La mission des paroisses : Faire des disciples.

En plein cœur de l’été, le cardinal Stella, préfet de la Congrégation pour le Clergé, a publié une nouvelle instruction : “La conversion pastorale de la communauté paroissiale au service de la mission évangélisatrice de l’Église”. Pour Mgr Georges Colomb, évêque du diocèse de La Rochelle, “la paroisse demeure un lieu privilégié de l’annonce, au-delà de sa mission d’assurer la messe dominicale, de catéchiser les enfants, de baptiser, de marier et de célébrer les obsèques”.

Faire des disciples, voilà la mission confiée par Jésus à ses apôtres, mission qui nous rejoint aujourd’hui alors que notre vieille Europe voit s’effacer les valeurs chrétiennes de son horizon. Toutes nos communautés chrétiennes sont interpellées par cet envoi du Christ. La paroisse, structure historique enracinée sur le territoire, au plus près des réalités humaines, est plus particulièrement concernée par cet appel.

Au début de cet été 2020 paraissait l’Instruction de la Congrégation pour le Clergé sur ” la conversion pastorale de la communauté paroissiale au service de la mission évangélisatrice de l’Eglise”. Cette instruction rejoint les préoccupations des croyants de ce temps désireux d’opérer concrètement la “sortie missionnaire” souhaitée par le pape.

La paroisse y est dépeinte comme “lieu de créativité, de référence, de maternité”. C’est à elle qu’est confiée la mission de se renouveler selon une “conversion pastorale”, dans une dynamique de “sortie”. Beaucoup de diocèses ont déjà travaillé sur la question de l’adaptation des structures paroissiales. L’instruction vise à les aider à évaluer et orienter leurs choix dans le respect de la norme ecclésiastique.

Eglise et mission

L’annonce de la foi aux “périphéries”, c’est-à-dire à ceux qui ne sont pas encore évangélisés, ou qui ont perdu la foi, est une exigence inscrite au cœur même de notre baptême. Notre agir, pour être authentiquement chrétien, doit se fonder sur la contemplation du Christ, sorti du sein de la Trinité pour être envoyé vers les hommes. Revenir à cette source exige de nous, croyants du XXIe siècle une véritable conversion, la conversion missionnaire, conversion pastorale au fondement de la nouvelle évangélisation.

L’Eglise en sortie n’est pas une expression à la mode mais un commandement du Christ comme le rappelle si souvent le pape François.  Toute l’histoire du salut est histoire de sortie, de déplacement. Depuis Abraham jusqu’à Jésus, c’est la même invitation qui traverse l’histoire du salut. Toute la vie publique de Jésus est missionnaire. Sorti du Père, il est lui-même l’envoyé (Jn 3,17) pour l’annonce du Royaume et le salut des hommes (Mc 1,38).  Ayant appelé ses disciples, les ayant choisis, instruits et formés, il les envoie à leur tour en mission. Ils porteront désormais le nom d’apôtres c’est-à-dire envoyés. Cet envoi en mission est confirmé de manière solennelle au jour de l’Ascension.

Quittant cette terre pour retourner auprès du Père, Jésus laisse comme dernier commandement: “Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé” (Mt 28, 19-20). Cette injonction s’adresse à nous aujourd’hui, comme elle s’adresse à toutes les générations de baptisés, jusqu’à la fin des temps. La mission est donc constitutive de l’Eglise, elle la définit et la fonde.

L’histoire de l’Eglise nous montre que très vite les premières communautés chrétiennes ont compris la nécessité de se structurer, de s’organiser. Si le cadre de la vie chrétienne fut, durant l’Antiquité, celui de la communauté groupée autour de l’évêque, l’apparition des paroisses est liée au progrès de l’évangélisation. Les communautés chrétiennes s’organisent et se dotent de structures propres. Assez rapidement, la pratique de la foi devient principalement un vivre ensemble, fondé sur les sacrements. Devenue une terre chrétienne, l’Europe pense très vite la mission en terme d’envoi au-delà des frontières, vers des pays à convertir, oubliant ceux qui, sur son territoire demeurent étrangers à l’Eglise.

Or nous vivons aujourd’hui dans un monde largement déchristianisé. L’urgence de la mission nous presse dans notre propre pays. La paroisse demeure un lieu privilégié de l’annonce, au-delà de sa mission d’assurer la messe dominicale, de catéchiser les enfants, de baptiser, de marier et de célébrer les obsèques. Si la communauté paroissiale est communion de ceux qui accueillent et reconnaissent le Christ vivant, le Christ rédempteur, le Christ qui se fait nourriture dans l’’Eucharistie, elle doit être bien plus un lieu d’appel et d’envoi.

Conversion pastorale

La déchristianisation massive à laquelle nous assistons en Occident nous oblige à une conversion pastorale. Ce ne sont plus des individus qui sont loin de l’Eglise mais bien des générations entières. Ainsi chacun peut entendre pour son compte le cri du pape François : “Si quelque chose doit saintement nous préoccuper et inquiéter notre conscience, c’est que tant de nos frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l’amitié de Jésus-Christ, sans une communauté de foi qui les accueille, sans un horizon de sens et de vie. Plus que la peur de se tromper j’espère que nous anime la peur de nous renfermer dans les structures qui nous donnent une fausse protection, dans les normes qui nous transforment en juges implacables, dans les habitudes où nous nous sentons tranquilles, alors que, dehors, il y a une multitude affamée, et Jésus qui nous répète sans arrêt : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mc 6, 37).”  (EG n° 49).

Il est donc urgent pour chacune de nos communautés et pour nos paroisses de se saisir concrètement de l’appel à la nouvelle évangélisation. Il nous faut consentir à avancer en eaux profondes, à quitter le confort de nos repères, pour aller à la rencontre de la foule de ceux qui, à notre porte, cette porte qu’ils ne vont jamais franchir, ignorent tout du Christ et de son salut. Il s’agit d’entrer dans une dynamique, dans “un choix clairement missionnaire” (EG n°5). Ce choix pour la mission, clairement posé,  sera le premier critère de l’authenticité de notre vie chrétienne, de notre engagement à la suite du Christ en ce début du 3e millénaire.

Bien sûr ce n’est pas l’homme qui évangélise et le pape le rappelle souvent : “le principal agent de l’évangélisation, c’est l’Esprit Saint” (Message aux OPM 2018). Mais l’évangélisation a aussi besoin de “facilitateurs de la grâce” (EG n°47) et cela c’est notre travail, le travail de chacun de nous, évêques prêtres, laïcs en mission mais encore de tous les baptisés.

L’Esprit-Saint pousse l’Eglise, et dans l’Eglise chacune de nos communautés, chaque paroisse, à se renouveler en retrouvant le dynamisme originel, celui de la première évangélisation qui faisait dire à Pierre et Jean : “Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu” (Ac 4, 20).

Un contexte bouleversé

Le siècle dernier a été marqué par d’immenses bouleversements, peut-être uniques dans toute l’histoire de notre humanité. Aux deux grands conflits mondiaux se sont ajoutés le développement des industries, l’apparition des nouvelles technologies, la montée en puissance des sciences de la vie, la médiatisation, la montée des individualismes, la remise en question de toutes les valeurs, la crise écologique, la destruction massive de la biodiversité…

La liste est longue et le paysage sociologique de notre pays, comme celui des autres pays européens, a été profondément bouleversé. Les campagnes se sont dépeuplées au profit de grands centres urbains anonymes, de banlieues immenses, et de zones périurbaines coupées des centres de décision. On parle de déserts, déserts médicaux, mais aussi déserts administratifs. Notre maillage paroissial n’est plus adapté à ces réalités et il ne tient pas compte de la raréfaction des vocations.

Pourtant, et le pape le réaffirme comme le cardinal Stella, la paroisse demeure une réalité incontournable. Elle permet en effet un enracinement de la foi au plus près des réalités de la vie des hommes.  Sa “plasticité” c’est-à-dire sa capacité à s’adapter va lui permettre d’évoluer sans qu’il soit nécessaire de toucher fondamentalement à sa structure.

La paroisse, mystère de communion, unité dans la mission

La paroisse est la première communauté évangélisatrice capable d’une lecture des signes des temps, et qui donne un témoignage cohérent de vie évangélique.  La paroisse, comme l’Eglise qui l’englobe, est avant tout mystère de communion. Elle doit se penser comme vie intime avec le Christ, non plus une vie” localisable” mais une vie “itinérante” au service d’une “communion missionnaire” (EG n° 23).

La paroisse s’enracine dans trois réalités : l’intimité avec Jésus, la communion et la mission, cette dernière étant de manière toute privilégiée tournée vers les plus pauvres de notre temps. Etre baptisé, c’est avoir reçu la mission de faire vivre cette triple réalité de l’union au Christ, de la communion et de la mission, selon son charisme propre, dans le respect de la multiplicité des dons et des appels et sous la responsabilité du curé.

“Le Seigneur appelle toujours à sortir de soi-même, disait le pape Jean-Paul II, à partager avec les autres les biens que nous avons, en commençant par le plus précieux, celui de la foi. C’est à la lumière de cet impératif missionnaire qu’on devra apprécier la valeur des organismes, des mouvements, des paroisses et des œuvres d’apostolat de l’Eglise. C’est seulement en devenant missionnaire que la communauté chrétienne pourra dépasser ses divisions et ses tensions internes et retrouver son unité et la vigueur de sa foi.” (Redemptoris missio n° 49)

Pour être véritablement en sortie, il faut à la paroisse et aux paroissiens cette prise de conscience essentielle de la nécessité de se laisser évangéliser pour devenir soi-même évangélisateur. ” On ne peut être un croyant véritable sans évangéliser. Et l’annonce de l’Évangile n’est autre que la conséquence de la joie d’avoir rencontré le Christ et d’avoir trouvé en lui le roc sur lequel fonder notre existence” rappelait le pape Benoît XVI à la jeunesse rassemblée aux JMJ de 2013. Et avant lui le pape Jean-Paul II disait : ” la paroisse est l’Eglise implantée au milieu des maisons des hommes, elle vit et agit insérée profondément dans la société humaine et intimement solidaire de ses aspirations et de ses drames”.

A l’homme qui désire rencontrer et vivre la fraternité, à l’homme qui est à la recherche du sens, la paroisse  quand “elle reste fidèle à sa vocation et mission originelle” peut fournir une réponse. Elle est “dans le monde le «lieu» de la communion des croyants, et tout à la fois le «signe» et l’«instrument» de la vocation de tous à la communion; en un mot, la paroisse doit être la maison ouverte à tous, et au service de tous, ou, comme se plaisait à dire Jean XXIII, la fontaine du village à laquelle tout le monde vient étancher sa soif.” (Exhortation Christi fideles laici du pape Jean-Paul II n° 27)

On le voit, l’engagement personnel de chaque paroissien, comme l’engagement collectif de la paroisse elle-même doit être revisité à la lumière de cet impératif de la mission. Est-ce bien ce qui nous mobilise, individuellement et collectivement ? Sommes-nous véritablement mobilisés, au-delà de nos sensibilités propres et de nos différences,  pour répondre à l’attente du Seigneur qui nous enjoint : ” faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde” (Mt 28,19-20) ?

Mais l’état d’esprit seul, même s’il est essentiel, ne suffit pas. Il faut aussi, pour le rendre opérant, une organisation. La conversion pastorale à laquelle nous sommes instamment conviés doit engager un renouveau des styles de vie, des organisations, des projets pastoraux, pour aller au-devant de ceux qui attendent l’annonce de l’Evangile, et non plus seulement pour servir ceux qui sont déjà évangélisés.

Sur le territoire de chacune de nos paroisses ils sont des milliers à n’avoir jamais reçu l’annonce de la Bonne Nouvelle. Sommes-nous conscients de cette réalité terrible ? Trop souvent nos structures sont toutes entières tournées vers l’accueil et l’entretien de celles et ceux qui sont déjà convertis, oubliant la foule des affamés qui demeure à l’extérieur de nos murs. Transmettre la foi chrétienne est l’objectif de la nouvelle évangélisation comme de toute l’action évangélisatrice de l’Eglise, qui n’existe que pour cela. Nous, pays de vieille chrétienté, avons besoin, selon le pape François “d’un renouveau évangélique, d’une nouvelle rencontre avec le Christ en mesure de rénover une vie superficielle et routinière.”

Et le pape de poursuivre, citant Paul VI en 1973: “Et cela a des conséquences sur l’action pastorale…. les conditions de la société nous obligent à revoir les méthodes, à chercher par tous les moyens d’étudier la façon dont apporter à l’homme moderne le message chrétien, le seul dans lequel il puisse trouver la réponse à ses interrogations et la force pour son engagement de solidarité humaine ” (discours du pape François aux membres du xiii conseil ordinaire de la secrétairerie générale du synode des évêques du 13 juin 2013).

Dans le même texte le pape François déclare : “je voudrais encourager la communauté ecclésiale toute entière à être évangélisatrice, à ne pas avoir peur de « sortir » d’elle-même. Ceci a des implications pastorales (notamment) revoir les méthodes et à trouver à tout prix de nouveaux moyens pour fournir à l’homme contemporain le message chrétien qui seul répond à ses attentes.”

L’instruction sur la conversion pastorale des paroisses détaille le rôle de chacun, réaffirmant qu’il y a de la place pour tous, dans la complémentarité des dons et à condition de veiller à ne pas “cléricaliser” les laïcs, “laïciser” les clercs, ou faire des diacres des “demi prêtres ou des super laïcs”.

Cette nouvelle dynamique doit rendre la paroisse toujours plus proche des gens, en faisant un authentique lieu de communion tout entier orienté vers la mission (EG n°28)

Le pape François nous invite à faire œuvre de créativité pour trouver les moyens d’une annonce renouvelée de l’Evangile au XXIe siècle. Cette créativité doit nous permettre de revisiter le fonctionnement de notre paroisse  qui doit rester “la maison au milieu des maisons” mais ne peut plus se contenter d’attendre qu’on vienne frapper à sa porte.

La paroisse d’aujourd’hui doit prendre en compte dans son fonctionnement les nouvelles réalités territoriales, les contraintes de vie de nos contemporains,  pour cultiver une véritable “culture de la rencontre”, un “art de proximité” pour être un ” sanctuaire où les assoiffés viennent boire”, mettant toujours la personne au centre.

Ce qui anime la paroisse, ce qui fait sa force et son rayonnement c’est la Parole de Dieu qui seule peut opérer la “conversion des cœurs”. La paroisse a une mission éducative en cela qu’elle est le lieu où se lit, se médite, s’expérimente la Parole. Il lui appartient d’éduquer à la lecture des textes saints, à la méditation de la Parole de Dieu en multipliant et en diversifiant les propositions, accessibles à tous.

Conversion pastorale des structures

Nous venons de le voir, il n’y aura pas de conversion efficace des structures sans conversion préalable des cœurs et changement des mentalités. L’instruction s’inscrit pleinement dans l’ecclésiologie du Concile Vatican II. Le curé, les vicaires et les diacres, les consacrés et les laïcs, tous ont leur place pour une “collaboration effective” dans le but de structurer une “pastorale d’ensemble ” qui réponde aux défis de l’évangélisation aujourd’hui. Depuis le début de son pontificat le pape François nous invite à faire preuve de créativité c’est-à-dire à oser explorer des voies nouvelles pour annoncer l’Evangile.

Les communautés paroissiales sont invitées à sortir d’elles-mêmes pour promouvoir un style de communion et de collaboration, de rencontre et de proximité, de miséricorde et de sollicitude en vue de l’annonce de l’Evangile. Il apparait que l’action pastorale a besoin de dépasser les limites territoriales de la paroisse, de manifester plus clairement la communion ecclésiale grâce à une synergie des ministères et des charismes, tout en se structurant comme “pastorale d’ensemble” au service du diocèse et de sa mission.

Il s’agit d’une action pastorale qui, grâce à une collaboration effective et vitale entre prêtres, diacres, consacrés et laïcs, ainsi qu’entre diverses communautés paroissiales d’un même territoire ou d’une région, ait le souci de trouver ensemble les demandes, les difficultés et les défis de l’évangélisation et qui cherche à intégrer des voies, des instruments, des propositions et des moyens capables de les affronter. Un tel projet missionnaire commun pourrait être élaboré et réalisé dans des contextes territoriaux et sociaux voisins, nous dit l’instruction, c’est-à-dire dans des communautés limitrophes ou réunies par les mêmes conditions socio-culturelles, ou encore en référence à des milieux pastoraux homogènes, par exemple dans le cadre d’une nécessaire coordination entre pastorale de la jeunesse, des étudiants et des vocations, comme cela existe déjà dans plusieurs diocèses.

Pour cela, la pastorale d’ensemble, en plus d’une coordination responsable des activités et des structures pastorales capables de se rencontrer et de collaborer ensemble, requiert la contribution de tous les baptisés. Comme le dit le Pape François, ” quand nous parlons de “peuple”, il ne faut pas comprendre les structures de la société ou de l’Eglise, mais l’ensemble des personnes qui ne marchent pas comme des individus mais comme le tissu d’une communauté de tous et pour tous” (Christus vivit n°231)

Cela exige que l’institution paroissiale historique ne soit pas emprisonnée dans l’immobilisme ou une répétition pastorale mais qu’elle mette bien au contraire en acte ce “dynamisme en sortie” qui, dans la collaboration entre les diverses communautés paroissiales et une communion renforcée entre clercs et laïcs, l’oriente effectivement vers la mission évangélisatrice, tâche de tout le Peuple de Dieu.

Le document précise la possibilité, les limites, les droits et devoirs des pasteurs et des laïcs, afin que la paroisse se redécouvre un lieu fondamental de l’annonce évangélique, de la célébration de l’Eucharistie, espace de fraternité et de charité, d’où rayonne le témoignage chrétien pour le monde. Autrement dit, la paroisse « doit rester, en tant qu’un lieu de créativité, de référence, de maternité. Et là, mettre en œuvre cette capacité inventive ; et quand une paroisse va ainsi de l’avant, elle devient une “paroisse en sortie”.

Conclusion

La paroisse n’est pas une entreprise, elle est d’abord une communauté, une famille, au service de la communion et de la mission. La foi du disciple-missionnaire est une foi qui le porte au-delà des limites territoriales ou structurelles, dans une dynamique “en sortie” vers les hommes, les femmes, les jeunes de ce temps qui meurent de ne pas connaître le Christ.  Il appartient à chacun de nous, se faisant “facilitateur de la grâce” d’ouvrir les portes toutes grandes pour proposer la foi à tous ceux qui en ont besoin. Tous, évêque, prêtres, diacres, laïcs en mission, baptisés, nous sommes appelés à vivre cette conversion pastorale, à vivre au plus près de nos contemporains qui attendent de nous un signe, une invitation pour se mettre en chemin, à la suite du Christ.

 

Pour une paroisse missionnaire…

Dimanche 27 septembre en l’église Notre Dame de Rochefort
a eu lieu à 9h30 l’assemblée  paroissiale de rentrée, suivie à 11h  par la messe paroissiale unique, clôturée  par le verre de l’amitié.

L’assemblée paroissiale a réuni une soixantaine de paroissiens. Étaient présents les responsables de services : catéchisme, animation pastorale, chants, liturgie, groupes de prière, entretien des locaux, aux jeunes pros et aux associations d’entraide comme le Secours Catholique, le CCFD, 100 pour 1 toit, aumônerie de la maison d’arrêt et de l’hôpital, service évangélique des malades, etc. ainsi que des fidèles de la paroisse .

Le père Mickaël a présenté à l’assemblée Pascal d’Erceville qui rejoint l’Équipe Pastorale et Anne Robin qui a reçu la mission de la pastorale missionnaire : créer des liens et assurer une présence aux périphéries particulièrement au Petit Marseille.

Les vingt ans de sacerdoce du père Mickaël Le Nezet

Les  paroissiennes et paroissiens ont saisi l’occasion de cette assemblée de rentrée, pour réserver une surprise à leur curé en lui rappelant son 20ème anniversaire de sacerdoce et lui offrir une icône du Christ bon pasteur avec un chèque d’un montant sympathique. Son émotion n’était pas feinte.

Message du père Mickaël Le Nezet

Je voudrais vous partager le projet pastoral de l’année que nous souhaitons vivre et mettre en place pour notre communauté paroissiale. Je remercie dans un premier temps les membres de l’Équipe Pastorale, les membres des conseils des responsables et économiques, ainsi que les animatrices pastorales au service de notre paroisse. Ces derniers jours je pensais aussi à tous les bénévoles de la paroisse qui depuis tant d’années se donnent souvent d’une manière discrète mais toujours efficacement. Je remercie aussi les prêtres et les diacres qui exercent leur ministère sur notre paroisse.

Voilà déjà trois ans que nous avons été envoyés travailler à la vigne du Seigneur, qu’est la paroisse de Rochefort.Il s’est fait beaucoup de choses ces dernières années et nous avons vécu de grands moments d’Eglise à commencer par les ordinations de Sam et Eric. Depuis des mois, nous sommes aussi marqués par cette pandémie qui a profondément affecté notre vie paroissiale et continue de le faire, les masques que nous portons en témoignent.

Dans ce contexte, deux convictions nous rejoignent nous qui sommes paroissiens de Rochefort appelés à être toujours des disciples missionnaires.

1 – Pas sans Lui

Pour moi, un missionnaire est d’abord, et avant tout, quelqu’un qui a rencontré le Christ personnellement et qui se donne les moyens de grandir et de vivre de cette relation. Le missionnaire est d’abord un disciple et c’est ainsi qu’il peut devenir un vrai missionnaire. Il n’y a pas de mission sans une intimité réelle, quotidienne avec le Christ. Sinon nos actions ne sont que des œuvres humaines et ne peuvent s’inscrire dans le temps. Si ce préalable n’est pas assuré, la mission sera plus difficile et sans doute peu pérenne.

« J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. » (EG 3)

« Une annonce renouvelée donne aux croyants, même à ceux qui sont tièdes ou qui ne pratiquent pas, une nouvelle joie dans la foi et une fécondité évangélisatrice. »  (EG 11)

Il nous faut ainsi nous aider les uns les autres à accueillir à nouveau frais cette annonce de la Bonne nouvelle, qu’elle nous rejoigne dans le concret de nos vies, qu’elle nous bouscule au point de nous laisser transformer par cette annonce. Un cœur réchauffé, réveillé, tel celui des disciples d’Emmaüs peut alors commencer à rejoindre les frères pour leur porter témoignage.  « La première motivation pour évangéliser est l’amour de Jésus que nous avons reçu, l’expérience d’être sauvés par lui qui nous pousse à l’aimer toujours plus.

Mais, quel est cet amour qui ne ressent pas la nécessité de parler de l’être aimé, de le montrer, de le faire connaître ? Si nous ne ressentons pas l’intense désir de le communiquer, il est nécessaire de prendre le temps de lui demander dans la prière qu’il vienne nous séduire. Nous avons besoin d’implorer chaque jour, de demander sa grâce pour qu’il ouvre notre cœur froid et qu’il secoue notre vie tiède et superficielle. » (EG 264)

Nous voudrions ainsi, à travers les propositions que nous souhaitons faire nous donner à goûter Dieu d’une manière plus intense, plus profonde. C’est de là que viendra la motivation pour l’annoncer et pour témoigner. Le pape développe ce chemin alors missionnaire dans Christus vivit : « Toute la formation chrétienne est avant tout l’approfondissement du kérygme qui se fait chair toujours plus et toujours mieux ».[113] 

Par conséquent, la pastorale (des jeunes) doit toujours inclure des temps qui aident à renouveler et à approfondir l’expérience personnelle de l’amour de Dieu et de Jésus-Christ vivant.

Cela se fera par divers moyens : des témoignages, des chants, des moments d’adoration, des espaces de réflexion spirituelle avec les Saintes Ecritures. Mais jamais cette joyeuse expérience de rencontre avec le Seigneur ne doit être remplacée par une sorte “d’endoctrinement”. (CV 214)

« Évangélisateurs avec esprit signifie évangélisateurs qui prient et travaillent (…) Sans des moments prolongés d’adoration, de rencontre priante avec la Parole, de dialogue sincère avec le Seigneur, les tâches se vident facilement de sens, nous nous affaiblissons à cause de la fatigue et des difficultés, et la ferveur s’éteint.

L’Église ne peut vivre sans le poumon de la prière, et je me réjouis beaucoup que se multiplient dans toutes les institutions ecclésiales les groupes de prière, d’intercession, de lecture priante de la Parole, les adorations perpétuelles de l’Eucharistie. » (EG 262)

 Concrètement nous voulons cette année :

    • Travailler à rendre nos messes dominicales plus belles, plus joyeuses, plus profondes.
    • Cela commence par la qualité musicale. La chorale saint Vincent les 1ers dimanches du mois à Notre Dame et les 3èmes au Breuil Magné, l’animation musicale assurée par le groupe de musique composé aussi de jeunes collégiens et lycéens les 2èmes dimanches et l’animation assurée par nos animateurs les 3èmes et 4èmes dimanches nous aideront.
    • La qualité des prédications, la qualité du service de l’accueil et la participation active de tous doivent nous aider dans ce sens. Nous soignerons aussi les messes du samedi soir et particulièrement les deux samedis où les enfants et les parents de la catéchèse seront présents.
    • Proposer tous les mardis après la messe de 18h15 pendant une demi-heure à la chapelle saint Louis un temps de louange et d’adoration.
    • Proposer trois fois dans l’année trois veillées d’une heure autour d’une fête. La première aura lieu ce jeudi 1er octobre en la fête de Ste Thérèse.
    • Je n’oublie pas les autres propositions qui existent déjà telles le chapelet, la prière des vêpres et la messe de semaine, enfin les groupes autour de la parole de Dieu à développer. Comme les soirées « miséricorde ».
    • Une proposition pourrait être faite pour nous aider aussi à approfondir le sens de l’Eucharistie. Il faut quelques volontaires pour se lancer et une personne pour l’animer mais les documents sont disponibles.

2 – Comme Lui

Jésus doit être le modèle du choix évangélique. « Unis à Jésus, cherchons ce qu’il cherche, aimons ce qu’il aime » (EG 267)

« Il ne sert à rien d’organiser des initiatives spéciales, d’inventer des mobilisations spéciales. Il suffit de vivre la vie comme elle vient, de vivre de manière missionnaire les gestes les plus habituels ; les occupations les plus ordinaires, au milieu de personnes que le Seigneur nous fait rencontrer. Cela vaut également pour la vie des paroisses et des communautés. » (Pape François, « sans Jésus nous ne pouvons rien faire ». Être missionnaire aujourd’hui dans le monde, p. 82)

« Pour être d’authentiques évangélisateurs, il convient aussi de développer le goût spirituel d’être proche de la vie des gens, jusqu’à découvrir que c’est une source de joie supérieure.  La mission est une passion pour Jésus mais, en même temps, une passion pour son peuple.  (EG 268) Jésus même est le modèle de ce choix évangélique qui nous introduit au cœur du peuple. Quel bien cela nous fait de le voir proche de tous ! » (EG 269)

C’est par attraction et non par prosélytisme qu’on interpellera les gens disait le pape Benoît XVI. La mission est donc pour moi avant tout proximité, attention aux autres, disponibilité pour la rencontre, écoute gratuite de l’autre. Mais il est vrai que cette gratuité, ce « temps perdu » pour la rencontre n’est pas dans l’air du temps où il faut être efficace, rentable, productif… même dans l’Église. « La culture de la rencontre qui met la personne au centre de tout, promeut le dialogue, la solidarité et l’ouverture à chacun.  Il est donc nécessaire que la paroisse soit le lieu qui donne le désir d’être ensemble et fait grandir les relations personnelles durables. Chacun peut découvrir ce que signifie ‘faire partie’ et ‘être aimé’. » (n°25)

La mission doit se traduire aussi, et peut-être même prioritairement, par une attention pour les plus pauvres, les plus fragiles. On ne se trompe jamais de chemin lorsqu’on choisit de les rejoindre. Et nous savons que ces pauvretés sont multiples aujourd’hui. Comment inviter notre communauté à cette attention ? Quelles priorités se donner dans notre communauté pour honorer cet appel ?

Alors la mission fera peut-être moins de bruit. Elle sera moins spectaculaire. Elle n’entraînera pas les foules. Elle ne s’imposera pas. Elle sera plus humble, plus discrète. Mais elle sera telle la semence plantée en terre qui grandit, on ne sait comment.

Concrètement nous voulons cette année :

    • Apprendre chaque jour à devenir une communauté plus fraternelle et plus unie où chacun se connaît et se reconnaît où nous ne sommes plus des étrangers assis les uns à côté des autres mais des frères et des sœurs. Les trois minutes à la fin des messes demeurent importantes, des rencontres gratuites par quartier peuvent être aussi initiées. De temps en temps un repas partagé dans les limites des conditions sanitaires. L’espace du Catholic’s Pub peut devenir aussi en dehors de la soirée du vendredi un lieu de rencontres. Nous pensons initier aussi des dîners 4/4…
    • Vous inviter tout simplement à être attentifs à celles et ceux qui vous entourent, dans vos quartiers, surtout les personnes les plus isolées. La vie ordinaire peut devenir le lieu de cette proximité à vivre comme un vrai lieu de mission et de témoignage.
    • Profiter aussi des différentes préparations aux sacrements, surtout baptême et mariage, pour mieux nouer des liens avec les familles, pour mieux les accueillir et les rencontrer. Une nouvelle animatrice pastorale vient de recevoir une mission pour, avec d’autres y être particulièrement attentive.

3 – Des équipes missionnaires

Je n’oublie pas l’invitation du Seigneur à proclamer la Bonne Nouvelle là où elle n’est pas encore annoncée. Mais je sais que ce n’est pas facile. Je sais qu’il faut pour cela un certain charisme, tout simplement du goût pour cette mission de rejoindre les périphéries si chères au pape François. Alors je crois préférable de commencer modestement par quelques-unes. Ce pourraient être 3 ou 4 dans un premier temps.

C’est ainsi que Dieu a toujours procédé. « Ainsi parle le Seigneur Dieu : « À la cime du grand cèdre, je prendrai une tige ; au sommet de sa ramure, j’en cueillerai une toute jeune, et je la planterai moi-même sur une montagne très élevée. Sur la haute montagne d’Israël je la planterai. Elle portera des rameaux, et produira du fruit, elle deviendra un cèdre magnifique. En dessous d’elle habiteront tous les passereaux et toutes sortes d’oiseaux, à l’ombre de ses branches ils habiteront. » (Ez 17, 22-23)

Ces petites équipes missionnaires seraient composées d’hommes et de femmes :

    • Qui vivent cet enracinement missionnaire en prenant le temps de la contemplation du Christ dans son corps Eucharistique et dans sa Parole. Concrètement ça commence ainsi ; par la petite demi-heure le mardi soir de 19h à 19h30. Et là nous pouvons tous y participer même si nous ne nous sentons pas prêt à rejoindre ces équipes.
    • Qui vivent une réelle fraternité, comme des frères et des sœurs vivant la mystique du vivre ensemble comme l’exprime le pape. « Nous ressentons la nécessité de découvrir et de transmettre la “mystique” de vivre ensemble, de se mélanger, de se rencontrer, de se prendre dans les bras, de se soutenir. »
    • Qui se font proches, disponibles, attentives aux autres à commencer par les plus petits. « Il ne s’agit pas de faire de l’animation missionnaire comme s’il s’agissait d’un métier, mais de vivre avec les autres, de les suivre pas à pas, de demander à les accompagner en apprenant à cheminer à leur rythme. Les missionnaires « à la sauvette » n’ont rien à voir avec cela. » (p. 115)

Concrètement cette année nous voulons :

    • Continuer ce qui se vit sur le quartier Libération et Bois de Chartres avec la petite équipe de laïcs toujours aussi motivée accompagnée par le Père Jean.
    • Développer une présence dans le quartier du « petit Marseille » avec une équipe qui a commencé depuis quelques semaines à s’y rendre pour rencontrer non seulement les enfants et les parents mais aussi les partenaires sociaux qui œuvrent sur ce quartier.
    • Poursuivre l’animation des soirées au Catholic’s Pub le vendredi soir avec une équipe renouvelée toujours avec le souci d’accueillir ceux qui viennent de loin.
    • Garder les liens, comme je l’ai dit plus haut, avec celles et ceux qui frappent à la porte de l’Église, qui expriment une demande.

Conclusion

Un document sur la conversion des paroisses rappelle enfin ceci :

« La conversion pastorale des structures implique la conscience que « le saint Peuple fidèle de Dieu est oint de la grâce de lEsprit Saint ; par conséquent, au moment de réfléchir, de penser, dévaluer, de discerner, nous devons être très attentifs à̀ cette onction. Chaque fois que, comme Église, comme pasteurs, comme consacrés, nous avons oubliés cette évidence, nous nous sommes trompés de route. Chaque fois que nous voulons supplanter, réduire au silence, anéantir, ignorer ou réduire à de petites élites le Peuple de Dieu dans sa totalité et ses différences, nous bâtissons des communautés, des plans pastoraux, des élaborations théologiques, des spiritualités et des structures sans racines, sans histoire, sans visage, sans mémoire, sans corps, de fait, sans vie. Lorsque nous faisons abstraction de la vie du Peuple de Dieu, nous tombons dans la désolation et nous pervertissons la nature de l’Église ». En ce sens, le clergé ne réalise pas seul la transformation sollicitée par l’Esprit Saint mais il est engagé́ dans la conversion qui touche toutes les composantes du Peuple de Dieu. Il convient donc de « chercher consciemment et avec lucidité́ des espaces de communion et de participation afin que lOnction du Peuple de Dieu tout entier trouve ses médiations concrètes pour se manifester ».

C’est l’esprit du conseil des responsables mis en place depuis trois ans, de la présence d’une Équipe Pastorale et aussi de l’assemblée paroissiale. Évidemment il faut du temps pour ajuster nos structures, pour aider chacun à trouver sa place et la prendre. Mais je souhaiterais que nous nous investissions tous là aussi en demeurant toujours dans l’humilité et la simplicité mais en acceptant aussi de sortir du critère du « on a toujours fait ainsi ». Il faut accepter de se laisser toujours déplacer et bousculer par l’Esprit Saint, l’agent principal de l’évangélisation rappelait Paul VI en son temps. Et c’est aussi pour cela que rien ne se fera sans Lui ; l’Esprit qui fait toute chose nouvelle. Il est donc nécessaire que notre paroisse prenne du temps pour s’en remettre à Lui chaque jour à travers les propositions que j’ai décliné dans la première partie. Mais rien ne se fera sans la participation même modeste de tous les membres de notre communauté autour des propositions simples que j’ai déclinées dans la deuxième partie. Enfin pour celles et ceux qui voudraient aller plus loin, il est possible de rejoindre ces petites équipes missionnaires pour un service là aussi très humble mais si précieux.

Je vous remercie,

Père Mickaël, curé.

Pour télécharger le message du père Mickaël, cliquez ICI

photos GT

Photos GT

Photos GT

 

 

 

 

La Frat’ 14/18 ans, une aventure de foi et d’amitié.

Les soirées commencent vers  19h, autour d’un temps décontracté, d’échanges de nouvelles, de joie des retrouvailles, de jeux. Le groupe partage ensuite un repas, les temps fraternels sont très importants. Un temps de louange est prévu.

La soirée est centrée autour d’un thème qui peut-être un témoignage ou un film, sources de réflexion individuelle et en petits groupes, enrichie par un temps de prière.

Certaines soirées comme Noël sont festives et agrémentées de chants, de jeux et de danses.

Les thèmes abordés dans l’année sont choisis par les jeunes. En 2019, les thèmes retenus furent : la famille;  la gestion du temps;  l’Esprit Saint; l’Avent (attente de Noël), la Nativité.

L’année est conclue par une soirée  barbecue et jeux.

La pédagogie de la mission auprès des jeunes entre 14 et 18 ans est basée sur trois piliers :

  • La fraternité
  • La prière
  • La fête

Les semaines ou week-ends proposés aux 14-18 ans se déroulent autour d’un thème :

Bâtir sur le Roc, Deviens ce que tu es, Mieux se connaître pou mieux choisir…

Mêlent des moments d’animation (chants, danses, jeux, témoignages), des temps de prière, mais aussi d’échange et de partage en petits groupes.

Voici les dates des rencontres de l’année  2020/21 :

  • 25 septembre 2020, Sablonceaux
  • 16 octobre, Rochefort
    • 21-22 novembre, week-end 1, Sablonceaux
  • 18 décembre, Rochefort
    • 16-17 janvier 2021, week-end 2, Sablonceaux
  • 5 février, Rochefort
  • 19 mars, Sablonceaux
  • 9 avril, Rochefort
    • 1-2 mai, week-end 3, Sablonceaux
  • 28 mai  ou 4 juin, Rochefort (à confirmer)
  • 25 juin ou 2 juillet, Sablonceaux (à confirmer)

Contacts : Animateurs : Samuel et Marie-Noëlle Lastère,
1418groupe@gmail.com / Prêtre accompagnateur : Père Mickaël  07.86.64.33.85 – @ : mickaellenezet@yahoo.fr

 

Accueil à la messe : l’affaire de tous…

– Il manque 1 personne pour l’accueil de la messe de 11h à Notre-Dame le dimanche 27/09 ! Inscrivez-vous vite !!
Le planning d’octobre est également ouvert aux inscriptions.
>>> Inscrivez-vous sur le planning qui a été adressé par mail à tous les paroissiens en complétant les créneaux disponibles qui vous conviennent pour le mois  d’octobre (3 personnes par dimanche) et en indiquant vos noms, prénoms et n° de téléphone.
Si vous n’avez plus le lien pour accéder au tableau, vous pouvez demander au secrétariat paroissial qu’il vous soit renvoyé.

IMPORTANT ! N’oubliez pas que les masques sont obligatoires pour entrer dans l’église ainsi que le  gel hydroalcoolique.

Pour info. en raison des mesures sanitaires (nettoyage du matériel, etc.,), merci de noter qu’il n’y aura pas d’accueil pour les enfants.

Les écharpes orangées et les badges sont de retour. Vous les trouverez à leur place habituelle dans la boîte transparente posée sur la table de la sacristie (ou à proximité). Merci de penser à les remettre (pliées svp + les badges) dans la boîte à la fin de votre service.  Un grand MERCI à tous !

Vous êtes intéressés par ce service d’accueil ? Merci  de vous faire connaître auprès de Martine Guérin (tél. 06.82. 65.75.03).

Mémo de l’accueil

Avant l’accueil
– Arriver env. 20/25 mn avant la messe
– Prendre le temps de lire les annonces de la semaine avant la messe (pour pouvoir renseigner les personnes accueillies)
– Vous pouvez prier ensemble en équipe d’accueil dans la sacristie avant de commencer votre service. Pour cela, vous trouverez dans la boîte aux écharpes, 2 prières d’accueil au choix (chacune en 3 exemplaires) que vous pouvez lire ensemble. Merci de les remettre dans la boîte.
– Mettre son écharpe colorée et un badge “bienvenue” (ils sont rangés dans la sacristie, dans une boîte plastique transparente posée sur la table de la sacristie. Ne pas oublier de remettre votre écharpe pliée et votre badge dans cette même boîte après la messe après la messe).
 Avoir avec soi un crayon ainsi que 3 ou 4 cartes Bienvenue (disponible dans un carton à la sacristie) pour les personnes qui souhaiteraient nous laisser leurs coordonnées pour recevoir les infos par mail ou qui ont une question particulière (demande de sacrement, souhait de rencontrer un prêtre, etc.) pour qu’il leur soit répondu. Conserver précieusement ces cartes une fois complétées pour les remettre au secrétariat paroissial. Préciser dessus le cas échéant la demande de la personne. Ces cartes sont éditées pour être données directement. Elles ne doivent pas être déposées sur les tables.
L’accueil
– Se répartir : 2 personnes à l’entrée principale et 1 à l’entrée située à droite de l’autel
– Distribuer la feuille de chants et souhaiter une « bonne célébration ».
Attention ! Pour des questions économiques, nous ne pouvons éditer trop de feuilles. Aussi dans la mesure du possible, ne donner qu’1 feuille pour 2 personnes quand il s’agit de couples ou de familles.
­
– Distribuer la feuille d’infos paroissiales aux personnes n’ayant pas d’adresse e-mail.
A la fin de la messe
–  Rester un peu dans l’église au cas où des personnes souhaiteraient avoir des infos
– Merci de plier votre écharpe et la remettre ainsi que votre badge dans la boîte à la fin de la messe
– Transmettre au secrétariat paroissial (102 rue Pierre Loti) les cartes “Bienvenue” complétées.

Matthieu Cavalié nouveau pasteur chez nos frères protestants.

Je suis originaire de Nantes. À 20 ans, j’ai suivi une formation de théologie à Montpellier. Une fois reconnu pasteur, mon itinéraire m’a d’abord conduit dans les Cévennes puis en Charente-Maritime. En juillet 2008, j’ai posé mes valises en Vendée, à Mouchamps, un choix plutôt familial pour me rapprocher de Nantes. Je devenais pasteur de la paroisse du bocage vendéen.

Pasteur, un métier comme un autre ?

Pas sûr, il doit avoir une énorme boîte à outils afin de répondre à toutes les demandes à la fois du conseil presbytéral et des paroissiens jusqu’à être le confident ! J’ai aussi apprécié le travail d’œcuménisme avec nos frères catholiques. Un travail indispensable entre les deux communautés en particulier dans notre bocage. J’ai rencontré des bons curés catholiques, très ouverts”.

Juillet 2020 départ du pasteur Jean-Luc CREMER vers une autre mission…

Jean-Luc Cremer, pasteur de l’Église protestante unie à Rochefort, est devenu  le nouveau président de la région Ouest, depuis le 1er juillet 2020.

Quand, il y a quelques mois, Jean-Luc Cremer a reçu l’appel du Conseil régional, la décision a été difficile à prendre, pour lui comme pour Claire, son épouse. Malgré l’éloignement avec leurs parents et leurs enfants qui résident en Centre-Alpes Rhône, il a accepté la fonction de président, ” alors qu’à  Rochefort, on en est encore à débroussailler ».

S’engager

Jean-Luc et Claire Cremer sont arrivés en 2016. Beaucoup d’observateurs ont noté que ces quatre années ont été bien employées, eu égard à tout ce qui a été mis en place : comme le Culte 3 D (Dire Dieu Différemment), les groupes Médit’ en Dieu, Marche en Dieu, la démarche écologique.
Ce qui a pesé dans la balance, c’est la confiance. La confiance de ceux qui l’ont appelé à ce nouveau poste, et sa confiance en Dieu. Cet appel fait écho à celui qu’il a reçu à l’âge 35 ans pour devenir pasteur.

Né dans une famille protestante, baptisé, confirmé, Jean-Luc Cremer a suivi l’école biblique, le catéchisme, les camps, les éclaireurs.

De 20 à 35 ans, il a eu le temps d’être animateur socio-culturel, agent commercial en agence de voyages, directeur d’une école de langue française dans un cadre missionnaire, et animateur dans un centre chrétien en Alsace. Ses études  de théologie à Montpellier ont été menées avec le soutien de Claire. La famille avait  trois enfants et Claire partait travailler comme assistante sociale à Alès.  « Elle a été, et elle est pour moi  un véritable soutien, à la fois discrète et présente ». Jean-Luc Cremer a commencé son ministère pastoral à Die dans la Drôme, et l’a poursuivi en région Centre Alpes Rhône.

Accompagner

Depuis quatre ans, Jean-Luc Cremer est membre du Conseil régional. Il connaît l’ampleur de la tâche qui l’attend  et il sait l’importance des décisions qu’il prendra avec son conseil en ce qui concerne  la diffusion de l’Évangile à Laval, en Indre et Creuse, en Bretagne, à Rennes, à Saint-Nazaire, et en Charente Maritime.

Bonne route …

Interview du pasteur Jean-Luc CREMER par RCF sur son départ

 

 

 

Les responsables reprennent leur activités…

Mardi 15 septembre à 20h30, le père Mickaël Le Nézet curé de la paroisse réunissait les responsables de services de la paroisse, pour faire le point sur l’année qui vient de s’écouler et celle qui nous attend.

Voici l’ordre du jour:

— Quel projet pastoral pour l’année scolaire à venir ? De quelle manière chacun va pouvoir s’investir.

— Organiser la journée de rentrée, dimanche 27 septembre, dans l’esprit de ce projet.

Tout le monde était au rendez-vous.

Nous avons commencé cette soirée par la lecture de l’évangile (1ère épître aux  Corinthiens 12, 12-14. 27-31a), suivi de la prière de Guiseppe Lanza Del Vasto .

Le père Mickaël, en fin d’année scolaire,  après 2 ans de mission a souhaité rencontrer chaque membre responsable, personnellement,  pour une relecture de sa lettre de mission, afin d’envisager soit l’arrêt , soit le prolongement de son service.

Ce fut un temps d’écoute et de réponses aux  questionnements et  réflexions des responsables de services..

Pour chacune des personnes envoyées en mission ce fut un temps privilégié qui a permis de se resituer dans le charge reçue, tout en réalisant que la charge n’est pas forcément facile à réaliser et à maintenir dans le temps. Certains ont demandé de cesser leur mission après des années de service.

S’engager/Servir la mission de la paroisse

Prenez part à la vie de la paroisse, devenez acteur / actrice,
Votre paroisse a besoin de vous !

« Tous peuvent participer de quelque manière à la vie ecclésiale, tous peuvent faire partie de la communauté » Pape François,  “La joie de l’Évangile”


Nous avons besoin de vous, pour :

  • Transmettre la foi aux plus jeunes : catéchisme, éveil à la foi
  • Accompagner un catéchumène adulte vers le baptême
  • Participer à la préparation au mariage, à la préparation au baptême des petits enfants
  • Prendre part à l’animation liturgique (lecteurs, chants, équipe florale…)
  • Participer à l’animation d’un groupe de prière ( lundis de la Parole, « prière des mères », chapelet pour les vocations, « monastère invisible »)
  • Aider à la communication ( prise de photos, transmission d’infos, etc.)
  • Participer à l’accueil à l’église lors de la messe dominicale.
  • Organiser des événements.
  • Prendre part à des activités au service des familles, des jeunes, des célibataires, des personnes âgées…
  • Apporter la communion aux malades, rendre visite aux personnes isolées.
  • Accompagner des familles en deuil, conduire les obsèques
  • Et proposer d’autres idées en aidant à les mettre en œuvre ?…

Vous êtes intéressé pour soutenir telle ou telle activité ?

Contactez-nous par mail à : paroissederochefort@gmail.com

Téléphone 05.46.99.03.11

Presbytère St Louis : 102 rue Pierre Loti 17300 Rochefort

« Ne restez pas au balcon de la vie ! Jésus n’y est pas resté. Jésus s’est engagé, engagez-vous! » Pape François aux jeunes des JMJ à Rio (Brésil)

 

 

Inscriptions à l’Aumônerie des jeunes de 6ème; 5ème; 4ème.

 Contact : Père Éric – 07 68 69 45 31

► Aumônerie des Jeunes Collégiens (classes de la 6ème à la  4ème)

Il n’est pas trop tard

Jeunes collégiens (6e à 4e) vous êtes invités à participer à des rencontres mensuelles et à des temps forts.

 

► Pour les 6e : Tous les vendredis de 17h30 à 19h

► Pour les 5e/4e : Tous les vendredis de 19h15 à 21h

Prêtre accompagnateur : Père Eric

Voulez-vous être catéchiste, témoin de la foi ?

La, ou le catéchiste, un être de relation.

Etre catéchiste c’est  accompagner un groupe d’enfants, de jeunes tout en veillant aux liens avec leurs parents. C’est être en lien avec la communauté paroissiale.

Pour la paroisse de  Rochefort

Au 65 ter rue Voltaire salle Notre Dame -17300 Rochefort

Contact : Brigitte Gadenne -Tèl : 06.74.28.07.76

Secrétariat du presbytère – 102 rue Pierre Loti Rochefort – Tél: 05.46.99.03.11

La ou le catéchiste est un “médiateur”, dans deux directions : la dimension verticale qui relie Dieu à l’homme et la direction horizontale qui unit les personnes entre elles.

Ces deux directions, structurant la catéchèse, sont celles de la croix; elles renvoient à la force du mystère de la Passion, la mort et la résurrection de Jésus. « Jésus-Christ seul peut conduire à l’amour du Père dans l’Esprit et nous faire participer à la vie de la Trinité Sainte. ».

Le, ou la  catéchiste, témoin de la foi de l’Eglise

La, ou le catéchiste, respecte la liberté et le cheminement particulier des personnes auxquels il ou elle s’adresse. « Le catéchiste se prépare en effet à faciliter la croissance d’une expérience de foi dont il n’est pas le dépositaire. C’est Dieu qui l’a déposée au cœur de l’homme et de la femme. La tâche du catéchiste se borne à cultiver ce don, à l’offrir, à l’alimenter et à l’aider à croître. » . Le catéchiste se situe à l’intérieur de la foi de l’Eglise et ne peut se livrer à des simplifications personnelles, il n’est pas le propriétaire de la foi mais son serviteur.

A ce propos, le Texte National pour l’Orientation de la Catéchèse parle d’une responsabilité spécifique qui distingue le catéchiste de celui qui est en chemin avec lui : « Le catéchète est frère du catéchisé. Il n’est pourtant pas « à égalité » avec lui : le devoir de transmettre appelle à exercer une forme d’autorité, celle qui permet à l’autre de devenir « auteur » de sa vie… L’autorité du catéchète vient de ce qu’il n’est pas lui-même la source, mais le garant de la fidélité à une longue histoire de la foi vécue dans l’Eglise à travers les âges.». Le catéchisme de l’Eglise catholique est un livre de référence important au service de cette fidélité. De plus, pour tenir compte de l’âge et de la culture des personnes catéchisées, le catéchiste dispose de documents catéchétiques choisis en concertation avec son Eglise locale.

La formation des catéchistes

Les catéchistes sont comme des disciples en chemin. Ils ont toujours à cultiver leur propre relation au Christ, à se former.  Savoir être, savoir-connaître, savoir-faire” telles sont les qualités que les catéchistes doivent acquérir.  La formation des catéchistes est centrée avant tout sur leur vie de foi, leur spiritualité, la conscience qu’ils ont de faire partie de l’Eglise. La meilleure manière de progresser est de toujours partir de la personne de Jésus-Christ, maître et formateur de ses disciples, stimulant leur zèle pour le Royaume.

Le pape François donnait trois clés pour être catéchiste lors du congrès des catéchistes pour l’année de la foi : être familier du Christ, l’imiter pour sortir de soi et rencontrer l’autre, sans avoir peur d’aller avec Lui dans les périphéries. A partir de cette façon d’être il est possible de développer un savoir de la foi.

Le catéchiste doit non seulement être un témoin, mais aussi un maître qui enseigne la foi. Une formation biblique et théologique lui permet d’avoir une bonne connaissance  du message chrétien, centré sur mystère de la foi: Jésus-Christ.”

En résumé, ce qui distingue les catéchistes réside dans un rapport personnel, authentique, respectueux de la liberté, nourri constamment par la prière et la Parole de Dieu.

Quelques nouvelles de l’association : “100 pour 1 toit”

Bonjour !

Pour celles et ceux qui n’auraient pas eu trop de nouvelles, en voici de la famille arménienne logée jusqu’à présent à la maison  St Paul.

Ils sont en train de déménager cette semaine  à Surgères pour libérer la maison fin août.

Nous avons trouvé un appartement à Surgères dont le coût n’est pas excessif,

et l’Association “100 pour 1 Toit -pays rochefortais” a décidé de le louer, les recherches

pour trouver un logement correct et pas trop cher sur Rochefort n’ayant rien donné.

Bien sûr, ce n’est pas de gaieté de coeur que la famille part à 30 kms, alors qu’elle

s’était fait amis, connaissances etc.. à Rochefort

Aujourd’hui, l’ensemble de la famille est plus “détendue”

et il s’agit de mettre en place un “réseau” sur Surgères et de continuer les contacts

avec Rochefort dans la mesure du possible.

C’est pour cela que je vous invite à une rencontre – comme nous en avions pris l’habitude de temps en temps –

entre personnes proches de la famille ou intéressées par les contacts à faire perdurer.

Les protecteurs du mois de juillet

Le mois de juillet est le mois consacré au Précieux Sang de Jésus.
Vertu recommandée :l’adoration de la Sainte Eucharistie.

Les Protecteurs du mois :

le 3    :St Thomas, Apôtre.  Bienheureux celui qui croit sans avoir vu. D’anciennes traditions rapportent qu’il alla jusqu’en Inde et peut-être même jusqu’aux portes de la Chine ; il mourut martyr, vers l’an 52, à Mylapore, près de Madras (Chennai aujourd’hui ; sur le golfe du Bengale, au sud-est de l’Inde).

Jean-Paul II, en 1986, a prié sur sa tombe, dans la crypte de la basilique St Thomas, située dans la banlieue de Madras, à Mylapore Santhome. Au XVIème siècle,Saint François-Xavier,“l’Apôtre des Indes”, avait une conscience aiguë de mettre ses pas dans ceux de St Thomas.

le 11  : St Benoît de Nursie, père des moines occidentaux, abbé à Subiaco et au Mont-Cassin (près de Naples),  proclamé en 1964 saint patron de l’Europe.

En 1980, Jean-Paul lui adjoindra les Saints Cyrille et Méthode, apôtres des Slaves et de l’Europe de l’est ; de plus, il adjoindra à ces 3 “géants missionnaires”, en 1999, trois co-saintes patronnes :  Sainte Brigitte de Suède, Sainte Catherine de Sienne et Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein, juive convertie, Carmélite, déportée et morte à Auschwitz en 1942).

le 26  : Ste Anne et St Joachim, les saints parents de la Très Sainte Vierge, grands-parents de Jésus.

Sainte Anne, mère de la Vierge Marie, particulièrement vénérée par les Bretons, apparut un jour de 1624 à un paysan, Yves Nicolazic, près d’Auray, en Morbihan ; quelque temps après, là fut construite la grande basilique actuelle de Sainte-Anne d’Auray ; le Pardon de Sainte Anne à Auray est devenu le 3ème plus grand pèlerinage de France après Lourdes et Lisieux.

Quelques grands Saints et Saintes du mois :

Nous avons déjà fêté :

le 1er : St Thierry du Mont d’Hor  :  fils d’un bandit ! Converti, il fut ordonné prêtre par saint Rémi, puis chargé de fonder un monastère au Mont d’Hor, près de Reims, où finit par venir aussi… son propre père. Mort vers 533. Ayant guéri le roi Thierry 1er, fils de Clovis, les rois de France prirent l’habitude d’aller dîner le soir du sacre dans cette abbaye. On fête aussi, ce jour, Aaron et Myriam, frère et sœur de Moïse.

le 3St Thomas(voir plus haut)

Nous  fêterons :

le 5 :St Antoine-Marie Zaccaria ; d’abord médecin, il devient prêtre puis fonde à Milan les religieux Barnabites ; il fait partie des grands Saints réformateurs de l’Église au XVI° siècle.

Pour réformer en profondeur la société, il cherche à restaurer la piété des laïcs, popularisant les Adorations du Saint-Sacrement ; il répondait ainsi à l’affaiblissement de la foi dans le mystère de l’Eucharistie, particulièrement dans les régions qui allaient devenir protestantes. Épuisé par ses sacrifices et son travail apostolique, il meurt à l’âge de 37 ans, en 1539. Son corps incorrompu repose dans l’église St Barnabé de Milan.

Dans une célèbre lettre écrite en 1539, 2 semaines avant sa mort, il écrit à un pieux couple de laïcs :

” […] je désire que nous ne vous laissiez pas envahir par la tiédeur mais que vous marchiez de progrès en progrès […] :Le tiède – ou pharisien – a le comportement suivant : il évite les péchés graves mais commet volontiers des péchés plus légers et il ne se fait plus aucun scrupule des petites fautes.

Ainsi, il s’abstiendra de blasphémer et de dire des injures, mais il ne s’en fera pas trop de s’emporter un peu ni de vouloir toujours avoir raison, sans vouloir céder à autrui. S’il évite de dire du mal de son prochain, il ne considère pas comme une faute considérable … de se permettre souvent des paroles vaines et inutiles. Il ne mange pas avec excès et ne se remplit pas de vin comme font les ivrognes, mais il se plaît à se régaler, sans besoin, de quelque friandise qui l’attire… Il veut le bien mais il ne le veut pas tout entier […].

Douce madame Laura, et vous, aimable monsieur Bernardo, accueillez et méditez mes paroles avec les mêmes sentiments affectueux qui me les dictent. Je ne vous dis pas de tout faire en un jour, mais je voudrais que vous soyez attentifs à faire chaque jour quelque chose de plus que la veille, à mortifier un peu la convoitise et la sensualité, même dans ce qui est permis ; et cela, par ardent désir de progresser dans la vertu, pour diminuer vos imperfections et pour échapper au danger de tomber dans la tiédeur […].

Je voudrais, – et je le désire, et vous en êtes capables si vous le voulez – que vous deveniez de grands saints…

le 6  : Ste Maria Goretti ; martyre de la chasteté, elle fut tuée en 1902, à l’âge de 12 ans ; le 24 juin 1950, son assassin, converti, était présent à la canonisation, aux côtés de la maman de Marietta. En la canonisant, le pape Pie XII déclara : ” Fruit d’une famille où l’on priait tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur et l’obéissance aux parents…, elle eut la force d’âme des vierges et des martyrs”.

le 14  : St Camille de Lellis ; longtemps militaire (comme St Ignace de Loyola –voir au 31), de caractère difficile, il se convertit et devient infirmier dans un hôpital de Rome ; il fonde les Frères “à la croix rouge” : les “Servants des malades” ou “Clercs réguliers ministres des infirmes”, appelés aujourd’hui Camilliens.

Aux jeunes qu’il formait, il écrivait : “Rappelez vous que les malades sont la pupille et le cœur de Dieu et que ce qui est fait à ces pauvres est fait à Dieu”. Il souffrit toute sa vie d’un douloureux ulcère à la jambe ; il meurt en 1614, à l’âge de 64 ans ; il est le saint patron des hôpitaux, du monde infirmier et des infirmes.

le 15  : St Bonaventure (Jean, de son nom de baptême) ; son nom lui fut donné par saint François d’Assise lui-même ; “second fondateur de l’Ordre franciscain” ; pour sa doctrine et sa douceur admirables, on l’a appelé le “Docteur séraphique”. On lui attribue la célèbre hymne de Noël : “Adeste fideles” (traduit en français par le cantique : “Peuple fidèle, le Seigneur t’appelle“) ; il est l’auteur aussi d’un célèbre commentaire, mot à mot, du “Salve, Regina” 

Voici la Prière du « Salve Regina » priée et commentée mot à mot par Saint Bonaventure (1217-1274), Franciscain Italien, Archevêque, Cardinal et Docteur de l’Église Catholique. site-catholique.fr

le 16   :  Apparition de Notre-Dame du Mont Carmel (1251) à saint Simon Stock, (Supérieur) Général de l’Ordre des Carmes ; la Vierge promettait une bénédiction spéciale pour ceux qui porteraient le scapulairede l’Ordre. Le scapulaire (du latin scapula, épaule) est une sorte de vêtement porté sur les épaules, descendant de part et d’autre du buste de la personne ; au début, il était réservé aux moines ; puis les simples laïcs se mirent à l’utiliser par dévotion ; il peut être substitué par deux petits carrés de tissu, reliés par de fines bandes de tissu passant sur les épaules, un carré tombant sur la poitrine et un dans le dos.

A Fatima, en particulier le 13 juillet, Notre Dame de Fatima confia aux 3 petits Bergers que « Dieu voulait établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie ». Or, lors de ces apparitions, Notre-Dame demanda cinq pratiques : la consécration de la Russie, la communion réparatrice des premiers samedis du mois, les sacrifices pour la conversion des pécheurs, la récitation quotidienne du chapelet et le port du scapulaire. Lors de la dernière apparition, le 13 octobre 1917, les 3 enfants virent la Vierge Marie leur apparaître sous l’aspect de Notre Dame du Carmel, tenant le scapulaire dans la main droite.

Sœur Lucie ( l’une des trois voyants de Fatima, décédée en 2005) dira même, le 15 octobre 1950 : « Le scapulaire est le signe de notre consécration au Cœur Immaculé de Marie. (…) Le scapulaire et le rosaire sont inséparables ». On peut donc dire que le scapulaire et le Rosaire font implicitement partie de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, le chapelet bien récité étant la prière qui “touche le plus le cœur de Notre Dame“, comme le rappelèrent tous les Papes depuis au moins le XVI° siècle et jusqu’au Pape François.

le 22  :  Ste Marie-Madeleine, la pécheresse convertie.
Sa conversion et son immense amour du Christ lui valurent la grâce d’être le premier témoin de Sa résurrection ; annonçant celle-ci aux Apôtres incrédules, elle mérita le titre d’ “Apôtre des Apôtres“.

le 25  :  St Jacques le Majeur, frère de St Jean, fils de Zébédée ; simple pêcheur sur le lac de Tibériade, il fut, avec son frère et avec Pierre, témoin de la Transfiguration et de l’Agonie du Christ. Premier des Apôtres à verser son sang, saint patron de l’Espagne. Lorsque sa fête tombe un dimanche, c’est une Année Sainte à Compostelle.

le 31  :  St Ignace de Loyola, fondateur, avec St François (de) Xavier, de la “Compagnie de Jésus“. Il faut, disait-il, toujours agir “pour la plus grande gloire de Dieu” (“ad majorem Dei gloriam“) et “le plus grand bien des âmes“. Il est le créateur des fameux « Exercices spirituels ».

 

 

 

Ordination sacerdotale d’Eric et de Sam

 Eric Ndikubwayo et Joseph Marie Vo Ta Sam seront ordonnés prêtres,

le 20 juin à 10h à la Cathédrale Saint-Louis de La Rochelle, par Monseigneur Georges Colomb 

Dans l’action de grâce, nous confierons Sam, Eric, ainsi que  tous les futurs prêtres, à la miséricorde de Dieu et à la protection de la Vierge Marie.

Les entrées étant limitées par mesure sanitaire, il convient de   réserver sa place au 05.46.99.03.11 ou par mail : paroissederochefort@gmail.com

Ceux qui désirent participer au cadeau qui sera  offert aux deux nouveaux prêtres, à savoir les rituels nécessaires pour exercer leur ministère, peuvent s’adresser au presbytère St Louis 102 rue P. Loti ( téléphone et mail ci-dessus)

Eric NDIKUBWAYO
Eric NDIKUBWAYO

Diacre, né en 1990 au Rwanda, à été formé en partie au Rwanda puis au Cameroun à l’université catholique d’Afrique Centrale, de spiritualité carmélitaine. Arrivé en France en 2017 dans le diocèse de La Rochelle et Saintes, il a été nommé à Rochefort pour son stage pastoral, où il est :

  • Co-responsable du Secours Catholique
  • Accompagnateur des jeunes professionnels.
  • Responsable de la préparation au baptême des enfants non scolarisés (de 3 à 7 ans)

Eric célébrera sa 1ère messe le dimanche 21 juin 202 à 18h à l’église Notre Dame

Joseph Marie Vo Ta Sam
Sam en tablier de service

Né au Vietnam en 1984, au sein  d’une famille pratiquante de 11 enfants,  il a 3 sœurs religieuses. Après son bac il est entré dans une fraternité missionnaire située au sud du pays où il a appris le français. Depuis sa plus tendre enfance il veut être prêtre. A l’âge de 30 ans, il s’est rendu à Lisieux, où il est rentré au séminaire :”Notre Dame de vie”  . En 2017 il arrive dans le diocèse de La Rochelle et Saintes, il sera nommé par Mgr Georges Colomb, en stage pastoral, à Rochefort .

Voici une prière de sainte Thérèse de Lisieux qu’il redit souvent:

“Je veux, Ô mon bien aimé, à chaque battements de mon coeur, vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu’à ce que les ombres s’étant évanouies, je puisse vous redire mon amour dans un face à face éternel -Amen-” 

Sam célébrera  sa 1ère messe le Dimanche 21 juin 2020 à 11h au sanctuaire de l’île Madame à Port des Barques.

Par ailleurs, Mgr Colomb ordonnera prêtres pour le service de Dieu, de l’Eglise et des hommes :  Brice Degbey et Jean-Eudes Blandin de Chalain le 27 juin à 10 h à la cathédrale Saint-Pierre de Saintes

Le diocèse rend grâce pour ce don de Dieu et prie pour ses futurs prêtres

Nombre de prêtres en France

En 2009 le nombre de prêtres en France était de 19 000. En 1990, il y en avait 32 300. Le nombre de prêtres en France a beaucoup diminué, car il y a moins d’ordination de prêtres. En 2016, on comptait un peu moins de 16 000 prêtres en France, nombre en baisse de 600 à 650 chaque année en raison des 700 à 800 décès annuels.

Définition du prêtre

Chrétien qui, par l’imposition des mains au moment de l’ordination par l’évêque, reçoit la mission de rendre présent le Christ parmi les hommes, en célébrant l’eucharistie, en pardonnant les péchés, en instruisant et guidant le peuple qui lui est confié.

L’ordination des prêtres

1. Quel est le sens de l’ordination sacerdotale ?

L’ordination presbytérale est la célébration au cours de laquelle le prêtre reçoit de l’évêque le “sacrement de l’ordre”.
Par l’ordination, le nouveau prêtre reçoit le caractère sacerdotal « qui le configure au Christ Prêtre pour le rendre capable d’agir en la personne du Christ Tête » (Presbyterorum ordinis, n.2) ; il s’agit d’une marque ineffaçable, au même titre que le baptême. Appelés à servir le peuple de Dieu, les prêtres constituent un seul « presbyterium » : la communauté des prêtres d’un diocèse unis à leur évêque.

L’ordination sacerdotale est la célébration où le prêtre reçoit de l’évêque le sacrement que l’on appelle “sacrement de l’ordre” au degré de prêtre. Par l’ordination, le nouveau prêtre reçoit le caractère sacerdotal qui est une marque ineffaçable comme le caractère baptismal. Il entre aussi dans le “presbyterium” qui est la communauté des prêtres d’un diocèse unis à leur évêque.

2. Que nous apporte l’assistance à une cérémonie d’ordination ?

La cérémonie d’ordination nous fait participer intensément à une expérience spirituelle et à une expérience d’Église.

Après un dialogue entre l’évêque et chaque ordinand vient la promesse d’obéissance à l’évêque. L’assemblée chante la litanie des saints pendant laquelle les ordinands sont prosternés face contre terre devant l’autel. Puis c’est l’imposition des mains, signe du don de l’Esprit. L’évêque et les prêtres viennent successivement imposer les mains aux ordinants.

Enfin la prière de l’ordination est dite par l’évêque, tous les prêtres levant la main pendant ce temps.
L’ordination est suivie de rites complémentaires : chaque ordinand reçoit les vêtements sacerdotaux (l’étole et la chasuble). Il est marqué du saint Chrême sur les paumes, en signe de consécration par l’évêque qui lui remet la patène et le calice, lui donne le baiser de paix qu’il transmet à tous les prêtres. Les nouveaux prêtres concélèbrent la messe.

3. Comment se déroule une cérémonie d’ordination d’un prêtre ?

Présentation et appel des candidats – L’évêque les appelle et ils répondent “Me voici”. Les futurs prêtres peuvent être présentés par le responsable des vocations ou par un prêtre du séminaire.

Liturgie de la Parole – Lectures et homélie de l’évêque

L’ordination proprement dite – Après un dialogue entre l’évêque et chaque ordinand et sa promesse d’obéissance à l’évêque, on chante la litanie des saints pendant laquelle les ordinands sont prosternés face contre terre devant l’autel (signe de leur disponibilité à l’action de Dieu en eux). Puis c’est l’imposition des mains, signe du don de l’Esprit Saint. L’évêque et les prêtres viennent successivement imposer les mains aux ordinants. Enfin la prière de l’ordination est dite par l’évêque, tous les prêtres peuvent garder la main droite levée pendant ce temps.

Les rites complémentaires – L’ordination est suivie des rites complémentaires. Chaque ordinand reçoit les vêtements sacerdotaux (l’étole presbytérale et la chasuble). L’évêque lui fait une onction de saint chrême, qui a été consacré à la messe chrismale, sur la paume des mains (signe de consécration), lui remet le pain sur la patène et le calice contenant le vin et l’eau mélangés et lui donne un baiser fraternel qu’il reçoit aussi de tout ou partie des prêtres.

Les nouveaux prêtres concélèbrent la messe

Le lendemain, chaque prêtre célèbre une première messe.

4. Que peut on faire quand on participe à une cérémonie d’ordination ?

On peut recevoir la bénédiction du nouveau prêtre. En effet après la cérémonie, il donne sa première bénédiction à tous ceux qui le désirent. On peut aussi participer à un cadeau. Souvent les amis et la famille du jeune prêtre se cotisent pour offrir un cadeau : un calice, une aube, une étole…

Le sacrement de l’ordre (ou ordination)

1. Quelle est la nature du sacrement de l’ordre ?

Le sacrement de l’ordre est un des sept sacrements. Pour comprendre le sacrement de l’ordre, il faut le situer par rapport au sacrement de baptême. Grâce au Baptême, tous les baptisés participent au Sacerdoce du Christ. Cette participation s’appelle “sacerdoce commun des fidèles”. En effet, comme le dit saint Pierre, toute l’Église est un peuple de prêtres, un peuple sacerdotal.(1 Pierre 2, 5.9). Ceux qui reçoivent le Sacrement de l’Ordre sont consacrés pour servir au nom et en la personne du Christ-Tête au milieu de la communauté. Le sacerdoce ministériel diffère du sacerdoce commun des fidèles, parce qu’il confère un pouvoir sacré au milieu de la communauté.

Nom du sacrement de l’ordre – Les théologiens appellent ce sacrement ” sacrement de l’ordre “. On peut dire aussi ” sacrement de l’ordination ” expression qui est plus claire pour les non initiés. Le mot Ordre, dans l’antiquité romaine, désignait des corps constitués au sens civil, surtout le corps de ceux qui gouvernent. Ordination désigne l’intégration dans un ordre, l’ordre des évêques, l’ordre des prêtres, l’ordre des diacres, qui va au delà d’une simple élection, désignation, délégation ou institution par la communauté, car elle confère un don du Saint-Esprit permettant d’exercer un ” pouvoir sacré ” qui ne peut venir que du Christ lui-même, par son Église.

Les degrés du sacrement de l’ordre – Le sacrement de l’ordre comporte trois degrés : le diaconat, le presbytérat et l’épiscopat qui concernent l’ordination des diacres, des prêtres et des évêques. Les prêtres sont institués pour être collaborateurs des évêques, associés à eux dans la fonction sacerdotale au service du peuple de Dieu. Les diacres sont institués pour aider l’évêque et ses prêtres, avec charité et simplicité de cœur. Il y a l’ordination diaconale, presbytérale et épiscopale.

2. Quel est la nature du “presbytérat” (ce qui constitue le prêtre) ?

La compréhension du presbytérat a progressé avec le concile Vatican II. Le concile de Trente qui devait combattre les erreurs protestantes, parle du sacerdoce comme pouvoir de consacrer, d’offrir et d’administrer le Corps et le Sang de Jésus, ainsi que de remettre et de retenir les péchés.

Le concile Vatican II reprend cet enseignement. Il situe le presbytérat par rapport à l’épiscopat : le presbytérat est une participation à l’ordre épiscopal et à sa mission d’enseigner, de sanctifier et de gouverner. Le prêtre a aussi pour mission d’annoncer la Parole de Dieu et de faire paître le peuple de Dieu. Cette conception a beaucoup de conséquences sur la manière d’exercer le ministère presbytéral.

 

Qui est Pauline Jaricot (1799-1862)

La Vatican a annoncé le 27 mai, la reconnaissance d’un miracle attribué à la vénérable Pauline Jaricot, fondatrice de l’œuvre catholique de la Propagation de la foi, à l’origine des Œuvres pontificales missionnaires (OPM).

Son directeur pour la France, Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes, revient sur l’importance de cette figure de la mission..

Le pape François a ouvert cette semaine la voie à la béatification prochaine de la Française Pauline Jaricot. Le directeur des Œuvres pontificales missionnaires (OPM) et ancien supérieur général des Missions étrangères de Paris (MEP), Mgr Georges Colomb, revient pour Aleteia sur cette « grande nouvelle ». Selon lui, « Pauline Jaricot a donné en héritage aux OPM l’image d’une femme active, d’une femme de prière, pleine d’intuition et combative. »

Il se réjouit d’une béatification prochaine, qui va sans aucun doute « réveiller l’esprit missionnaire ».

Aleteia : Que représente la béatification prochaine de la vénérable Pauline Jaricot pour toute la branche missionnaire de l’Église ?


Mgr Georges Colomb :
 cette béatification est vraiment une grande joie et une grande nouvelle, en particulier pour tous ceux qui bénéficient de l’aide des missionnaires, tous ceux qui sont attachés à la mission, et pour les prêtres qui sont eux-mêmes en ce moment dans des pays de mission.

C’est la reconnaissance de la foi active et du dynamisme missionnaire d’une jeune fille qui est née à la fin du XIXe, et qui, pour son époque, était un petit génie. On trouve chez elle à la fois des préoccupations sociales, et le grand désir d’annoncer Jésus-Christ, que l’on retrouve chez tant d’autres missionnaires.

La vie de Pauline Jaricot, c’est aussi la démonstration qu’on peut contribuer à la vie missionnaire d’une manière magnifique tout en étant à Lyon, à Paris ou à La Rochelle.

Nutravya: Problèmes intestinaux? Faites ceci chaque matin (Publicité)Même si elle-même n’est jamais partie en mission, elle a mis en place en France des institutions qui aident à la mission et qui ont fait leurs preuves. La vie de Pauline Jaricot, c’est aussi la démonstration qu’on peut contribuer à la vie missionnaire d’une manière magnifique tout en étant à Lyon, à Paris ou à La Rochelle. La béatification prochaine de Pauline Jaricot est un grand encouragement donné à tous ceux qui soutiennent la mission.

Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes.

En quoi l’œuvre de Pauline Jaricot en faveur de la mission a-t-elle eu une fécondité incontestable ?
La vie de Pauline Jaricot a eu une fécondité matérielle évidente, car elle avait un esprit d’entrepreneur. Chaque année, l’œuvre des OPM, dont elle est l’inspiratrice, collecte environ 200 millions d’euros pour les pays de mission les plus pauvres. Cela fait presque 200 ans que les OPM existent, ce n’est pas rien ! Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, de très nombreux missionnaires sont partis de France : jusqu’en 1914, presque deux missionnaires sur trois dans le monde étaient français. Ce n’est certainement pas la seule influence de Pauline Jaricot, mais elle y a joué son rôle.

Quel héritage a laissé Pauline Jaricot aux OPM ?
Pauline Jaricot a laissé aux OPM l’héritage d’une jeune fille qui est une femme de prière, active, pleine d’intuition, et qui est combative. Sa vie n’a pas été un long fleuve tranquille, loin de là… Elle a vécu la période du développement industriel à outrance, avec ces gens qui quittaient les campagnes françaises pour aller en ville, et qui vivaient dans des conditions difficiles. Elle s’est également intéressée à la question sociale, au sort des ouvriers.

Elle a créé la « Banque du ciel », persuadée que la conversion des travailleurs passait par le respect de leur dignité.

Elle était vraiment une femme de son temps. Elle s’est intéressée au sort des prostitués, elle a créé la « Banque du ciel », persuadée que la conversion des travailleurs passait par le respect de leur dignité. C’est quelqu’un qui était extrêmement pragmatique, et qui était en avance sur son temps. Pauline Jaricot est une femme qui a mis l’Évangile et le Christ au centre de sa vie.

La prochaine béatification de Pauline Jaricot peut-elle donner un nouvel élan à la dimension missionnaire de l’Église ?

Maison de Lorette à Lyon


Oui bien sûr, c’est en tout cas ce que j’espère. Aujourd’hui, il y en a grand besoin de vocations de jeunes qui répondent à l’appel du Seigneur pour notre pays, mais aussi pour des pays de mission. La catholicité de l’église se vit dans cette rencontre entre des prêtres du pays et des prêtres qui viennent d’ailleurs. On peut penser que cette béatification va réveiller l’esprit missionnaire, et on ne peut que s‘en réjouir.

Pour mieux connaître la vie de Pauline Jaricot et prier avec elle,

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