est avoir reçu la mission de faire vivre cette triple réalité de l’union au Christ, de la communion et de la mission, selon son charisme propre, dans le respect de la multiplicité des dons et des appels et sous la responsabilité du curé.

“Le Seigneur appelle toujours à sortir de soi-même, disait le pape Jean-Paul II, à partager avec les autres les biens que nous avons, en commençant par le plus précieux, celui de la foi. C’est à la lumière de cet impératif missionnaire qu’on devra apprécier la valeur des organismes, des mouvements, des paroisses et des œuvres d’apostolat de l’Eglise. C’est seulement en devenant missionnaire que la communauté chrétienne pourra dépasser ses divisions et ses tensions internes et retrouver son unité et la vigueur de sa foi.” (Redemptoris missio n° 49)

Pour être véritablement en sortie, il faut à la paroisse et aux paroissiens cette prise de conscience essentielle de la nécessité de se laisser évangéliser pour devenir soi-même évangélisateur. ” On ne peut être un croyant véritable sans évangéliser. Et l’annonce de l’Évangile n’est autre que la conséquence de la joie d’avoir rencontré le Christ et d’avoir trouvé en lui le roc sur lequel fonder notre existence” rappelait le pape Benoît XVI à la jeunesse rassemblée aux JMJ de 2013. Et avant lui le pape Jean-Paul II disait : ” la paroisse est l’Eglise implantée au milieu des maisons des hommes, elle vit et agit insérée profondément dans la société humaine et intimement solidaire de ses aspirations et de ses drames”.

A l’homme qui désire rencontrer et vivre la fraternité, à l’homme qui est à la recherche du sens, la paroisse  quand “elle reste fidèle à sa vocation et mission originelle” peut fournir une réponse. Elle est “dans le monde le «lieu» de la communion des croyants, et tout à la fois le «signe» et l’«instrument» de la vocation de tous à la communion; en un mot, la paroisse doit être la maison ouverte à tous, et au service de tous, ou, comme se plaisait à dire Jean XXIII, la fontaine du village à laquelle tout le monde vient étancher sa soif.” (Exhortation Christi fideles laici du pape Jean-Paul II n° 27)

On le voit, l’engagement personnel de chaque paroissien, comme l’engagement collectif de la paroisse elle-même doit être revisité à la lumière de cet impératif de la mission. Est-ce bien ce qui nous mobilise, individuellement et collectivement ? Sommes-nous véritablement mobilisés, au-delà de nos sensibilités propres et de nos différences,  pour répondre à l’attente du Seigneur qui nous enjoint : ” faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde” (Mt 28,19-20) ?

Mais l’état d’esprit seul, même s’il est essentiel, ne suffit pas. Il faut aussi, pour le rendre opérant, une organisation. La conversion pastorale à laquelle nous sommes instamment conviés doit engager un renouveau des styles de vie, des organisations, des projets pastoraux, pour aller au-devant de ceux qui attendent l’annonce de l’Evangile, et non plus seulement pour servir ceux qui sont déjà évangélisés.

Sur le territoire de chacune de nos paroisses ils sont des milliers à n’avoir jamais reçu l’annonce de la Bonne Nouvelle. Sommes-nous conscients de cette réalité terrible ? Trop souvent nos structures sont toutes entières tournées vers l’accueil et l’entretien de celles et ceux qui sont déjà convertis, oubliant la foule des affamés qui demeure à l’extérieur de nos murs. Transmettre la foi chrétienne est l’objectif de la nouvelle évangélisation comme de toute l’action évangélisatrice de l’Eglise, qui n’existe que pour cela. Nous, pays de vieille chrétienté, avons besoin, selon le pape François “d’un renouveau évangélique, d’une nouvelle rencontre avec le Christ en mesure de rénover une vie superficielle et routinière.”

Et le pape de poursuivre, citant Paul VI en 1973: “Et cela a des conséquences sur l’action pastorale…. les conditions de la société nous obligent à revoir les méthodes, à chercher par tous les moyens d’étudier la façon dont apporter à l’homme moderne le message chrétien, le seul dans lequel il puisse trouver la réponse à ses interrogations et la force pour son engagement de solidarité humaine ” (discours du pape François aux membres du xiii conseil ordinaire de la secrétairerie générale du synode des évêques du 13 juin 2013).

Dans le même texte le pape François déclare : “je voudrais encourager la communauté ecclésiale toute entière à être évangélisatrice, à ne pas avoir peur de « sortir » d’elle-même. Ceci a des implications pastorales (notamment) revoir les méthodes et à trouver à tout prix de nouveaux moyens pour fournir à l’homme contemporain le message chrétien qui seul répond à ses attentes.”

L’instruction sur la conversion pastorale des paroisses détaille le rôle de chacun, réaffirmant qu’il y a de la place pour tous, dans la complémentarité des dons et à condition de veiller à ne pas “cléricaliser” les laïcs, “laïciser” les clercs, ou faire des diacres des “demi prêtres ou des super laïcs”.

Cette nouvelle dynamique doit rendre la paroisse toujours plus proche des gens, en faisant un authentique lieu de communion tout entier orienté vers la mission (EG n°28)

Le pape François nous invite à faire œuvre de créativité pour trouver les moyens d’une annonce renouvelée de l’Evangile au XXIe siècle. Cette créativité doit nous permettre de revisiter le fonctionnement de notre paroisse  qui doit rester “la maison au milieu des maisons” mais ne peut plus se contenter d’attendre qu’on vienne frapper à sa porte.

La paroisse d’aujourd’hui doit prendre en compte dans son fonctionnement les nouvelles réalités territoriales, les contraintes de vie de nos contemporains,  pour cultiver une véritable “culture de la rencontre”, un “art de proximité” pour être un ” sanctuaire où les assoiffés viennent boire”, mettant toujours la personne au centre.

Ce qui anime la paroisse, ce qui fait sa force et son rayonnement c’est la Parole de Dieu qui seule peut opérer la “conversion des cœurs”. La paroisse a une mission éducative en cela qu’elle est le lieu où se lit, se médite, s’expérimente la Parole. Il lui appartient d’éduquer à la lecture des textes saints, à la méditation de la Parole de Dieu en multipliant et en diversifiant les propositions, accessibles à tous.

Conversion pastorale des structures

Nous venons de le voir, il n’y aura pas de conversion efficace des structures sans conversion préalable des cœurs et changement des mentalités. L’instruction s’inscrit pleinement dans l’ecclésiologie du Concile Vatican II. Le curé, les vicaires et les diacres, les consacrés et les laïcs, tous ont leur place pour une “collaboration effective” dans le but de structurer une “pastorale d’ensemble ” qui réponde aux défis de l’évangélisation aujourd’hui. Depuis le début de son pontificat le pape François nous invite à faire preuve de créativité c’est-à-dire à oser explorer des voies nouvelles pour annoncer l’Evangile.

Les communautés paroissiales sont invitées à sortir d’elles-mêmes pour promouvoir un style de communion et de collaboration, de rencontre et de proximité, de miséricorde et de sollicitude en vue de l’annonce de l’Evangile. Il apparait que l’action pastorale a besoin de dépasser les limites territoriales de la paroisse, de manifester plus clairement la communion ecclésiale grâce à une synergie des ministères et des charismes, tout en se structurant comme “pastorale d’ensemble” au service du diocèse et de sa mission.

Il s’agit d’une action pastorale qui, grâce à une collaboration effective et vitale entre prêtres, diacres, consacrés et laïcs, ainsi qu’entre diverses communautés paroissiales d’un même territoire ou d’une région, ait le souci de trouver ensemble les demandes, les difficultés et les défis de l’évangélisation et qui cherche à intégrer des voies, des instruments, des propositions et des moyens capables de les affronter. Un tel projet missionnaire commun pourrait être élaboré et réalisé dans des contextes territoriaux et sociaux voisins, nous dit l’instruction, c’est-à-dire dans des communautés limitrophes ou réunies par les mêmes conditions socio-culturelles, ou encore en référence à des milieux pastoraux homogènes, par exemple dans le cadre d’une nécessaire coordination entre pastorale de la jeunesse, des étudiants et des vocations, comme cela existe déjà dans plusieurs diocèses.

Pour cela, la pastorale d’ensemble, en plus d’une coordination responsable des activités et des structures pastorales capables de se rencontrer et de collaborer ensemble, requiert la contribution de tous les baptisés. Comme le dit le Pape François, ” quand nous parlons de “peuple”, il ne faut pas comprendre les structures de la société ou de l’Eglise, mais l’ensemble des personnes qui ne marchent pas comme des individus mais comme le tissu d’une communauté de tous et pour tous” (Christus vivit n°231)

Cela exige que l’institution paroissiale historique ne soit pas emprisonnée dans l’immobilisme ou une répétition pastorale mais qu’elle mette bien au contraire en acte ce “dynamisme en sortie” qui, dans la collaboration entre les diverses communautés paroissiales et une communion renforcée entre clercs et laïcs, l’oriente effectivement vers la mission évangélisatrice, tâche de tout le Peuple de Dieu.

Le document précise la possibilité, les limites, les droits et devoirs des pasteurs et des laïcs, afin que la paroisse se redécouvre un lieu fondamental de l’annonce évangélique, de la célébration de l’Eucharistie, espace de fraternité et de charité, d’où rayonne le témoignage chrétien pour le monde. Autrement dit, la paroisse « doit rester, en tant qu’un lieu de créativité, de référence, de maternité. Et là, mettre en œuvre cette capacité inventive ; et quand une paroisse va ainsi de l’avant, elle devient une “paroisse en sortie”.

Conclusion

La paroisse n’est pas une entreprise, elle est d’abord une communauté, une famille, au service de la communion et de la mission. La foi du disciple-missionnaire est une foi qui le porte au-delà des limites territoriales ou structurelles, dans une dynamique “en sortie” vers les hommes, les femmes, les jeunes de ce temps qui meurent de ne pas connaître le Christ.  Il appartient à chacun de nous, se faisant “facilitateur de la grâce” d’ouvrir les portes toutes grandes pour proposer la foi à tous ceux qui en ont besoin. Tous, évêque, prêtres, diacres, laïcs en mission, baptisés, nous sommes appelés à vivre cette conversion pastorale, à vivre au plus près de nos contemporains qui attendent de nous un signe, une invitation pour se mettre en chemin, à la suite du Christ.